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Henri Poincaré


Henri Poincaré : encyclopédie mathématiques

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Henri Poincaré
Image illustrative de l'article Henri Poincaré
Henri Poincaré
Naissance 29 avril 1854
Nancy (France)
DĂ©cès 17 juillet 1912 (Ă  58 ans)
Paris (France)
NationalitĂ© Drapeau de France France
Champs Mathématicien, physicien et philosophe
Institutions Université de Caen
Faculté des sciences de Paris
Ecole Polytechnique
Bureau des longitudes
Diplômé de École polytechnique
École des Mines
Faculté des sciences de Paris
Renommé pour Optique, calcul infinitésimal, théorie du chaos, théorie de la relativité
Distinctions Prix Poncelet 1885, Médaille Sylvester (1901)

Henri PoincarĂ© Ă©tait un mathĂ©maticien, physicien et philosophe français nĂ© le 29 avril 1854 Ă  Nancy et mort le 17 juillet 1912 Ă  Paris. Il a rĂ©alisĂ© des travaux d'importance majeure en optique et en calcul infinitĂ©simal. Ses avancĂ©es sur le problème des trois corps en font un fondateur de l'Ă©tude qualitative[1] des systèmes d'Ă©quations diffĂ©rentielles et de la thĂ©orie du chaos ; il est aussi un prĂ©curseur majeur de la thĂ©orie de la relativitĂ© restreinte. On le considère comme un des derniers grands savants universels, maĂ®trisant en particulier l'ensemble des branches des mathĂ©matiques de son Ă©poque[2].

Sommaire

[modifier] Biographie

Jules Henri PoincarĂ© est le fils de LĂ©on PoincarĂ©[3], doyen de la facultĂ© de mĂ©decine de Nancy et de son Ă©pouse EugĂ©nie Launois[4]. Il est le cousin germain de l'homme politique et prĂ©sident de la RĂ©publique française Raymond PoincarĂ©, et de Lucien PoincarĂ©, directeur de l'Enseignement secondaire au ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts. Il Ă©pousa le 20 avril 1881 Louise Poulain d'Andecy, petite-fille d'Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, arrière-petite-fille d'Étienne Geoffroy Saint-Hilaire. Quatre enfants naissent de cette union : Jeanne (1887), Yvonne (1889), Henriette (1891), et LĂ©on (1893).

Élève d'exception, il obtient, en 1871, le baccalaurĂ©at ès lettres, mention Bien, et son baccalaurĂ©at ès sciences, mention Assez Bien Ă  cause d'un zĂ©ro en composition de mathĂ©matiques[5] ! Les circonstances de cet incident sont floues, mais PoincarĂ© se relève de ce mauvais pas en classes prĂ©paratoires, oĂą il remporte deux fois consĂ©cutivement le concours gĂ©nĂ©ral de mathĂ©matiques. MalgrĂ© son inaptitude sportive et artistique et une Ă©preuve de dessin industriel qu'il aurait ratĂ©e, il se classe premier au concours d'entrĂ©e Ă  l'École polytechnique en 1873, puis Ă  l'École des Mines en octobre 1875 ; il est licenciĂ© ès sciences le 2 aoĂ»t 1876. NommĂ© ingĂ©nieur des mines de troisième classe en mars 1879 Ă  Vesoul, il obtient, le 1er aoĂ»t 1879, le doctorat ès sciences mathĂ©matiques Ă  la FacultĂ© des sciences de Paris, et devient chargĂ© de cours d'analyse Ă  la facultĂ© des sciences de Caen le 1er dĂ©cembre 1879.

Deux ans plus tard, il obtient ses premiers résultats marquants en mathématiques (sur la représentation des courbes et sur les équations différentielles linéaires à coefficients algébriques), et rapidement, il s'intéresse à l'application de ses connaissances mathématiques en physique et plus particulièrement en mécanique.

Il retourne Ă  Paris en 1881 comme maĂ®tre de confĂ©rences d'analyse Ă  la facultĂ© des sciences de Paris. Il est nommĂ© rĂ©pĂ©titeur d'analyse Ă  l'École polytechnique le 6 novembre 1883, charge qu'il occupe jusqu'Ă  sa dĂ©mission en mars 1897. NommĂ© Ă  la chaire de mĂ©canique physique et expĂ©rimentale le 16 mars 1885, il la quitte pour la chaire de Physique mathĂ©matique et de calcul des probabilitĂ©s en aoĂ»t 1886, succĂ©dant Ă  Gabriel Lippmann.

Il est élu membre de l'Académie des sciences en 1887. Il devient membre du Bureau des longitudes en 1893 et est nommé ingénieur en chef des mines. En novembre 1896, il obtient la chaire d'Astronomie mathématique et de mécanique céleste, succédant à Félix Tisserand.

Il est, en 1901, le premier lauréat de la Médaille Sylvester de la Royal Society. Il a été président de la Société mathématique de France en 1886 et en 1900 et président de la Société française de physique en 1902.

Le 1er octobre 1904, Henri PoincarĂ© est nommĂ© professeur d'astronomie gĂ©nĂ©rale sans traitement Ă  l'École polytechnique, ceci afin d'Ă©viter la suppression de cette chaire.

[modifier] Poincaré et la relativité

En 1902, PoincarĂ© publie La Science et l'Hypothèse. MĂŞme si ce livre est plus un ouvrage d'Ă©pistĂ©mologie que de physique, il appelle Ă  ne pas considĂ©rer comme trop rĂ©els de nombreux artĂ©facts de la physique de son Ă©poque : le temps absolu, l'espace absolu, l'importance de l'Ă©ther. Einstein s'Ă©tait particulièrement penchĂ© sur ce livre[6], et les idĂ©es contenues font du livre un prĂ©curseur de la relativitĂ© restreinte.

On y trouve en particulier ce passage :

« Ainsi l'espace absolu, le temps absolu, la gĂ©omĂ©trie mĂŞme ne sont pas des conditions qui s'imposent Ă  la mĂ©canique ; toutes ces choses ne prĂ©existent pas plus Ă  la mĂ©canique que la langue française ne prĂ©existe logiquement aux vĂ©ritĂ©s que l'on exprime en français Â».

En 1905, Poincaré pose les équations des transformations de Lorentz, et les présente à l'Académie des sciences de Paris le 5 juin 1905. Ces transformations vérifient l'invariance de Lorentz, achevant le travail d'Hendrik Antoon Lorentz lui-même (Lorentz était un correspondant de Poincaré). Ces transformations sont celles qui s'appliquent en relativité restreinte, et on emploie encore aujourd'hui les équations telles que les a écrites Poincaré. Mais pour expliquer l'origine physique de ces transformations, Poincaré a recours à des contractions physiques de l'espace et du temps, conservant en références un éther et un temps absolu. C'est Einstein qui s'emploie à montrer qu'on retrouve les mêmes transformations en partant simplement du principe de relativité, éliminant les notions de référentiels ou horloge absolu, et faisant des différences de longueur des effets de la perspective dans un espace-temps en quatre dimensions, et non des contractions réelles[7].

PoincarĂ© a Ă©galement proposĂ© certaines idĂ©es sur la gravitĂ©, notamment la propagation des perturbations du champ de gravitation Ă  la vitesse de la lumière, ce qu'il nomma « ondes gravifiques Â». Sa faiblesse Ă©tait de trop rechercher l'analogie avec l'Ă©lectromagnĂ©tisme en cherchant une nouvelle loi de gravitation qui soit invariante par les transformations de Lorentz[8]. Paul Langevin note que PoincarĂ© a trouvĂ© « plusieurs solutions possibles qui prĂ©sentent toutes ce caractère commun que la gravitation se propage avec la vitesse de la lumière, du corps attirant au corps attirĂ©, et que la loi nouvelle permet de reprĂ©senter les mouvements des astres mieux encore que la loi ordinaire puisqu'elle attĂ©nue les divergences existant encore entre celle-ci et les faits, dans le mouvement du pĂ©rihĂ©lie de Mercure, par exemple. Â»

Si les physiciens de l'époque étaient parfaitement au courant des travaux de Poincaré, le grand public l'a ensuite presque oublié, alors que le nom d'Einstein est aujourd'hui connu de tous. Récemment, quelques voix ont cherché à rappeler le rôle de Poincaré, mais d'autres sont allés plus loin, cherchant à faire de Poincaré l'auteur de la théorie de la relativité. Cette controverse sur la paternité de la relativité est d'autant plus délicate que les conflits politiques se mêlent aux questions de lecture des articles de physique.

[modifier] Mathématiques

PoincarĂ© est le fondateur de la topologie algĂ©brique. Ses principaux travaux mathĂ©matiques ont eu pour objet la gĂ©omĂ©trie algĂ©brique, des types de fonctions particuliers – les fonctions dites « automorphes Â» (il dĂ©couvre les fonctions fuchsiennes et kleinĂ©ennes), les Ă©quations diffĂ©rentielles… La notion de continuitĂ© est centrale dans son travail, autant par ses rĂ©percussions thĂ©oriques que pour les problèmes topologiques qu'elle entraĂ®ne.

[modifier] Fondements des mathématiques

Ă€ partir de 1905 et pendant les six dernières annĂ©es de sa vie, PoincarĂ© participe activement aux dĂ©bats sur les fondements qui traversaient Ă  l'Ă©poque la communautĂ© mathĂ©matique. Il n'a jamais essayĂ© d'y contribuer sur le plan technique, mais certaines de ses idĂ©es ont eu une influence indĂ©niable. L'un de ses contradicteurs, Bertrand Russell, Ă©crira en 1914 : « Il n'est pas possible d'ĂŞtre toujours juste en philosophie ; mais les opinions de PoincarĂ©, justes ou fausses, sont toujours l'expression d'une pensĂ©e puissante et originale, servie par des connaissances scientifiques tout Ă  fait exceptionnelles Â»[9]. Entre autres, Ă  cause de son refus d'accepter l'infini actuel, c’est-Ă -dire la possibilitĂ© de considĂ©rer l'infini comme une entitĂ© achevĂ©e et non simplement comme un processus qui peut se prolonger arbitrairement longtemps, PoincarĂ© est considĂ©rĂ© par beaucoup d'intuitionnistes comme un prĂ©curseur. PoincarĂ© n'a cependant jamais remis en cause le tiers exclu, et rien n'indique qu'il aurait pu adhĂ©rer Ă  une refondation aussi radicale des mathĂ©matiques que celle que proposera Luitzen Egbertus Jan Brouwer.

La position de PoincarĂ© a Ă©voluĂ©. Dans une pĂ©riode prĂ©cĂ©dente, il s'est intĂ©ressĂ© aux travaux de Georg Cantor, dont les travaux sur la construction des rĂ©els et la thĂ©orie des ensembles s'appuient de façon essentielle sur un infini actuel, au point de superviser la traduction en français d'une partie des articles de ce dernier (en 1871, 1883…), et d'utiliser ses rĂ©sultats dans son mĂ©moire sur les groupes kleinĂ©ens (1884)[10]. Il s'intĂ©resse Ă©galement aux travaux de David Hilbert sur l'axiomatisation : il fait, en 1902[11], une recension soignĂ©e et très louangeuse des Fondements de la gĂ©omĂ©trie (1899).

En 1905 et 1906, PoincarĂ© rĂ©agit, de façon assez polĂ©mique, Ă  une sĂ©rie d'articles de Louis Couturat sur les « principes des mathĂ©matiques Â» dans la Revue de mĂ©taphysique et de morale, articles qui rendaient compte des Principles of Mathematics de Bertrand Russell (1903). Russell finira par intervenir lui-mĂŞme dans le dĂ©bat[12].

PoincarĂ©, contrairement Ă  ce qu'on dit souvent, n'a jamais partagĂ© ce que l'on appelle de manière vague l'intuitionnisme kantien. Quand il Ă©voque l'intuition (La valeur de la science, ch. 1), ce terme signifie « image Â» ou « modèle Â». Sa conception de l'expĂ©rience n'a pas grand-chose Ă  voir avec celle de Kant : ni l'espace ni le temps ne sont des « formes a priori Â», car l'expĂ©rience n'est que l'occasion Ă  partir de laquelle l'espace reprĂ©sentĂ© est mis en relation avec l'espace comme continuum amorphe : « L'expĂ©rience n'a donc jouĂ© qu'un seul rĂ´le, elle a servi d'occasion. Mais ce rĂ´le n'en Ă©tait pas moins très important ; et j'ai cru nĂ©cessaire de le faire ressortir. Ce rĂ´le aurait Ă©tĂ© inutile s'il existait une « forme a priori Â» s'imposant Ă  notre sensibilitĂ© et qui serait l'espace Ă  trois dimensions. Â» (La valeur de la science, ch. 4, § 6). Quand PoincarĂ© Ă©voque l'idĂ©e de commoditĂ©, il est plus proche des empiristes que des idĂ©alistes : l'idĂ©e de vĂ©ritĂ© n'a plus grand-chose Ă  voir avec l'idĂ©e de jugement synthĂ©tique a priori, parce qu'on « choisit Â» ses principes ou axiomes, tout comme on choisit les faits dans les sciences de la nature. Le principe de rĂ©currence semble n'avoir d'autre but que de montrer la non-pertinence du logicisme, qui fait de la dĂ©duction le ressort central de la dĂ©monstration mathĂ©matique.

Pour lui, c'est prĂ©cisĂ©ment le cas du principe de rĂ©currence, qu'il nomme Ă©galement « principe d’induction Â», en ce qu'il s'oppose Ă  dĂ©duction, et qu'il refuse de considĂ©rer comme le fruit d'un jugement purement analytique, comme le sont pour lui les raisonnements logiques. Ceci l'oppose Ă  Russell (et, Ă  travers lui, Ă  Gottlob Frege, que PoincarĂ© mĂ©connaĂ®t), qui veut rĂ©duire les mathĂ©matiques Ă  la logique, cela l'oppose aussi Ă  ceux qu'il appelle les cantoriens, comme Ernst Zermelo, et dont il distingue en partie Hilbert. Ă€ ces derniers, il reproche l'usage de l'infini actuel, Ă  travers leur façon de « passer du gĂ©nĂ©ral au particulier Â», par exemple le fait de supposer l'existence d'ensembles infinis pour dĂ©finir l'ensemble des entiers naturels, alors que, pour lui, les entiers naturels sont premiers. Il refuse ce qu'il appelle les dĂ©finitions non prĂ©dicatives (voir paradoxe de Richard), qui, pour dĂ©finir un ensemble E, font appel Ă  « la notion de l'ensemble E lui-mĂŞme Â» (typiquement, la dĂ©finition actuelle en thĂ©orie des ensembles de N, l'ensemble des entiers naturels, comme intersection des ensembles contenant 0 et clos par successeur, est non prĂ©dicative au sens de PoincarĂ©, puisque N fait partie de ces derniers). Les objections de PoincarĂ©, par les rĂ©actions qu'elles ont nĂ©cessitĂ©es, ont jouĂ© un rĂ´le non nĂ©gligeable dans la naissance de la logique mathĂ©matique et de la thĂ©orie des ensembles, mĂŞme si ses idĂ©es ont eu finalement relativement peu de succès. Elles influencent tout de mĂŞme notablement l'intuitionnisme de Brouwer et ses successeurs (qui reste très marginal chez les mathĂ©maticiens), et ont connu des dĂ©veloppements en thĂ©orie de la dĂ©monstration Ă  partir des annĂ©es 1960.

[modifier] Problème des trois corps

PoincarĂ© est Ă©galement l'inventeur de l'attracteur Ă©trange, qui donne des informations sur les solutions du problème des trois corps, alors mĂŞme qu'il est impossible d'expliciter ces solutions : il trouva que trois corps obĂ©issant Ă  la gravitation universelle de Newton ont, sous certaines conditions, une trajectoire qui dĂ©pend fortement de la condition initiale. Ainsi, on ne pourra jamais dĂ©terminer avec exactitude le destin de ces corps, car la moindre perturbation dans ses mesures entraĂ®nerait irrĂ©mĂ©diablement une forte diffĂ©rence de trajectoire.

Ces supputations sont à l'origine de la théorie du chaos.

[modifier] Conjecture de Poincaré

Article dĂ©taillĂ© : Conjecture de PoincarĂ©.

Posée en 1904 par Poincaré, la conjecture portant son nom était un problème de topologie énoncé sous cette forme par son auteur:

« ConsidĂ©rons une variĂ©tĂ© compacte V Ă  3 dimensions sans bord. Est-il possible que le groupe fondamental de V soit trivial bien que V ne soit pas homĂ©omorphe Ă  une sphère de dimension 3 ? Â»

En l'an 2000, l'institut Clay plaça la conjecture parmi les sept problèmes du prix du millénaire. Il promit un million de dollars américains à celui qui démontrerait ou réfuterait la conjecture. Grigori Perelman a démontré cette conjecture en 2003, et sa démonstration fut validée en 2006. Mais le chercheur a refusé aussi bien la médaille Fields que le million de dollars.

[modifier] Philosophe et homme de lettres

Il est aussi le dernier à avoir la double spécificité de comprendre l'ensemble des mathématiques de son époque et d'être en même temps un penseur philosophique. On le considère comme un des derniers grands savants universels, du fait de ses recherches dans des domaines transversaux (physique, optique, astronomie…), et de son attitude scientifique fondée sur une esthétique de la science et du nombre, à rapprocher de celle des anciens Grecs.

Poincaré a œuvré toute sa carrière durant à la vulgarisation de ses résultats et des grands travaux de la science, attitude qui sera reprise par des physiciens ultérieurs.

Avec La Science et l'Hypothèse, Poincaré intéresse le monde artistique, notamment les cubistes, et donne des clés de compréhension aux géométries non euclidiennes.

De manière plus anecdotique, on peut noter que Poincaré aurait écrit un roman de jeunesse[13].

[modifier] Participation Ă  la vie citoyenne

En 1899, il adresse une lettre au Conseil de guerre de Rennes - chargé de juger le capitaine Dreyfus - critiquant les méthodes d'analyse du bordereau qui semble accuser Dreyfus[14]. En 1904, à la demande de la Cour de cassation, Poincaré signe avec Darboux et Appell, un rapport qui sera versé au procès en révision de Dreyfus par cette même cour en 1906. Ce rapport, principalement rédigé par Poincaré, prend position en faveur de Dreyfus[15].

[modifier] Honneurs

Plaque commémorative sur la maison natale de Henri Poincaré à Nancy
  • LaurĂ©at du concours gĂ©nĂ©ral.
  • MĂ©daille d'or de la Royal Astronomical Society (1900)
  • Prix Bolyai (1905)
  • Membre de l'AcadĂ©mie française (1908)
  • MĂ©daille Bruce (1911)
  • Commandeur de la LĂ©gion d’honneur.

Pour l'ensemble de ses travaux, Poincaré fut pressenti à plusieurs reprises au prix Nobel de physique. L’Université Henri-Poincaré à Nancy est nommée en son honneur. Les Archives Henri Poincaré (laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie à l'université Nancy2) effectuent des recherches sur ses travaux. L’Institut Henri-Poincaré, au sein de l’Université Pierre-et-Marie-Curie, est créé en 1928.

[modifier] Principales publications (cours et essais)

  • Rapports prĂ©sentĂ©s au congrès International de Physique rĂ©uni Ă  Paris en 1900 sous les auspices de La SociĂ©tĂ© Française de Physique rassemblĂ©s et publiĂ©s par Ch.-Ed. Guillaume et H. PoincarĂ©, secrĂ©taires gĂ©nĂ©raux du congrès - 3 volumes in-8° avec fugures ; Paris, Gauthier-Villars - 1900

[modifier] Notes et références

  1. ↑ Cette étude consiste à explorer les propriétés de certaines solutions du système différentiel sans le résoudre.
  2. ↑ Pierre Rousseau. Histoire de la science, Fayard. 1945 p. 531.
  3. ↑ http://cths.fr/co/communication.php?id=890
  4. ↑ Annales des mines
  5. ↑ Cf. les-mathematiques.net.
  6. ↑ Étienne Klein prĂ©cise qu'Einstein a mĂŞme fait de ce livre un thème de discussion avec ses amis de l'« AcadĂ©mie Olympia Â»
  7. ↑ Jean-Claude Boudenot, Comment Einstein a changé le monde.
  8. ↑ La gravitation newtonienne face au principe de relativitĂ© - RelativitĂ© gĂ©nĂ©rale : comment l'espace-temps devint dynamique
  9. ↑ To be always right is not possible in philosophy ; but PoincarĂ©'s opinions, right or wrong, are always the expression of a powerful and original mind, with a quite unrivalled scientific equipement, Bertrand Russell, prĂ©face de la traduction anglaise de Science et mĂ©thode, Londres 1914, citĂ© d'après Gerhard Heinzmann, Entre intuition et analyse, PoincarĂ© et le concept de prĂ©dicativitĂ©, Blanchard, 1985.
  10. ↑ D'après Pierre Dugac (de), prĂ©face Ă  une Ă©dition d'un recueil des articles en français de Cantor, voir le site de la BNF.
  11. ↑ Journal des savants mai 1902, repris en appendice, dans plusieurs éditions de l'ouvrage posthume Dernières pensées à partir de 1926, voir la bibliographie.
  12. ↑ Tous ces articles sont parus dans la revue de métaphysique et de morale et sont accessibles en ligne sur le site de la BNF.
  13. ↑ Une ancienne version (octobre 2007) du site du lycée Henri-Poincaré
  14. ↑ Xavier Verley, PoincarĂ© ou le renouveau de la philosophie naturelle, p. 15.
  15. ↑ Journal électronique d'histoire des probabilités et de la statistique

[modifier] Annexes

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[modifier] Iconographie

  • Buste en bronze par le statuaire Émile Joseph Nestor Carlier, (1849-1927) Ă©rigĂ© dans le square du LycĂ©e de Nancy par souscription des anciens Ă©lèves des LycĂ©es de: Nancy, Colmar, Metz et Strasbourg en 1913.

[modifier] Bibliographie

  • Édouard Toulouse, EnquĂŞte mĂ©dico-psychologique sur la supĂ©rioritĂ© intellectuelle : Henri PoincarĂ©. Paris, Flammarion, 1910, 204 pages.
  • Paul Langevin, Henri PoincarĂ©, Librairie FĂ©lix Alcan, 1914, p. 174.
  • Paul Appell, Henri PoincarĂ©, 1925, Librairie Plon.
  • (en) Vladimir Fock, The Theory of Space Time and Gravitation, Pergamon, 1958, p. xviii, 350, 370-374.
  • [Langue ?] Vladimir Fock, [Titre ?], K. Norske Vidensk. Selsk. Forhandl., 1963, p. 36, 16[rĂ©f. incomplète].
  • (en) G. H. Keswani, Origin and Concept of Relativity, Parts I, II, III, Brit. J. Phil. Sci. (en) vol. 15-17, 1965-66.
  • Éric Charpentier, Étienne Ghys et Annick Lesne (dir.), L'HĂ©ritage scientifique de PoincarĂ©, Coll. « Ă‰chelles Â», Belin, Paris, 2006.
  • Ernest Lebon, Henri PoincarĂ©, biographie, bibliographie analytique des Ă©crits, Paris, Gauthier-Villars, 1909 [lire en ligne].
  • AndrĂ© Roug, RelativitĂ© restreinte la contribution d’Henri PoincarĂ©, les Ă©ditions de l’école polytechnique, 2008.
  • Xavier Verley, PoincarĂ© ou le renouveau de la philosophie naturelle, coll. « Figures du savoir Â» n° 46, Les belles lettres, Paris, 2009.
  • Christian GĂ©rini, Henri PoincarĂ© : Ce que disent les choses, Hermann, Paris, 2010.
  • AndrĂ© Bellivier, Henri PoincarĂ© ou la vocation souveraine, coll. « Vocations Â» n° IV, Gallimard, Paris, 1956.

[modifier] Articles connexes

  • Conjecture de PoincarĂ©
  • Demi-plan de PoincarĂ©
  • Disque de PoincarĂ©
  • Sphère de PoincarĂ©
  • Formule du crible de PoincarĂ©
  • Groupe de PoincarĂ©
  • InĂ©galitĂ© de PoincarĂ©
  • ThĂ©orème de PoincarĂ©-Birkhoff
  • ThĂ©orème de PoincarĂ©-Birkhoff-Witt
  • ThĂ©orème de PoincarĂ©-Hopf
  • ThĂ©orème de PoincarĂ©-Wavre
  • GĂ©omĂ©trie non euclidienne
  • LĂ©on Daum
  • PoincarĂ© et la popularisation de la 4e dimension
  • Application de PoincarĂ©

[modifier] Liens externes

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Chaire de mécanique physique et expérimentale de la Faculté des sciences de Paris (1885-1886)
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Chaire de physique mathématique et calcul des probabilités de la Faculté des sciences de Paris (1886-1896)
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Chaire de Mécanique céleste de la Faculté des sciences de Paris (1896-1912)
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1908-1912
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