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Gravité

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Gravité : encyclopédie mathématique

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La gravitation est le phĂ©nomène d'interaction physique qui cause l'attraction rĂ©ciproque des corps massifs entre eux, sous l'effet de leur masse. Il s'observe au quotidien en raison de l'attraction terrestre qui nous retient au sol. La gravitĂ© est responsable de plusieurs manifestations naturelles : les marĂ©es, l'orbite des planètes autour du Soleil, la sphĂ©ricitĂ© de la plupart des corps cĂ©lestes en sont quelques exemples. D'une manière plus gĂ©nĂ©rale, la structure Ă  grande Ă©chelle de l'univers est dĂ©terminĂ©e par la gravitation.

Plusieurs thĂ©ories ont tentĂ© de rendre compte de la gravitation. Aujourd'hui, la thĂ©orie de la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale d'Albert Einstein, proposĂ©e en 1915, est celle qui dĂ©crit toutes les observations faites en astronomie ainsi qu'en cosmologie[1]. La loi de la gravitation de Newton, Ă©laborĂ©e Ă  la fin du XVIIe siècle, demeure cependant une excellente approximation dans la plupart des cas (vitesses faibles par rapport Ă  celle de la lumière), et on l'utilise donc encore aujourd'hui pour sa simplicitĂ©.

Aux Ă©chelles microscopiques, la gravitation est la plus faible des quatre interactions fondamentales de la physique ; elle devient dominante au fur et Ă  mesure que les Ă©chelles de grandeur augmentent. Avec la force Ă©lectromagnĂ©tique, elle est la seule Ă  agir au-delĂ  de la dimension du noyau atomique. De plus, comme elle est toujours attractive elle domine sur les forces Ă©lectromagnĂ©tiques qui tendent Ă  se compenser, Ă©tant tantĂ´t attractives, tantĂ´t rĂ©pulsives.

Elle est toujours l'objet de nombreuses recherches et la communautĂ© scientifique considère qu'Ă©laborer une thĂ©orie plus complète de la gravitation, capable de prendre en compte les effets de nature microscopique (quantiques), et pour cette raison appelĂ©e gravitation quantique, est un des grands dĂ©fis Ă  relever pour la physique du XXIe siècle.

La force gravitationnelle maintient les planètes en orbite autour du Soleil.
La force gravitationnelle maintient les planètes en orbite autour du Soleil.

Sommaire

[modifier] Compréhension intuitive

Penser, comme Aristote, que sur Terre (et avec l'hypothèse du vide atmosphĂ©rique) plus un corps est lourd, plus il tombe vite est faire une confusion entre quantitĂ© et qualitĂ© :

  1. QuantitĂ© : prenons en main un corps attirĂ© par la Terre, et dĂ©composons-le, par une vue de l'esprit, en une myriade de « micro briques de matière Â». Chaque « brique de matière Â», Ă©tant attirĂ©e par la Terre, exerce une force, nommĂ©e poids, sur la main et le grand nombre de briques exerçant ce poids donne le poids global. Le poids global d'un objet dĂ©pend de la quantitĂ© de matière.
  2. QualitĂ© : lâchons ce corps (supposĂ© fait d'une seule matière), il tombe. Chaque micro-brique tombe parce qu'elle est attirĂ©e par la Terre, seulement Ă  cause de cela et acquiert une certaine vitesse, dĂ©pendant de son inertie, sans tenir compte de la prĂ©sence Ă©ventuelle d'autres briques alentour. Donc, quel que soit le nombre de micro-briques, toutes tombent simultanĂ©ment (car toutes faites de la mĂŞme matière, donc identiques avec un bon dĂ©coupage en micro-briques), Ă  la mĂŞme vitesse : c'est la vitesse du corps entier, qui ne dĂ©pend donc pas du nombre de briques et donc ne dĂ©pend pas de sa masse. Cette vitesse est une qualitĂ© du corps totalement indĂ©pendante de la quantitĂ© de matière.

Ainsi, bien qu'elles soient intimement associées dans nos expériences et nos sensations courantes, les deux notions (poids et vitesse de chute) sont bien distinctes.

La distinction ci-dessus entre qualité et quantité n'explique pas qu'en l'absence d'air, du bois et du métal tombent exactement à la même vitesse. Ce fait expérimental laisse penser que ces deux matières différentes (ainsi que toutes les autres) ont en commun la même qualité. Les expérimentations et les réflexions sur ce sujet ont donné le principe d'équivalence.

En termes plus prĂ©cis, plus complets et surtout plus scientifiques que cette introduction intuitive, la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale Ă©tudie la gravitation, et comme « qualitĂ© commune Â» aux corps dans le problème posĂ© ci-dessus, elle permet de proposer « l'Ă©nergie Â» ; bien qu'en toute rigueur cette thĂ©orie admette comme hypothèse l'existence de cette « qualitĂ© commune Â» (en admettant le principe d'Ă©quivalence) et qu'elle exclue toute idĂ©e d'attraction et de force gravitationnelle.

En laissant tomber simultanément des objets de poids, de formes ou de volumes très différents, par exemple une balle de mousse et une bille de métal de même diamètre, depuis une hauteur d'homme, on peut penser qu'il y a égalité des vitesses de chute[2]. Mais quand la hauteur de chute est plus grande, des différences perceptibles apparaissent, du fait des frottements de l'air. Galilée sera le premier à comprendre que c'en est la seule cause.

[modifier] La modélisation de Galileo Galilei (1564-1642)

GalilĂ©e ne se prĂ©occupe guère du problème de la chute dans le vide d'objets de natures diffĂ©rentes : il a dĂ©jĂ  beaucoup Ă  faire avec la chute de sphères de mĂ©tal, des corps graves, sur la terre elle-mĂŞme sphĂ©rique ; de plus, la notion de vide est absente de sa pensĂ©e (la dĂ©couverte de la notion physique de vide par Torricelli, Ă©lève de GalilĂ©e, n'a lieu qu'en 1644).

Par une expérience du haut de la tour de Pise, il aurait constaté que des balles lourdes et de poids différents ont le même temps de chute, mais, quand il affirme que la vitesse de chute ne dépend pas du poids de l'objet, la raison qu'il expose tient à des expérimentations sur des pendules aux poids différents.

IcĂ´ne de dĂ©tail Article dĂ©taillĂ© : Pendule pesant.

Vers 1604, GalilĂ©e utilise un constat : quand on lâche un objet, sa vitesse initiale est nulle, et arrivĂ© au sol sa vitesse… n'est pas nulle. Donc la vitesse varie durant la chute ! GalilĂ©e propose une loi simple : la vitesse serait proportionnelle au temps Ă©coulĂ© depuis le dĂ©but de la chute.

Ainsi : vitesse = constanteĂ—temps Ă©coulĂ©

Il en conclut, par un calcul qui s'approche du calcul intégral (qui sera inventé par Isaac Newton et Gottfried Wilhelm von Leibniz), que, pendant une chute, la distance parcourue est proportionnelle au carré du temps écoulé.

Plus prĂ©cisĂ©ment : distance = constanteĂ—0,5Ă—temps Ă©coulĂ©2

Son idĂ©e est confirmĂ©e dans une expĂ©rience, avec du matĂ©riel construit de sa main : une gouttière inclinĂ©e le long de laquelle des clochettes sont disposĂ©es pour indiquer le passage de la bille.

La constante sera notĂ©e g (voir pesanteur) et sa valeur[3] dĂ©terminĂ©e expĂ©rimentalement : g = 9,81 m·s–2.

Aujourd'hui, encore cette modélisation reste satisfaisante pour toutes les activités humaines qui se font au niveau du sol de la Terre.

[modifier] La modélisation d'Isaac Newton (1643-1727)

Isaac Newton jette un pont entre ciel et terre. Il suggère que la force qui nous retient au sol est la même que celle qui retient la lune autour de la terre.
Isaac Newton jette un pont entre ciel et terre. Il suggère que la force qui nous retient au sol est la même que celle qui retient la lune autour de la terre.
IcĂ´ne de dĂ©tail Article dĂ©taillĂ© : Loi universelle de la gravitation.

Mathématicien autant que physicien, Isaac Newton mit au point, entre 1665 et 1685, sa théorie de la mécanique basée sur l'étude de l'accélération, et non seulement de la vitesse comme le faisaient Galilée et René Descartes .

Loi fondamentale de la dynamique : Ă  partir du principe d'inertie de Descartes (qui Ă©tudiait la conservation de la quantitĂ© de mouvement), il conclut que la somme des forces qui s'exercent sur un corps est Ă©gale Ă  ma, oĂą m est la masse « inertielle Â» (qui rend difficile la mise en mouvement ou l'arrĂŞt d'un vĂ©hicule pouvant se dĂ©placer sans frottement) et a est l'accĂ©lĂ©ration (le rythme de la variation de la vitesse).

Newton chercha à unifier les lois connues pour les objets sur terre et les lois observées chez les astres, notamment la gravitation terrestre et les mouvements des planètes.

En considĂ©rant deux corps ponctuels exerçant une force gravitationnelle l'un sur l'autre, une justification de la loi de Newton est la suivante :

En Ă©crivant la loi fondamentale de la dynamique, on obtient ma=G\cdot\frac{m_Gm'_G}{d^2}. On constate que pour que l'accĂ©lĂ©ration a (et donc la vitesse) d'un corps en chute libre sur terre soit indĂ©pendante de sa masse inertielle (comme l'a expĂ©rimentĂ© GalilĂ©e), il faut que m = mG pour ce corps, c’est-Ă -dire que la « masse gravifique Â» soit Ă©gale Ă  la masse inertielle, indĂ©pendamment de la nature du corps (en fait la proportionnalitĂ© entre ces masses suffit, avec le mĂŞme coefficient pour tous les matĂ©riaux, ensuite on peut les rendre Ă©gales avec un choix des unitĂ©s de mesure). Newton a testĂ© cette Ă©galitĂ© pour de nombreux matĂ©riaux, et depuis les expĂ©riences n'ont jamais cessĂ©, avec de plus en plus de raffinements (balance d'Eötvös, etc.). Depuis, cette Ă©galitĂ© a Ă©tĂ© appelĂ©e le principe d'Ă©quivalence faible.

L'action à distance (sans contact, à travers le vide) et la propagation instantanée de la force de gravitation ont aussi suscité des doutes, y compris de Newton.

Dans l'Ă©criture vectorielle moderne, la force gravitationnelle s'Ă©crit :

\vec{F}_{12}=-G\cdot\frac{m_1 m_2}{d^2}\vec{u}_{12}

La loi newtonienne de la gravitation permet de retrouver la loi de Galilée, en première approximation: avec d = rayon terrestre et mT = masse de la Terre, on a g=G\cdot\frac{m_T}{d^2}=9,81 m·s–2.

La théorie newtonienne est bien vérifiée expérimentalement. D'un point de vue technique, elle suffit pour faire voler des objets plus lourds que l'air et pour envoyer des hommes sur la Lune. La force de pesanteur est la résultante de la force de gravité et de forces axifuges (la force centrifuge liée à la rotation de la terre sur elle-même, de la loi de l'inertie du mouvement, etc.).

[modifier] Reformulations de la théorie de Newton

Joseph-Louis Lagrange a réécrit, à partir de 1762, la gravitation et l'ensemble de la physique en y introduisant le principe de moindre action qui avait été formulé par Pierre Louis Maupertuis vers 1744.

William Rowan Hamilton , vers 1830, a substituĂ© au principe de moindre action la notion d'Ă©nergie, qui est une constante pour tout système isolĂ© (c’est-Ă -dire : sans interaction avec l'extĂ©rieur) et qui sera de la plus grande importance pour la physique relativiste et en mĂ©canique quantique, au XXe siècle.

L'idée d'un champ de force, introduite par Michael Faraday, ne permit qu'une réécriture de la gravitation newtonienne, mais cette notion se révéla féconde quand il a s'agit de concevoir la gravitation relativiste. Le champ ou champ de force de la gravitation est une propriété de l'espace due à la masse d'un corps. Une autre masse entrant un contact avec ce champ est soumis à une influence, une force, due au champ. Ainsi, l'influence gravitationnelle n'est pas, dans ce cadre, crée et transportée instantanément d'un corps à l'autre, mais est déja présente dans tout l'espace sous la forme du champ et à son contact un corps voit sa dynamique modifiée. Toutefois, le champ est lui-même instantanément modifié par le corps qui le crée.

Si M est la masse du corps ponctuel Ă©metteur du champ, et si r est la distance entre ce corps et le point de l'espace que l'on considère, le champ en ce point s'exprime par V(r)=-\frac{G.M}{r}\, , le « potentiel gravitationnel Â» .

Un corps ponctuel de masse m étant en contact avec ce champ, la force qu'il subit est \vec F(r) = -m\vec \nabla V(r) = -\frac{G.M.m}{r^2}.\vec u_{\vec r}, où \vec u_{\vec r} est le vecteur unitaire de même direction et de même sens que \vec r qui va de M à m.

IcĂ´ne de dĂ©tail Article dĂ©taillĂ© : Champ gravitationnel.

[modifier] La modélisation d'Albert Einstein (1879-1955)

Depuis la relativité générale, la gravitation n'est plus perçue comme une force d'attraction, mais plutôt comme une manifestation de la déformation de la géométrie de l'espace-temps sous l'influence des objets qui l'occupent.
Depuis la relativité générale, la gravitation n'est plus perçue comme une force d'attraction, mais plutôt comme une manifestation de la déformation de la géométrie de l'espace-temps sous l'influence des objets qui l'occupent.

Après avoir énoncé la théorie de la relativité restreinte en 1905, Albert Einstein cherche à la rendre compatible avec la gravitation dont la force se propage à une vitesse infinie, dans la théorie de Newton, alors que la vitesse de la lumière est la vitesse maximale pour toute interaction selon la relativité restreinte.

Vers 1915, la solution viendra de l'hypothèse que la force de gravitation n'est pas une force au sens usuel que l'on donne à ce mot en physique, mais une manifestation de la déformation de l'espace-temps sous l'effet de la matière qui s'y trouve. Cette hypothèse est une conséquence de l'observation que tous les corps tombent de la même façon dans un champ de gravitation, quelles que soient leur masse ou leur composition chimique. Cette observation, à priori fortuite, en théorie newtonienne, et remarquablement vérifiée expérimentalement, est formalisée sous le nom de principe d'équivalence et amène naturellement à considérer que la gravitation est une manifestation géométrique de l'espace lui-même.

La théorie ainsi construite, qui porte le nom de Relativité Générale, incorpore le principe de relativité, et la théorie newtonienne en est une approximation dans la limite des champs gravitationnels faibles et des vitesses petites devant celle de la lumière. En effet, les déformations de l'espace-temps prévues sous l'effet des corps massifs, quand ceux-ci ont une forte accélération, ne se propagent pas plus vite que la vitesse de la lumière, ce qui résout le paradoxe de l'instantanéité apparente de l'interaction newtonienne. Il en résulterait des ondes gravitationnelles, qui restent encore à observer.

[modifier] Gravitation et astronomie

IcĂ´ne de dĂ©tail Pour consulter un article plus gĂ©nĂ©ral, voir : astronomie.

La gravitation newtonienne est suffisante pour décrire la majorité des phénomènes observés à l'échelle des étoiles. Elle suffit, par exemple, pour décrire l'évolution des planètes du système solaire, à quelques détails près comme l'avance du périhélie de Mercure et l'effet Shapiro.

Mais la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale est nĂ©cessaire pour modĂ©liser certains objets et phĂ©nomènes astronomiques particuliers : les Ă©toiles Ă  neutrons, les mirages gravitationnels, les objets très compacts tels que les trous noirs...

Effet de mirage gravitationnel prédit par la relativité générale. Les forts champs gravitationnels déforment l'espace autour d'eux ce qui courbe la trajectoire emprunté par les rayons lumineux déformant ainsi certaines images que nous recevons du cosmos.
Effet de mirage gravitationnel prédit par la relativité générale. Les forts champs gravitationnels déforment l'espace autour d'eux ce qui courbe la trajectoire emprunté par les rayons lumineux déformant ainsi certaines images que nous recevons du cosmos.

[modifier] Gravitation et cosmologie

IcĂ´ne de dĂ©tail Pour consulter un article plus gĂ©nĂ©ral, voir : cosmologie.

La gravitation étant la force dominante à l'échelle des distances astronomiques, les théories newtonienne et einsteinienne ont été confrontées depuis leurs créations respectives aux observations de la structure à grande échelle de l'univers. Si aux échelles des étoiles et des galaxies, la gravitation newtonienne est suffisante dans beaucoup de situations, la théorie newtonienne est en difficulté. Par exemple, elle est incapable d'offrir une description cohérente d'un univers homogène infini. En revanche, la relativité générale est parfaitement en mesure de décrire une telle situation.

La relativitĂ© gĂ©nĂ©rale seule ne suffit cependant pas pour dĂ©crire la structure Ă  grande Ă©chelle de l'univers. Il faut lui adjoindre des hypothèses sur la rĂ©partition spatiale de la matière. Les observations indiquent qu'Ă  grande Ă©chelle, l'univers est remarquablement homogène (Ă  plus petite Ă©chelle, la matière est bien sĂ»r rĂ©partie de façon non-uniforme : l'espace entre les Ă©toiles d'une mĂŞme galaxie est essentiellement vide, tout comme l'espace entre les galaxies). Ce fait observationnel avait au dĂ©part Ă©tĂ© supposĂ© par Einstein, qui lui avait donnĂ© le nom de principe cosmologique. Sous cette hypothèse, la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale permet, assez facilement du reste, une modĂ©lisation cohĂ©rente de l'univers. Il existe cependant, outre la matière visible constituant les Ă©toiles, et le gaz des galaxies, une matière noire aux propriĂ©tĂ©s et Ă  la distribution encore très mal connues.

La dynamique de l'univers va, elle, dĂ©pendre des propriĂ©tĂ©s de la matière qui le compose, en particulier de son Ă©quation d'Ă©tat. On peut montrer que sauf cas particulier, l'univers ne peut ĂŞtre statique : il est soit en contraction, soit en expansion globales. De toute manière, une structure globale uniforme de l'univers serait instable : les parties les plus denses, mĂŞme très faiblement, finiraient par s'effondrer sous leur propre poids, attirant la matière des parties les moins denses, et les laissant entièrement vides.

Les observations confirment cette prĂ©diction puisque l'on observe une rĂ©cession apparente des galaxies, celles-ci s'Ă©loignant de nous d'autant plus vite qu'elles sont Ă©loignĂ©es. L'expansion de l'univers a Ă©tĂ© dĂ©couverte par Edwin Hubble Ă  la fin des annĂ©es 1920. Elle indique que l'univers tel que nous le connaissons est issu d'une phase extraordinairement dense et chaude : le Big Bang. Plusieurs observations quantitatives confirment l'histoire du Big Bang, Ă  partir de sa première minute. Le destin de l'univers n'est pas connu avec certitude, car le comportement Ă  long terme de la matière est incertain. On a observĂ© une accĂ©lĂ©ration de l'expansion de l'univers, due Ă  une force de rĂ©pulsion Ă  très longue distance, prĂ©vue comme une possibilitĂ© dans la RelativitĂ© GĂ©nĂ©rale. Ceci semble ĂŞtre le signe probable que l'expansion durera indĂ©finiment, sans donner lieu Ă  une phase de recontraction (Big Crunch).

[modifier] Gravitation et physique quantique

IcĂ´ne de dĂ©tail Pour consulter un article plus gĂ©nĂ©ral, voir : physique quantique.

La relativité générale a été conçue sur l'hypothèse de la continuité de l'espace-temps (et même sa différentiabilité) et sur l'hypothèse de la continuité de la matière (entre autres pour construire le tenseur de densité d'énergie-impulsion). Cette deuxième hypothèse est clairement une approximation au regard de la physique quantique.

La physique quantique Ă©tant l'exploration de l'infiniment petit, l'expĂ©rimentation de la gravitation dans ce cadre se heurte Ă  un problème majeur : les trois autres forces qui y règnent sont au moins 1025 fois plus fortes, alors qu'il est dĂ©jĂ  difficile d'expĂ©rimenter sur elles ; du coup les effets de la gravitation se perdent dans les inĂ©vitables imprĂ©cisions des mesures.

Cette difficulté expérimentale n'a pas empêché les tentatives théoriques de construire une gravitation quantique, sans résultat susceptible à ce jour de vérification expérimentale.

On peut toutefois remarquer que :

  1. L'ajout du potentiel gravitationnel Ă  l'Ă©quation de Schrödinger permet de retrouver un rĂ©sultat connu : les particules tombent.
  2. L'utilisation des intĂ©grales de chemin de Feynman a permis de prĂ©voir un dĂ©phasage de la fonction d'onde dĂ» Ă  la gravitation (galilĂ©enne) ; ces deux effets correspondent Ă  une approximation semi-classique en mĂ©canique quantique.
  3. L'équation des ondes gravitationnelles peut s'interpréter comme celle de la propagation d'une particule appelée graviton, jugée responsable de la gravitation, dont on peut déduire certaines propriétés (notamment sa masse, nulle, et son spin, égal à 2), sans que cela ait pu encore être vérifié expérimentalement malgré les tentatives de plus en plus sophistiquées.

Exemples de thĂ©ories quantiques de la gravitation : ThĂ©orie M, SupergravitĂ©, gĂ©omĂ©trie non commutative, gravitation quantique Ă  boucles.

[modifier] Notes et références

  1. ↑ Ă€ une possible exception près : l'effet Pioneer. Voir l'article correspondant pour plus de dĂ©tails.
  2. ↑ À condition de ne pas comparer la chute d'une bille et celle d'une feuille d'automne.
  3. ↑ La valeur précise est variable suivant le lieu sur terre.
  4. ↑ L'incertitude relative sur cette constante est cependant très Ă©levĂ©e : 1,5 ‰, soit une incertitude absolue de ± 0,0010Ă—10-11 N·m2·kg–2

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles Connexes

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Le Wiktionnaire possède des entrĂ©es pour « gravitĂ© Â» et « gravitation Â».

Voir aussi sur Wikiquote les citations «  Gravitation Â».

[modifier] Bibliographie


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