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Particule ?


Particule ? : encyclopédie physique

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Ce diagramme prĂ©sente les diffĂ©rents genres de radiation ionisante et leur capacitĂ© Ă  pĂ©nĂ©trer la matiĂšre. Les particules alpha sont arrĂȘtĂ©es par une simple feuille de papier tandis que les particules bĂȘta sont stoppĂ©es par une feuille d'aluminium. Le rayonnement gamma quant Ă  lui, trĂšs pĂ©nĂ©trant est amorti quand il pĂ©nĂštre de la matiĂšre dense. Les rayons gamma peuvent ĂȘtre arrĂȘtĂ©s avec quatre mĂštres de bĂ©ton.
Ce diagramme prĂ©sente les diffĂ©rents genres de radiation ionisante et leur capacitĂ© Ă  pĂ©nĂ©trer la matiĂšre. Les particules alpha sont arrĂȘtĂ©es par une simple feuille de papier tandis que les particules bĂȘta sont stoppĂ©es par une feuille d'aluminium. Le rayonnement gamma quant Ă  lui, trĂšs pĂ©nĂ©trant est amorti quand il pĂ©nĂštre de la matiĂšre dense. Les rayons gamma peuvent ĂȘtre arrĂȘtĂ©s avec quatre mĂštres de bĂ©ton.
Particule α
Particule α

Les particules alpha ou rayons alpha sont une forme de rayonnement Ă©mis par des particules hautement ionisĂ©es et peu pĂ©nĂ©trantes. Elles sont constituĂ©es de deux protons et deux neutrons combinĂ©s en une particule identique au noyau d'hĂ©lium ; elles peuvent donc s'Ă©crire He2+. La masse d'une particule alpha est de 6,644656 × 10-27 kg, ce qui Ă©quivaut Ă  une Ă©nergie de 3,72738 GeV.

Les particules alpha sont Ă©mises par des noyaux radioactifs comme l'uranium ou le radium par l'intermĂ©diaire d'un processus nommĂ© dĂ©sintĂ©gration alpha. Ce processus laisse parfois le noyau dans un Ă©tat excitĂ© ; l'Ă©mission d'un rayon gamma permet au noyau d'Ă©vacuer cet excĂšs d'Ă©nergie et de retourner Ă  l'Ă©tat fondamental. Au contraire de la dĂ©sintĂ©gration bĂȘta, la dĂ©sintĂ©gration alpha est soumise Ă  la force nuclĂ©aire forte et est caractĂ©ristique des noyaux lourds (masse atomique > 200). Dans le cadre de la mĂ©canique classique, les particules alpha ne possĂšdent pas assez d'Ă©nergie pour Ă©chapper Ă  l'attraction du noyau mais l'effet tunnel leur permet de le faire. Lorsqu'une particule alpha est Ă©mise, la masse atomique d'un Ă©lĂ©ment diminue d'environ 4,0015 unitĂ©s de masse atomique du fait de la perte de quatre nuclĂ©ons. Ayant perdu deux protons, l'atome considĂ©rĂ© voit son nombre atomique diminuer de deux, se transformant en un nouvel Ă©lĂ©ment. Un exemple est la transformation du radium en gaz radon par dĂ©sintĂ©gration alpha.

L'Ă©nergie d'une particule alpha est variable, les plus gros noyaux Ă©mettant des particules de plus haute Ă©nergie, mais la plupart des particules alpha possĂšdent une Ă©nergie comprise entre 3 et 7 MeV. Ceci reprĂ©sente une quantitĂ© d'Ă©nergie relativement Ă©levĂ©e pour une seule particule, mais leur masse importante implique que les particules alpha ont une vitesse plus faible (typiquement, une Ă©nergie cinĂ©tique de 5 MeV donne une vitesse de 15 000 km/s pour la particule) que les autres types de radiations courantes (particules bĂȘta, rayonnement gamma, neutrons, etc.). Du fait de leur masse et de leur charge importante, les particules alpha sont facilement absorbĂ©es par la matiĂšre et ne peuvent parcourir que quelques centimĂštres dans l'air. Elles peuvent ĂȘtre arrĂȘtĂ©es par une feuille de papier ou par la partie externe de la peau et ne sont donc en gĂ©nĂ©ral pas dangereuses pour la santĂ© sauf si la source est inhalĂ©e ou ingĂ©rĂ©e. Par contre, si une source de rayonnement alpha pĂ©nĂštre dans le corps humain elle est la forme de radiation la plus dangereuse; car c'est la plus ionisante et des doses suffisamment fortes peuvent provoquer tous les symptĂŽmes d'empoisonnement radioactif. On estime que les dommages causĂ©s aux chromosomes par les particules alpha sont environ 100 fois plus importants que ceux provoquĂ©s par une autre radiation en quantitĂ© Ă©quivalente. Le polonium 210, Ă©metteur de particules alpha, est suspectĂ© de jouer un rĂŽle dans les cancers du poumon et de la vessie liĂ©s au tabac.

La plupart des dĂ©tecteurs de fumĂ©e contiennent un petite quantitĂ© d'une source de particule alpha : l'amĂ©ricium 241. Cet isotope est extrĂȘmement dangereux s'il est inhalĂ© ou ingĂ©rĂ© mais le danger est minime si la source reste scellĂ©e.

Le fait que les particules alpha apparaissent naturellement et qu'elles possĂšdent une Ă©nergie suffisamment haute pour participer Ă  une rĂ©action nuclĂ©aire a permis, Ă  travers leur Ă©tude, certaines avancĂ©es dans le domaine de la physique nuclĂ©aire. Le physicien Ernest Rutherford utilisa les particules alpha pour prouver que le modĂšle atomique de type « gĂąteau aux Ă©lectrons Â» (« plum pudding Â») Ă©tait erronĂ© (Voir ExpĂ©rience de Rutherford).

Dans le domaine de l'informatique, certaines erreurs de DRAM étaient liées à l'émission de particules alpha dans les puces DRAM d'Intel datant de 1978. Cette découverte entraßna un contrÎle strict des éléments radioactifs présents dans les matériaux semi-conducteurs et le problÚme fut considéré comme résolu.

[modifier] Notes et références de l'article

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu d’une traduction de l’article de WikipĂ©dia en anglais intitulĂ© « Alpha particle Â».

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

  • DĂ©sintĂ©gration radioactive
  • RadioactivitĂ©
  • Radioisotope
  • Rayon cosmique
  • Physique nuclĂ©aire
  • Rayonnement alpha

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