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Deuxième loi de la thermodynamique


Deuxième loi de la thermodynamique : encyclopédie physique

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Principes de la thermodynamique
Principe zéro de la thermodynamique
Premier principe de la thermodynamique
Deuxième principe de la thermodynamique
Troisième principe de la thermodynamique

Le deuxième principe de la thermodynamique (Ă©galement connu sous le nom de deuxième loi de la thermodynamique) Ă©tablit l'irrĂ©versibilitĂ© des phĂ©nomènes physiques, en particulier lors des Ă©changes thermiques. C'est un principe d'Ă©volution qui fut Ă©noncĂ© pour la première fois par Sadi Carnot en 1824. Il a depuis fait l'objet de nombreuses gĂ©nĂ©ralisations et formulations successives par Clapeyron (1834), Clausius (1850), Lord Kelvin, Ludwig Boltzmann en 1873 et Max Planck (voir Histoire de la thermodynamique et de la mĂ©canique statistique), tout au long du XIXe siècle et au-delĂ .

Le second principe introduit la fonction d'Ă©tat entropie : S, usuellement assimilĂ©e Ă  la notion de dĂ©sordre qui ne peut que croĂ®tre au cours d'une transformation rĂ©elle.

Sommaire

[modifier] Énoncé de la loi

Toute transformation d'un système thermodynamique s'effectue avec augmentation de l'entropie globale incluant l'entropie du système et du milieu extérieur. On dit alors qu'il y a création d'entropie.

La fonction d'Ă©tat entropie : S, a Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme une mesure du dĂ©sordre.

\Delta S_{global} =  S_{cr\acute{e}ation} = \Delta S_{syst} + \Delta S_{ext} \geq0~

Dans le cas d'une transformation réversible, la création d'entropie est nulle.

Remarques

  • L'entropie d'un système isolĂ© ne peut qu'augmenter ou rester constante puisqu'il n'y a pas d'Ă©change de chaleur avec le milieu extĂ©rieur.
  • L'entropie d'un système peut diminuer mais cela signifie que l'entropie du milieu extĂ©rieur augmente de façon plus importante ; le bilan entropique Ă©tant positif ou nul si la transformation est rĂ©versible.
  • L'expression « degrĂ© de dĂ©sordre du système Â» introduite par Boltzmann peut se rĂ©vĂ©ler ambigĂĽe et subjective. En effet on peut aussi dĂ©finir l'entropie comme une mesure de l'homogĂ©nĂ©itĂ© du système considĂ©rĂ©. L'entropie d'un système thermique est maximale quand la tempĂ©rature est identique en tout point. De mĂŞme, si on verse un liquide colorant dans un verre d'eau, l'entropie du système colorĂ© sera maximale quand, suite au mĂ©lange, la couleur du contenu sera devenue uniforme. Tout système isolĂ©, siège d'une agitation alĂ©atoire, tend spontanĂ©ment Ă  s'homogĂ©nĂ©iser de manière irrĂ©versible ce qui intuitivement semble contraire Ă  une augmentation du dĂ©sordre.

Le second principe est un principe d'évolution qui stipule que toute transformation réelle s'effectue avec création d'entropie.

[modifier] Notion de réversibilité

Une transformation rĂ©versible est une transformation quasistatique susceptible d'ĂŞtre inversĂ©e Ă  la suite d'une modification progressive des contraintes extĂ©rieures, en permettant au système de retrouver les Ă©tats antĂ©rieurs successifs. En fait cela revient Ă  passer le film de la transformation Ă  l'envers ! Si ce film paraĂ®t ridicule c'est que la transformation n'est pas rĂ©versible. En rĂ©alitĂ©, toutes les transformations rĂ©elles sont irrĂ©versibles. Une transformation rĂ©versible reprĂ©sente en effet, le cas limite d'une transformation rĂ©elle, conduite d'une manière infiniment lente, constituĂ©e d'une suite d'Ă©tats d'Ă©quilibre infiniment voisins et caractĂ©risĂ©e par des phĂ©nomènes dissipatifs nuls. C'est donc un modèle idĂ©al de transformation.

On peut recenser plusieurs causes d'irrĂ©versibilitĂ© (liste non exhaustive) :

  • inhomogĂ©nĂ©itĂ© (source de diffusion) : densitĂ© molĂ©culaire, tempĂ©rature, pression,...
  • phĂ©nomène dissipatif : frottements fluides et solides
  • rĂ©organisation spontanĂ©e de la matière : rĂ©action chimique.

[modifier] Formulations du second principe

Le second principe introduit la fonction d'Ă©tat extensive S, appelĂ©e entropie. La variation d'entropie d'un système, lors d'une transformation quelconque, peut ĂŞtre dĂ©crite comme la somme d'un terme d'Ă©change et d'un terme de crĂ©ation :

\Delta S_{syst} = \Delta S_{\acute{e}change} +  S_{cr\acute{e}ation}~

  • Le terme de crĂ©ation, toujours positif ou nul, impose le sens de l'Ă©volution de la transformation,  S_{cr\acute{e}ation}\geq0~ ; l'Ă©galitĂ© n'a lieu que pour une transformation rĂ©versible.
  • Le terme d'Ă©change dans le cas d'un système fermĂ© Ă©changeant la quantitĂ© de chaleur Q avec le milieu extĂ©rieur Ă  la tempĂ©rature T est Ă©gal Ă  \Delta S_{\acute{e}change}=\frac{Q}{T}~.

Une autre formulation est possible comme nous l'avons vu précédemment, en considérant l'entropie du système et l'entropie du milieu extérieur. Cette formulation est totalement compatible avec la précédente.

\Delta S_{global} =  S_{cr\acute{e}ation} = \Delta S_{syst} + \Delta S_{ext}~

En effet

\Delta S_{\acute{e}change}~ correspond Ă  l'entropie Ă©changĂ©e par le système avec le milieu extĂ©rieur. Si l'on se place du cĂ´tĂ© du milieu extĂ©rieur le signe s'inverse et donc :

\Delta S_{ext} = - \Delta S_{\acute{e}change}~

Il s'ensuit

\Delta S_{syst} = - \Delta S_{ext} +  S_{cr\acute{e}ation}~

D'oĂą

 S_{cr\acute{e}ation} = \Delta S_{syst} + \Delta S_{ext}~

La variation d'entropie globale correspond à l'entropie créée et est égale à la somme des variations d'entropie du système et du milieu extérieur. Elle est toujours positive dans le cas des transformations réelles irréversibles. En revanche dans le cas idéal des transformations réversibles elle est nulle.

Considérons une transformation effectuée soit de façon réversible soit de façon irréversible, à la température T. L'entropie étant une fonction d'état sa variation sera la même pour les deux chemins envisagés. En revanche la chaleur dépendra du chemin suivi car elle n'est pas une fonction d'état.

  • Transformation rĂ©versible:

\Delta S_{syst} = \Delta S_{\acute{e}change} = \frac{Q(r\acute{e}v)}{T}~ puisque l'entropie créée est nulle.

  • Transformation irrĂ©versible:

\Delta S_{syst} = \Delta S_{\acute{e}change} +  S_{cr\acute{e}ation}~

\Delta S_{syst} = \frac{Q(irr\acute{e}v)}{T} +  S_{cr\acute{e}ation}~

Il s'ensuit que \Delta S_{syst} > \frac{Q(irr\acute{e}v)}{T}~ puisque l'entropie créée est positive.

L'expression ainsi obtenue a été formulée par Clausius. On l'appelle encore inégalité de Clausius. C'est une autre façon d'exprimer le second principe.

  • ConsĂ©quence sur le transfert thermique:

Intuitivement on sait que la chaleur passe d'un corps chaud à un corps plus froid. Le second principe permet de le démontrer. Considérons un système isolé constitué de deux sous-systèmes, syst1 et syst2 dont les températures respectives T1 et T2 sont différentes.

La chaleur échangée par syst1 est Q1 et celle échangée par syst2 est Q2. Comme le système est isolé la chaleur échangée avec le milieu extérieur est nulle, donc Q1 + Q2 = 0 . D'où Q2 = - Q1.

Appliquons le second principe

Scréée = ΔSsyst + ΔSext > 0

or ΔSsyst = ΔSsyst1 + ΔSsyst2 et ΔSext = 0 puisque le système est isolé.

Il s'ensuit :

Scréée = ΔSsyst1 + ΔSsyst2

ΔSsyst1 = Q1/T1

ΔSsyst2 = Q2/T2 = -Q1/T2

Donc Scréée = Q1/T1 - Q1/T2

Scréée = Q1 (1/T1 - 1/T2)

Comme la transformation est irrĂ©versible :

Scréée = Q1 (1/T1 - 1/T2) > 0

Si T1 est supérieure à T2, il faut que Q1 soit négative pour que le bilan entropique soit positif. D'après la règle des signes, cela signifie que le syst1 fournit la chaleur au syst2 qui la reçoit et donc que la chaleur passe du chaud au froid.

En toute rigueur, la tempĂ©rature ne change pas brutalement entre les deux sous-systèmes car au voisinage de la frontière, la tempĂ©rature varie progressivement entre T1 et T2. On dit qu'il y a un gradient de tempĂ©rature ; phĂ©nomène intimement liĂ© Ă  la notion d'irrĂ©versibilitĂ©. NĂ©anmoins ce phĂ©nomène ne s'oppose pas Ă  la dĂ©monstration prĂ©cĂ©dente dĂ©montrant le sens du transit de chaleur. Si les tempĂ©ratures T1 et T2 sont très proches l'une de l'autre, on peut considĂ©rer que la transformation se rapproche d'une transformation rĂ©versible (petit dĂ©sĂ©quilibre de la variable tempĂ©rature) et l'on constate alors que ΔScréée tend vers zĂ©ro.

  • ConsĂ©quence sur le travail utile fourni par un système:

Le travail ainsi que la chaleur ne sont pas des fonctions d'état et leur valeur dépend de la nature de la transformation affectant le système.

Considérons une transformation effectuée soit de façon réversible soit de façon irréversible à la température T. La variation d'entropie sera la même car l'entropie est une fonction d'état. En revanche, W(rév)≠ W(irrév) et Q(rév)≠ Q(irrév).

ΔS(syst) = Q(rév)/T

ΔS(syst) > Q(irrév)/T

Donc Q(rév) > Q(irrév)

Appliquons maintenant le premier principe

ΔU = W(rév)+ Q(rév) = W(irrév) + Q(irrév)

Il en rĂ©sulte que : W(rĂ©v)< W(irrĂ©v)

Or pour un système moteur fournissant du travail, le travail est compté négativement d'après la règle des signes choisie en thermodynamique. Ce qui est important c'est la valeur absolue du travail utile. D'où:

|W(rév)| > |W(irrév)|

Le travail utile fourni par un système moteur est plus important si la transformation est réversible.

Les frottements étant la principale cause d'irréversibilité on comprend pourquoi on essaye de les minimiser par la lubrification.

[modifier] Historique de la loi

Sadi Carnot (1796–1832)

L'origine de la deuxième loi de la thermodynamique remonte Ă  1824 et est due au physicien français Sadi Carnot, fils de Lazare Carnot. C'est lui qui, dans le traitĂ© RĂ©flexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres Ă  dĂ©velopper cette puissance (Sadi Carnot utilisait le terme de machine Ă  feu pour dĂ©signer les machines thermiques), fut le premier Ă  Ă©tablir que l'efficacitĂ© thermodynamique d'une telle machine dĂ©pendait de la diffĂ©rence de tempĂ©rature entre la source chaude et la source froide. Bien qu'utilisant le concept dĂ©passĂ© du calorique qui considĂ©rait que la chaleur, par analogie avec un fluide, Ă©tait une substance matĂ©rielle qui ne pouvait qu'ĂŞtre soit ajoutĂ©e, soit enlevĂ©e, soit transfĂ©rĂ©e d'un corps Ă  un autre, il rĂ©ussit, par une expĂ©rience de pensĂ©e, Ă  proposer le principe suivant : l'efficacitĂ© maximale η d'un moteur ditherme fonctionnant selon le cycle de Carnot avec une source chaude de tempĂ©rature T1 et une source froide de tempĂ©rature T2 vaut :

 \eta = 1 - \frac{T_2}{T_1}


Cette expression de l'efficacité de Carnot correspond au fonctionnement cyclique et réversible d'une machine ditherme. Au cours du cycle, la source chaude à la température T1 fournit la quantité de chaleur Q1 au système moteur. Celui-ci fournit un travail W et restitue une quantité de chaleur Q2 à la source froide de température T2.

Comme le fonctionnement est cyclique, l'état final est identique à l'état initial et l'énergie interne U du système reste constante car c'est une Fonction d'état, d'où ΔU = 0 .

Application du premier principe :

\Delta U = Q_1 + Q_2 + W = 0~

Donc

W = -( Q_1 + Q_2 )~


Toujours pour cette Ă©volution cyclique rĂ©versible l'application du second principe donne :

\Delta S_{syst} + \Delta S_{ext} = 0~


d'oĂą \frac{Q_1}{T_1} + \frac{Q_2}{T_2} = 0~ et \frac{Q_2}{Q_1} = - \frac{T_2}{T_1}~

L'efficacité du moteur correspond au rapport du travail fourni (en valeur absolue) sur la chaleur qu'il a reçue de la source chaude

\eta = \frac{|W|}{Q_1} =  \frac{|-( Q_1 + Q_2 )|}{Q_1} = 1 + \frac{Q_2}{Q_1}

d'oĂą :

\eta = 1 - \frac{T_2}{T_1}

Le cycle de Carnot étant réversible, l'efficacité obtenue est l'efficacité maximale théorique pour un moteur fonctionnant entre ces deux températures. Elle n'est jamais atteinte dans un cycle réel. Dans le cas d'une machine à vapeur d'eau, l'efficacité théorique maximale calculée pour T1 = 373 K et T2 = 298 K , serait égale à η = 0,2.

On retrouve Ă©galement l'un des Ă©noncĂ©s historiques du second principe de la thermodynamique en envisageant le cas oĂą T1 = T2. Dans ce cas, l'efficacitĂ© est nulle et le moteur ne fournit donc aucun travail. Ceci constitue l'Ă©noncĂ© de Thomson du second principe[1] :

« Un système en contact avec une seule source ne peut, au cours d'un cycle, que recevoir du travail et fournir de la chaleur. Â»
    â€” William Thomson, 1852

[modifier] Autres interprétations et conséquences du second principe

[modifier] Transfert d'extensité

Une autre interprĂ©tation, plus « physique Â» du second principe peut ĂŞtre formulĂ©e. En effet, imaginons un cylindre creux fermĂ© hermĂ©tiquement aux deux extrĂ©mitĂ©s. Imaginons aussi un piston libre de se dĂ©placer dans ce cylindre. Si l'on dĂ©place le piston vers la gauche, la partie gauche voit sa pression augmenter et son volume diminuer et, vice-versa, la partie droite voit sa pression chuter et son volume augmenter. Si l'on relâche le piston, il va spontanĂ©ment se dĂ©placer vers la droite, vers sa position d'Ă©quilibre initiale. Le dĂ©placement se fait donc de la partie Ă  haute pression, qui voit son volume augmenter, vers la partie Ă  basse pression qui voit son volume chuter. Si l'on se souvient que la grandeur intensive est ici la pression et que la grandeur extensive est ici le volume, cet exemple illustre l'Ă©noncĂ© suivant correspondant Ă  une autre formulation du second principe :

L'énergie s'écoule toujours de la haute intensité vers la basse intensité par un transfert d'extensité.

Dans ce cas: δW = - p.dV


Si l'on met en contact deux objets à potentiels électrostatiques différents, l'énergie ira du plus haut potentiel (grandeur intensive) vers le plus bas par un transfert de charges (grandeur extensive): dE = v.dq .

De même, si l'on met en contact deux sources à températures différentes, la chaleur s'écoulera de la source à haute température vers celle à basse température par transfert d'entropie. L'entropie est donc l'extensité associée à la forme énergétique appelée chaleur: δQ = T.dS .

[modifier] Second principe et chaos

Articles dĂ©taillĂ©s : Formule de Boltzmann et entropie.

Boltzmann a étudié le second principe sous son aspect microscopique ce qui a révolutionné la physique, mettant fin aux espoirs de Laplace fondés sur un déterminisme intégral.

Dans la statistique de Maxwell-Boltzmann, on raisonne en effet sur un grand nombre de particules indiscernables, indĂ©pendantes et identiques. Dans ce cas, l'entropie d'un macro-Ă©tat Ω est dĂ©fini (de façon statistique) par la formule de Boltzmann : S = kb.ln Ω .

Ω correspond au nombre de micro-états différents observables dans un macro-état donné.

[modifier] Les cycles de Poincaré

Article dĂ©taillĂ© : ThĂ©orème de rĂ©currence.

Le cĂ©lèbre mathĂ©maticien Henri PoincarĂ© dĂ©montra en 1890 un thĂ©orème extrĂŞmement gĂ©nĂ©ral, dont l'Ă©noncĂ© physique est : « Tout système macroscopique repasse une infinitĂ© de fois aussi près que l'on veut de son Ă©tat initial. Â» Ce « thĂ©orème de rĂ©currence Â» fut opposĂ© au second principe, car il implique que toute Ă©volution macroscopique est rĂ©versible. Pour contrer ce thĂ©orème apparemment inattaquable, Boltzmann calcula le temps nĂ©cessaire Ă  100 cm3 de gaz pour revenir Ă  son Ă©tat initial. Il trouva 10^{(10^{10})} annĂ©es !!! Autant dire que, si le problème des cycles de PoincarĂ© subsiste, il n'est pas d'une urgence brĂ»lante (voir dans le mĂŞme ordre d'idĂ©e, l'exemple du jeu de 52 cartes, dĂ©sordonnĂ© dans l'article "entropie").

[modifier] La boîte de Maxwell

Soit une boĂ®te circulaire plate, horizontale, sĂ©parĂ©e par un diamètre en 2 compartiments Ă©gaux, et contenant N palets blancs et N palets noirs, de mĂŞme rayon r, glissant sans frottements sur ce fond. Ouvrir le diamètre d'une grandeur supĂ©rieure Ă  2r, pour permettre le passage des pions. Secouer, puis immobiliser la boĂ®te : il est assez intuitif que l'Ă©tat le plus souvent rĂ©alisĂ© est celui pour lequel il y aura N/2 palets blancs et N/2 palets noirs dans le compartiment 1 ; ceci avec d'immenses fluctuations, d'autant plus grandes en valeur absolue que la boĂ®te sera grande et que N sera grand : ces fluctuations croissent comme \sqrt{N}. Mais plus N est grand, plus ces fluctuations seront nĂ©gligeables devant N et la rĂ©partition se rapprochera de N/2 pour chaque couleur de palet dans chaque compartiment. On remarque ici un autre aspect du second principe qui montre que l'Ă©volution spontanĂ©e d'un système va toujours vers l'homogĂ©nĂ©itĂ©.

[modifier] Références

  1. ↑ J.P. Pérez, Thermodynamique. Fondements et applications. Masson, Paris, 1993. pp. 105-106

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

  • Thermodynamique
  • Entropie
  • Formule de Boltzmann
  • ThĂ©orème H
  • Les consĂ©quences du deuxième principe sur l'irrĂ©versibilitĂ©
  • La pĂ©restroĂŻka des formules de thermodynamiques induites par les transformations de Legendre sur les fonctions caractĂ©ristiques
  • L'introduction des fonctions exergie, alias fonctions de Gouy, comme Potentiels thermodynamiques
  • Le premier principe de la thermodynamique et le troisième principe de la thermodynamique
  • Calculs de l'entropie d'un corps pur

[modifier] Bibliographie

  • Henri PoincarĂ© : Science et mĂ©thode
  • Henri PoincarĂ© : Sur le problème des trois corps et les Ă©quations de la dynamique.
  • Erwin Schrödinger : Qu'est-ce que la vie ? (What is Life?)
  • Richard Feynman : Le caractère de loi physique (The Character of Physical Law)
  • Ilya Prigogine et Isabelle Stengers : La nouvelle alliance
  • Gilles Cohen-Tannoudji : Les constantes universelles
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