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Physique des particules

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Physique des particules : encyclopédie mathématique

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Chambre à bulles exposée à l'extérieur d'un bùtiment (probablement utilisée par le Fermilab)(photo du Fermilab)
Chambre à bulles exposée à l'extérieur d'un bùtiment (probablement utilisée par le Fermilab)
(photo du Fermilab)

La physique des particules est la branche de la physique qui Ă©tudie les constituants Ă©lĂ©mentaires de la matiĂšre et les rayonnements, ainsi que leurs interactions. On l'appelle aussi parfois physique des hautes Ă©nergies car de nombreuses particules Ă©lĂ©mentaires, instables, n'existent pas Ă  l'Ă©tat naturel et peuvent seulement ĂȘtre dĂ©tectĂ©es lors de collisions Ă  hautes Ă©nergies entre particules stables dans les accĂ©lĂ©rateurs de particules.

Sommaire

[modifier] Historique

L'idĂ©e que la matiĂšre se compose de particules Ă©lĂ©mentaires date au moins du VIe siĂšcle av. J.-C.. A l'Ă©poque, elle reposait au fond sur l'incapacitĂ© Ă  maĂźtriser la notion de continu : voir les paradoxes de ZĂ©non d'ÉlĂ©e.

La doctrine philosophique de l'atomisme a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©e par les philosophes grecs, tels que Leucippe, DĂ©mocrite et Épicure. Bien qu'au XVIIe siĂšcle, Isaac Newton ait pensĂ© que la matiĂšre soit composĂ©e de particules, c'est John Dalton qui, en 1802, Ă©nonça formellement que tout est constituĂ© d'atomes minuscules. Cette hypothĂšse ne devint rĂ©ellement scientifique qu'Ă  partir du moment oĂč l'on sut estimer la taille des atomes (1865, Loschmidt ; 1870, Lord Kelvin)

En 1869, le premier tableau pĂ©riodique de MendeleĂŻev permit d'affermir le point de vue prĂ©valant durant tout le XIXe siĂšcle que la matiĂšre Ă©tait faite d'atomes. Les travaux de Thomson Ă©tablirent que les atomes sont composĂ©s d'Ă©lectrons lĂ©gers et de protons massifs. Rutherford Ă©tablit que les protons sont concentrĂ©s dans un noyau compact. Initialement, on pensait que le noyau Ă©tait seulement constituĂ© de protons et d'Ă©lectrons confinĂ©s (afin d'expliquer la diffĂ©rence entre la charge et le nombre de masse), mais ultĂ©rieurement il s'avĂ©ra qu'il Ă©tait constituĂ© de protons et de neutrons.

Au XXe siĂšcle, les progrĂšs de la physique nuclĂ©aire et de la physique quantique, avec les preuves spectaculaires de la fission nuclĂ©aire et de la fusion nuclĂ©aire, donnĂšrent naissance Ă  une industrie capable de produire un atome Ă  partir d'un autre, rendant mĂȘme possible (mais non rentable Ă©conomiquement) la transmutation de plomb en or.

Tout au long des annĂ©es 1950 et des annĂ©es 1960, une variĂ©tĂ© ahurissante de particules a Ă©tĂ© trouvĂ©e lors d'expĂ©riences de collision : un « zoo de particules ». Cette expression perdit de son intĂ©rĂȘt aprĂšs la formulation du modĂšle standard dans les annĂ©es 1970, car le grand nombre de ces particules put ĂȘtre conçu comme rĂ©sultant de combinaisons d'un relativement petit nombre de particules fondamentales, encore que le calcul des propriĂ©tĂ©s des particules composĂ©es en soit encore Ă  ses balbutiements, et que les nombreux paramĂštres du modĂšle standard n'aient pas trouvĂ© d'explication satisfaisante pour leurs valeurs.

[modifier] Les grandes dates

[modifier] Classement des particules subatomiques

[modifier] Introduction

Les particules Ă©lĂ©mentaires peuvent ĂȘtre classĂ©es en diffĂ©rentes sous-catĂ©gories en fonction de leur nature.

[modifier] Leptons, hadrons et quarks

[modifier] Leptons

Les leptons (du grec leptos, léger, ainsi nommés parce que leurs masses sont relativement petites) sont caractérisés par les propriétés suivantes:

  1. Absence d'interaction forte (ils ne portent pas de couleur).
  2. Charges Ă©lectriques entiĂšres (multiples de la charge de l’électron).
  3. Charge « faible » les regroupant en paires appelĂ©es doublets d’interaction faible.
  4. Obéissance à la statistique de Fermi-Dirac (ce sont des fermions).

Les trois paires, familles ou gĂ©nĂ©rations de leptons connues sont :

  1. \scriptstyle e ~ - ~ \nu_e
  2. \scriptstyle \mu ~ -  ~  \nu_\mu
  3. \scriptstyle \tau  ~  -  ~ \nu_\tau

[modifier] Hadrons

Les hadrons (du grec hadros, gros, Ă©pais) sont caractĂ©risĂ©s par les propriĂ©tĂ©s suivantes :

  1. PrĂ©sence d’interaction forte (appelĂ©e « rĂ©siduelle » pour la distinguer de l'interaction forte de couleur liant les quarks et les gluons entre eux).
  2. Charges Ă©lectriques entiĂšres (multiples de la charge de l’électron).
  3. Interactions faibles.
  4. Constitution Ă  partir de quarks.

Les hadrons ne sont donc pas des particules fondamentales, mais plutĂŽt des Ă©tats liĂ©s de quarks. On en observe plus de 200. Ils peuvent ĂȘtre classĂ©s en deux groupes : les baryons, (du grec barus, lourd) auxquels on associe un nombre quantique spĂ©cial (le nombre baryonique) essentiellement constituĂ©s de trois quarks, et les mĂ©sons, (du grec mesos, moyen) responsables des interactions fortes « rĂ©siduelle » entre hadrons, et auxquels on donne le nombre baryonique 0, car ils sont composĂ©s d'un quark et d'un antiquark.

Voici les hadrons les plus frĂ©quemment observĂ©s (baryons de spin 1/2, mĂ©sons de spin 0 et baryons de spin 3/2) – sur ces figures, l'axe vertical, orientĂ© vers le bas, donne l'Ă©trangetĂ© S , l'axe horizontal I3 la composante d'isospin, et l'axe oblique Q la charge Ă©lectrique ; les particules sont reprĂ©sentĂ©es par les cercles roses, et leur(s) symbole(s) figure Ă  cĂŽté ; les cercles divisĂ©s en deux reprĂ©sentent les deux particules indiquĂ©es en regard, qui diffĂšrent par diverses propriĂ©tĂ©s, notamment leur masse, non reprĂ©sentĂ©es sur ces diagrammes. Enfin, le contenu principal en quarks est indiquĂ© Ă  l'intĂ©rieur de chaque cercle :

Premier nonet de baryons
Premier nonet de baryons


Nonet de baryons
(spin 1/2)
Octet NuclĂ©ons : S = 0 \scriptstyle n,~p neutron et proton
ÉtrangetĂ© 1 \scriptstyle \Sigma^-,~\Sigma^0,~\Sigma^+ 3 Sigma
ÉtrangetĂ© 2 \scriptstyle \Xi^-,~\Xi^0 2 Xi
Singulet ÉtrangetĂ© 1 \scriptstyle \Lambda^0 1 Lambda


Ce « nonet » de 9 baryons assez semblables se divise en un « octet » de 8 et une seule particule formant un « singulet ». Ceci correspond Ă  des propriĂ©tĂ©s de symĂ©trie entre les quarks composants, se reflĂ©tant notamment sur la diffĂ©rence de masse entre les deux Ă©lĂ©ments centraux Λ0 et ÎŁ0.


Premier nonet de mésons
Premier nonet de mésons



Nonet de mésons
(spin 0)
Octet ÉtrangetĂ© -1 \scriptstyle K^0,~K^+ 2 kaons
ÉtrangetĂ© 0 \scriptstyle \pi^-,~\pi^0,~\pi^+ 3 pions
ÉtrangetĂ© +1 \scriptstyle K^-,~\bar{K}^0 2 anti-kaons
Singulet ÉtrangetĂ© 0 \scriptstyle \eta 1 ĂȘta


A nouveau, ce « nonet » de 9 mĂ©sons assez semblables se divise en un « octet » de 8 et un « singulet ».

Premier décuplet de baryons
Premier décuplet de baryons



Décuplet de baryons
(spin 3/2)
ÉtrangetĂ© 0 \scriptstyle \Delta^-,~\Delta^0,~\Delta^+,~\Delta^{++} 4 Delta
ÉtrangetĂ© 1 \scriptstyle \Sigma^{*-},~\Sigma^{*0},~\Sigma^{*+} 3 Sigma excitĂ©s
ÉtrangetĂ© 2 \scriptstyle \Xi^{*-},~\Xi^{*0} 2 Xi excitĂ©s
ÉtrangetĂ© 3 \scriptstyle \Omega^- 1 Omega

Ici, la symĂ©trie entre les membres du dĂ©cuplet est plus frappante : l'axe de la charge Ă©lectrique Q correspond bien, Ă  une constante prĂšs, au nombre de quarks u, celui de l'Ă©trangetĂ© S au nombre de quarks s, et le troisiĂšme axe, non tracĂ©, bissecteur entre les deux prĂ©cĂ©dents, au nombre de quarks d.

[modifier] Quarks

Les quarks sont les particules fondamentales qui forment les particules observées.

  1. Ils interagissent fortement (soumis à l’interaction forte)
  2. Ils portent des charges électriques fractionnaires.
  3. Ils possùdent une charge faible et forment des doublets d’interaction faible.
  4. On leur associe aussi une charge de couleur (3 couleurs possibles, ce sont des triplets) par laquelle ils subissent l’interaction forte.
  5. Ils obéissent à la statistique de Fermi-Dirac (ce sont des fermions).

On compte six types ou saveurs de quarks : up, down, Ă©trange, charmĂ©, bottom (aussi appelĂ© « quark beautĂ© Â» pour des raisons historiques) et top. Comme les leptons, ils peuvent ĂȘtre regroupĂ©s en doublets qui sont des copies conformes, sauf pour ce qui est de leurs masses.

Quarks Antiquarks
Q = 2/3 Q = −1/3 Q = -2/3 Q = 1/3
\scriptstyle \mathbf u (up) \scriptstyle \mathbf d (down) \scriptstyle \mathbf \bar{u} (anti-up) \scriptstyle \mathbf \bar{d} (anti-down)
\scriptstyle \mathbf c (charme) \scriptstyle \mathbf s (étrange) \scriptstyle \mathbf \bar{c} (anti-charme) \scriptstyle \mathbf \bar{s} (anti-étrange)
\scriptstyle \mathbf t (top) \scriptstyle \mathbf b (bottom) \scriptstyle \mathbf \bar{t} (anti-top) \scriptstyle \mathbf \bar{b} (anti-bottom)

De façon générale, on soupçonne que les familles de quarks et leptons sont reliées; il en existe trois de chaque. En 2007, il semble que seuls des arguments de symétrie viennent appuyer cette assertion.


[modifier] Gluons

Les gluons sont les particules fondamentales qui assurent la cohésion des hadrons et des mésons en liant les quarks entre eux.

  1. Ils interagissent fortement (porteurs de l’interaction forte)
  2. Ils sont électriquement neutres.
  3. Ils ne possùdent pas d’interaction faible.
  4. On leur associe aussi une charge de couleur (8 couleurs possibles, c'est un octet) et ils subissent donc l'interaction forte.
  5. Ils obéissent à la statistique de Bose-Einstein (ce sont des bosons).


On ne compte que huit gluons, qui interagissent avec tous les types ou saveurs de quarks, mais Ă©galement entre eux, puisqu'ils sont eux-mĂȘmes colorĂ©s. Ceci rend les calculs mathĂ©matiquement trĂšs compliquĂ©s, d'oĂč le fait que les progrĂšs sur l'architecture des particules soient trĂšs lents, bien que la thĂ©orie soit formellement connue.

En raison de l'intensitĂ© de l'interaction forte, les quarks et gluons, Ă©tant colorĂ©s, subissent le confinement de couleur, qui fait que l'on ne peut pas les observer isolĂ©ment. Seules des combinaisons oĂč toutes les couleurs se compensent (combinaisons blanches) peuvent constituer des hadrons libres.

[modifier] Existence de trois familles

L'ensemble des particules Ă©lĂ©mentaires semble pouvoir se dĂ©composer en trois familles (ce nombre de trois est un paramĂštre fondamental du modĂšle standard, Ă  ne pas confondre avec le nombre de couleurs portĂ©es par les quarks, autre paramĂštre fondamental) :

Image:Familles particules.jpg

[modifier] Bosons et fermions

La mécanique quantique introduit la notion de moment cinétique intrinsÚque d'une particule, le spin. Il peut prendre des valeurs qui sont des multiples de \scriptstyle \hbar/2 = h/4\pi. Il détermine également le type de statistique auquel est soumise la particule.

[modifier] Particules et antiparticules

IcĂŽne de dĂ©tail Article dĂ©taillĂ© : Antiparticule.

La notion d'antiparticule fut proposĂ©e par Paul Dirac en 1928. Certaines solutions de l'Ă©quation qui porte son nom apparaissent comme portant une Ă©nergie nĂ©gative. Dirac interprĂ©ta ces solutions ainsi : en fait l'espace vide est l'ensemble de toutes ces solutions. Si l'on apporte suffisamment d'Ă©nergie Ă  une partie du vide reprĂ©sentĂ©e par une de ces solutions, elle devient une solution d'Ă©nergie positive, et laisse sa place vacante. Le trou laissĂ© vacant par cette solution d'Ă©nergie nĂ©gative apparaĂźt comme une particule d'Ă©nergie positive, et dont toutes les propriĂ©tĂ©s (charge Ă©lectrique, par exemple) sont opposĂ©es Ă  celles des solutions normales. C'est ce qu'on appelle une antiparticule.

Une antiparticule se caractĂ©rise donc par :

Par convention, l'antiparticule est dĂ©signĂ©e par une barre supĂ©rieure, ce qui n'est utile que si on ne peut pas la distinguer par sa charge. Par exemple, on pourrait Ă©crire : \scriptstyle\overline{e^-} ~= ~\bar{e}\,^+ ~=~ e^+

[modifier] Interactions et champs

La mécanique classique et la théorie quantique des champs ont des approches différentes lorsqu'il s'agit d'écrire les interactions.

\scriptstyle\Delta E \times \Delta t \,>\, \hbar et \scriptstyle\Delta x \times \Delta p \,>\, \hbar

Les Ă©tats transitoires sont appelĂ©s « virtuels », par exemple, un photon virtuel peut avoir une quadri-impulsion telle que \scriptstyle p^2\neq 0 : si \scriptstyle \Delta t est limitĂ©, alors l'Ă©nergie n'est conservĂ©e qu'Ă  des Ă©carts \scriptstyle \Delta E ~\sim~ \hbar/\Delta t prĂšs.

[modifier] Interaction électromagnétique

L' interaction Ă©lectromagnĂ©tique se caractĂ©rise par les propriĂ©tĂ©s suivantes :

[modifier] Interaction faible

Les manifestations typiques de l'interaction faible sont :


Interactions faibles électromagnétiques fortes
Réaction \scriptstyle \Sigma^- \to n + \pi^- \scriptstyle \Sigma^0 \to \Lambda + \gamma \scriptstyle \Delta^{++} \to p + \pi^+
\scriptstyle \Delta S 1 0 0
\scriptstyle \Delta I 1/2 1 0
\scriptstyle \tau 10-10 s 10-19 s 5 . 10-24 s


oĂč \scriptstyle \Delta S est le changement du nombre quantique d’étrangetĂ©, \scriptstyle \Delta I celui de spin isotopique, et \scriptstyle \tau est la vie moyenne ou durĂ©e des interactions. L'interaction forte doit conserver S et I, l'Ă©lectromagnĂ©tique S, mais pas I, et la faible, aucune des deux. D'oĂč la possibilitĂ© pour l'une ou pour l'autre de dominer le processus.

Les interactions faibles sont alors caractĂ©risĂ©es par les propriĂ©tĂ©s suivantes :

Les interactions Ă©lectromagnĂ©tique et faible (Ă©lectrofaibles) sont unifiĂ©es dans le modĂšle de Glashow-Weinberg-Salam (1967). Mais Ă  basse Ă©nergie, la symĂ©trie est brisĂ©e et les deux forces apparaissent bien distinctes. Les interactions faibles mettent en jeu un couplage faible gW et l’échange des bosons de jauge W± et Z0. Les rĂ©actions faibles sont caractĂ©risĂ©es par une amplitude de probabilitĂ© de la forme :

Amplitude ≈ gÂČW/(qÂČ âˆ’ MÂČW,Z)

oĂč qÂČ est le carrĂ© de la quadri-impulsion transfĂ©rĂ©e par l’échange du quantum.

Dans la limite qÂČ â†’ 0, la thĂ©orie de Glashow-Weinberg-Salam se ramĂšne Ă  la thĂ©orie des interactions faibles de Fermi (1935), oĂč les interactions impliquant quatre particules sont ponctuelles et de force GF, la constante de Fermi : \scriptstyle G_F / (\hbar c)^3 = \scriptstyle 1.1\times 10^{-5}~\mathrm{GeV}^{-2}.

Le modĂšle de Glashow-Weinberg-Salam a l’avantage sur la thĂ©orie de Fermi d’ĂȘtre renormalisable, c'est Ă  dire d'avoir un comportement calculable Ă  haute Ă©nergie (aux masses des W et Z et au-dessus).

C’est aussi un exemple d’unification de forces (faible et e. m.).

[modifier] Interaction électrofaible

L'interaction électrofaible est l'interaction qui unifie l'électromagnétisme et l'interaction faible.

[modifier] Interaction forte

L' interaction forte est frĂ©quente dans les collisions de hadrons Ă  haute Ă©nergie. Elle implique, au niveau fondamental, les interactions entre quarks et gluons. On les retrouve par exemple dans la collision \scriptstyle K^- + p \to \Sigma^0 dont la durĂ©e est d’environ τ = 10−23 s. Les interactions fortes sont caractĂ©risĂ©es par les propriĂ©tĂ©s suivantes :

[modifier] Interaction gravitationnelle

Il n’existe pas actuellement une thĂ©orie de la gravitĂ© quantique satisfaisante du point de vue de la phĂ©nomĂ©nologie bien que la thĂ©orie des supercordes soit un bon candidat (la gravitation quantique Ă  boucles cependant ne propose pas d'unifier la gravitation avec les autres interactions du modĂšle standard). Par contre, une thĂ©orie quantique gravitationnelle devrait possĂ©der les caractĂ©ristiques suivantes :

[modifier] Tableau récapitulatif

particules
élémentaires
fermions leptons ChargĂ©s Ă©lectron : \scriptstyle e^-
muon : \scriptstyle \mu^-
tauon : \scriptstyle\tau^-
Neutrinos Ă©lectronique : \scriptstyle \nu_e
muonique : \scriptstyle \nu_\mu
tauonique : \scriptstyle \nu_\tau
quarks Charge +2/3 up : \scriptstyle u
charm : \scriptstyle c
top : \scriptstyle t
Charge -1/3 down : \scriptstyle d
strange : \scriptstyle s
bottom/beauty : \scriptstyle b
bosons bosons
de jauge
Interaction
électrofaible
photon : \scriptstyle\gamma
Boson Z : \scriptstyle Z^0
Boson W- : \scriptstyle W^-
Boson W+ : \scriptstyle W^+
Int. forte gluon
bosons
hypothétiques
Gravitation graviton
Int. él.-faible boson de Higgs
particules
composées
(hadrons)
baryons
(fermions)
« lĂ©gers » nuclĂ©ons neutron : \scriptstyle n
proton : \scriptstyle p
Autres Delta : \scriptstyle \Delta^{++}~ \ldots ~\Delta^-


hypĂ©rons S = 1 Lambda : \scriptstyle \Lambda^0
Sigma : \scriptstyle \Sigma^+,\,\Sigma^0,\,\Sigma^-
S = 2 Xi : \scriptstyle \Xi^0,\,\Xi^-
S= 3 Omega : \scriptstyle \Omega^-
baryons
charmés C=1
S=0 Lambda-C : \scriptstyle \Lambda_c^+
Sigma-C : \scriptstyle \Sigma_c^{++},\,\Sigma_c^+,\,\Sigma_c^0
S = 1 Xi-C : \scriptstyle \Xi_c^+,\,\Xi_c^0
S = 2 Omega-C : \scriptstyle \Omega_c^0
Baryons
bottom
B=1 Lambda-B : \scriptstyle \Lambda_b^0
mésons
(bosons)
« LĂ©gers » S = 0 pion : \scriptstyle \pi^+,\,\pi^0,\,\pi^-
ĂȘta : \scriptstyle \eta^0
rho : \scriptstyle \rho^+,\,\rho^0,\,\rho^-
phi : \scriptstyle \phi^0~(s\bar{s})
S = 1 kaon : \scriptstyle \bar{K}^0\,(s\bar{d}),~K^-\,(s\bar{u})
CharmĂ©s « Apparent » MĂ©son D : \scriptstyle D^+\,(c\bar{d}),~D^0\, (c\bar{u})
« Caché » MĂ©son J/ψ : \scriptstyle J/\psi^0\, 
(c\bar{c})
Bottom « Apparent » MĂ©son B : \scriptstyle B^0\,(b\bar{d}),~B^-\, (b\bar{u})
« Caché » MĂ©son upsilon : \scriptstyle 
\Upsilon^0\,(b\bar{b})
et bien d'autres 


[modifier] ModĂšle standard

L'Ă©tat actuel de la classification des particules Ă©lĂ©mentaires s'appelle le « modĂšle standard ».

Il dĂ©crit les forces fondamentales : fortes, faibles, et Ă©lectromagnĂ©tiques en utilisant des bosons mĂ©diateurs connus sous le nom de boson de jauge. Les bosons de jauge sont respectivement les gluons, les bosons W± et Z et le photon.

Le modĂšle contient Ă©galement 12 particules fondamentales qui sont les constituants de la matiĂšre : les quarks et les leptons, et leurs antiparticules. Il prĂ©voit aussi l'existence d'un type de boson connu sous le nom de boson de Higgs, mais qui n'a pas encore Ă©tĂ© observĂ© en 2007.

[modifier] Principales interactions avec la matiĂšre

Selon leur nature et leur Ă©nergie, les particules interagiront diffĂ©remment avec la matiĂšre. Ces interactions sont les suivantes :

[modifier] Particules chargées

[modifier] Particules lĂ©gĂšres : Ă©lectrons, positrons

[modifier] Particules lourdes : muons, protons, alpha, pions

[modifier] Particules non chargées

[modifier] Photons

Contrairement aux particules chargĂ©es qui dĂ©posent leur Ă©nergie de maniĂšre continue le long de leur trajectoire, les interactions des photons sont localisĂ©es. Lorsqu'ils traversent un milieu, les photons traversent une certaine distance sans ĂȘtre affectĂ©s puis dĂ©posent brutalement de l'Ă©nergie par les interactions suivantes :

La probabilité de produire une interaction est constante le long de la trajectoire, et par suite le nombre de photons survivants décroßt en série géométrique (exponentielle) le long de la distance parcourue.

La fraction des photons qui subsistent aprĂšs avoir traversĂ© une distance x est e-”x oĂč ” est le coefficient d'absorption, exprimĂ© en cm-1. C'est la somme des coefficients d'absorption des diffĂ©rentes interactions pour les divers composants du matĂ©riau.

L'absorption peut ĂȘtre paramĂ©trĂ©e plus commodĂ©ment par le coefficient d'attĂ©nuation massique ”/ρ exprimĂ© en cmÂČ/g, sensiblement indĂ©pendant de la densitĂ© ρ du matĂ©riau absorbant, et ne dĂ©pendant plus que de sa composition.

[modifier] Neutrons

[modifier] Neutrinos

[modifier] Production et détection des particules

Les études sur les particules ont débuté par l'étude des rayonnements émis par les substances radioactives, et avec des détecteurs de particules portatifs ou de table permettant de détecter plusieurs particules élémentaires à TPN. Pour détecter d'autres particules, il faut modifier le niveau d'énergie.

On a eu tout d'abord recours à l'observation des rayons cosmiques, en altitude pour diminuer la dégradation causée par la traversée de l'atmosphÚre. Ceci a permis d'améliorer substantiellement les détecteurs, car il fallait augmenter leur surface, compte tenu du faible nombre de cosmiques intéressants. On s'est alors tourné vers la construction des accélérateurs de particules, fournissant un faisceau homogÚne et bien calibré de particules dont on a progressivement su augmenter l'énergie. ParallÚlement, les détecteurs ont progressé, afin d'étudier les interactions des particules ainsi produites.

Actuellement, les expériences de physique des particules sont menées par des équipes en collaborations internationales, qui se chargent de la construction des détecteurs spécifiques au genre d'expérimentation souhaité, et les installent auprÚs d'accélérateurs construits également par des collaborations internationales puissantes.

Les principaux sites d'accélérateurs internationaux sont:

De nombreux autres accélérateurs de particules existent.


[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références


[modifier] Bibliographie récente


modifier Physique

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