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Nanotechnologie


Nanotechnologie : encyclopédie physique

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Animation représentant un nanotube de carbone.

Les nanosciences et nanotechnologies (NST) peuvent ĂŞtre dĂ©finies a minima comme l'ensemble des Ă©tudes et des procĂ©dĂ©s de fabrication et de manipulation de structures, de dispositifs et de systèmes matĂ©riels Ă  l'Ă©chelle du nanomètre (nm). Dans ce contexte, les nanosciences sont l’étude des phĂ©nomènes et de la manipulation de la matière aux Ă©chelles atomique, molĂ©culaire et macromolĂ©culaire, oĂą les propriĂ©tĂ©s (physico-chimiques) diffèrent sensiblement de celles qui prĂ©valent Ă  une plus grande Ă©chelle. Les nanotechnologies, quant Ă  elles, concernent la conception, la caractĂ©risation, la production et l’application de structures, dispositifs et systèmes par le contrĂ´le de la forme et de la taille Ă  une Ă©chelle nanomĂ©trique[1]. MalgrĂ© la relative simplicitĂ© et la prĂ©cision de ces dĂ©finitions, les NST prĂ©sentent plusieurs acceptions liĂ©es Ă  la nature transversale de cette jeune discipline. En effet, elles utilisent, tout en permettant de nouvelles possibilitĂ©s, des disciplines telles que l'optique, la biologie, la mĂ©canique, la chimie, ou encore la microtechnologie. Ainsi, comme le reconnaĂ®t le portail français officiel des NST, « les scientifiques ne sont pas unanimes quant Ă  la dĂ©finition de nanoscience et de nanotechnologie Â»[2].

Sommaire

[modifier] Historique

[modifier] La vision de Feynman

Dans son discours donnĂ© le 29 dĂ©cembre 1959 Ă  la SociĂ©tĂ© AmĂ©ricaine de Physique, Richard Feynman Ă©voque un domaine de recherche possible alors inexplorĂ© : l'infiniment petit. Feynman envisage un aspect de la physique "dans lequel peu de choses ont Ă©tĂ© faites, et dans lequel beaucoup reste Ă  faire"[3]. Se basant sur la taille minuscule des atomes, il considère comme possible d'Ă©crire de grandes quantitĂ©s d'informations sur de très petites surfaces: "Pourquoi ne pourrions-nous pas Ă©crire l'intĂ©gralitĂ© de l'Encyclopædia Britannica sur une tĂŞte d'Ă©pingle?"[4] ... une affirmation qui n'avait pas Ă©tĂ© spĂ©cifiquement relevĂ©e, et qui est aujourd'hui abondamment citĂ©e (de fait, ce qui Ă  l'Ă©poque Ă©tait infaisable, semble aujourd'hui parfaitement rĂ©alisable, grâce aux progrès en microtechnologies). Feynman veut aller en-deçà des machines macroscopiques avec lesquelles nous vivons : il imagine un monde oĂą les atomes seraient manipulĂ©s un par un et agencĂ©s en structures cohĂ©rentes de très petite taille. La prĂ©diction de Feynman sera confirmĂ©e par la dĂ©couverte du microscope Ă  Ă©mission de champ, qui a permis de rĂ©aliser l'image d'un seul atome en 1957.

[modifier] Le microscope Ă  effet tunnel

Comme souvent en science, le développement des NST s’appuie sur l’invention de deux instruments permettant d’observer et d’interagir avec la matière à une échelle atomique ou subatomique. Le premier est le microscope à effet tunnel (STM pour Scanning Tunneling Microscope) qui a été inventé en 1981 par deux chercheurs d'IBM, et qui permet de parcourir des surfaces conductrices ou semi-conductrices en utilisant un phénomène quantique, l'effet tunnel, pour déterminer la morphologie et la densité d'états électroniques des surfaces qu’il explore. Le second est le microscope à force atomique (AFM pour Atomic Force Microscope) qui est un dérivé du STM, et qui mesure les forces d'interactions entre la pointe du microscope et la surface explorée. Cet outil permet donc, contrairement au STM, de visualiser les matériaux non-conducteurs. Ces instruments combinés avec la lithographie permettent d'observer, de manipuler et de créer des nanostructures.

[modifier] Fullerènes et nanotubes

En 1985, trois chercheurs, Richard Smalley, Robert F. Curl (de la Rice University de Houston) et Harold W. Kroto (University of Sussex) découvraient une nouvelle forme allotropique du carbone, la molécule C60 constituée de 60 atomes de carbone répartis sur les sommets d’un polyèdre régulier formé de facettes hexagonales et pentagonales. Chaque atome de carbone a une liaison avec trois autres. Cette forme est connue sous le nom de Buckminsterfullerene ou Buckyball et doit son nom à l’architecte et inventeur américain Richard Buckminster Fuller qui a créé plusieurs dômes géodésiques dont la forme est analogue au C60[5].

Plus généralement, les fullerènes dont fait partie le C60, sont une nouvelle famille de composés du carbone. Non équilatéraux, leur surface se compose d’une combinaison d’hexagones et de pentagones à l’instar des facettes d’un ballon de football. Cette disposition leur confère des structures toujours fermées en forme de cage de carbone. Il fallut néanmoins attendre 1990, pour que Huffman et Kramer de l’Université de Heidelberg, mettent au point un procédé de synthèse permettant l’obtention de ces molécules en quantités macroscopiques. Les nanotubes ont été identifiés six années plus tard dans un sous-produit de synthèse des fullerènes[6].

[modifier] Les prophéties de Drexler

En 1986, Eric Drexler publie un ouvrage sur l'avenir des nanotechnologies, Engines of Creation, dans lequel il délivre sa vision des progrès faramineux possibles avec l'essor des nanotechnologies. Ainsi les lois physiques paraissant insurmontables aujourd'hui pourraient être dépassées, les produits créés pourraient être moins coûteux, plus solides, plus efficaces grâce à la manipulation moléculaire. Mais Drexler a également prévu ce qu'on pourrait appeler le revers de la médaille, en effet de telles technologies capables de se reproduire ou du moins de se répliquer par elles-mêmes pourraient être tout simplement cataclysmique puisque, par exemple, des bactéries créées dans un quelconque intérêt commun pourraient se répliquer à l'infini et causer des ravages sur la flore mais aussi sur la faune et même sur l'humanité. Drexler écrit que si l'essor des nanotechnologies, apparemment inéluctable dans le processus d'évolution, devait nous apporter énormément dans des domaines très vastes, il est également fort probable que ces technologies deviennent destructrices si nous ne les maîtrisons pas entièrement.

A ce sujet, une des questions qui peut être posée est la forte capacité pénétrante qu’ont les nanoparticules à l’égard des tissus cellulaires. Effectivement, du fait de leur taille inférieure aux cellules, dès lors que ces dernières sont à l’état de particules, elles peuvent outrepasser certaines barrières naturelles. Cette propriété est d'ailleurs déjà exploitée dans l’industrie cosmétique.

[modifier] Physique des nanosciences

A l'Ă©chelle nanomĂ©trique, la matière prĂ©sente des propriĂ©tĂ©s particulières qui peuvent justifier une approche spĂ©cifique. Il s'agit bien sĂ»r des propriĂ©tĂ©s quantiques, mais aussi d'effets de surface, de volume, ou encore d'effets de bord. En effet, conformĂ©ment aux lois de la mĂ©canique quantique, une particule adoptera au niveau nanomĂ©trique un comportement ondulatoire au dĂ©pens du comportement corpusculaire que nous lui connaissons au niveau macroscopique. Cette dualitĂ© onde-particule est particulièrement visible dans l'expĂ©rience des fentes de Young. Un faisceau de particules (lumière, Ă©lectrons, ...) interfère avec une sĂ©rie de fentes peu espacĂ©es et crĂ©e une figure d'interfĂ©rences, caractĂ©ristique d'un phĂ©nomène ondulatoire. Cette dualitĂ© onde-particule de la matière, qui reste Ă  ce jour une des grandes interrogations de la physique, va provoquer divers phĂ©nomènes au niveau nanomĂ©trique, par exemple :

  • Quantification de l'Ă©lectricitĂ©: dans un fil nanomĂ©trique, on a remarquĂ© que le courant Ă©lectrique n'est plus constituĂ© d'un flux continu d'Ă©lectrons mais qu'il est quantifiĂ©, c'est-Ă -dire que les Ă©lectrons circulent par "paquets" dans le circuit.
  • Quantification de la chaleur: de mĂŞme dans un circuit de taille nanomĂ©trique, on a observĂ© que la chaleur se propage de manière quantifiĂ©e.

Ces phénomènes, observés expérimentalement[7], confirment les théories de la mécanique quantique.

Ce comportement de la matière nous oblige Ă  revoir notre façon de penser : lorsque l'on veut dĂ©crire une particule, on ne parle plus en termes de position en un temps donnĂ©, mais plutĂ´t en termes de probabilitĂ© que la particule se trouve Ă  un endroit plutĂ´t qu'Ă  un autre.

L'enjeu majeur des nanosciences est donc de comprendre ces phénomènes mais aussi et surtout d'en tirer profit lors de la conception d'un système nanométrique.

[modifier] L’émergence des nanotechnologies

Derrière l’effet d’annonce, plusieurs Ă©tudes ont Ă©tĂ© menĂ©es pour apprĂ©hender l’évolution des nanotechnologies et des nanosciences. Ainsi, en considĂ©rant le fait que les dĂ©finitions ne sont pas stabilisĂ©es, la composante commune des diffĂ©rentes mĂ©thodes utilisĂ©es est de mesurer l’activitĂ© nanotechnologique sous trois angles : publications scientifiques (plutĂ´t pour les connaissances fondamentales), brevets (plutĂ´t pour les aspects technologiques), et Ă©ventuellement institutions et entreprises concernĂ©es ou encore les capitaux investis (pour mesurer l’activitĂ© Ă©conomique et industrielle rĂ©elles). Qu’il s’agisse des brevets ou des publications scientifiques, les valeurs prĂ©sentĂ©es dans les tableaux suivant Ă©taient nĂ©gligeables avant les annĂ©es 1990.

[modifier] L’évolution technologique de 1995 à 2003 dans le monde

Au regard de l’article paru dans la revue Nature Nanotechnology[8] en 2006, on note l’évolution suivante pour les brevets déposés à l’Office Européen des Brevets (EPO):

Année 1995 2000 2003
Nombre de brevets pour l'année 950 1600 2600

Si ces chiffres représentent une forte évolution, on note également une relative stabilité pour ces deux périodes. Néanmoins cette évolution ne prend pas en compte les croissances plus rapides (1997-1999) et les diminutions (2000-2001).

[modifier] L’évolution des connaissances fondamentales entre 1989 et 2000 dans le monde

Nous prendrons pour caractĂ©riser l’évolution des publications scientifiques, un article[9] utilisant une mĂ©thode plus englobante que celle utilisĂ©e dans nature nanotechnology et qui permet de caractĂ©riser l'Ă©volution des publications nanotechnologiques :

Périodes 1989-1990 1991-1992 1993-1994 1995-1996 1997-1998 1999-2000
Publications cumulées 1000 10000 20000 35000 55000 80000
Nouvelles publications 1000 9000 10000 15000 20000 25000

[modifier] Périodes de créations des entreprises concernées par les NST

En suivant un rapport [10] émis par la commission européenne à propos de l’estimation du développement économique des NST, nous pouvons regarder les dates de créations d’entreprises concernées par cette activité.

Périodes de création Avant 1900 1900-1950 1951-1980 1981-1990 1991-2000
Nombre d’entreprises concernées 20 60 45 75 230

Ces chiffres sont établis sur un répertoire d’entreprises particulier qui semble sous-évaluer les effectifs réels. Ils montrent bien une nette accélération des entreprises concernées par les nanotechnologies depuis les années 1990, mais d’autres sources, plus complètes, font des estimations bien au dessus de ces chiffres. Le site NanoVIP estimait qu'en 2005 plus de 1400 entreprises étaient identifiées comme étant concernées par les nanotechnologies. Plus récemment, des recherches[11] font état d’un nombre d’entreprises supérieur à 6 000 en 2006. Ces recherches s’appuient sur une méthode visant à combiner les sources d’informations[12] en ajoutant plusieurs marqueurs de l’activité nanotechnologique, comme par exemple les brevets. En 2006, à partir de ces résultats, les États-Unis accueillent 48% des entreprises qui investissent dans les nanotechnologies, alors que l’Europe (des 25 et des pays associés) totalise 30% et l’Asie 20%.

[modifier] Disciplines fondamentales des NST

Le développement actuel des NST mobilise et recouvre un large spectre de domaines et de disciplines scientifiques.

[modifier] Les principaux champs scientifiques concernés

Du point de vue de la connaissance scientifique mobilisĂ©e, plusieurs sous-disciplines sont particulièrement utiles aux dĂ©veloppements des connaissances fondamentales des NST. En effet, des analyses dĂ©taillĂ©es[13] de la manière dont sont publiĂ©s et construits les articles scientifiques concernant les nanotechnologies et les nanosciences, montrent l’émergence de trois sous-champs spĂ©cifiques :

  • biosciences et pharma : autour de la biologie, des laboratoires pharmaceutiques et des biotechnologies. Ce champ peut ĂŞtre qualifiĂ© comme celui de la nanobiologie.
  • nanomatĂ©riaux et synthèse chimique : autour de la chimie et des nanomatĂ©riaux. Ce champ peut ĂŞtre qualifiĂ© comme celui des nanomatĂ©riaux.
  • superconductivitĂ© et ordinateur quantique : essentiellement issue de la microĂ©lectronique, ce champ peut ĂŞtre qualifiĂ© comme celui de la nanoĂ©lectronique.

L’ensemble de ces trois champs s’articulent les uns aux autres avec plus ou moins d’intensité et de distance. Ils ont un impact important sur les modalités d’organisation de l’activité industrielle qu’ils mobilisent dans la zone concernée. En effet, la nanobiologie est essentiellement structurée autour de nombreuses petites entreprises et des grands groupes pharmaceutiques, alors que les activités industrielles concernées par la nanoélectronique s’organisent, pour l’essentiel, autour de très grands groupes, quelques petites entreprises et des grands équipements partagés.

[modifier] Ingénierie moléculaire

Engrenage moléculaire issu d'une simulation de la NASA.

L'ingénierie moléculaire, rendue possible grâce à l'invention d'un instrument comme le microscope à effet tunnel, consiste à construire et développer des molécules "à façon"[14].

[modifier] Médicales

Les communautés biologiques et médicales exploitent les propriétés des nanomatériaux pour des applications variées (des agents contrastants pour l'imagerie de cellules, des thérapeutiques pour la lutte contre le cancer).

On regroupe sous le terme de nanobiologie et de nanomédecine les applications dans ce domaine. En France, Patrick Couvreur est le plus ancien représentant des chercheurs de ce courant des NST.

On peut ajouter des fonctions aux nanomatériaux en les interfaçant avec des structures ou des molécules biologiques. Leur taille est en effet assez proche. Les nanomatériaux sont donc utiles à la recherche et aux applications in vivo et in vitro. Cette intégration permet l'émergence d'outils de diagnostic ou d'administration de médicaments.

[modifier] Énergétiques

On peut voir des avancées dans le domaine du stockage, de la production d'énergie ainsi que dans celui des économies d'énergie.

  • Des structures empilĂ©es de semi-conducteurs permettent d'atteindre de bien meilleurs rendements pour les cellules photovoltaĂŻques.
  • Des rĂ©ductions de la consommation d'Ă©nergie sont rendues possible par des systèmes d'isolation thermique, une amĂ©lioration des matĂ©riaux conducteurs. Dans le domaine de la production de lumière, l'utilisation de matĂ©riaux issus des nanotechnologies tels que les LEDs permettent d'obtenir un rendement très intĂ©ressant.
  • L'utilisation de matĂ©riaux nano-poreux pour le stockage de l'hydrogène pourrait enfin permettre de dĂ©mocratiser son utilisation, actuellement bloquĂ© par la faible quantitĂ© d'hydrogène stockĂ©s dans les rĂ©servoirs conventionnels qui sont par ailleurs bourrĂ©s de dĂ©fauts (fuite, rendements mĂ©diocres, lourds, chers, etc )

Cet hydrogène pourrait alors être utilisé dans des moteur à combustion ou par des piles à combustible .

  • L'utilisation des nanotubes de carbone dans le domaine du stockage de l'Ă©lectricitĂ© pourrait permettre de crĂ©er une pile, nommĂ©e supercondensateur, qui se rechargerait en quelques secondes, tout en Ă©tant plus lĂ©gère qu'une batterie chimique et en ayant une durĂ©e de vie d'environ 3000 ans[15].

[modifier] Électroniques

Les structures des puces électroniques ou des circuits intégrés sont déjà à l'échelle du nanomètre et utilisent intensivement les nanotechnologies. Les avancées sont constantes dans les domaines des communications, du stockage d'information et du calcul.

Il n’y a guère longtemps, on considérait qu'intégrer des composants de deux microns serait le seuil de miniaturisation absolu pour des dispositifs à semi-conducteurs (l'épaisseur du trait sur les circuits des premiers processeurs d'Intel était de l’ordre de 10 microns. À cette époque on pensait qu’il serait bien difficile de dépasser la barrière d'un micron).

En 2004, des architectures de 90 nanomètres constituent l’état de l’art et les processeurs sont produits en masse avec une finesse de 65 nanomètres dès le premier semestre 2006. Des puces gravĂ©es en 45 nanomètres sont sorties mi-2007, des puces en 32 nanomètres devraient sortir en 2008-2009 et la gravure en 22 nanomètres est dĂ©jĂ  envisagĂ©e... Mais il y a une limite absolue, tout du moins pour une technologie hĂ©ritĂ©e des procĂ©dĂ©s conventionnels de photolithographie, y compris les Ă©volutions des technologies actuelles, telles que la photolithographie « extrĂŞme-UV Â», la lithographie Ă  rayon X durs, la gravure par faisceau d'Ă©lectrons,... Les nanotechnologies suggèrent une nouvelle approche plus radicale lorsque les voies classiques auront atteint leurs limites.

Deux difficultĂ©s majeures prĂ©dominent dans la construction de circuits Ă©lectroniques Ă  base de nanotechnologie, et donc dans l'Ă©mergence de la nano-informatique :

  • Ă€ l’échelle du nanomètre, tout objet n’est qu’un assemblage des mĂŞmes briques Ă©lĂ©mentaires : les atomes. Ă€ cette Ă©chelle du millionième de millimètre, les propriĂ©tĂ©s physiques, mĂ©caniques, thermiques, Ă©lectriques, magnĂ©tiques et optiques dĂ©pendent directement de la taille des structures et peuvent diffĂ©rer fondamentalement de celles du matĂ©riau au niveau macroscopique, tel qu’on l'exploitait jusqu’à prĂ©sent. Cela est dĂ» Ă  un ensemble de raisons qui incluent le comportement quantique, mais Ă©galement l’importance croissante des phĂ©nomènes d'interface.
  • On est Ă  ce jour incapable de maĂ®triser l’assemblage coordonnĂ© d’un très grand nombre de ces dispositifs de commutation (par exemple transistor Ă  nanotubes de carbone - CNFET pour « Carbon Nanotube Field Effect Transistor Â» ou encore circuits Ă©lectroniques mono-molĂ©culaires hybrides,...) sur un circuit et encore moins de rĂ©aliser cela sur un plan industriel.

[modifier] Derrière les dĂ©finitions des NST ?

La diversitĂ© des recherches engagĂ©es dans le domaine des NST ainsi que la variĂ©tĂ© des savoirs mobilisĂ©s, a amenĂ© la constitution de plusieurs dĂ©finitions des NST dans la littĂ©rature. Ce constat peut s’appuyer sur deux idĂ©es centrales qui ont un impact important sur notre capacitĂ© Ă  trouver une dĂ©finition unique et stable :

  • le taux de croissance Ă©levĂ© (nombre d’articles et nombre de brevets par exemple) de cette discipline par rapport Ă  des sciences Ă©tablies (en incluant les biotechnologies qui sont en train de se stabiliser)
  • la nature floue des frontières de cette jeune discipline qui assemble et rĂ©organise des savoirs jusqu’alors (en partie) cloisonnĂ©s.

[modifier] Définition par les propriétés de la matière

Les NST peuvent être caractérisées par l'étude de nouvelles propriétés de la matière[16] apparaissant à l'échelle nanométrique, en particulier avec les effets de surface et les effets quantiques.

En effet, Ă  l'Ă©chelle nanoscopique, le rapport entre les diffĂ©rentes forces d'interactions est diffĂ©rent du rapport Ă  l'Ă©chelle macroscopique. Les forces de surface deviennent prĂ©pondĂ©rantes face aux forces d'inertie, en effet :

  • Les forces d'inertie et le poids varient avec le cube de la longueur caractĂ©ristique des objets manipulĂ©s (forces volumiques).
  • Les forces de surface telles que les forces de Van der Waals ou les forces Ă©lectromagnĂ©tiques varient avec le carrĂ© de la longueur caractĂ©ristique de l'objet.
  • La force de Casimir est souvent non nĂ©gligeable, et les axes frottent davantage que si elle n'existait pas.

De surcroît, les faibles dimensions permettent de faire intervenir des effets quantiques tels que l'effet tunnel, le transport balistique et l'émission de champs. Il existe des applications directes dans le domaine des semi-conducteurs et ouvre des perspectives pour les supraconducteurs.

Pour des tailles de l'ordre du nanomètre, les caractéristiques électriques, mécaniques ou optiques des matériaux changent. D'autre part, les rapports de surfaces devenant prépondérants, les nanotechnologies ouvrent des perspectives en chimie, en particulier pour la catalyse.

[modifier] Définition par l'approche bottom up

Il est également possible de définir les NST par la nouvelle démarche qui les caractériserait.

Historiquement, le processus de fabrication d’une machine ou d’un objet manufacturé simple relève de manipulations et d’agencements essentiellement macroscopiques. Les matériaux sont produits, mis en forme par enlèvement de matière[17] ou déformation, puis assemblés à l’échelle de grands agrégats de matière. Plus récemment, l’exemple de la microélectronique montre que nous sommes en mesure de produire sur une surface équivalente, un nombre toujours plus élevé d’éléments constituants. Ainsi le nombre de transistors des microprocesseurs sur une puce de silicium double tous les deux ans (loi de Moore). Cette augmentation illustre le phénomène de miniaturisation qui prédomine en microélectronique et plus largement en électronique.

Par opposition, la nanotechnologie s'appuie sur le procĂ©dĂ© inverse : elle consiste Ă  partir du plus petit pour aller vers le plus grand. Elle va de l’intĂ©rieur (des atomes) vers l’extĂ©rieur (les machines et les produits manufacturĂ©s). C’est pour cela que nous la qualifierons de technologie « ascendante Â». La nanotechnologie est donc la discipline qui vise Ă  Ă©tudier, manipuler et crĂ©er des groupes d'atomes puis des objets manufacturĂ©s par le contrĂ´le individuel des atomes, « du bas vers le haut Â».

Dans cette perspective, le terme générique "nanotechnologies" concerne l'assemblage contrôlé d'atomes et de molécules en vue de former des composants de taille supérieure caractérisés parfois par de nouvelles propriétés physico-chimiques.

[modifier] Nanotechnologies et applications

[modifier] Nanoparticules, nanomatériaux et applications commercialisées

MĂŞme s'il y a eu un engouement sur les applications potentielles des nanotechnologies, une grande partie des applications commercialisĂ©es se limite Ă  l’utilisation d’une « première gĂ©nĂ©ration Â» de nanomatĂ©riaux passifs. Cela inclut les nanoparticules de dioxyde de titane dans les crèmes solaires, cosmĂ©tiques et certains produits alimentaires ; des nanoparticules de fer dans le packaging alimentaire ; des nanoparticules d’oxyde de zinc dans les crèmes solaires et les cosmĂ©tiques, dans les enduits extĂ©rieurs, peintures, et dans les vernis d’ameublement ; et des nanoparticules d’oxyde de cĂ©rium intervenant comme un catalyseur de carburant.

Un projet, The Project on Emerging Nanotechnologies, recense les différents produits contenant des nanoparticules et basés sur des nanotechnologies. En 2007, ce projet identifie plus de 500 produits de consommation basés sur des nanotechnologies. En 2006, le rapport issu de ce projet nous indique que le principal secteur concerné par les produits de consommation nanotechnologiques est celui de la santé et des sports (vêtements, accessoires de sports, cosmétiques, soins personnels, crème solaire, …) avec 59% des produits suivit de l’électronique et de l’informatique qui en rassemble 14% (Audio et vidéo; caméra et pellicules; hardware informatique; dispositifs mobiles et communication).

[modifier] Approche bottom up et perspectives

De plus, les applications exigeant la manipulation ou l'arrangement des composants Ă  une Ă©chelle nanomĂ©trique (atome par atome) nĂ©cessitent l’approfondissement des recherches en cours avant d’aboutir Ă  leur commercialisation. En effet, les technologies actuellement marquĂ©es avec le prĂ©fixe « nano Â» sont parfois peu liĂ©es et Ă©loignĂ©es des objectifs finaux annoncĂ©s par les nanotechnologies, en particulier dans le cadre de la fabrique molĂ©culaire qui est une idĂ©e toujours suggĂ©rĂ©e par le terme. Ainsi, il peut y avoir un danger qu'une « bulle nano Â» se forme (ou soit en train de se former), issue de l'utilisation du terme par les scientifiques et les entrepreneurs afin de recueillir des moyens financiers supplĂ©mentaires, au dĂ©pend de l’intĂ©rĂŞt rĂ©el que reprĂ©sentent les possibilitĂ©s des transformations technologiques Ă  long terme[18].

David M. Berube, dans un livre sur la bulle nanotechnologique[19], conclut Ă©galement dans ce sens en rappelant qu’une partie de ce qui est vendu en tant que « nanotechnologies Â» est en fait un remaniement de la science des matĂ©riaux. Ce phĂ©nomène pourrait mener au fait que les nanotechnologies soient reprĂ©sentĂ©es par une industrie fondĂ©e essentiellement sur la vente de nanotubes et de nanowires (fils unidimensionnels mesurĂ©s en nanomètres), ce qui aurait pour effet de limiter le nombre de fournisseurs Ă  quelques entreprises vendant des produits Ă  faibles marges avec des volumes très consĂ©quents.

[modifier] L'organisation des NST

[modifier] Financements des NST

La recherche scientifique requière un investissement souvent important. Dans le cas des nanotechnologies, où l’objet d’étude se spécialise et qui nécessite des équipements spécifiques et coûteux, les investissements nécessaires ne peuvent être supportés par une seule équipe. Pour continuer leurs recherches, les scientifiques et les ingénieurs sont financés par une grande diversité d’acteurs qui peuvent être regroupés en trois catégories[20]:

  • Les organisations publiques (gouvernement) : les gouvernements soutiennent fortement Ă  la fois la recherche appliquĂ©e et la recherche fondamentale. En effet, certains pays ont un système de validation des brevets qui leurs sont propres, ainsi qu’un grand nombre d’agences et de dĂ©partements, qui permettent de favoriser l’obtention de contrats ou la protection de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. Les organisations publiques jouent donc un rĂ´le important dans le dĂ©ploiement des moyens de coordination, permettant d'amĂ©liorer la circulation des connaissances dans la communautĂ© scientifique, ainsi que de favoriser la rencontre entre les chercheurs, organisations, universitĂ©s et institutions.
  • Les organisations Ă  but non lucratif : les universitĂ©s constituent le cĹ“ur de cette catĂ©gorie, bien que pour leurs recherches elles reçoivent souvent des financements de sources extĂ©rieures, comme le gouvernement mais aussi les secteurs industriels concernĂ©s. Dans cette catĂ©gorie intervient aussi une multitude d’organisations de bases privĂ©es et d'autres organismes qui soutiennent, sans objectifs directement financiers, la recherche en sciences.
  • Entreprises et secteur privĂ© : dans la plupart des pays dĂ©veloppĂ©s, le secteur privĂ© est Ă  l’initiative d’environ les trois quarts des dĂ©penses nationales de recherches et de dĂ©veloppement. Cette importance du secteur privĂ© est Ă  nuancer avec des situations comme celles des Etats-Unis ou de l’Union EuropĂ©enne, qui ont des gouvernements qui investissent dans les NST en proposant une politique de recherche et d’innovation forte, en particulier dans les premières phases de dĂ©veloppement de secteurs industriels nouveaux, comme l’est celui des NST.


En prenant en compte à la fois les investissements privés et publics de R&D concernant les nanotechnologies, il est possible de positionner les pays les uns par rapport aux autres en fonction du volume des investissements réalisés. Toutefois, cette opération nécessite des précautions dans la mesure où, d’une part la taille des entités comparées intervient et d’autre part, pour le fait que chaque gouvernement a souvent un appareil ainsi que des modalités de financements de la recherche spécifiques. Ainsi, en 2005, la R&D des NST était financée à la hauteur de 48,1% par les gouvernements, de 46,6% par les entreprises et 5,2% par du capital risque pour un total investie sur l’année de 9,57 milliards de $[21]. En suivant cette répartition, le pays arrivant en tête est les Etats-Unis (1,606 milliard $), suivit du Japon (1,1 milliard $), de l'Allemagne (413 millions $), de l’Union Européenne (269 millions $), et de la Chine (250 millions $). La France, quant à elle, arrive en 8e position, en cumulant un total de 103 millions de $ dédié à la R&D des nanotechnologies[21].

[modifier] Structuration institutionnelle et institutions concernées

En Europe, le 7e PCRD joue un rĂ´le important dans l'organisation des recherches en NST Ă  l'Ă©chelle du continent. Le 7e Programme Cadre de Recherche et DĂ©veloppement est issu de la stratĂ©gie de Lisbonne, dont les objectifs gĂ©nĂ©raux ont Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© en 2000, qui dĂ©finit les orientations Ă©conomiques et politiques afin de doter l’Union europĂ©enne d’une Ă©conomie de la connaissance compĂ©titive et dynamique : « Les objectifs gĂ©nĂ©raux du 7e PC ont Ă©tĂ© regroupĂ©s en quatre catĂ©gories: CoopĂ©ration, IdĂ©es, Personnes et CapacitĂ©s. Pour chaque type d’objectif, il existe un programme spĂ©cifique correspondant aux domaines principaux de la politique de recherche de l’UE. Tous les programmes spĂ©cifiques Ĺ“uvrent en commun pour promouvoir et encourager la crĂ©ation de pĂ´les europĂ©ens d’excellence (scientifique) Â»[22]. L’Union EuropĂ©enne annonce plus d’un doublement des budgets allouĂ©s aux programmes cadre qui passeraient d’envions 20 milliards d’euro (entre 2002 et 2006) Ă  53,2 milliards (pour la pĂ©riode 2007 Ă  2013) [23]. A ce titre, les nanotechnologies figurent en bonne position dans la catĂ©gorie CoopĂ©rations du 7e PCRD, qui visent essentiellement Ă  favoriser la crĂ©ation de partenariats entre diffĂ©rentes Ă©quipes de recherche europĂ©enne (et les pays partenaires), ainsi qu’à dĂ©velopper des recherches pluridisciplinaires et transversales[23].

En symétrie avec le Programme Cadre de l’Union Européenne, les Etats-Unis ont défini la National Nanotechnology Initiative (NNI) qui a débuté en 2001. Contrairement à l’Union Européenne, ce programme fédéral de Recherche et Développement est spécifiquement dédié aux Nanotechnologies, mais vise également à coordonner les efforts des multiples agences qui travaillent à une échelle nanométrique en science et technologie[24]. En 2008, le budget alloué à la NNI serait de 1,5 milliard de $, soit plus du triple des dépenses estimées pour l’année 2001 (464 millions de $)[25].

Au regard des sommes investies, ce type de programme influe fortement sur la structuration des espaces de la recherche scientifique et sur la nature des collaborations engagées. En effet, c’est à partir d’axes initiaux de développement que sont définis des objectifs concrets qui amènent à construire des appels à projets.

À noter en matière de nanotechnologies, l'importance de la technopole grenobloise qui représente un bassin de recherche et d'ingénieurs unique en Europe dans ce domaine. Des pays émergeants, notamment le Maroc, ont créé des zones prioritaires dédiées à la recherche en nanotechnologies.

[modifier] La sociologie des NST

[modifier] Une manne financière pour les physiciens

[modifier] Le phénomène de "re-labelisation" des programmes de recherche

Tous les laboratoires affichant leur appartenance au domaine des NST n'ont pas nécessairement infléchis leurs thématiques de recherche. Certains ont "re-labélisé" leur travaux en ajoutant le préfixe "nano" à l'intitulé de leur programme, sans rien changer sur le fond.

[modifier] Philosophie des NST

Bernadette Bensaude Vincent analyse le rapport particulier qu'entretiennent les scientifiques impliqués dans les NST à leurs objets d'étude.

[modifier] Débat éthique et risques

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©bat sur les nanotechnologies.

Les enjeux et les risques induits par l’incorporation de matĂ©riaux nanotechnologiques[26] (en particulier avec les nanoparticules[27]) ainsi que les nouvelles applications qui seront permises par le biais de la maĂ®trise de la fabrication Ă  l’échelle atomique, nourrissent un vif dĂ©bat. Une de ces controverses pourrait se rĂ©sumer autour de l’idĂ©e que la fin du XXe siècle a Ă©tĂ© marquĂ©e par une Ă©volution scientifique et technologique majeure, dont les consĂ©quences ne sont pas encore toutes identifiĂ©es et qu’il convient dans ces circonstances de faire preuve de prudence et d’examiner les risques a priori en application du principe de prĂ©caution[28].

[modifier] Références

  1. ↑ The Royal Society & The Royal Academy of Engineering, « Nanoscience and nanotechnologies: opportunities and uncertainties Â», 2004, p. p5
  2. ↑ CEA, « Nanoscience-nanotechnologie Â», Ministère de la Recherche. ConsultĂ© le 15 mai 2007
  3. ↑ ...a field, in which little has been done, but in which an enormous amount can be done...
  4. ↑ Why cannot we write the entire 24 volumes of the Encyclopedia Brittanica on the head of a pin?
  5. ↑ Jean-Baptiste Waldner, Â« Nanocomputers & Swarm Intelligence [1] Â», dans , ISTE, 2007, p. p90.
  6. ↑ Jean-Baptiste Waldner, Â« Nano-informatique et Intelligence Ambiante - Inventer l'Ordinateur du XXIème Siècle [2] Â», dans , Hermes Science, 2007, p. p83.
  7. ↑ Pour la Science: Nanosciences, n° 290, Belin, Paris, décembre 2001
  8. ↑ Hullmann A, Â« Who is winning the global nanorace? Â», dans Nature Nanotechnology, vol. 1, 2006, p. 81-83 [lien DOI].
  9. ↑ Bonaccorsi A et Thoma G, Â« Scientific and Technological Regimes in Nanotechnology: Combinatorial Inventors and Performance Â», dans Laboratory of Economics and Management, 2005, p. 43 p..
  10. ↑ Hullmann A, Â« The economic development of nanotechnology - An indicators based analysis Â», dans European Commission, DG Research, 2006, p. 34p..
  11. ↑ Nanodistrict group, « Nanodistrict Positioning paper Â», 2007. ConsultĂ© le 22 septembre 2007
  12. ↑ Méthode et localisation d'un échantillon des firmes qui investissent dans les nanotechnologies dans le monde
  13. ↑ OECD, Â« Bibliometric Indicators of Nanoscience Research Â», dans NESTI, vol. 12, 2006, p. 20p..
  14. ↑ Le Cemes est un laboratoire de recherche du CNRS dédié à l'étude de l'infiniment petit, CNRS
  15. ↑ Science & vie junior #215, août 2007, p.44
  16. ↑ Michael Gleiche, Holger Hoffschulz, Steve Lenhert, Nanotechnology in Consumer Products, Nanoforum.org European Nanotechnology Gateway, 2006, 8-9 p.
  17. ↑ Waldner J.B., "Nanocomputers & Swarm Intelligence", ISTE, 2008 (ISBN 1847040020)
  18. ↑ Maynard A et Michelson E, Â« The Nanotechnology Consumer Products Inventory Â», dans Wilson Center and The Pew Charitable Trusts, 2006, p. 10 p..
  19. ↑ David M. Berube, Nano-hype: The Truth Behind the Nanotechnology Buzz, Prometheus Books, 2006 (ISBN 1-59102-351-3)
  20. ↑ Peter Bird, « Sources of Funding - Societal Dynamics of Nanotechnology Â», 2006, Clarkson University. ConsultĂ© le 22 septembre 2007
  21. ↑ a  b  National Research Council of the National Academies, A Matter of Size : Triennial Review of the National Nanotechnology Initiative, The National Academy Press, 2006, 46-47 p. (ISBN 0-309-10223-5)
  22. ↑ CORDIS, « Comprendre le 7e PC Â», 2006, Office des publications. ConsultĂ© le 24 septembre 2007
  23. ↑ a  b  Commission europĂ©enne Direction gĂ©nĂ©rale de la Recherche, Le 7ème programme Cadre : placer la recherche europĂ©enne au premier plan, Office des publications, 2007, 2-5 p.
  24. ↑ National Nanotechnology Initiative, « About the NNI Â». ConsultĂ© le 24 septembre 2007
  25. ↑ National Nanotechnology Initiative, « National Nanotechnology Initiative: FY 2008 Budget & Highlights Â», 2007, National Science and Technology Council. ConsultĂ© le 24 septembre 2007
  26. ↑ ComitĂ© scientifique des risques sanitaires Ă©mergents et nouveaux, « Les mĂ©thodologies qui existent pour Ă©valuer les risques liĂ©s aux nanoparticules sont-elles appropriĂ©es ? Â», 2006, Commission europĂ©enne. ConsultĂ© le 21 septembre 2007
  27. ↑ ComitĂ© de la PrĂ©vention et de la PrĂ©caution, « Nanotechnologies, nanoparticules : quels dangers ? quels risques ? Â», 2006, Ministère de l'Ă©cologie, du dĂ©veloppement et de l'amĂ©nagement durables. ConsultĂ© le 22 septembre 2007
  28. ↑ Louis Laurent, Jean-Claude Petit, « Nanosciences : nouvelle âge d'or ou apocalypse Â», CEA. ConsultĂ© le 21 septembre 2007

[modifier] Chronologie

  • 1911 : Premiere utilisation du prefix "nanno" par un scientifique
  • 1956 : choix du prefix "nano" par le BIPM comme une sous unite du metre
  • 1959 : Richard Feynman tient son discours au Caltech oĂą il dĂ©clare « There is Plenty of Room at the Bottom Â» (Il y a beaucoup d'espace en bas, sous-entendu : Ă  Ă©tudier)
  • 1974 : Première mention du terme nanotechnologie, forgĂ© par Norio Tanigushi
  • 1974 : Invention de la diode molĂ©culaire par A. Aviram et M. Ratner
  • 1981 : Invention du microscope Ă  effet tunnel
  • 1985 : DĂ©couverte des fullerènes
  • 1986 : Invention du microscope Ă  force atomique par des chercheurs d'IBM a Zurich
  • 1986 : Parution de "Engines of Creation: The Coming Era of Nanotechnology", de Kim Eric Drexler
  • 1987 : La pointe du microscope a effet tunnel est utilise par des chercheurs d'IBM pour faire commuter un seul interupteur moleculaire
  • 1990 : Des chercheurs d'IBM Ă©crivent le nom de leur sociĂ©tĂ© avec 35 atomes de xĂ©non Ă  l'aide d'un microscope Ă  effet tunnel
  • 1991 : DĂ©couverte des nanotubes
  • 1995 : Premier contact Ă©lectrique sur une seule molĂ©cule
  • 1997 : Premier amplificateur rĂ©alisĂ© avec une seule molĂ©cule
  • 1998 : Première observation de la rotation d'une molĂ©cule rotor de 1 nm de diamètre
  • 2001 : Premier transistor rĂ©alisĂ© avec un nanotube
  • 2001 : Invention de la molĂ©cule brouette par des chercheurs toulousains
  • 2003 : Millipede, prototype de système de stockage de donnĂ©es, rĂ©alisĂ© par IBM, et utilisant des perforations nanomĂ©triques
  • 2004 : Premiers microprocesseurs gravĂ©s avec une finesse de 0,09 Âµm, soit 90 nm, chez Intel et AMD
  • 2005 : Intel construit des transistors de 65 nm
  • 2006 : Intel est en phase de test pour la gravure en 45 nm qui devrait arriver en 2007
  • 2007 : Invention du premier dispositif mĂ©canique molĂ©culaire: un pignon le long d'une crĂ©maillère

[modifier] Voir aussi

Pages sur ce thème sur les projets Wikimedia :

[modifier] Liens internes

  • Biotechnologies
  • Microsystème Ă©lectromĂ©canique
  • Nanosystème Ă©lectromĂ©canique
  • Nanorobot
  • Nano-informatique
  • MĂ©canique quantique
  • DĂ©bat sur les nanotechnologies
  • NanomatĂ©riau
  • Nanopoudre

[modifier] Bibliographie

[modifier] Livres

  • (fr) Michael Crichton (2002), La Proie, roman.
  • (fr) Eric Drexler (1986), Engins de crĂ©ation, ISBN 2-7117-4853-7.
  • (fr) Christian Joachim, Laurence PlĂ©vert (2008), Nanosciences. La rĂ©volution invisible, Seuil, Paris, ISBN 978-2-02-086703-0.
  • (fr) Yan de Kerorguen ((2006), "Les nanotechnologies, espoir, menace ou mirage?". Editions Lignes de repères, 157 pages, ISBN 2-915752-14-1.
  • (en) Kurzweil,Ray. (2006), Promise and Peril - The Deeply Intertwined Poles of 21st Century Technology, Communications of the ACM, Vol. 44, Issue 3, pp. 88-91.
  • (fr) Dominique Luzeaux et Thierry Puig (2007), Ă€ la conquĂŞte du nanomonde. Nanotechnologies et microsystèmes, Éditions du FĂ©lin. ISBN 978-2-86645-643-6.
  • (fr) Jean-Louis Pautrat (2002), conseiller en communication de Minatec, Demain le nanomonde : Voyage au cĹ“ur du minuscule, ISBN 2-213-61336-2.
  • (fr) Pièces et Main d'Ĺ’uvre, Nanotechnologies/Maxiservitudes, L'Esprit frappeur, 2006, 133 pages, (ISBN 2844052266).
  • (fr) Mark Ratner, Daniel Ratner (2003), Nanotechnologies - La rĂ©volution de demain, ISBN 2-7440-1604-7.
  • (en) N. Taniguchi (1974), On the Basic Concept of 'Nano-Technology', Proc. Intl. Conf. Prod. Eng. Tokyo, Part II, Japan Society of Precision Engineering.
  • (fr) Jean-Baptiste Waldner (2006), Nano-informatique et Intelligence Ambiante, Hermes Science, London, ISBN 2-7462-1516-0.
  • (fr) Michel Wautelet (2003), Les nanotechnologies, ISBN 2-10-007954-9.
  • (en) Mark R. Wiesner and Jean-Yves Bottero (2007), Environmental Nanotechnology : Applications and Impacts of Nanomaterials, Mc Graw Hill, New York, ISBN 978-0-07-147750-5.

[modifier] Articles

  • (fr) Jean-Pierre Dupuy, « Le risque inouĂŻ des nanotechnologies Â», L'Écologiste, n°10, juin 2003, p. 70-72. L'un des articles clefs du premier dossier critique de la presse française sur les nanotechnologies.

[modifier] Liens externes

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