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Fondation des mathématiques


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Le problème de la fondation ou des fondements, des mathĂ©matiques est celui des principes sur lequel est Ă©tablie cette science, de sa vĂ©ritĂ© et de son contenu. Il s'agit en particulier de rĂ©pondre Ă  la question: « Ă€ partir de quels principes les connaissances mathĂ©matiques se dĂ©veloppent-elles ? Â»

Sommaire

[modifier] Le problème des fondements des mathématiques

Les mathĂ©matiques, ensemble des sciences ayant pour objet le nombre, la quantitĂ©, l’étendue et l’ordre, constituent apparemment le modèle de toute science. Avec les Grecs, les mathĂ©matiques changent de statut : elles passent des calculs empiriques aux dĂ©monstrations rationnelles ; un dĂ©tachement par rapport aux objets particuliers s’opère ; le concept de dĂ©monstration s’élabore avec le dĂ©veloppement des maths. Avec GalilĂ©e, les mathĂ©matiques sont appliquĂ©es systĂ©matiquement Ă  la physique, d’oĂą le renforcement du prestige de cette science.

Il est possible de mettre en Ă©vidence trois caractĂ©ristiques des mathĂ©matiques :

  1. Les mathĂ©matiques constituent un corpus de dĂ©monstrations rigoureuses : le passage d’un chaĂ®non au suivant est censĂ© ne laisser aucune place au doute et emporte par lĂ  l’assentiment universel.
  2. Elles utilisent un langage univoque, artificiel et conventionnel, afin d’échapper aux confusions sous-tendues par le langage ordinaire.
  3. Par principe, les mathĂ©matiques sont une science hypothĂ©tico-dĂ©ductive : tout ce qui est Ă©tabli procède d’enchaĂ®nements dĂ©ductifs ; un thĂ©orème est une proposition dont la dĂ©monstration est possible par dĂ©ductions successives. Ces chaĂ®nes dĂ©ductives s’enracinent dans des vĂ©ritĂ©s posĂ©es par hypothèse. Ces vĂ©ritĂ©s sont les postulats, les axiomes et les dĂ©finitions.

Dès lors, si l’on considère, du point de vue Ă©pistĂ©mologique, le rĂ©seau de croyances – ou attitudes propositionnelles d’un agent – constitutif des mathĂ©matiques, celui-ci renvoie Ă  deux modèles distincts de la connaissance : le modèle fondationaliste et le modèle cohĂ©rentiste.

Le modèle fondationaliste repose sur la distinction entre les croyances de base (ou fondationnelles) et les croyances dĂ©rivĂ©es. L’enjeu du fondationalisme est de rĂ©pondre au problème spĂ©cifique suivant : « Comment Ă©tablir les croyances de base ? Â» Les propriĂ©tĂ©s Ă©pistĂ©miques des croyances dĂ©rivĂ©es relèvent en effet de celles des croyances de base. Les croyances de base sont des points terminaux dans une chaĂ®ne des raisons ; elles sont immunisĂ©es Ă  l’égard du doute.

Selon le modèle cohérentiste, d’autre part, toutes les croyances propositionnelles ont prima facie, le même statut épistémologique. Les propriétés épistémiques d’une croyance propositionnelle donnée dépendent des propriétés épistémiques, non seulement d’autres croyances propositionnelles qui la justifient, mais encore, du réseau de croyances dans son ensemble. Les croyances propositionnelles n’ont aucune propriété intrinsèque, permettant d’opérer une distinction entre croyance de base et croyance dérivée. Toute croyance est par conséquent, sujette à révision ou pour le moins, révisable.

Ainsi, dans le cas du thĂ©orème, la vĂ©ritĂ© est donnĂ©e par prĂ©servation : Ă©tant donnĂ© les prĂ©misses du raisonnement et la vĂ©ritĂ© de ces prĂ©misses, la vĂ©ritĂ© du thĂ©orème est Ă©tablie. La propagation de la vĂ©ritĂ© Ă  travers le système relève de procĂ©dĂ©s essentiellement d’ordre syntaxique. Ce type de proposition peut ĂŞtre appelĂ©e : C-propositions (propositions cohĂ©rentes), c’est-Ă -dire des propositions dont la valeur de vĂ©ritĂ© est obtenue par prĂ©servation. D’autre part, la vĂ©ritĂ© des axiomes rĂ©sulte d’un autre type d’attribution : elle est dĂ©clarĂ©e. Le procĂ©dĂ© de dĂ©claration de la vĂ©ritĂ© ne signifie rien d’autre que ceci : ce qui rend vrai un axiome ne trouve aucune expression dans les limites du langage formel donnĂ©. Il n’est pas nĂ©cessaire d’interroger les axiomes sur leurs origines. Les motifs et les justifications pour accepter la vĂ©ritĂ© d’une proposition Ă  titre d’axiome ne sont pas pertinents. Seul compte le fait de dĂ©clarer la vĂ©ritĂ© de la proposition. Ce type de propositions peut ĂŞtre appelĂ© : F-propositions (propositions fondationnelles), c’est-Ă -dire une proposition dont la valeur de vĂ©ritĂ© est obtenue par dĂ©claration. Alors que les C-propositions permettent de propager et de garantir la consistance, les F-propositions introduisent la vĂ©ritĂ© dans le système.

De lĂ , il s’ensuit une interrogation permanente au sujet des fondements des mathĂ©matiques : quelle est la soliditĂ© des F-propositions ? Ne sont-elles pas de simples suppositions ? Trois conceptions s’opposent par rapport au problème des fondements des mathĂ©matiques :

[modifier] Le logicisme

Le logicisme a Ă©tĂ© prĂ´nĂ© notamment par Gottlob Frege et Bertrand Russell. La mathĂ©matique pure prĂ©sente deux caractĂ©ristiques : la gĂ©nĂ©ralitĂ© de son discours –- la considĂ©ration des particuliers existants est exclue -- et la dĂ©ductibilitĂ© du discours mathĂ©matique –- les infĂ©rences qui structurent le discours mathĂ©matique sont des implications formelles (elles affirment non pas les propositions elles-mĂŞmes, mais la nĂ©cessitĂ© de leur connexion) --. En ce que le discours mathĂ©matique ne prĂ©tend qu’à une vĂ©ritĂ© formelle, il est possible de rĂ©duire les mathĂ©matiques Ă  la logique, les lois logiques Ă©tant les lois du « vrai Â». Par exemple, la dĂ©finition logique du nombre, loin d’être rĂ©duite Ă  l’opĂ©ration concrète de dĂ©nombrement d’objets, consiste en la rĂ©fĂ©rence Ă  l’égalitĂ© numĂ©rique de deux classes (deux classes ont le mĂŞme nombre s’il est possible d’instaurer entre leurs Ă©lĂ©ments respectifs une relation bijective). Le logicisme a rencontrĂ© nĂ©anmoins, Ă  ses dĂ©buts, de rĂ©elles difficultĂ©s en tant qu’il s'engage ontologiquement par rapport aux classes. Or, la thĂ©orie des classes a conduit Ă  des paradoxes logiques.

[modifier] Le formalisme

Le formalisme soutenu par David Hilbert : les mathĂ©matiques se prĂ©sentent comme une pure construction de l’esprit. La tâche des mathĂ©maticiens est de dĂ©duire des thĂ©orèmes Ă  partir d’axiomes qui ne sont ni vrais ni faux. La validitĂ© ne repose plus que sur la structure des Ă©noncĂ©s, et non sur la nature de ce dont ils parlent. La vĂ©ritĂ© des mathĂ©matiques est rĂ©duite Ă  leur cohĂ©rence interne, la non contradiction des propositions. Cette conception formaliste est pourtant mise Ă  mal par le thĂ©orème d'incomplĂ©tude de Gödel qui affirme que tout système formel qui contient l'arithmĂ©tique possède une proposition valide (ou disons « vrai Â») qui n’est ni dĂ©montrable, ni rĂ©futable.

[modifier] L'intuitionnisme

L’intuitionnisme dĂ©fendu de manière paradigmatique par Brouwer : les mathĂ©matiques ont un fondement intuitif. Sans l’intuition, la logique s’avère stĂ©rile. DĂ©fendre une conception intuitionniste a des consĂ©quences importantes. Ainsi, selon la logique intuitionniste, on ne peut pas Ă©liminer la double nĂ©gation (ce que fait la logique classique) : « non non p Â» ne se rĂ©duit pas Ă  « p Â». Il s’ensuit que « non p ou p Â» n'est pas un thĂ©orème. Ces refus sont justifiĂ©s par le fait qu'en logique intuitioniste « q implique r Â» signifie que « d'une dĂ©monstration de q je peux construire une dĂ©monstration de r Â», or l'affirmation « non non p implique p» ne permet pas de construire une dĂ©monstration de p Ă  partir d'une dĂ©monstration de « non non p Â».

[modifier] Les fondements de la géométrie

L’œuvre de Hilbert est très reprĂ©sentative de la crise des fondements qui s’est produite en mathĂ©matiques pendant le XIXe et au dĂ©but du XXe siècle.

Hilbert, comme d’autres logiciens et mathématiciens de son temps, s’est rendu compte que la géométrie euclidienne était incomplète, pas au sens où l’axiome des parallèles n’y est pas déductible, mais parce que tous les géomètres depuis Euclide se servent dans leurs preuves d’axiomes qui n’avaient jamais été explicités. À la suite des travaux de Pasch, Hilbert a donné une formulation presque complète de la géométrie euclidienne, dans son livre Les Fondements de la géométrie, pour laquelle aucun axiome géométrique n’était laissé dans l’ombre.

Ce programme de fondation de la géométrie n’était cependant pas achevé pour deux raisons. D’une part, les règles de raisonnement admises étaient encore laissées dans l’ombre. D’autre part, un des axiomes de la géométrie, relatif à la continuité de l’espace, posait des problèmes d’interprétation associés à ceux de la définition des nombres réels et de la théorie des ensembles de Cantor.

[modifier] Les fondements de l’analyse et la théorie des ensembles

L’analyse, que l’on peut aussi appeler calcul infinitésimal, ou calcul différentiel et intégral, repose maintenant sur la définition de l’ensemble des nombres réels. Depuis les découvertes de Newton et Leibniz, il avait fallu sortir du cadre des Éléments d'Euclide.

Les mathématiciens du XIXe siècle, notamment Cauchy et Weierstrass, pour l'analyse proprement dite, puis Dedekind et Cantor ont donné une formulation précise de principes qui permettent de raisonner avec rigueur et exactitude sur les nombres réels. Ceux-ci sont définis par Dedekind comme des ensembles de nombres rationnels. Peano a donné des axiomes et des méthodes formelles pour développer d’une façon logiquement rigoureuse l’arithmétique et celle-ci suffit pour fonder la théorie des nombres rationnels.

La théorie des ensembles de Cantor, qui n'était pas vraiment formalisée, semblait cependant le cadre idéal, paradisiaque selon l’expression de Hilbert, pour fonder l’analyse et plus généralement les mathématiques. Frege, de son côté avait donné des règles formelles précises et explicites pour une théorie logique qui devait permettre de fonder les mathématiques. On pouvait espérer une base solide.

Mais cette base n'a pas tardé à montrer ses faiblesses. La découverte du paradoxe de Burali-Forti (l'ensemble de tous les ordinaux est bien ordonné, ce bon ordre est supérieur à tous les ordinaux, donc à son propre ordinal), puis celle du paradoxe de Russell, proche sur le principe mais nettement plus simple (l'ensemble des ensembles qui ne s'appartiennent pas à eux-mêmes est un ensemble, il ne peut ni s'appartenir, ni ne pas s'appartenir à lui-même), montrent l'incohérence des ces deux théories (Russell a donné son paradoxe initialement pour la théorie de Frege).

Des solutions pour Ă©viter ces paradoxes furent rapidement trouvĂ©es. L'une, initiĂ©e par Russell, et dĂ©veloppĂ©e dans les Principia Mathematica, stratifie les prĂ©dicats grâce Ă  la notion de type : on ne peut plus Ă©crire qu'un ensemble appartient Ă  lui-mĂŞme. L'autre, initiĂ©e par Zermelo, restreint la dĂ©finition des ensembles par comprĂ©hension, c'est-Ă -dire par une propriĂ©tĂ© de ses Ă©lĂ©ments : la propriĂ©tĂ© de ne pas appartenir Ă  soi-mĂŞme ne dĂ©finit plus un ensemble.

Mais pouvait-on s'assurer que l'on ne puisse pas dĂ©river de nouveaux paradoxes dans ces thĂ©ories ?

[modifier] Le programme de Hilbert

Pour répondre à la crise des fondements des mathématiques, Hilbert avait conçu un programme dont il établit les prémisses en 1900 dans l'introduction à sa célèbre liste de problèmes, le second problème étant justement celui de la cohérence de l'arithmétique. Il développe ce programme avec ses collaborateurs, parmi lesquels Bernays et Ackermann, essentiellement dans les années 1920. L'idée est grossièrement la suivante.

Tant que l'on manipule le fini, les mathématiques sont sûres. L'arithmétique élémentaire (en un sens qui doit se préciser) est sûre. Pour justifier l'utilisation d'objets abstraits ou idéaux, en particulier infinis, il suffit de montrer que la théorie qui les utilise est cohérente, mais bien-sûr cette cohérence doit elle-même être démontrée par des moyens finitaires. On peut alors affirmer l'existence de ces objets. C'est la position formaliste (à ne pas confondre avec le finitisme qui considère que seules les constructions directement finitaires ont un sens).

Le système dans lequel on pourrait formaliser les mathĂ©matiques finitaires n'est pas clair. Ă€ l'Ă©poque, il semble que Hilbert pensait, sans l'avoir explicitement formalisĂ©, Ă  un système plus faible que l'arithmĂ©tique de Peano, l'arithmĂ©tique primitive rĂ©cursive : toutes les dĂ©finitions de fonctions rĂ©cursives primitives sont dans le langage, la rĂ©currence est restreinte aux formules sans quantificateurs (disons aux Ă©galitĂ©s pour faire simple), donc très immĂ©diate. Peu importe en fait : le second thĂ©orème d'incomplĂ©tude de Gödel, montre que l'on ne pourra mĂŞme pas prouver dans la thĂ©orie arithmĂ©tique en question sa propre cohĂ©rence, et donc certainement pas celle de thĂ©ories plus fortes qui assureraient la fondation des mathĂ©matiques.

Le programme de Hilbert n'est donc pas réalisable, en tout cas pas sans une révision drastique. Des logiciens comme Gentzen, et Gödel lui-même, ont pensé à rétablir ce programme en étendant la notion de méthodes finitaires, celles-ci ne pouvant cependant pas être définies une fois pour toutes par une théorie toujours à cause du second théorème d'incomplétude. Ainsi Gentzen a donnée en 1936 une preuve de cohérence de l'arithmétique de Peano dans un système forcément plus fort, où l'on raisonne par induction sur un ordre bien fondé (dénombrable mais plus grand que l'ordre des entiers), mais où l'induction est cependant restreinte à des formules sans quantificateurs, donc plus "immédiate". Si l'intérêt mathématique des méthodes mise en œuvre par Gentzen ne fait aucun doute, l'interprétation de ses preuves de cohérence, en tant que preuves "absolues" (ce sont bien sûr indubitablement des preuves de cohérence relative) reste très discutable.

Il reste que, malgré son échec, le programme de Hilbert a joué un rôle décisif dans le développement de la logique mathématique moderne.

[modifier] La méthode formelle

Il ne faudrait pas confondre formalisme, et méthode formelle. La méthode formelle est essentielle pour comprendre les mathématiques contemporaines.

DĂ©finir une thĂ©orie formelle, c'est :

  • se donner des symboles (a, b, c, =, +, ≥ etc<;)  ;
  • se donner une syntaxe pour construire des « phrases Â». Par exemple on peut Ă©crire a≥b mais pas a b ≥ ;
  • se donner une mĂ©thode pour dĂ©duire des phrases Ă  partir d'autres phrases. Par exemple, si on a a≥b et b≥c alors on a aussi la « phrase Â» a≥c.

DĂ©finir une thĂ©orie de façon formelle est essentiel pour en donner des propriĂ©tĂ©s : cohĂ©rence ou incohĂ©rence, complĂ©tude ou incomplĂ©tude etc. Tant qu’on a pas formalisĂ© une thĂ©orie, on ne sait pas exactement si une formule appartient ou non Ă  la thĂ©orie.

Les règles de déduction de la logique traditionnelle sont désormais complètement connues et formalisées au sein de la logique mathématique. Toutes les connaissances mathématiques peuvent être prouvées avec ces règles et des axiomes convenablement choisis.

C'est probablement dans cette catégorie que l'on doit classer les mathématiques à rebours d'Harvey Friedman.

[modifier] Les théories des ensembles

Les mathĂ©matiques actuelles sont basĂ©es sur la notion d' ensemble. En fait, tout objet mathĂ©matique ou presque peut ĂŞtre dĂ©fini comme un ensemble. Par exemple, « 23 Â» peut ĂŞtre dĂ©fini comme un ensemble qui contient 23 Ă©lĂ©ments.
De mĂŞme, \ _\mathbb N peut ĂŞtre construit Ă  partir d'ensembles comme suit :

  •  0 = \varnothing
  •  \forall\ n  (  \ ( n + 1 ) = n \cup \{ n \}  )

(voir Ă  ce sujet l'article sur la construction des entiers naturels).

Avec de telles définitions, ou d’autres semblables, toutes les connaissances mathématiques peuvent être prouvées à l’intérieur d’une théorie des ensembles. Leurs axiomes peuvent être considérés comme les principaux fondements des mathématiques (avec les règles de déduction du calcul des prédicats au premier ordre).

Plusieurs systèmes d’axiomes ont Ă©tĂ© proposĂ©s :

  • La thĂ©orie axiomatique des ensembles « standard Â» comporte neuf axiomes. Ces axiomes ont Ă©tĂ© Ă©noncĂ©s par Zermelo (1908) et complĂ©tĂ©s dans les annĂ©es 1920 par Fraenkel et Skolem. Ils sont dits de Zermelo-Fraenkel et comprennent l'axiome du choix, d'oĂą le sigle ZFC souvent employĂ© pour dĂ©signer cette thĂ©orie. L'Ĺ“uvre de l'association Bourbaki a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e dans ce cadre axiomatique.
  • La thĂ©orie des classes, de von Neumann, Gödel et Bernays (NGB). C’est une extension de ZFC qui lui est presque Ă©quivalente. Tous les thĂ©orèmes de ZFC sont des thĂ©orèmes de NGB. Inversement, tous les thĂ©orèmes de NGB qui ne mentionnent que les notions fondamentales de ZFC (c’est-Ă -dire les ensembles et non les classes) sont des thĂ©orèmes de ZFC. NGB convient mieux que ZFC pour formuler la thĂ©orie des catĂ©gories.
  • La thĂ©orie des types de Whitehead et Russell, exposĂ©e principalement dans les Principia Mathematica. Son formalisme est lourd (des dizaines de pages pour prouver des propositions qui nous paraissent au premier abord Ă©videntes) et ses principes sont peu Ă©lĂ©gants, parce qu’ils imposent beaucoup d’interdits. Outre sa grande importance historique parce qu’elle est la première formulation axiomatique, rigoureuse et cohĂ©rente des principes gĂ©nĂ©raux des mathĂ©matiques, elle a, grâce Ă  l'informatique, repris de la vigueur Ă  la fin du siècle prĂ©cĂ©dent et au dĂ©but de celui-ci et devient une discipline phare de la logique mathĂ©matique contemporaine.
  • La thĂ©orie du zig-zag interdit de Quine. Elle n'est pas très utilisĂ©e mais pourrait l’être davantage. Elle montre en particulier qu’on peut dĂ©velopper une thĂ©orie des ensembles sans exclure l’ensemble de tous les ensembles.
  • D’autres thĂ©ories, qui sont soit moins puissantes que les prĂ©cĂ©dentes, parce qu’elles refusent les constructions ensemblistes trop audacieuses (thĂ©ories constructivistes, intuitionnistes, finitaires, ...), soit plus puissantes parce qu’elles les complètent avec d’autres axiomes (axiome de constructibilitĂ©, axiomes des très grands ensembles, ...)

Parmi les mathématiciens, certains se contentent des axiomes ZF, et refusent l'axiome du choix (C), car ils considèrent que certaines de ses implications sont contre-intuitives. Certains mathématiciens refusent même ZF et la logique classique qui en est la base, car ils considèrent que tout doit être construit explicitement; c'est la raison pour laquelle on les appelle constructivistes ou intuitionnistes.

L'analyse non-standard est aussi une voie qui remet en cause certains principes fondamentaux des mathématiques.

[modifier] Voir aussi

  • Crise des fondements

[modifier] Références


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