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Physique des particules : encyclopédie mathématique
Cet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.La physique des particules est la branche de la physique qui Ă©tudie les constituants Ă©lĂ©mentaires de la matiĂšre et les rayonnements, ainsi que leurs interactions. On l'appelle aussi parfois physique des hautes Ă©nergies car de nombreuses particules Ă©lĂ©mentaires, instables, n'existent pas Ă l'Ă©tat naturel et peuvent seulement ĂȘtre dĂ©tectĂ©es lors de collisions Ă hautes Ă©nergies entre particules stables dans les accĂ©lĂ©rateurs de particules.
L'idĂ©e que la matiĂšre se compose de particules Ă©lĂ©mentaires date au moins du VIe siĂšcle av. J.-C.. A l'Ă©poque, elle reposait au fond sur l'incapacitĂ© Ă maĂźtriser la notion de continuâ: voir les paradoxes de ZĂ©non d'ĂlĂ©e.
La doctrine philosophique de l'atomisme a Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©e par les philosophes grecs, tels que Leucippe, DĂ©mocrite et Ăpicure. Bien qu'au XVIIe siĂšcle, Isaac Newton ait pensĂ© que la matiĂšre soit composĂ©e de particules, c'est John Dalton qui, en 1802, Ă©nonça formellement que tout est constituĂ© d'atomes minuscules. Cette hypothĂšse ne devint rĂ©ellement scientifique qu'Ă partir du moment oĂč l'on sut estimer la taille des atomes (1865, Loschmidtâ; 1870, Lord Kelvin)
En 1869, le premier tableau périodique de Mendeleïev permit d'affermir le point de vue prévalant durant tout le XIXe siÚcle que la matiÚre était faite d'atomes. Les travaux de Thomson établirent que les atomes sont composés d'électrons légers et de protons massifs. Rutherford établit que les protons sont concentrés dans un noyau compact. Initialement, on pensait que le noyau était seulement constitué de protons et d'électrons confinés (afin d'expliquer la différence entre la charge et le nombre de masse), mais ultérieurement il s'avéra qu'il était constitué de protons et de neutrons.
Au XXe siĂšcle, les progrĂšs de la physique nuclĂ©aire et de la physique quantique, avec les preuves spectaculaires de la fission nuclĂ©aire et de la fusion nuclĂ©aire, donnĂšrent naissance Ă une industrie capable de produire un atome Ă partir d'un autre, rendant mĂȘme possible (mais non rentable Ă©conomiquement) la transmutation de plomb en or.
Tout au long des annĂ©es 1950 et des annĂ©es 1960, une variĂ©tĂ© ahurissante de particules a Ă©tĂ© trouvĂ©e lors d'expĂ©riences de collisionâ: un «âzoo de particulesâ». Cette expression perdit de son intĂ©rĂȘt aprĂšs la formulation du modĂšle standard dans les annĂ©es 1970, car le grand nombre de ces particules put ĂȘtre conçu comme rĂ©sultant de combinaisons d'un relativement petit nombre de particules fondamentales, encore que le calcul des propriĂ©tĂ©s des particules composĂ©es en soit encore Ă ses balbutiements, et que les nombreux paramĂštres du modĂšle standard n'aient pas trouvĂ© d'explication satisfaisante pour leurs valeurs.
(Anderson). Dirac réalise que le positron est aussi décrit par son équation.
.
.
, le pion (Powell), prédit en 1935. Le
est produit par la dĂ©sintĂ©gration ÎČâ:
.
.
.
.
et
ayant une vie moyenne «âĂ©trangementâ» longue. Ceci est interprĂ©tĂ© en termes d'un nouveau nombre quantique, l'«âĂ©trangetĂ©â», conservĂ© par les interactions fortes et Ă©lectromagnĂ©tiques.
(état excité du nucléon).
(Chamberlain et SegrĂš).
et
.
et
(postulĂ©e par Gell-Mann et Zweig), constituants qui pourraient ĂȘtre Ă la base du classement par SU(3).
, est suggéré.
par Cronin, Fitch, Christenson et Turlay.
et
, des dizaines de fois plus massifs que les particules élémentaires connues à ce jour.
et de particules contenant un quark charmé
, à l'Université Stanford et à Brookhaven.
.
et confirmation de lâexistence du quark
.
, au Fermilab.
et du
au CERN.
au LEP (CERN) montre que le nombre de neutrinos «âlĂ©gersâ» (
GeV) est limité à 3.
, au Fermilab.Les particules Ă©lĂ©mentaires peuvent ĂȘtre classĂ©es en diffĂ©rentes sous-catĂ©gories en fonction de leur nature.
Les leptons (du grec leptos, léger, ainsi nommés parce que leurs masses sont relativement petites) sont caractérisés par les propriétés suivantes:
Les trois paires, familles ou gĂ©nĂ©rations de leptons connues sontâ:



Les hadrons (du grec hadros, gros, Ă©pais) sont caractĂ©risĂ©s par les propriĂ©tĂ©s suivantesâ:
Les hadrons ne sont donc pas des particules fondamentales, mais plutĂŽt des Ă©tats liĂ©s de quarks. On en observe plus de 200. Ils peuvent ĂȘtre classĂ©s en deux groupesâ: les baryons, (du grec barus, lourd) auxquels on associe un nombre quantique spĂ©cial (le nombre baryonique) essentiellement constituĂ©s de trois quarks, et les mĂ©sons, (du grec mesos, moyen) responsables des interactions fortes «ârĂ©siduelleâ» entre hadrons, et auxquels on donne le nombre baryonique 0, car ils sont composĂ©s d'un quark et d'un antiquark.
Voici les hadrons les plus frĂ©quemment observĂ©s (baryons de spin 1/2, mĂ©sons de spin 0 et baryons de spin 3/2) â sur ces figures, l'axe vertical, orientĂ© vers le bas, donne l'Ă©trangetĂ© Sâ, l'axe horizontal I3 la composante d'isospin, et l'axe oblique Q la charge Ă©lectriqueâ; les particules sont reprĂ©sentĂ©es par les cercles roses, et leur(s) symbole(s) figure Ă cĂŽtĂ©â; les cercles divisĂ©s en deux reprĂ©sentent les deux particules indiquĂ©es en regard, qui diffĂšrent par diverses propriĂ©tĂ©s, notamment leur masse, non reprĂ©sentĂ©es sur ces diagrammes. Enfin, le contenu principal en quarks est indiquĂ© Ă l'intĂ©rieur de chaque cercleâ:
| Nonet de baryons (spin 1/2) |
Octet | Nucléons : S = 0 | ![]() |
neutron et proton |
| ĂtrangetĂ© 1 | ![]() |
3 Sigma | ||
| ĂtrangetĂ© 2 | ![]() |
2 Xi | ||
| Singulet | ĂtrangetĂ© 1 | ![]() |
1 Lambda |
Ce «ânonetâ» de 9 baryons assez semblables se divise en un «âoctetâ» de 8 et une seule particule formant un «âsinguletâ». Ceci correspond Ă des propriĂ©tĂ©s de symĂ©trie entre les quarks composants, se reflĂ©tant notamment sur la diffĂ©rence de masse entre les deux Ă©lĂ©ments centraux Î0 et ÎŁ0.
| Nonet de mésons (spin 0) |
Octet | ĂtrangetĂ© -1 | ![]() |
2 kaons |
| ĂtrangetĂ© 0 | ![]() |
3 pions | ||
| ĂtrangetĂ© +1 | ![]() |
2 anti-kaons | ||
| Singulet | ĂtrangetĂ© 0 | ![]() |
1 ĂȘta |
A nouveau, ce «ânonetâ» de 9 mĂ©sons assez semblables se divise en un «âoctetâ» de 8 et un «âsinguletâ».
| Décuplet de baryons (spin 3/2) |
ĂtrangetĂ© 0 | ![]() |
4 Delta |
| ĂtrangetĂ© 1 | ![]() |
3 Sigma excités | |
| ĂtrangetĂ© 2 | ![]() |
2 Xi excités | |
| ĂtrangetĂ© 3 | ![]() |
1 Omega |
Ici, la symĂ©trie entre les membres du dĂ©cuplet est plus frappanteâ: l'axe de la charge Ă©lectrique Q correspond bien, Ă une constante prĂšs, au nombre de quarks u, celui de l'Ă©trangetĂ© S au nombre de quarks s, et le troisiĂšme axe, non tracĂ©, bissecteur entre les deux prĂ©cĂ©dents, au nombre de quarks d.
Les quarks sont les particules fondamentales qui forment les particules observées.
On compte six types ou saveurs de quarksâ: up, down, Ă©trange, charmĂ©, bottom (aussi appelĂ© « quark beautĂ© » pour des raisons historiques) et top. Comme les leptons, ils peuvent ĂȘtre regroupĂ©s en doublets qui sont des copies conformes, sauf pour ce qui est de leurs masses.
| Quarks | Antiquarks | ||
|---|---|---|---|
| Q = 2/3 | Q = â1/3 | Q = -2/3 | Q = 1/3 |
(up) |
(down) |
(anti-up) |
(anti-down) |
(charme) |
(étrange) |
(anti-charme) |
(anti-étrange) |
(top) |
(bottom) |
(anti-top) |
(anti-bottom) |
De façon générale, on soupçonne que les familles de quarks et leptons sont reliées; il en existe trois de chaque. En 2007, il semble que seuls des arguments de symétrie viennent appuyer cette assertion.
Les gluons sont les particules fondamentales qui assurent la cohésion des hadrons et des mésons en liant les quarks entre eux.
On ne compte que huit gluons, qui interagissent avec tous les types ou saveurs de quarks, mais Ă©galement entre eux, puisqu'ils sont eux-mĂȘmes colorĂ©s. Ceci rend les calculs mathĂ©matiquement trĂšs compliquĂ©s, d'oĂč le fait que les progrĂšs sur l'architecture des particules soient trĂšs lents, bien que la thĂ©orie soit formellement connue.
En raison de l'intensitĂ© de l'interaction forte, les quarks et gluons, Ă©tant colorĂ©s, subissent le confinement de couleur, qui fait que l'on ne peut pas les observer isolĂ©ment. Seules des combinaisons oĂč toutes les couleurs se compensent (combinaisons blanches) peuvent constituer des hadrons libres.
L'ensemble des particules Ă©lĂ©mentaires semble pouvoir se dĂ©composer en trois familles (ce nombre de trois est un paramĂštre fondamental du modĂšle standard, Ă ne pas confondre avec le nombre de couleurs portĂ©es par les quarks, autre paramĂštre fondamental)â:
La mécanique quantique introduit la notion de moment cinétique intrinsÚque d'une particule, le spin. Il peut prendre des valeurs qui sont des multiples de
. Il détermine également le type de statistique auquel est soumise la particule.
), qui obĂ©issent Ă la statistique de Bose-Einstein, c'est-Ă -dire qu'un systĂšme de deux bosons identiques, dĂ©signĂ©s par les indices 1 et 2 est dĂ©crit par une fonction d'onde qui est symĂ©trique sous l'Ă©change des particulesâ:
.
) qui obĂ©issent Ă la statistique de Fermi-Dirac, c'est-Ă -dire qu'un systĂšme de deux fermions identiques, dĂ©signĂ©s par les indices 1 et 2 est dĂ©crit par une fonction d'onde qui est antisymĂ©trique sous l'Ă©change des particulesâ:
. En particulier, deux fermions ne peuvent pas se trouver dans le mĂȘme Ă©tat, sinon cette relation montre que leur fonction d'onde serait nulle, ce qui est absurde (principe d'exclusion de Pauli).La notion d'antiparticule fut proposĂ©e par Paul Dirac en 1928. Certaines solutions de l'Ă©quation qui porte son nom apparaissent comme portant une Ă©nergie nĂ©gative. Dirac interprĂ©ta ces solutions ainsiâ: en fait l'espace vide est l'ensemble de toutes ces solutions. Si l'on apporte suffisamment d'Ă©nergie Ă une partie du vide reprĂ©sentĂ©e par une de ces solutions, elle devient une solution d'Ă©nergie positive, et laisse sa place vacante. Le trou laissĂ© vacant par cette solution d'Ă©nergie nĂ©gative apparaĂźt comme une particule d'Ă©nergie positive, et dont toutes les propriĂ©tĂ©s (charge Ă©lectrique, par exemple) sont opposĂ©es Ă celles des solutions normales. C'est ce qu'on appelle une antiparticule.
Une antiparticule se caractĂ©rise donc parâ:
Par convention, l'antiparticule est dĂ©signĂ©e par une barre supĂ©rieure, ce qui n'est utile que si on ne peut pas la distinguer par sa charge. Par exemple, on pourrait Ă©crireâ: 
La mécanique classique et la théorie quantique des champs ont des approches différentes lorsqu'il s'agit d'écrire les interactions.
et 
Les Ă©tats transitoires sont appelĂ©s «âvirtuelsâ», par exemple, un photon virtuel peut avoir une quadri-impulsion telle que
â: si
est limité, alors l'énergie n'est conservée qu'à des écarts
prĂšs.
L' interaction Ă©lectromagnĂ©tique se caractĂ©rise par les propriĂ©tĂ©s suivantesâ:
â;
)â;
, donc portée
(consĂ©quence du principe d'incertitude).Les manifestations typiques de l'interaction faible sontâ:
â;
â;| Interactions | faibles | Ă©lectromagnĂ©tiques | fortes |
|---|---|---|---|
| Réaction | ![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
1 | 0 | 0 |
![]() |
1/2 | 1 | 0 |
![]() |
10-10 s | 10-19 s | 5 . 10-24 s |
oĂč
est le changement du nombre quantique dâĂ©trangetĂ©,
celui de spin isotopique, et
est la vie moyenne ou durĂ©e des interactions. L'interaction forte doit conserver S et I, l'Ă©lectromagnĂ©tique S, mais pas I, et la faible, aucune des deux. D'oĂč la possibilitĂ© pour l'une ou pour l'autre de dominer le processus.
Les interactions faibles sont alors caractĂ©risĂ©es par les propriĂ©tĂ©s suivantesâ:
â;Les interactions Ă©lectromagnĂ©tique et faible (Ă©lectrofaibles) sont unifiĂ©es dans le modĂšle de Glashow-Weinberg-Salam (1967). Mais Ă basse Ă©nergie, la symĂ©trie est brisĂ©e et les deux forces apparaissent bien distinctes. Les interactions faibles mettent en jeu un couplage faible gW et lâĂ©change des bosons de jauge W± et Z0. Les rĂ©actions faibles sont caractĂ©risĂ©es par une amplitude de probabilitĂ© de la formeâ:
Amplitude â gÂČW/(qÂČ â MÂČW,Z)
oĂč qÂČ est le carrĂ© de la quadri-impulsion transfĂ©rĂ©e par lâĂ©change du quantum.
Dans la limite qÂČ â 0, la thĂ©orie de Glashow-Weinberg-Salam se ramĂšne Ă la thĂ©orie des interactions faibles de Fermi (1935), oĂč les interactions impliquant quatre particules sont ponctuelles et de force GF, la constante de Fermiâ:
.
Le modĂšle de Glashow-Weinberg-Salam a lâavantage sur la thĂ©orie de Fermi dâĂȘtre renormalisable, c'est Ă dire d'avoir un comportement calculable Ă haute Ă©nergie (aux masses des W et Z et au-dessus).
Câest aussi un exemple dâunification de forces (faible et e. m.).
L'interaction électrofaible est l'interaction qui unifie l'électromagnétisme et l'interaction faible.
L' interaction forte est fréquente dans les collisions de hadrons à haute énergie. Elle implique, au niveau fondamental, les interactions entre quarks et gluons. On les retrouve par exemple dans la collision
dont la durĂ©e est dâenviron Ï = 10â23 s. Les interactions fortes sont caractĂ©risĂ©es par les propriĂ©tĂ©s suivantesâ:
Il nâexiste pas actuellement une thĂ©orie de la gravitĂ© quantique satisfaisante du point de vue de la phĂ©nomĂ©nologie bien que la thĂ©orie des supercordes soit un bon candidat (la gravitation quantique Ă boucles cependant ne propose pas d'unifier la gravitation avec les autres interactions du modĂšle standard). Par contre, une thĂ©orie quantique gravitationnelle devrait possĂ©der les caractĂ©ristiques suivantesâ:
| particules élémentaires |
fermions | leptons | ChargĂ©s | Ă©lectronâ: ![]() |
muonâ: ![]() |
||||
tauonâ: ![]() |
||||
| Neutrinos | Ă©lectroniqueâ: ![]() |
|||
muoniqueâ: ![]() |
||||
tauoniqueâ: ![]() |
||||
| quarks | Charge +2/3 | upâ: ![]() |
||
charmâ: ![]() |
||||
topâ: ![]() |
||||
| Charge -1/3 | downâ: ![]() |
|||
strangeâ: ![]() |
||||
bottom/beautyâ: ![]() |
||||
| bosons | bosons de jauge |
Interaction électrofaible |
photonâ: ![]() |
|
Boson Zâ: ![]() |
||||
Boson W-â: ![]() |
||||
Boson W+â: ![]() |
||||
| Int. forte | gluon | |||
| bosons hypothétiques |
Gravitation | graviton | ||
| Int. él.-faible | boson de Higgs | |||
| particules composées (hadrons) |
baryons (fermions) |
«âlĂ©gersâ» | nuclĂ©ons | neutronâ: ![]() |
protonâ: ![]() |
||||
| Autres | Deltaâ: ![]() |
|||
| ⊠| ||||
| hypĂ©rons | S = 1 | Lambdaâ: ![]() |
||
Sigmaâ: ![]() |
||||
| S = 2 | Xiâ: ![]() |
|||
| S= 3 | Omegaâ: ![]() |
|||
| baryons charmés C=1 |
S=0 | Lambda-Câ: ![]() |
||
Sigma-Câ: ![]() |
||||
| S = 1 | Xi-Câ: ![]() |
|||
| S = 2 | Omega-Câ: ![]() |
|||
| Baryons bottom |
B=1 | Lambda-Bâ: ![]() |
||
| mésons (bosons) |
«âLĂ©gersâ» | S = 0 | pionâ: ![]() |
|
ĂȘtaâ: ![]() |
||||
rhoâ: ![]() |
||||
phiâ: ![]() |
||||
| S = 1 | kaonâ: ![]() |
|||
| CharmĂ©s | «âApparentâ» | MĂ©son Dâ: ![]() |
||
| «âCaché⻠| MĂ©son J/Ïâ: ![]() |
|||
| Bottom | «âApparentâ» | MĂ©son Bâ: ![]() |
||
| «âCaché⻠| MĂ©son upsilonâ: ![]() |
|||
| et bien d'autres ⊠| ||||
L'Ă©tat actuel de la classification des particules Ă©lĂ©mentaires s'appelle le «âmodĂšle standardâ».
Il dĂ©crit les forces fondamentalesâ: fortes, faibles, et Ă©lectromagnĂ©tiques en utilisant des bosons mĂ©diateurs connus sous le nom de boson de jauge. Les bosons de jauge sont respectivement les gluons, les bosons W± et Z et le photon.
Le modĂšle contient Ă©galement 12 particules fondamentales qui sont les constituants de la matiĂšreâ: les quarks et les leptons, et leurs antiparticules. Il prĂ©voit aussi l'existence d'un type de boson connu sous le nom de boson de Higgs, mais qui n'a pas encore Ă©tĂ© observĂ© en 2007.
Selon leur nature et leur Ă©nergie, les particules interagiront diffĂ©remment avec la matiĂšre. Ces interactions sont les suivantesâ:
Contrairement aux particules chargĂ©es qui dĂ©posent leur Ă©nergie de maniĂšre continue le long de leur trajectoire, les interactions des photons sont localisĂ©es. Lorsqu'ils traversent un milieu, les photons traversent une certaine distance sans ĂȘtre affectĂ©s puis dĂ©posent brutalement de l'Ă©nergie par les interactions suivantesâ:
.La probabilité de produire une interaction est constante le long de la trajectoire, et par suite le nombre de photons survivants décroßt en série géométrique (exponentielle) le long de la distance parcourue.
La fraction des photons qui subsistent aprĂšs avoir traversĂ© une distance x est e-”x oĂč ” est le coefficient d'absorption, exprimĂ© en cm-1. C'est la somme des coefficients d'absorption des diffĂ©rentes interactions pour les divers composants du matĂ©riau.
L'absorption peut ĂȘtre paramĂ©trĂ©e plus commodĂ©ment par le coefficient d'attĂ©nuation massique ”/Ï exprimĂ© en cmÂČ/g, sensiblement indĂ©pendant de la densitĂ© Ï du matĂ©riau absorbant, et ne dĂ©pendant plus que de sa composition.
Les études sur les particules ont débuté par l'étude des rayonnements émis par les substances radioactives, et avec des détecteurs de particules portatifs ou de table permettant de détecter plusieurs particules élémentaires à TPN. Pour détecter d'autres particules, il faut modifier le niveau d'énergie.
On a eu tout d'abord recours à l'observation des rayons cosmiques, en altitude pour diminuer la dégradation causée par la traversée de l'atmosphÚre. Ceci a permis d'améliorer substantiellement les détecteurs, car il fallait augmenter leur surface, compte tenu du faible nombre de cosmiques intéressants. On s'est alors tourné vers la construction des accélérateurs de particules, fournissant un faisceau homogÚne et bien calibré de particules dont on a progressivement su augmenter l'énergie. ParallÚlement, les détecteurs ont progressé, afin d'étudier les interactions des particules ainsi produites.
Actuellement, les expériences de physique des particules sont menées par des équipes en collaborations internationales, qui se chargent de la construction des détecteurs spécifiques au genre d'expérimentation souhaité, et les installent auprÚs d'accélérateurs construits également par des collaborations internationales puissantes.
Les principaux sites d'accélérateurs internationaux sont:
De nombreux autres accélérateurs de particules existent.
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