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Kurt Gödel


Kurt Gödel : encyclopédie mathématiques

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Kurt Gödel
Image illustrative de l'article Kurt Gödel
Kurt Gödel en 1925
Naissance 28 avril 1906
Brünn (Autriche-Hongrie actuellement en République tchèque)
DĂ©cès 14 janvier 1978 (Ă  71 ans)
Princeton (USA)
NationalitĂ© Drapeau de l'Autriche Autrichien, Drapeau des États-Unis Ă‰tats-Unis
Champs Mathématiques, Logique mathématique
Institutions Institute for Advanced Study
Diplômé de Université de Vienne
Renommé pour Théorème de complétude de Gödel
Théorème d'incomplétude de Gödel
Hypothèse du continu
Preuve ontologique de Gödel
Distinctions Albert Einstein Award (1951)
National Medal of Science (1974)
Signature
Kurt Gödel signature.svg

Kurt Gödel (28 avril 1906 – 14 janvier 1978) est un mathĂ©maticien et logicien austro-amĂ©ricain.

Son résultat le plus connu, le théorème d'incomplétude de Gödel, affirme que n'importe quel système logique suffisamment puissant pour décrire l'arithmétique des entiers admet des propositions sur les nombres entiers ne pouvant être ni infirmées ni confirmées à partir des axiomes de la théorie. Gödel a également démontré la complétude du calcul des prédicats du premier ordre. Il a aussi démontré la cohérence relative de l'hypothèse du continu, montrant qu'elle ne peut pas être réfutée à partir des axiomes admis de la théorie des ensembles, en admettant que ces axiomes soient cohérents. Il est aussi à l'origine de la théorie des fonctions récursives.

Le plus souvent considéré comme Autrichien, il est né à Brno en Autriche-Hongrie, naturalisé Tchécoslovaque à 12 ans, puis Autrichien à 23 ans. Lorsque Hitler ordonne l'annexion de l'Autriche, Gödel devient Allemand (il a alors 32 ans). Il part aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, et il obtient la double nationalité austro-américaine à 42 ans.

Il a publié ses résultats les plus importants en 1931 à l'âge de 25 ans, alors qu'il travaillait encore pour l'Université de Vienne (Autriche).

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Enfance

Fils de Rudolf Gödel, dirigeant d'une petite entreprise textile, et de Marianne Gödel (nĂ©e Handschuh). Au sein de cette famille germanophone, le petit Kurt est surnommĂ© « Der Herr Warum Â» (M. Pourquoi)[1]. Il frĂ©quente l'Ă©cole primaire puis secondaire Ă  Brno, qu'il termine avec les honneurs en 1923. Bien que Kurt ait d'abord excellĂ© en langues, il devient peu de temps plus tard un fervent amateur d'histoire et de mathĂ©matiques. Cette passion pour les mathĂ©matiques prit une nouvelle ampleur en 1920 lorsque son frère aĂ®nĂ© Rudolf (nĂ© en 1902) partit pour Vienne suivre un cursus mĂ©dical. Adolescent, Kurt Ă©tudie dĂ©jĂ  les travaux de Gabelsberger, la thĂ©orie de Goethe sur Isaac Newton, et les Ă©crits de Kant.

[modifier] Études viennoises

À l'âge de 18 ans, Kurt rejoint son frère Rudolf à l'Université de Vienne. Il a à ce moment déjà acquis un niveau universitaire en mathématiques et en philosophie. Bien qu'initialement inscrit pour étudier la physique théorique, il suit aussi un enseignement en mathématiques, avec le professeur Philipp Furtwängler et en philosophie. C'est à cette époque qu'il adhère au réalisme mathématique. Il lit Metaphysische Anfangsgründe der Naturwissenschaft de Kant, et rejoint le Cercle de Vienne où officient Moritz Schlick, Hans Hahn, et Rudolf Carnap. Kurt étudie par la suite la théorie des nombres, mais se tourne vite vers la logique mathématique après un séminaire donné par Moritz Schlick sur l'introduction à la philosophie des mathématiques, de Bertrand Russell.

C'est encore à l'Université de Vienne qu'il rencontre celle qui deviendra (tardivement) sa femme, Adele Nimbursky (née Porkert). Il publie ses premiers articles sur la logique et assiste à une conférence de David Hilbert à Bologne sur la complétude et la cohérence des systèmes mathématiques. En 1929, Gödel devient citoyen autrichien avant d'obtenir cette même année son doctorat, sous l'égide de Hans Hahn. Dans sa thèse, il établit la complétude du calcul des prédicats du premier ordre, résultat connu sous le nom de théorème de complétude de Gödel.

[modifier] Travaux Ă  Vienne

Gödel obtient son doctorat en philosophie en 1930. Il prouve en 1930 la complĂ©tude de la logique classique du premier ordre, c'est-Ă -dire que toute formule valide est dĂ©montrable, rĂ©sultat qui fut publiĂ© par l'AcadĂ©mie des Sciences de Vienne. En 1931, il publie son cĂ©lèbre thĂ©orème d'incomplĂ©tude dans Ăśber formal unentscheidbare Sätze der Principia Mathematica und verwandter Systeme. Il prouve dans cet article que pour tout système axiomatique assez puissant pour dĂ©crire les nombres naturels, on peut affirmer que :

1. Il ne peut être à la fois cohérent et complet (ce qui est le théorème connu sous le nom de Théorème d'incomplétude.)
2. Si le système est cohérent, alors la cohérence des axiomes ne peut pas être prouvée au sein même du système.

Ces théorèmes mirent fin à des siècles de tentatives de proposer un jeu d'axiomes définitif pour situer l'ensemble des mathématiques sur une base axiomatique, à la manière des Principia Mathematica de Russell et Whitehead et du formalisme de Hilbert. Ils impliquent aussi qu'il y a des questions mathématiques qui sont valides, mais qui ne sont pas démontrables.

Le principe du théorème d'incomplétude est simple. Gödel a essentiellement bâti une formule qui énonce qu'elle n'est pas démontrable dans un système formel donné. Si cette formule était démontrable, cela signifierait que l'on pourrait démontrer qu'elle n'est pas démontrable, d'où la contradiction. Donc cette formule n'est pas démontrable. C'est bien ce qu'elle énonce, donc elle est valide. Il existe donc une formule valide, non démontrable[2].

Pour prĂ©ciser ces faits, Gödel a eu besoin de rĂ©soudre de nombreux problèmes techniques, comme le codage des dĂ©monstrations et le concept mĂŞme de dĂ©montrabilitĂ© au sein des nombres entiers. Il a, aussi eu besoin d'un procĂ©dĂ© pour dĂ©crire une formule qui Ă©nonce sa propre non dĂ©montrabilitĂ© : le procĂ©dĂ© diagonal. Ces dĂ©tails sur la forme expliquent pourquoi sa publication de 1931 est aussi longue et ardue Ă  lire et pourquoi ses contemporains Ă  l'exception notable de John von Neumann et Alfred Tarski n'ont pas compris son rĂ©sultat.

Gödel obtint son diplôme à l'Université de Vienne en 1932, et y devint Privatdozenten (conférencier) en 1933.

Cependant, après l'assassinat le 22 juin 1936 de Moritz Schlick (dont le séminaire avait fait naître son intérêt pour la logique) par Hans Nelböck, un jeune étudiant aliéné, Gödel fut particulièrement affecté et traversa sa première dépression.

[modifier] Voyages aux États-Unis

Cette annĂ©e 1933 fut aussi pour Gödel le premier dĂ©part aux États-Unis, oĂą l'Institute for Advanced Study de Princeton lui proposait un poste de « membre temporaire Â» pour une annĂ©e. Il rencontra Albert Einstein, avec qui il lia une solide amitiĂ©. Plus tard, il mit au point l'idĂ©e de la calculabilitĂ©, Ă©tudia les fonctions rĂ©cursives, si bien qu'il donna une confĂ©rence sur les fonctions rĂ©cursives gĂ©nĂ©rales et le concept de vĂ©ritĂ©. Ces travaux furent dĂ©veloppĂ©s en utilisant la construction des nombres de Gödel.

En 1934, il retourna Ă  l'Institute for Advanced Study de Princeton et y fit une sĂ©rie de confĂ©rences intitulĂ©e « De l'indĂ©cidabilitĂ© des postulats des systèmes mathĂ©matiques formels Â». Stephen Kleene et J. Barkley Rosser prirent en notes ces confĂ©rences, publiĂ©es dans les Ĺ“uvres complètes de Gödel.

Gödel retourna Ă  Princeton plus tard la mĂŞme annĂ©e. Les voyages et ses travaux l'avaient Ă©puisĂ©, si bien que l'essentiel de l'annĂ©e suivante dut ĂŞtre consacrĂ© au traitement d'une nouvelle dĂ©pression. Il revint Ă  l'enseignement en 1937, pĂ©riode durant laquelle il travailla sur la preuve de cohĂ©rence relative et celle d'indĂ©pendance de l'hypothèse du continu. Il Ă©choua sur l'indĂ©pendance (qui ne sera dĂ©montrĂ©e par Paul Cohen qu'en 1963), mais il rĂ©ussit Ă  Ă©tablir que cette hypothèse ne peut pas ĂŞtre rĂ©futĂ©e Ă  partir des axiomes de la thĂ©orie des ensembles. Il Ă©pousa Adele le 20 septembre 1939 Ă  l'UniversitĂ© de Notre-Dame.

[modifier] Travaux Ă  Princeton

Après l'Anschluss de 1938, l'Autriche tomba dans le giron de l'Allemagne nazie. Cette dernière ayant aboli le titre de Privatdozent, Gödel eut à se soucier d'une incorporation dans l'armée allemande. Ses liens avec des professeurs juifs, comme son tuteur de thèse Hans Hahn, lui causèrent des problèmes; il fut même agressé, fin 1939, par un petit groupe de nazis[3]. Sa femme et lui partirent donc se réfugier aux États-Unis en janvier 1940. Il arrivèrent à San Francisco le 4 mars 1940, après avoir voyagé par le Transsibérien et traversé l'océan pacifique, le plus discrètement possible de peur des arrestations[3]. Après leur arrivée, Kurt et Adele s'installèrent à Princeton, où il réintégra l'institut des hautes études de Princeton. À l'institut, Gödel se tourna plus encore vers la philosophie et la physique. Il étudia les travaux de Gottfried Leibniz et, à un moindre degré, ceux de Kant et Edmund Husserl.

Il poursuivit ses travaux de logicien, et publia en 1940 The Consistency of the Axiom of Choice and of the Generalized Continuum-Hypothesis with the Axioms of Set Theory. Il introduit dans ce travail la notion d'univers constructible, modèle de la théorie des ensembles dans lequel les seuls ensembles existants sont ceux qui peuvent être construits à partir d'ensembles plus élémentaires. Gödel prouva qu'aussi bien les axiomes de choix et l'hypothèse généralisée du continu sont vraies dans un univers constructible, et doivent donc être cohérentes. Il eut l'intuition des problèmes NP-complets.

Ă€ la fin des annĂ©es 1940, il dĂ©montra l'existence d'une solution paradoxale aux Ă©quations de la thĂ©orie de la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale d'Einstein. Les « univers tournants Â» auraient rendu possible le voyage dans le temps, et poussèrent Einstein Ă  douter de sa propre thĂ©orie (voir univers de Gödel). Aujourd'hui, ce type de solution est considĂ©rĂ© comme une curiositĂ© mathĂ©matique sans grand intĂ©rĂŞt physique, mais dont le grand mĂ©rite est d'avoir stimulĂ© la recherche d'autres solutions exactes aux Ă©quations d'Einstein.

Devenu membre permanent de l'Institut des études avancées en 1946, il fut naturalisé citoyen américain en 1948. Il obtint un poste de professeur à l'Institut en 1953, refusa le titre de Professeur honoraire en 1975 et fut émérité en 1976.

En mars 1951, Gödel reçut (en mĂŞme temps que le physicien Julian Schwinger) le premier prix Einstein, puis fut nommĂ© docteur honoris causa dans plusieurs universitĂ©s (Yale, Harvard, etc), et reçut la « National Medal of Science Â», en 1974.

[modifier] Réflexions diverses

Âgé de 70 ans, Gödel, qui était profondément croyant, fit circuler parmi ses amis une élaboration basée sur la preuve ontologique de l'existence de Dieu, inspirée de l'argument d'Anselme de Cantorbéry et de considérations de Leibniz. Cette élaboration est maintenant connue sous le nom de preuve ontologique de Gödel.

Gödel, en plus de sa croyance divine, s'interrogeait sur l'existence des anges et dĂ©mons dans un univers mathĂ©matique, un univers idĂ©el, par opposition Ă  l'univers rĂ©el perceptible, dans lequel vivraient les 'anges' et 'dĂ©mons', comme nous vivons dans l'univers rĂ©el[4]. Ceci Ă©tait une consĂ©quence de ses rĂ©flexions sur l'intuition et l'incomplĂ©tude, puisque l'intuition a parfois produit des thèses mathĂ©matiques ne pouvant ĂŞtre prouvĂ©es ou infirmĂ©es mathĂ©matiquement. Il considĂ©rait que soit le cerveau est une machine de Turing, et il existe donc des problèmes indĂ©cidables pour l'humain, ce qui signifie que « les propriĂ©tĂ©s mathĂ©matiques qui nous Ă©chappent ont une existence autonome Â»[5], soit le cerveau surpasse les machines de Turing, et donc l'esprit humain est « une rĂ©alitĂ© indĂ©pendante du monde sensible Â»[5]. La difficultĂ© de cette vision est la communication du cerveau, matĂ©riel et fini, avec cet univers idĂ©el: il envisage l'existence d'un 'organe de l'intuition', ayant accès Ă  cet univers idĂ©el[6], malgrĂ© les difficultĂ©s de cette spĂ©culation.

Une consĂ©quence de sa vision d'un monde rĂ©el limitĂ© voulu par Dieu, est que la recherche, la mĂ©taphysique, la philosophie, etc, sont en contradiction avec cette volontĂ© de limitation de la comprĂ©hension du monde. Ce point alimente sa paranoĂŻa, et il va mĂŞme jusqu'Ă  estimer les grands penseurs en danger[7],[8]. Gödel prĂ©fère rester discret sur cette vision des choses, qui n'est dĂ©crite que dans ses notes personnelles :« je ne rends publiques que les parties de ma philosophie qui se prĂŞtent le moins Ă  la controverse Â»[9], Ă  cause de l'esprit du temps, Ă  la fois rĂ©ception de ses confrères et ordre du monde.

[modifier] Décès et distinctions

Pierre tombale de Kurt Gödel.

Gödel fut, tout au long de sa vie, un homme en retrait, avec une tendance certaine Ă  l'hypocondrie[10]. Approchant la mort, il se sentit de plus en plus concernĂ© par sa santĂ©, se convainquant de l'existence d'un complot visant Ă  l'empoisonner. Il cessa alors de s'alimenter, tombant progressivement dans la cachexie. Il mourut le 14 janvier 1978, Ă  Princeton, État du New Jersey, États-Unis; il pesait alors environ 30 kilos[11].

La société Kurt Gödel, fondée en 1987, fut baptisée en son honneur. C'est une organisation internationale pour la promotion de la recherche dans les champs de la logique, la philosophie, et l'histoire des mathématiques.

Un Prix Gödel qui récompense les meilleurs travaux en informatique théorique fut fondé en son honneur en 1992.

[modifier] Anecdote

Fin 1947 Gödel devait subir un examen pour sa naturalisation, avec pour tĂ©moins ses deux amis Oskar Morgenstern et Albert Einstein. Il s'agissait d'une formalitĂ© pour quelqu'un muni de telles rĂ©fĂ©rences, mais Gödel se prĂ©para avec une extrĂŞme minutie, et alors qu'il examinait la constitution amĂ©ricaine il dĂ©couvrit une faille logique dans cette dernière qui permettrait de transformer en toute lĂ©galitĂ© le rĂ©gime politique du pays en rĂ©gime dictatorial. Il fit part de sa dĂ©couverte Ă  ses deux amis, fort inquiets que Gödel n'aborde le sujet avec le juge chargĂ© de l'entretien nĂ©cessaire Ă  sa naturalisation. Tous deux Ă©taient convaincus d'avoir rĂ©ussi Ă  en dissuader Gödel, malheureusement en quelques phrases le sujet vint sur le tapis : le juge s'enquiert d'abord du rĂ©gime politique en Autriche, Gödel rĂ©pond que celui-ci, autrefois une dĂ©mocratie, s'est transformĂ© en dictature ; le juge rĂ©torque qu'une telle chose ne pourrait arriver en AmĂ©rique, et Gödel rĂ©pond que si, et qu'il peut le prouver. Fort heureusement, le juge, qui connaissait Einstein, dĂ©cida d'interrompre lĂ  l'entretien[12],[13].

[modifier] Ĺ’uvre

  • Collected Works, Oxford University Press, 5 volumes publiĂ©s de 1986 Ă  2003 sous la direction de S. Feferman, J.W. Dawson, S. C. Kleene, G.H. Moore, R.M. Solovay et J. van Heijenoort.
    • Vol. I : Publications 1929-1936.
    • Vol. II : Publications 1938-1974.
    • Vol. III : Unpublished Essays and Lectures
    • Vol. IV : Correspondence A-G
    • Vol. V : Correspondence H-Z

[modifier] Notes

  • Pierre Cassou-Noguès, Les dĂ©mons de Gödel. Logique et folie, Seuil, 2007 (ISBN 2-02-092339-4) 
  • Palle Yourgrau, Einstein/Gödel, quand deux gĂ©nies refont le monde, Dunot, 2005 (ISBN 2-10-048735-3) 
  1. ↑ Palle Yourgrau 2005, p. 17
  2. ↑ . Une dĂ©monstration moderne du thĂ©orème d'incomplĂ©tude consiste Ă  dĂ©montrer que l'ensemble des formules valides n'est pas rĂ©cursivement Ă©numĂ©rable. Comme l'ensemble des thĂ©orèmes est Ă  l'Ă©vidence rĂ©cursivement Ă©numĂ©rable et inclus dans celui des formules valides, ces deux ensembles sont disjoints ; d'oĂą le rĂ©sultat.
  3. ↑ a et b Palle Yourgrau 2005, p. 114
  4. ↑ « Les idĂ©es sont elles aux anges ce que la matière est pour nous? Â», (Note de Kurt Gödel), Pierre Cassou-Noguès 2007, p. 94
  5. ↑ a et b Pierre Cassou-Noguès 2007, p. 121-123
  6. ↑ « La position d'un Ĺ“il mathĂ©matique est l'une des thèses les plus stables de la mĂ©taphysique de Gödel. Elle apparaĂ®t dès les cahiers philosophiques et s'affirme encore dans les conversations avec Wang Hao. Â», Pierre Cassou-Noguès 2007, p. 94-95
  7. ↑ « Husserl a atteint la fin, il est arrivĂ© Ă  la science de la mĂ©taphysique. [Mais] il a dĂ» cacher sa grande dĂ©couverte. La philosophie est une science persĂ©cutĂ©e. S'il n'avait pas cachĂ© [sa dĂ©couverte], la structure du monde aurait pu le tuer Â», (Kurt Gödel, rapportĂ© par Wang Hao dans A logical Journey: from Gödel to philisophy, p.167), tirĂ© en l'Ă©tat de Pierre Cassou-Noguès 2007, p. 94
  8. ↑ « Les philosophes sont persĂ©cutĂ©s. Il y a un complot contre Leibniz. Gödel est persuadĂ© qu'une sociĂ©tĂ© secrète s'attache Ă  dĂ©truire les Ă©crits de celui-ci. Â», Pierre Cassou-Noguès 2007, p. 101
  9. ↑ (Kurt Gödel, rapportĂ© par Wang Hao dans A logical Journey: from Gödel to philisophy, p.235), tirĂ© en l'Ă©tat de Pierre Cassou-Noguès 2007, p. 22
  10. ↑ Palle Yourgrau 2005, p. 120
  11. ↑ Palle Yourgrau 2005, p. 14
  12. ↑ in Palle Yourgrau Einstein/Gödel, quand deux génies refont le monde, Dunod (2005), p. 129 qui s'appuie sur Jonh Dawson Logical Dilemmas: The Life and Works of Kurt Gödel, Wellesley (Mass.),A. K. Peters, (1997).
  13. ↑ Kurt Gödel: A Contradiction in the U.S. Constitution? Une page retraçant la redécouverte du seul témoignage direct de cette anecdote, rédigé par Morgenstern, et prouvant définitivement qu'il ne s'agit pas d'une légende urbaine. Le fin mot de l'histoire (quelle contradiction Gödel avait découverte) n'est pas révélé.

[modifier] Voir aussi

  • Preuve ontologique de Gödel
  • Univers de Gödel
  • ThĂ©orème d'incomplĂ©tude de Gödel

[modifier] Bibliographie

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Ernest Nagel, James R. Newman, Kurt Gödel et Jean-Yves Girard, Le thĂ©orème de Gödel, Éditions du Seuil, 1989 [dĂ©tail de l’édition] 
  • Cassou-Noguès (Pierre), Gödel. Paris : les Belles lettres, 2003. (Figures du savoir ; 34). 190p. (ISBN 2-251-76040-7).
  • Cassou-Noguès (Pierre), Le programme de Gödel et la subjectivitĂ© mathĂ©maticienne, in : Cahiers du Centre François Viète, no 3 (Nantes 2003), p. 31-56.
  • Palle Yourgrau, Einstein/Gödel quand deux gĂ©nies refont le monde, Dunod, 2005, (ISBN 2-10-048735-3)
  • Pierre Cassou-Noguès, Les dĂ©mons de Gödel. Logique et folie, Seuil, 2007 (ISBN 2-02-092339-4) 
  • (en) John W Dawson, Gödel and the limits of logic, Scientific American, juin 1999, accessible en ligne.
  • Gianbruno Guerrerio, Gödel - Logique Ă  la folie, sĂ©rie les Les gĂ©nies de la science de la revue Pour la Science.
  • Douglas Hofstadter, Gödel, Escher, Bach : Les Brins d'une Guirlande Éternelle (1979) Dunod, 2000, (ISBN 2-10-005435-X)

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