Pierre de Fermat : encyclopédie mathématiques
Cet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.| Naissance | Première décennie du XVIIesiècle Beaumont-de-Lomagne (France) |
|---|---|
| Décès | 12 janvier 1665 Castres (France) |
| Nationalité | Française |
| Champs | Mathématiques et droit |
| Institution | Académie des Sciences Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse, Parlement de Toulouse |
| Célèbre pour | Dernier théorème de Fermat, géométrie analytique, petit théorème de Fermat, probabilité |
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Pierre de Fermat, né dans la première décennie du XVIIe siècle[1], [2], à Beaumont-de-Lomagne, près de Montauban, et mort le 12 janvier 1665 à Castres, est un juriste et mathématicien français, surnommé « le prince des amateurs ».
Sommaire |
Son père, Dominique Fermat, était un marchand aisé, bourgeois et second consul de la ville comme marchand de cuir et autres denrées. On ne sait pas où Pierre de Fermat a effectué ses études primaires. Par la suite, il fait des études à Toulouse et de droit à Orléans. Dès 1630, il achète une charge de conseiller du roi à la Chambre des Requêtes du Parlement de Toulouse. Il épouse cette année-là Louise de Long avec qui il aura cinq enfants. Avec fidélité et assurance dans cet emploi de magistrat, il remplit sa tâche et grimpe rapidement les échelons vers des fonctions à la Chambre Criminelle et la Grand’ Chambre; il obtiendra également d'être membre de la chambre de l'édit de Castres (1642).
Il fut membre de l'Académie des Sciences Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse.
Ses talents de mathématicien se sont exercés à part de son travail de magistrat puisque les grands écrits que l'on a retrouvés de lui sont des annotations dans des textes renommés tels l'Arithmetica de Diophante et une partie de sa correspondance avec les scientifiques du XVIIe siècle. Sa formation en tant que mathématicien n'est que peu connue : il semble qu'il a étudié les œuvres de François Viète qu'il trouve dans la bibliothèque d'un ami, Étienne d'Espagnet.
À ses amis mathématiciens (Beaugrand, Pascal, Descartes, Roberval, Torricelli, Huygens, Marin Mersenne), il demande de démontrer par la preuve les théories qu'il avance ce qui ravive quelquefois l'ire des autres envers lui. Il se dispute en particulier avec Descartes en 1640. En 1652, la peste qui ravage la France s'attaquera à lui, mais il y fera face et la combattra. Ce n'est qu'en 1670 que son théorème est exposé au public. Il commente, en l'étendant, Diophante, et rétablit avec une admirable sagacité plusieurs ouvrages perdus d'Apollonius (De Locis planis, des lieux plans, en 1636) et d'Euclide. Il est en même temps un habile helléniste et un profond jurisconsulte. Ce savant cachait ses méthodes, dont quelques-unes ont été perdues avec lui.
Il s'est aussi intéressé aux sciences physiques ; on lui doit notamment le Principe de Fermat en optique.
Il ne reste après son décès qu'une importante correspondance dispersée dans toute l'Europe.
Le fils de Pierre de Fermat publie, en 1670, une édition de l'Arithmetica de Diophante, annoté par son père, puis en 1679 une série d'articles et une sélection de sa correspondance sous le nom de Varia opera mathematica.
En 1839, Guglielmo Libri tente de soustraire un certain nombre de manuscrits, dont une partie seulement sera récupérée.
Charles Henry et Paul Tannery publient, au début du XXe siècle, les Œuvres de Fermat en quatre volumes ; un supplément sera ajouté par C. de Waard en (1922).
Il partage avec Viète, dont il use des notations,[3] [4] et Descartes, avec qui il fut en conflit[5][6] [7] [8] [9] , la gloire d'avoir appliqué l'algèbre à la géométrie. Il imagina pour la solution des problèmes, une méthode, dite de maximis et minimis, qui le fait regarder comme le premier inventeur du calcul différentiel dont il est un précurseur : il est le premier à utiliser la formule (sinon le concept) du nombre dérivé (en réalité ce concept a été découvert par un grand mathématicien indien, Aryabhata).
Il pose en même temps que Blaise Pascal les bases du calcul des probabilités. Mais sa contribution majeure concerne la théorie des nombres et les équations diophantiennes. Auteur de plusieurs théorèmes ou conjectures dans ce domaine, il est au cœur de la « théorie moderne des nombres ».
Il est très connu pour deux « théorèmes » :
Si p est un nombre premier et a un entier naturel non divisible par p, alors .
Voir aussi : Théorème d'Euler, dont ce théorème est un cas particulier.
Ce théorème énonce que pour qu'un nombre premier impair soit la somme de deux carrés, il faut et il suffit qu'il soit congru à 1 modulo 4.
Tout entier s'écrit :
Ce théorème a été énoncé par Fermat, démontré dans le cas des nombres carrés par Jacobi et, indépendamment par Joseph-Louis Lagrange au XVIIIe siècle (Ce dernier se servant de résultats partiels obtenus par Euler). Gauss résolut le cas des nombres triangulaires en 1796. Une preuve complète a été proposée par Cauchy en 1813.
Il n'existe pas d'ensemble d'entiers strictement positifs ,
,
vérifiant l'équation
lorsque n est un entier tel que
.
Ce théorème fut démontré par le mathématicien anglais Andrew Wiles de l'Université de Princeton, avec l'aide de Richard Taylor. Après une première présentation en juin 1993, puis la découverte d'une erreur et un an de travaux supplémentaires, la preuve fut finalement publiée en 1995 dans Annals of Mathematics.
Pierre de Fermat lui-même annotait dans la marge de son exemplaire des Arithmétiques qu’il en avait découvert une démonstration vraiment remarquable, mais manquait de place pour la donner à cet endroit:"j'ai découvert une preuve réellement remarquable que cette marge trop étroite ne me permet pas de détailler".
La démonstration évoquée par Pierre de Fermat est soit fausse, soit inconnue à ce jour, car la démonstration réalisée par Andrew Wiles utilise des outils mathématiques dont M. de Fermat ne pouvait vraisemblablement disposer compte tenu des connaissances de son époque.
Fermat est l'inventeur d'une méthode de démonstration, la descente infinie : Supposons qu'une proposition P dépendant d'un rang n (> 0) vérifie la propriété : « Si P est vraie à un rang quelconque r, elle l'est à un certain autre rang q strictement inférieur à r ». Alors on peut conclure que P est fausse pour tout rang. En effet, pour tout r, l'application récurrente de la propriété permet de construire une chaîne infinie de rangs décroissants r > q >...>... Or les rangs étant positifs, la longueur de la chaîne ne peut pas être supérieure à r.
La descente infinie peut être utilisée pour démontrer le cas particulier n = 4 du dernier théorème de Fermat.
Le trajet parcouru par la lumière entre deux points est toujours celui qui minimise le temps de parcours. Voir l'article principe de Fermat.
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