Preuve que 1 est égal à -1 : encyclopédie mathématiques
Cet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.Le terme Pseudo-démonstration d'égalité renvoie à l'apparente exactitude de démonstrations d'égalités qui à l'évidence sont fausses. Étant donné que toute proposition fausse est équivalente à une autre proposition fausse, n'importe quel résultat faux est équivalent à (un exemple célèbre est celui de Bertrand Russell avec l'égalité 2 + 2 = 5).
Nous nous contenterons ici de regarder le cas d'égalités entre nombres, et nous détaillerons différents vices parmi les plus répandus qui conduisent à ces erreurs. Les méthodes proposées dans cet article se veulent en outre les méthodes les plus courantes, les plus instructives, et dans la mesure du possible, les plus directes.
Cette pseudo-démonstration s'appuie sur l'erreur suivante :
Elle s'effectue généralement en deux étapes :
À noter que suivant l'identité remarquable utilisée et la manière dont on s'y prend, on peut obtenir n'importe quelle égalité fausse.
Le jeu consiste surtout à dissimuler la division par zéro dans des opérations très compliquées impliquant un grand nombre d'inconnues, ce qui rend difficile l'identification de la ligne fausse de la démonstration.
Cette technique est notamment utilisée pour « démontrer » que 1 + 1 = 3 dans L'Encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber.
Étape 1:
Étape 2:
L'erreur est commise au moment où l'on effectue la division par (a − b), car comme a = b alors a − b = 0 donc on divise par 0 ce qui est impossible.
Une autre pseudo-démonstration courante est de restreindre l'ensemble des solutions possibles d'une équation puis d'affirmer qu'un des éléments de l'ensemble est racine. Cela revient à faire l'erreur de logique suivante : .
Elle se déroule ainsi :
Étape 1 :
Considérons l'équation :
Ses solutions sont également celles (à l'exception de zéro) de :
Or d'après l'équation initiale :
Donc :
Étape 2 : La seule racine réelle possible est 1.
Étape 3 : En remplaçant x par 1 dans l'équation initiale, on obtient l'égalité 3 = 0.
Il s'agit ici de l'erreur courante , l'implication correcte étant
.
Deux étapes :
On peut généraliser ce principe aux exponentielles complexes en invoquant une fonction logarithme non définie dans l'ensemble de travail, par exemple . Les racines carrées s'écrivent
dans ce dernier ensemble.
Étape 1 :
Considérons l'égalité − 1 = − 1, qui peut s'écrire sous forme de quotients :
Or − 1 = i2 (voir nombre imaginaire), d'où
Étape 2 :
On prend la racine carrée des deux côtés ce qui donne :
En multipliant par i de part et d'autre, on obtient
Et puisque i2 = − 1, nous avons alors
Ainsi,
Et comme l'exponentielle est l'application réciproque du logarithme népérien :
En écrivant une somme de manière floue, c’est-à -dire non pas de manière formelle :
mais avec des points de suspensions :
la variable muette de sommation (notée ici k) est véritablement passée sous silence et le manque de formalisme des points de suspensions sert à masquer l'erreur.
Méthodologie :
La dérivation va s'effectuer différemment suivant le membre de l'égalité, à gauche il sera question d'une dérivation correcte, et à droite une dérivation sans tenir compte que la variable x est aussi le cardinal de l'ensemble des termes.
Étape 1 : Soit x un entier. Par définition de la fonction carrée :
Étape 2 : En dérivant par rapport à x :
Étape 3 : d'où en simplifiant par x :
Cette variante joue sur le nombre de termes de la somme des termes d'une suite arithmétique (ici la suite des n premiers entiers).
Étape 1 :
La somme des termes des n premiers entiers s'écrit :
Cela est vrai également au rang n − 1 :
D'où en ajoutant 1 dans chacun des membres :
Étape 2 :
Cette égalité peut aussi s'écrire :
D'après l'égalité au rang n, on a donc :
D'où :
Étape 3 :
Finalement :
L'erreur vient du fait que l'on compare les sommes et
.
Lorsque l'on effectue un changement de variable lors d'une intégration sur un segment, il faut que le changement de variable soit un C1-difféomorphisme. Si le changement de variable est effectué trop hâtivement, il n'est pas rare de trouver un résultat absurde en fin d'intégration.
Démarche :
Étape 1 :
Considérons l'intégrale :
Par intégration en tant que monôme du second degré :
Étape 2 :
Effectuons le changement de variable de classe (mais qui n'est pas un
-difféomorphisme) :
Ainsi :
D'où :
Étape 3 :
Des deux calculs de l'intégrale on en déduit :
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