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Accélérateur de particules

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Accélérateur de particules : encyclopédie mathématique

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Accélérateur Van de Graaff de 2 MeV ouvert pour maintenance-1960
Accélérateur Van de Graaff de 2 MeV ouvert pour maintenance-1960
Le diagramme de Livingston : progrès exponentiels de l'Ă©nergie des faisceaux de particules accĂ©lĂ©rĂ©es
Le diagramme de Livingston : progrès exponentiels de l'Ă©nergie des faisceaux de particules accĂ©lĂ©rĂ©es

Les accélérateurs de particules sont des instruments qui utilisent des champs électriques et/ou magnétiques pour amener des particules chargées électriquement à des vitesses élevées. En d'autres termes ils communiquent de l'énergie aux particules.

On en distingue deux grandes catĂ©gories : les accĂ©lĂ©rateurs linĂ©aires et les accĂ©lĂ©rateurs circulaires.

En 2004 il y avait plus de 15.000 accĂ©lĂ©rateurs dans le monde [1]. Une centaine seulement sont de très grosses installations, nationales ou supranationales (CERN). Les machines Ă©lectrostatiques de type industriel composent plus de 80 % du parc mondial des accĂ©lĂ©rateurs industriels d'Ă©lectrons[2]. De très nombreux petits accĂ©lĂ©rateurs linĂ©aires sont utilisĂ©s en mĂ©decine (radiothĂ©rapie anti-tumorale) .

Sommaire

[modifier] Historique

En 1919, le physicien Ernest Rutherford (1871-1937) transforma des atomes d'azote en isotopes d'atome d'oxygène en les bombardant avec des particules alpha engendrĂ©es par un isotope radioactif naturel[3]. Mais l'Ă©tude de l'atome et surtout de son noyau nĂ©cessite de très hautes Ă©nergies. Les particules provenant des radio-Ă©lĂ©ments naturels sont trop peu nombreuses et peu Ă©nergĂ©tiques pour pĂ©nĂ©trer la barrière de potentiel du noyau des Ă©lĂ©ments les plus lourds. Le potentiel Ă  la surface nuclĂ©aire croĂ®t d'un million de volts pour l'hydrogène ordinaire Ă  16 millions pour l'uranium. Les astroparticules (rayons cosmiques) ont permis des dĂ©couvertes majeures mais leur Ă©nergie est très variable et il faut aller les chercher en altitude oĂą elles sont moins rares et plus Ă©nergĂ©tiques. Dans les annĂ©es 1920, il apparaĂ®t Ă©vident qu'une Ă©tude plus approfondie de la structure de la matière allait nĂ©cessiter des faisceaux plus Ă©nergĂ©tiques et plus contrĂ´lĂ©s de particules. La source des particules chargĂ©es Ă©tait variĂ©e. Les dĂ©charges dans les gaz produisent des ions, alors que pour les Ă©lectrons, il Ă©tait possible d'utiliser l'Ă©mission par un fil chauffĂ© ou d'autres systèmes. L'Ă©nergie (E) d'une particule dans un champ Ă©lectrique correspond au produit de sa charge (q) multipliĂ© par la tension (U) du champ : E = q.U. Ainsi, une première solution possible Ă©tait essentiellement d'accĂ©lĂ©rer les particules dans un tube Ă  vide soumis Ă  une très haute tension. La course au million de volts avait commencĂ©. Plusieurs systèmes furent proposĂ©s.

Le générateur Cockcroft-Walton était un multiplicateur de tension fait de condensateurs et de redresseurs. C'était un élément d'un accélérateur. Construit en 1937 par Philips à Eindhoven. Exposé au musée des sciences de Londres
Le générateur Cockcroft-Walton était un multiplicateur de tension fait de condensateurs et de redresseurs. C'était un élément d'un accélérateur. Construit en 1937 par Philips à Eindhoven. Exposé au musée des sciences de Londres

En Angleterre John Cockcroft et Ernest Walton, qui, en 1932, accomplirent la première dĂ©sintĂ©gration rĂ©ussie du noyau par des particules Ă©lectriquement accĂ©lĂ©rĂ©es, utilisèrent un multiplicateur de tension[4] Ă  l'aide d'un montage compliquĂ© de redresseurs et de condensateurs (montage Greinacher ,1919). Sans aucun doute, l'une des meilleures idĂ©es fut dĂ©veloppĂ©e par Robert Jemison Van de Graaff, qui choisit de dĂ©velopper une machine Ă  partir de l'antique Ă©lectrostatique. Finalement, les autres (tels que Ernest Orlando Lawrence avec son cyclotron) choisirent une voie complètement diffĂ©rente : renonçant Ă  obtenir d'un coup les 10 ou 20 MeV nĂ©cessaires pour pĂ©nĂ©trer tous les noyaux Ernest Orlando Lawrence pensa atteindre ces Ă©nergies par des impulsions Ă©lectriques alternatives successives. Des impulsions pĂ©riodiques supposent le maintien d'un certain synchronisme avec la particule accĂ©lĂ©rĂ©e qui dĂ©crit naturellement une ligne droite Ă  une très grande vitesse. En employant un puissant Ă©lectro-aimant dans l'entrefer duquel les particules sont confinĂ©es par le champ magnĂ©tique lui-mĂŞme, E.O. Lawrence a rĂ©solu simultanĂ©ment les deux problèmes.

Les principaux ingrédients nécessaires pour accélérer les particules sont les champs électriques et magnétiques et un vide de bonne qualité[5].

La classification des accĂ©lĂ©rateurs de particules peut suivre l'historique des technologies employĂ©es : par exemple, l'accĂ©lĂ©rateur Ă©lectrostatique, les machines « tandem Â», les accĂ©lĂ©rateurs linĂ©aires Ă  hyperfrĂ©quences, les cyclotrons (dont le cyclotron isochrone et le bĂ©tatron), les synchrotrons (dont le synchrocyclotron, les synchrotrons Ă  protons, Ă  Ă©lectrons), les anneaux des collisions (anneaux Ă©lectron-positron, anneaux de collision Ă  protons). Bien sĂ»r, chaque machine peut ĂŞtre associĂ©e aux dĂ©couvertes historiques qu'elles ont permises.

Classification par l'Ă©nergie : Basses Ă©nergies de 10-100 MeV. Énergie moyenne de 100-1000 MeV. Hautes Ă©nergies plus de 1 GeV et au delĂ  du TeV (Tera Ă©lectronvolt=1012 eV).

D'autres classifications sont possibles selon les applications de l'accĂ©lĂ©rateur : industrie, mĂ©decine, recherche fondamentale, exploration et comprĂ©hension des composants Ă©lĂ©mentaires de la matière, de l'Ă©nergie et de l'espace et du temps.

Plus simplement, ces très grandes machines des XXe et XXIe siècles peuvent ĂŞtre classĂ©es selon la gĂ©omĂ©trie des trajectoires de l'accĂ©lĂ©ration : linĂ©aire ou circulaire. Le caractère fondamental de nombreux accĂ©lĂ©rateurs modernes est la prĂ©sence d'un champ magnĂ©tique enroulant les trajectoires sous forme de cercles ou de spirales. On peut les appeler « circulaires Â». D'autres accĂ©lèrent en ligne droite, on les appelle « rectilignes ou linĂ©aires Â».

[modifier] Le diagramme de Livingston

Stanley Livingston, physicien spécialiste des accélérateurs de particules, a établi ce diagramme dans les années 1960. Il montre la croissance exponentielle de l'énergie des faisceaux accélérés.
Ce diagramme classique est modifiĂ© : l'axe horizontal a Ă©tĂ© Ă©tendu aux annĂ©es 2010. L'axe vertical a Ă©tĂ© Ă©tendu Ă  100000 TeV. Pour comparer les diffĂ©rents accĂ©lĂ©rateurs, l'Ă©nergie des collisionneurs, qui s'exprime dans le centre de masse, a Ă©tĂ© recalculĂ©e comme si l'Ă©nergie des particules observĂ©es Ă©tait le rĂ©sultat d'une collision avec un proton au repos. Le coĂ»t par eV d'Ă©nergie du faisceau est rĂ©duit d'un facteur 1000 par pĂ©riode de 7 ans.
Dans le passé , on gagnait un facteur 10 tous les 7-8 ans dans l'énergie des collisions réalisées. Si l'évolution s'était maintenue, on aurait atteint 60 TeV dès 2005. Le LHC (Large Hadron Collider ,7 TeV + 7 TeV, CERN , 2008) ne suit donc pas l'extrapolation. On constate un net fléchissement des performances qui indique peut-être un premier signe de fatigue de la discipline[6].

[modifier] Applications

Les accélérateurs ont des applications aussi variées que

En physique fondamentale, ils servent à accélérer des faisceaux de particules chargées (électrons, positons, protons, antiprotons, ions...) pour les faire entrer en collision et étudier les particules élémentaires générées au cours de cette collision. L'énergie des particules ainsi accélérées se mesure en électron-volts (eV) mais les unités sont souvent le million (1Mev=106 eV), le milliard d'électronvolts (1Gev=109 eV). La physique des hautes énergies (ou subnucléaire ou des particules élémentaires) se définie justement à partir du GeV et au delà.


Applications générales des accélérateurs de particules
Domaine Méthodes Buts recherchés
Recherche en physique Faisceaux énergétiques de particules Exploration de la matière (voir tableau suivant)
Médecine Production de radioisotopes Imagerie, scintigraphies, traceurs
MĂ©decine Irradiations : rayons X, gamma, protons, Ă©lectrons, ions lourds RadiothĂ©rapie anti tumorale
Electronique Faisceaux d'électrons Gravure des circuits intégrés
Sécurité alimentaire Irradiation des aliments Stérilisation
Archéologie Spectrométrie de masse par accélérateur Datation
Application des accélérateurs pour la recherche
Recherche Méthodes Accélérateurs
Physique des particules Collisions Synchrotrons, collisionneurs à protons ou électrons
Physique nuclĂ©aire Collisions noyau-noyau AccĂ©lĂ©rateurs d'ions lourds : synchrotron, cyclotron, Tandem, Linac
Physique atomique Collisions atomiques AccĂ©lĂ©rateurs d'ions lourds : synchrotron, cyclotron, Tandem, Linac
Matière condensée Diffraction de rayons X Rayonnement synchrotron
Matière condensée Diffusion de neutrons Linac à proton
Biologie, chimie Cristallographie des protéines, des virus, activation Rayonnement synchrotron
Physique des matériaux Analyse par activation, spectrométrie de masse Van de Graaff Tandem

[modifier] Caractéristiques communes

Tous les accélérateurs de particules sont constitués de plusieurs sous-ensembles successifs, remplissant diverses fonctions, de la source à la cible et dans un vide poussé:

[modifier] Les accélérateurs rectilignes ou linéaires

On trouve plusieurs techniques d'accĂ©lĂ©ration, par exemple :

[modifier] Les accélérateurs circulaires

Ce sont les accélérateurs circulaires qui détiennent le record d'énergie. Il est facile de comprendre pourquoi. L'énergie reçue par mètre de trajectoire, c'est-à-dire l'intensité du champ électrique accélérateur, est limitée par des facteurs physiques et techniques. En «enroulant» la trajectoire, on obtient l'équivalent d'un accélérateur rectiligne ayant, non pas des kilomètres, mais des milliers de kilomètres de longueur.

Parmi les «circulaires» on distingue d'abord ceux qui emploient un champ magnĂ©tique fixe, (et un aimant massif) et oĂą, par suite, les trajectoires sont des spirales : ce sont le cyclotron (E. Lawrence ,1929) et le synchrocyclotron (conçu Ă  Berkeley en 1946). Au contraire, dans les synchrotrons (E. Mc Millan et V. Veksler), le champ magnĂ©tique varie pendant l'accĂ©lĂ©ration, de telle sorte que celle-ci a lieu sur un cercle invariable et que l'Ă©lectroaimant (annulaire) est, Ă  Ă©nergie Ă©gale, considĂ©rablement rĂ©duit. Les synchrotrons sont donc, pour des raisons Ă©conomiques, les accĂ©lĂ©rateurs permettant d'avoir des orbites de très grand rayon.

On distingue ainsi deux types d'accĂ©lĂ©rateurs circulaires :

IcĂ´ne de dĂ©tail Article dĂ©taillĂ© : Cyclotron.

Les trajectoires des particules sont des spirales, sont constitués d'un seul aimant de courbure dont le diamètre peut atteindre plusieurs mètres. Historiquement, le cyclotron a permis la découverte de plusieurs particules fondamentales. Ils peuvent accélérer des particules chargées, des ions lourds mais pas les électrons. En France, le GANIL (Grand accélérateur national d’ions lourds) situé à Caen est constitué de deux cyclotrons isochrones.

L'électroaimant du synchrocyclotron au centre de protonthérapie d'Orsay
L'électroaimant du synchrocyclotron au centre de protonthérapie d'Orsay
IcĂ´ne de dĂ©tail Article dĂ©taillĂ© : Synchrotron.

Contrairement au cyclotron, le champ magnétique n'est pas appliqué sur toute la surface circulaire, mais uniquement sur la circonférence. Dans ce type d'accélérateur, les particules circulent sur la même trajectoire presque circulaire à l'intérieur d'une série d'aimants de courbure. L'accélération est réalisée par un champ électrique résonnant. Le courant alternatif est appliqué seulement sur l'intervalle et non sur tout le parcours des particules. Plus l'énergie augmente, plus la fréquence du signal alternatif appliqué sur l'intervalle doit augmenter, pour maintenir l'accélération constante. Afin de maintenir les particules sur la même trajectoire, le champ magnétique augmente au fur et à mesure que l'énergie des particules augmente. Ces machines ont permis de découvrir de nombreuses particules élémentaires. Un des premiers synchrotrons, le Bévatron (Berkeley, 1954) servit à démontrer l'existence de l'antiproton. Les synchrotrons ont permis d'obtenir des preuves expérimentales d'éléments fondamentaux comme les quarks. Ils sont utilisés dans les collisionneurs actuels. Il y a ceux qui accélèrent les électrons (comme le LEP) et ceux qui accélèrent les protons (comme le SPS). Aujourd'hui un synchrotron (même de troisième génération) est un très grand instrument banalisé, partagé, accessible, formateur et pluridisciplinaire. La lumière synchrotron (rayonnement synchrotron) fait l'objet de demande de temps d'accès en forte croissance dans tous les pays du monde, en particulier en France.

[modifier] Les machines Ă  rayonnement synchrotron

IcĂ´ne de dĂ©tail Article dĂ©taillĂ© : rayonnement synchrotron.

Lorsqu'un synchrotron fait tourner des faisceaux d'Ă©lectrons, l'Ă©nergie possible est limitĂ©e par le rayonnement inhĂ©rent au mouvement circulaire des Ă©lectrons, qui croĂ®t très vite et dissipe l'Ă©nergie reçue par les particules[8]. Cette radiation Ă©lectromagnĂ©tique est connue sous le nom de « Bremsstrahlung Â» dans le cas d'un tube Ă  rayons X. Dans les accĂ©lĂ©rateurs d'Ă©lectrons, des cavitĂ©s rĂ©sonantes accĂ©lĂ©ratrices fournissent l'Ă©nergie perdue par le rayonnement synchrotron (ou synchrotronique).

De rayonnement photonique parasitaire (J. Blewett, 1947), la lumière synchrotron est devenue désirable. Des dispositifs scientifiques (ondulateurs, anneaux de stockage d'électrons) ont été construits pour paramétrer et utiliser ce rayonnement, dont l'intensité, le spectre (lumière visible, ultraviolet du vide, rayons X, rayons gamma) permettent une exploitation en physique, en chimie, en microlithographie des circuits intégrés, dans l'étude de la matière vivante.

Les synchrotrons produisent des ondes magnĂ©tiques de toutes longueurs d'onde, utilisĂ©es par un nombre important de mĂ©thodes d'analyse de la lumière. Ces machines sont constituĂ©es d'une part d'un injecteur et d'un anneau de stockage d'une circonfĂ©rence de cent Ă  plusieurs centaines de mètres, dans lequel les Ă©lectrons tournent 350 000 fois par seconde Ă  une vitesse proche de celle de la lumière, et, d'autre part, de lignes de lumière et de postes expĂ©rimentaux pĂ©riphĂ©riques qui utilisent la lumière Ă©mise par les Ă©lectrons lors de passage dans des aimants de courbure ou des chicanes magnĂ©tiques (wigglers et onduleurs) placĂ©es sur leur trajectoire, lumière dĂ©nommĂ©e rayonnement synchrotron. Le rayonnement des synchrotrons de troisième gĂ©nĂ©ration est mille milliard de fois plus brillant que les rayons Ă©mis par des Ă©quipements de laboratoire comme les tubes Ă  rayons X.

Les trois plus grands synchrotrons générateurs de lumière synchrotron sont le SPring-8 (8 GeV) à Hyogo, Japon, l'APS (Advanced Photon Source, 7 GeV ), à Argonne, USA, et l'ESRF European synchrotron radiation facility, 6 GeV, à Grenoble, France.

Le Synchrotron SOLEIL (Source optimisée de Lumière d'énergie intermédiaire du Lure) est le second site d'un synchrotron de troisième génération en France, sur le plateau de Saclay, Essonne. Le Synchrotron SOLEIL est composée de deux accélérateurs (un accélérateur linéaire et un accélérateur circulaire booster) et d'un anneau de stockage, polygone de 354 m de périmètre.

[modifier] Les anneaux de stockage

Ils servent à mettre en attente et à renforcer les faisceaux de particules qui seront injectées dans l'accélérateur collisionneur. Les anneaux de stockage peuvent faire office de collisionneurs lorsque les faisceaux stockés sur des orbites séparées sont mis en interaction ( par court-circuit de la haute tension électrostatique de séparation ).

Anneau de stockage de particules ACO d'Orsay
Anneau de stockage de particules ACO d'Orsay

[modifier] Les collisionneurs

Les machines de pointe actuelles sont des collisionneurs[9].

Pour examiner la structure intime des constituants du noyau atomique les accĂ©lĂ©rateurs doivent accĂ©lĂ©rer les particules au delĂ  de 1 GeV. Les lois de la mĂ©canique quantique permettent de dĂ©crire les particules Ă  la fois par leur trajectoire physique et par leur fonction d'onde. Si la longueur d'onde de la particule sonde est courte, la matière peut ĂŞtre examinĂ©e Ă  une Ă©chelle extrĂŞmement petite. La mĂ©canique quantique met en relation cette longueur d'onde avec l'Ă©nergie des particules entrant en collision : plus l'Ă©nergie est haute, plus courte est la longueur d'onde. Il y a une autre raison Ă  l'utilisation des hautes Ă©nergies. La plupart des objets qui intĂ©ressent les physiciens des particules Ă©lĂ©mentaires aujourd'hui n'existent pas Ă  l'Ă©tat libre dans la nature; ils doivent ĂŞtre créés artificiellement en laboratoire. La cĂ©lèbre Ă©quation E=mc2 gouverne l'Ă©nergie de collision E requise pour produire une particule de masse m. Plusieurs des particules les plus intĂ©ressantes sont si lourdes que des Ă©nergies de collision de centaines de GeV sont nĂ©cessaires pour les crĂ©er. En fait pour comprendre et consolider les thĂ©ories actuelles il faut aller au delĂ  du TeV (en construisant des accĂ©lĂ©rateurs permettant la physique Terascale).

Il y a quatre catĂ©gorie de collisionneurs : Ă©lectrons contre positrons, hadrons contre hadrons (protons contre protons, proton contre antiprotons), Ă©lectron contre protons, ions contre ions.

[modifier] Circulaires

Ces accĂ©lĂ©rateurs collisionneurs sont semblables aux synchrotrons dans le sens oĂą les particules circulent Ă©galement le long d'une trajectoire circulaire de rayon invariant. La diffĂ©rence est que les collisionneurs produisent des collisions directement entre deux faisceaux de particules accĂ©lĂ©rĂ©s en sens inverse et non plus sur une cible fixe. L'invention des collisionneurs permet de surmonter la baisse de rendement (liĂ©e aux lois de la mĂ©canique relativiste) des accĂ©lĂ©rateurs quand l'Ă©nergie croĂ®t. Le choc entre un proton accĂ©lĂ©rĂ©, par exemple, avec un proton au repos gĂ©nère, dans le système du centre de masse, une Ă©nergie beaucoup plus faible que l'Ă©nergie du projectile. La proportion d'Ă©nergie vraiment utilisable dĂ©croit avec l'Ă©nergie des projectiles. Si on fait entrer en collision deux particules de directions opposĂ©es, chacune ayant l'Ă©nergie E, l'Ă©nergie dans le centre de masse sera Ă©gale Ă  2 E. Un tel choc permet d'utiliser toute l'Ă©nergie produite, et non pas une fraction comme dans les expĂ©riences Ă  cible fixe des accĂ©lĂ©rateurs classiques[10]. Au CERN, Ă  Genève, le Super Proton Synchrotron (SPS) atteint des Ă©nergies de 450 GeV. Il a servi d'injecteur au Large Electron Positron (LEP) et servira au futur Large Hadron Collider (LHC, XXIe siècle) qui utilisera largement la supraconductivitĂ©.

Le système des préaccélérateurs, le collisionneur et les expériences au LHC en 2008. Les préaccélérateurs sont le PS (Proton Synchrotron) et le SPS (Super Protron Synchrotron).Le Proton Synchrotron Booster n'est pas représenté. Les accélérateurs linéaires permettent de choisir entre les protons et les ions lourds de plomb. Les 4 expériences principales sont représentées en jaune sur le collisionneur.
Le système des préaccélérateurs, le collisionneur et les expériences au LHC en 2008.
Les préaccélérateurs sont le PS (Proton Synchrotron) et le SPS (Super Protron Synchrotron).Le Proton Synchrotron Booster n'est pas représenté. Les accélérateurs linéaires permettent de choisir entre les protons et les ions lourds de plomb. Les 4 expériences principales sont représentées en jaune sur le collisionneur.

[modifier] Linéaires

Les collisionneurs linéaires électrons-électrons.
Le collisionneur linĂ©aire Ă©lectrons - positons de Stanford :
L'ILC (International Linear Collider)[11] est en voie d'Ă©tude (XXIe siècle). Le lieu de construction ainsi que les technologies employĂ©es n'ont pas encore Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s (le Technical Design Report n'est attendu que pour 2010) . Avec le Large Hadron Collider du CERN, il permettra, entre 2015 et 2025, d'explorer la matière au delĂ  de nos connaissances actuelles (et des possibilitĂ©s des accĂ©lĂ©rateurs actuels). La nature des collisions Ă  l'ILC devrait permettre de complĂ©ter les questions soulevĂ©es par des dĂ©couvertes du LHC (matière sombre, existence des supersymĂ©tries). Deux LINAC de 20 kilomètres de long se feront face. Les faisceaux d'Ă©lectrons et de positrons atteindront chacun 99,9999999998% de la vitesse de la lumière. Chaque faisceau contiendra 10 milliards d'Ă©lectrons ou de positrons comprimĂ©s dans une section de trois nanomètres. Au rendez-vous des collisions, les cavitĂ©s accĂ©lĂ©ratrices Ă  supraconductivitĂ© opèreront Ă  une tempĂ©rature proche du zĂ©ro absolu. Les faisceaux entreront en collision 2000 fois par seconde.

[modifier] Collision élastique et collision inélastique

Le système du laboratoire est celui où le dispositif expérimental est au repos.
Le système du centre de masse est celui où les deux particules initiales ont des impulsions égales et opposées.
Après une collision élastique , les deux particules incidentes sont conservées, seules leurs impulsions sont modifiées. Dans le centre de masse seules les directions des particules ont changé.
Après une collision inélastique , d'autres particules sont créées, à la place ou en plus des particules incidentes. Une partie de l'énergie a été transformée en masse. La somme vectorielle des impulsions est conservée.

[modifier] Section efficace et luminosité

La probabilitĂ© d'une interaction lors de la collision entre deux particules s'appelle sa section efficace (dimension d'une surface L2). Son unitĂ© est le barn (b). 1 b = 10-24 cm2.Les processus rares ou très rares s'expriment en sous multiples du barn : µb (microbarn), nb (nanobarn), pb (picobarn), fb (femtobarn ).
La qualité d'un collisionneur à produire des collisions s'appelle sa luminosité. Elle se mesure en cm-2.s-1.La haute luminosité d'un collisionneur est aussi importante que la haute énergie dans la recherche d'événements rares. Par exemple le Large Hadron Collider aura une luminosité de 1034cm-2s-1 en régime nominal.

[modifier] Constructeurs

[modifier] Les accélérateurs électrostatiques

La production commerciale des accĂ©lĂ©rateurs Ă  courant continu a dĂ©butĂ© Ă  la fin des annĂ©es 1930 avec les sĂ©ries de machines Cockcroft-Walton construites par Philips Ă  Eindhoven. En France Ă  la fin de la seconde Guerre mondiale, NoĂ«l Felici Ă  Grenoble commença Ă  construire des gĂ©nĂ©rateurs Ă©lectrostatiques Ă  cylindre fonctionnant dans l'hydrogène. La SAMES construisit et commercialisa des gĂ©nĂ©rateurs Felici de 1MV et 100µA jusqu'Ă  ce qu'ils soient dĂ©trĂ´nĂ©s par les gĂ©nĂ©rateurs Ă  courants redressĂ©s. En Suisse, Haefely dĂ©veloppa des gĂ©nĂ©rateurs multiplicateurs de tension, pressurisĂ©s en air pour alimenter des injecteurs de cyclotron. J. Van de Graaff et ses collègues créèrent en 1946 l'HVEC (High Voltage Engineering Corporation). Des accĂ©lĂ©rateurs Ă©lectrostatiques d'Ă©lectrons et d’ions, avec des Ă©nergies de 0,4 Ă  5,5 MeV entrèrent en production. La demande fut telle qu'une filiale europĂ©enne commença une production aux Pays-Bas sous le nom de HVEE (High Voltage Engineering Europa).La production d'accĂ©lĂ©rateurs Ă©lectrostatiques Tandem commença en 1958. En URSS la production d'accĂ©lĂ©rateurs Ă  courroie commença en 1955 Ă  LĂ©ningrad (Institut de recherche en Ă©lectrophysique Efremov). Des accĂ©lĂ©rateurs Ă©lectrostatiques simples Ă  5MV et un Tandem vertical de 6MV furent conçus en URSS et exportĂ©s en Finlande, Chine et ailleurs. En 1958 Radiation Dynamics Inc. construisit des gĂ©nĂ©rateurs multiplicateurs de tension de type Dynamitron imaginĂ©s par Cleland, pour alimenter des accĂ©lĂ©rateurs d'Ă©lectrons et d'ions. Ray Herb remplaça la courroie des Van de Graaff par un système de charge par chaĂ®ne alternant Ă©lĂ©ment en nylon et Ă©lĂ©ments en acier : le système Pelletron. En 1964 il fonda NEC (National Electrostatics Corporation) qui construisit des accĂ©lĂ©rateurs verticaux et horizontaux pour la recherche et la physique nuclĂ©aire. On lui doit le Pelletron de 25 MV de Oak Ridge (record mondial dans cette classe d'accĂ©lĂ©rateurs Ă©lectrostatiques). En 1978 Purser, chez General Ionex Corporation, commença Ă  fabriquer de petits accĂ©lĂ©rateurs tandem pour la recherche en utilisant le système inventĂ© par Cleland. Sous le nom de Tandetron et Singletron, ces machines fondĂ©es sur des gĂ©nĂ©rateurs Ă  courant continu sont maintenant fabriquĂ©es par HVEE. En 1984 Letournel Ă  Strasbourg crĂ©a VIVIRAD (Ă  l'origine de la fabrication du VIVITRON).

[modifier] Les autres accélérateurs

L'histoire des constructeurs des cyclotrons et des synchrotrons reste à écrire. Les grands équipements ont fait l'objet d'une coopération où l'on trouve les noms de General Electric , Siemens , la Compagnie générale de radiologie, Alsthom, Mitsubishi, Kraftanlagen, Argos.

Dans les applications médicales (radiothérapie) les petits accélérateurs linéaires sont construits par Varian Clinac (Varian - Linear accelerators) , Siemens , Elekta, OSI (Oncology Services International),IBA (Ion Beam Application) à Louvain-la-Neuve , Belgique.

Les 20 km d'Ă©lectro-aimants du LHC sont bobinĂ©s avec 7000 kilomètres de câble supraconducteur. Ce câble est produit, depuis l'an 2000, dans quatre usines en Europe, une au Japon et une aux États-Unis. Au total, quatre entreprises sont impliquĂ©es dans cette production : Alstom, European Advanced Superconductors, Outokumpu et Furukawa.

[modifier] Les apports de la supraconductivité

Câbles d'alimentation des expĂ©riences du CERN: en haut, les câbles du LEP ; en bas, les câbles du LHC, supraconducteurs (mĂŞme puissance).
Câbles d'alimentation des expĂ©riences du CERN: en haut, les câbles du LEP ; en bas, les câbles du LHC, supraconducteurs (mĂŞme puissance).

Un des progrès technique les plus importants des années 1970-1990 a été la maitrise des supraconducteurs destinés aux aimants et aux cavités accélératrices. Certains métaux refroidis à une température proche du zéro absolu (-273 °C) perdent alors toute résistivité électrique, ce qui permet d'y faire circuler sans perte des courants élevés. Fabriquer des électro-aimants supraconducteurs a été une suite de difficultés liées au quenching (le champ magnétique peut altérer la supraconductivité et donc le métal supraconducteur). Les électro-aimants doivent atteindre 4 à 5 Teslas (40000 à 50000 Gauss) pour être utilisés dans les accélérateurs. Le but a été atteint avec le Tevatron grâce à un anneau d'aimants supraconducteurs. La supraconductivité peut réduire la consommation électrique des cavités à radiofréquences, surtout dans les collisionneurs électrons-positrons, où l'énergie se dissipe en chaleur presqu'autant qu'elle est communiquée aux particules .

[modifier] Liste d’accélérateurs

IcĂ´ne de dĂ©tail Article dĂ©taillĂ© : Liste des accĂ©lĂ©rateurs en physique des particules.

Voir la liste mise à jour régulièrement par ELSA, institut de physique , université de Bonne (Allemagne).

Les sites géographiques

Le Tevatron au Fermilab Ă  Chicago
Le Tevatron au Fermilab Ă  Chicago
L'accélérateur de particules du Weizmann Institute of Science, Israël.
L'accélérateur de particules du Weizmann Institute of Science, Israël.
Elément de l'accélérateur DESY
Elément de l'accélérateur DESY

États-Unis : Brookhaven, Cornell, Stanford, Fermilab

France

Europe

Russie et Biélorussie

Chine : PĂ©kin

Japon

Corée

[modifier] Les échecs ou les projets abandonnés

[modifier] ISABELLE (Intersting Storage Accelerator + Belle)

Anneau de stockage et collisionneur proton-proton qui devait être opérationnel à Brookhaven (BNL). Les travaux ont commencé en 1978 mais en 1981 les aimants supraconducteurs ne se sont pas montrés aussi puissants qu'il aurait fallu. C'est le retard de la mise au point de ces aimants à supraconducteurs qui ont amené la faillite du projet[16]. La découverte en 1983 des bosons W et Z° au CERN a diminué ensuite l'attrait du projet ISABELLE. Le projet est abandonné en juillet 1983 par le département de l'Énergie.

[modifier] Le Super Collisionneur Supraconducteur SSC

D'une circonférence de 87 kilomètres sur une aire de Waxahachie au Texas ce collisionneur de hadrons, surnommé Desertron, devait transporter des faisceaux de 20 TeV pour contribuer à la mise en évidence du Boson de Higgs. La construction a commencé en 1991 et 23,5 kilomètres de tunnel étaient creusés fin 1993. Le Congrès américain décida d'abandonner le projet en 1993 en raison du coût prohibitif de la réalisation et peut-être de l'effondrement de l'Union soviétique. Le site est actuellement inoccupé.

Cet abandon laisse son concurrent européen, le Large Hadron Collider , seul en course pour relever le défi de la confirmation expérimentale de l'existence du boson de Higgs.

[modifier] Le Vivitron de l'IReS

Le Centre de recherches nucléaires de Strasbourg avait une expérience solide en matière d'accélérateurs électrostatiques de diverses énergies. Le dernier acquis, au début des années 1970, était un Van de Graaff Tandem dont la tension maximale avait été portée à 16 millions de volts. L'idée de base, une meilleure distribution du champ électrique grâce à des électrodes disposées judicieusement, fut incorporée dans le projet d'un accélérateur électrostatique, le Vivitron, d'une tension maximale de 35 millions de volts, en principe.

Les prouesses techniques étaient prometteuses, les dimensions impressionnantes: longueur de «tank» de 50 mètres, diamètre au centre du tank 8,50 mètres, 60 tonnes de SF6. Donc la courroie de charge avait une longueur de 100 mètres et allait d'un bout à l'autre du tank. Ce Van de Graaff tandem différait des plus grandes machines de ce type par sa structure mécanique interne, réalisée à partir de longerons horizontaux de grande longueur en composite époxy-fibre de verre et de plots radiaux en époxy chargée d'alumine. La distribution uniforme du champ électrique était obtenue par un système de 7 portiques équipés chacun de 7 électrodes discrètes. Les études ont commencé en 1983, le montage entre 1990 et 1993. En 1996, le fonctionnement était fiable à 18 MV. Le cahier des charges n'a pas été rempli, la tension maximale atteinte a été de 25 millions de volts (comme dans les projets similaires aux États-Unis et en Grande-Bretagne). L'exploitation du Vivitron a pris fin en 2003.

[modifier] Les accélérateurs de demain

[modifier] Le Comité International pour les futurs accélérateurs

Le problème financier devient d'autant plus sensible que la taille des accélérateurs tend à croître démesurément[17]. À la suite des réflexions de l'ICFA ([18]), plusieurs équipes ont entrepris de rechercher de nouvelles techniques d'accélération des particules. La science des accélérateurs qui était jusqu'à présent l'apanage des laboratoires constructeurs, est maintenant l'objet de collaborations entre les spécialistes des plasmas, ceux des lasers et d'autres branches de la physique.

[modifier] Perspectives

[modifier] Accélérateurs linéaires de physique fondamentale

La notion Terascale qualifie une physique qui décrit les collisions des particules à hautes énergies à partir du TeV (1012 eV). Le LHC et le Tevatron sont des accélérateurs Terascale.

[modifier] Accélérateurs synchrotrons

Alors que l'on se trouve déjà à la 3e génération de machines, l'évolution technique des synchrotrons est loin d'être achevée, des progrès étant attendus sur les onduleurs, l'optique des lignes de lumière, et l'instrumentation, et notamment les détecteurs. De nouvelle perspectives existent en termes de machines dérivées des actuels synchrotrons mais complémentaires, les lasers à électrons libres (LEL)[19].

[modifier] Alternatives

Dans ces structures conventionnelles, le champ accélérateur est limité à quelque 50 MV/m à cause de claquage des parois pour des champs plus importants. Afin d'atteindre des énergies élevées, il faut donc construire des structures gigantesques (LEP, LHC mais abandon du SSC). Une alternative possible est l'accélération d'électrons par interaction laser-plasma. L'accélération a lieu dans un milieu déjà ionisé, ce qui élimine les problèmes de claquage. Les champs accélérateurs sont aussi nettement plus élevés, ce qui permet de réduire la longueur d'accélération.

[modifier] Références

  1. ↑ Hellborg R.Ragnar, Electrostatic Accelerators: Fundamentals and Applications [N.Y., N.Y.: Springer, 2005]
  2. ↑ Letournel M. , Vivirad , Strasbourg
  3. ↑ E. Rutherford - London, Edinburgh and Dublin Philos. Mag. J. Sci, 6th series, 1919, 37 ,581
  4. ↑ J.D. Cockcroft, E.T.S. Walton - Proc. Roy. Soc. 1932 , A 136, 619 et 137, 229
  5. ↑ Michel Crozon , La Matière première - La recherche des particules fondamentales et leurs interactions, p 340, Seuil , 1987
  6. ↑ Vanucci F. , ATLAS , le nouveau défi des particules élémentaires , Ellipses , 2007, p 37
  7. ↑ Daniel Bussard, Les Accélérateurs de particules, 1984, PUF , Que sais-je n° 1316 pp 32-33
  8. ↑ Noël Felici, Accélérateurs de particules et progrès scientifique, Dunod, Paris, 1960.
  9. ↑ Michel Crozon, L’Univers des particules, Editions du Seuil , mai 1999
  10. ↑ Michel Crozon, La Matière première - La recherche des particules fondamentales et leurs interactions, p 199 , Seuil, 1987 .
  11. ↑ ILC Home
  12. ↑ Source International Atomic Energy Agency
  13. ↑ Source International Atomic Energy Agency
  14. ↑ Source International Atomic Energy Agency
  15. ↑ Source International Atomic Energy Agency
  16. ↑ Michel Crozon, La Matière première - La recherche des particules fondamentale et de leurs interactions, Seuil, 1987, p 268
  17. ↑ Michel Crozon, La Matière première - La recherche des particules fondamentales et leurs interactions, p 327 , Seuil, 1987 .
  18. ↑ International Comitee for Future Accelerators http://www.fnal.gov/directorate/icfa/
  19. ↑ http://www.jlab.org/fel/ Laser à électrons libres du Jefferson Laboratory

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie récente

Patrick Janot, « Des gĂ©ants pour traquer l'infiniment petit Â», Pour la Science, n°361, novembre 2007, pp 98-104

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