Coordonnées cartésiennes : encyclopédie mathématiques
Cet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.Un système de coordonnĂ©es cartĂ©siennes permet de dĂ©terminer la position d'un point sur une droite, dans un plan ou dans l'espace Ă condition d'avoir dĂ©fini un repère cartĂ©sien. Il permet aussi de caractĂ©riser un vecteur. La notion de coordonnĂ©es cartĂ©siennes peut aussi se gĂ©nĂ©raliser Ă un espace de dimension n. Le mot cartĂ©sien vient du mathĂ©maticien et philosophe français RenĂ© Descartes. Il existe d'autres systèmes de coordonnĂ©es permettant de repĂ©rer un point dans le plan ou dans l'espace
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Sur une droite affine D, un repère est la donnée de :

Dans ce cas, l'abscisse du point M est l'unique réel r tel que : . Il y a donc une correspondance entre les points d'une droite affine et l'ensemble des réels.
Remarque : Il existe des systèmes de graduation non régulière mais le repère n'est plus appelé cartésien (voir échelle logarithmique).
Dans un plan affine, les coordonnées cartésiennes sont sans doute la manière la plus naturelle de définir un système de coordonnées. Un repère (cartésien) du plan affine P est la donnée conjointe de :
Les axes de coordonnées sont les droites affines et
. Ces droites admettent des graduations respectives fournies par O et les vecteurs i et j.

Par un point M, on est en droit de tracer :
Le couple de réels ( x, y ) est uniquement déterminé par le point M, on l'appelle les coordonnées de M dans le repère (O,i,j) ;
Réciproquement, à tout couple (x,y), correspond un unique point M de coordonnées d'abscisse x et d'ordonnée y. C'est le point d'intersection :
Cette construction peut être interprétée comme la mise en place d'un parallélogramme de sommets O et M.
En termes vectoriels, on obtient l'identité suivante :
Ce qui permet de faire une correspondance entre le calcul sur des coordonnées et le calcul vectoriel.
Les repères orthonormés n'ont de sens que dans les plans affines euclidiens. Dans un plan affine euclidien, un repère (O,i,j) est dit orthonormé lorsque les vecteurs i et j sont d'une part de longueur 1 (de norme 1) et d'autre part orthogonaux, c'est-à -dire que le produit scalaire des deux vecteurs est nul.
Autrement dit, les axes de coordonnées sont deux droites affines orthogonales avec le même système de graduation.
Dans ce cas, on peut calculer des distances et des orthogonalités en utilisant le théorème de Pythagore. Voici un formulaire :
Le calcul des distances et des angles étant souvent un objectif de la géométrie plane euclidienne, on privilégie particulièrement les repères orthonormés. À tel point que certains ouvrages réservent le terme de coordonnées cartésiennes à ce type de repère, les autres coordonnées étant appelées coordonnées obliques.
Le principe de construction sera le même. Dans un espace affine E de dimension 3, un repère (cartésien) est la donnée conjointe de :
Les axes de coordonnées sont les droites affines concourantes (Ox)=(O,i), (Oy)=(O,j) et (Oz)=(O,k).

Pour un point M, on est en droit de tracer :
Le triplet de réels (x,y,z) est uniquement déterminé par la position du point M. Il s'appelle les coordonnées (cartésiennes) de M dans le repère (O,i, j,k) :
Réciproquement, à tout triplet de réels (x,y,z) correspond un unique point M d'abscisse x, d'ordonnée y et de cote z. Ce point s'obtient comme l'intersection :
Ces trois plans ainsi que les trois plans de bases (Oxy), (Oxz) et (Oyz) dessinent un parallélépipède.
Il y a correspondance biunivoque entre tout point M et tout triplet de réels appelés alors système de coordonnées de M.
De même que dans le plan, ces coordonnées se réinterprètent via l'écriture vectorielle :
Dans un espace affine euclidien de dimension 3, un repère (O,i, j, k)) est dit orthonormé lorsque les vecteurs i, j, et k sont unitaires et deux à deux orthogonaux. Cette deuxième condition s'écrit :
Comme dans le plan, il sera nécessaire de prendre un repère orthonormé si l'on désire travailler sur des distances et des angles. La distance s'écrira alors:
Les observations précédentes permettent de remarquer un lien entre couple ou triplet de réels et vecteurs du plan ou de l'espace. Ce lien se généralise à tout espace vectoriel ou affine de dimension finie sur un corps K.
Si est une base d'un espace vectoriel sur un corps K alors, pour tout vecteur
, il existe un unique n-uplet
élément de Kn tel que :
Ce n-uplet est appelé système de coordonnées cartésiennes du vecteur dans la base
). La correspondance entre chaque vecteur et chaque n-uplet permet de construire un isomorphisme d'espace vectoriel entre V et Kn.
Pour travailler sur des systèmes de coordonnées de points, il suffit d'ajouter à la base précédente un point O appelé origine. Les coordonnées du point M étant celles du vecteur .
Enfin, pour travailler sur des distances, il sera nécessaire de construire une base orthonormale (dans laquelle tous les vecteurs sont de norme 1 et chaque vecteur est orthogonal à tous les autres). La distance OM s'exprimera alors sous la forme suivante :
Les quantités cinématiques, position, vitesse et accélération sont données par :
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