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Science des matériaux


Science des matériaux : encyclopédie physique

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La science des matĂ©riaux regroupe l'Ă©tude et la mise en Ĺ“uvre des matĂ©riaux qui constituent les objets qui nous entourent (mĂ©taux, polymères, semiconducteurs, cĂ©ramiques, verres, etc.). Elle est au cĹ“ur de beaucoup des grandes rĂ©volutions techniques depuis un siècle[1] : Ă©lectronique (ordinateurs, lecteurs de CD et DVD, etc.), automobile, aĂ©ronautique, Ă©nergies renouvelables, nanosciences, nanotechnologies, etc.

Sommaire

[modifier] Historique

  • Jusqu'au XIXe siècle l'utilisation des matĂ©riaux Ă©tait essentiellement empirique. Une Ă©volution majeure a eu lieu au XIXe siècle quand Josiah Willard Gibbs, physico-chimiste amĂ©ricain,rĂ©ussit Ă  dĂ©montrer que les propriĂ©tĂ©s thermodynamiques reliĂ©es Ă  la structure atomique avaient un lien direct avec les propriĂ©tĂ©s physiques d'un matĂ©riau.[2] A la suite de cela, la science des matĂ©riaux ne s'est plus limitĂ©e aux mĂ©taux ou aux cĂ©ramiques et s'est considĂ©rablement diversifiĂ©e, notamment avec le dĂ©veloppement des plastiques, des semi-conducteurs après la seconde guerre mondiale[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Aujourd'hui le principal moteur de l'innovation de cette science est constituĂ© par le dĂ©veloppement de nouvelles technologies destinĂ©es Ă  des domaines de pointe tels que les nanotechnologies (l'infiniment petit) ou l'aĂ©rospatial.

[modifier] Principes de la science des matériaux

La science des matériaux repose sur la relation entre les propriétés, les performances d'un matériau et sa morphologie structurale. La connaissance et la maîtrise des phénomènes microscopiques (diffusion, arrangement des atomes, recristallisation, apparition de phases,...) confèrent aux scientifiques et aux industriels la possibilité d'élaborer des matériaux aux propriétés et aux performances voulues.

La conception d'un cristal parfait est actuellement physiquement impossible, mais ce sont souvent ses défauts structurels qui rendent intéressants un matériau. On utilise donc les défauts dans les matériaux cristallins (tels que précipités, joints de grains, atomes interstitiels, lacunes, dislocations...) pour créer des matériaux avec les propriétés désirées.

[modifier] Les grandes classes de matériaux

Article dĂ©taillĂ© : MatĂ©riau.

[modifier] Métaux

Article dĂ©taillĂ© : MĂ©tal.

Les mĂ©taux sont des matĂ©riaux basĂ©s sur des Ă©lĂ©ments chimiques ayant la particularitĂ© de pouvoir former des liaisons mĂ©talliques et perdre des Ă©lectrons pour former des cations (ex. : Fe -> Fe2+ ou Fe3+). Ils peuvent ĂŞtre caractĂ©risĂ©s aussi bien de manière physico-chimique que de manière Ă©lectronique (cf. section caractĂ©risation). Les mĂ©taux se caractĂ©risent par plusieurs particularitĂ©s physiques. Ils sont de bons conducteurs Ă©lectriques, cette caractĂ©ristique se mesure soit grâce Ă  la conductivitĂ© soit grâce Ă  son inverse, la rĂ©sistivitĂ©. Ils sont aussi de bons conducteurs thermiques et possèdent un Ă©clat lumineux. Du point de vue mĂ©canique, ils se caractĂ©risent par des propriĂ©tĂ©s telles que leur module d'Ă©lasticitĂ© (gĂ©nĂ©ralement Ă©levĂ©, de l'ordre de plusieurs GPa), leur duretĂ©, leur ductilitĂ©, etc.

Sur Terre, on ne trouve quasiment les métaux que sous forme d'oxydes. Cependant, ils sont peu utilisés sous cette forme (excepté dans le domaine de la micro électronique). On préfère les utiliser purifiés, tel que l'est le cuivre ou sous forme d'alliages. Il faut également noter l'importance du fer, qui est très souvent utilisé sous forme d'acier ou de fonte après ajout de carbone.

Du point de vue économique, on note 2 secteurs extrêmement importants, celui de l'acier et celui de l'aluminium. En 2007, la production mondiale d'acier s'élevait à 1,3 milliard de tonnes soit une augmentation de 5.4% par rapport à 2006.[3] Ce secteur est actuellement dominé par l'entreprise Mittal Steel. Le secteur de l'aluminium est quand à lui partagé entre plusieurs grands groupes tels que Rio Tino ou Alcan. En 2008 la production d'aluminium s'est élevée à 3,1 millions de tonnes soit une augmentation de 11.5% par rapport à 2006.[4]

[modifier] Polymères

Articles dĂ©taillĂ©s : Polymère, PlasticitĂ© et endommagement des polymères et Matière plastique.

L'Ă©tymologie du mot polymère vient du grec « pollus Â» plusieurs et « meros Â» partie. Un polymère est une macromolĂ©cule organique ou minĂ©rale constituĂ©e d'un enchaĂ®nement rĂ©pĂ©titif d'un mĂŞme motif appelĂ© monomère. Les monomères sont reliĂ©s entre eux par des liaisons covalentes. Les propriĂ©tĂ©s des polymères dĂ©pendent essentiellement du type des monomères, de la nature de leur assemblage et du degrĂ© de polymĂ©risation.

On distingue les polymères naturels, de ceux qui sont modifiĂ©s et de ceux qui sont synthĂ©tiques. On peut aussi les classer par conformation spatiale : on parle alors de polymères linĂ©aires, branchĂ©s (avec des ramifications) ou dendritiques (ramifications dans les 3 dimensions).

Les polymères peuvent être fabriqués de diverses façons et on peut citer:

  • les homopolymères, qui sont fabriquĂ©s avec le mĂŞme monomère.
  • les copolymères, qui sont fabriquĂ©s avec des monomères diffĂ©rents.

Un autre type de classification des polymères est aussi selon leurs propriétés thermomécaniques. Ainsi on distingue:

  • les thermoplastiques : qui deviennent mallĂ©ables quand ils sont chauffĂ©s, ce qui facilite leur mise en oeuvre.
  • les thermodurcissables : qui durcissent avec la chaleur ou par ajout d'un additif. Ce durcissement est en gĂ©nĂ©ral irrĂ©versible
  • les Ă©lastomères : qui prĂ©sentent un allongement rĂ©versible très important.

Du fait de leurs propriĂ©tĂ©s intĂ©ressantes, les polymères ont peu Ă  peu envahi les industries et la vie quotidienne en remplaçant les matĂ©riaux traditionnels. On peut classer les polymères en deux types, en fonction de leur rĂ©action Ă  la chaleur : les thermodurcissables et les thermoplastiques.

Les thermoplastiques se ramollissent quand on les porte à haute température. C'est le cas des polyoléfines (PE,PP). Une fois fondus, on peut les mettre en forme aisément par injection, thermoformage ou extrusion.

Les thermodurcissables durcissent quand on les chauffe : on peut citer les rĂ©sines polyĂ©poxydes, certains polyurĂ©thanes.

[modifier] Semi-conducteurs

Article dĂ©taillĂ© : Semi-conducteur.

Structure des semi-conducteurs

On applique la théorie des bandes, ce qui amène à considérer une bande de valence entièrement pleine qui est séparée d'une bande de conduction par une bande interdite distance de l'énergie ΔE. Pour qu'un électron passe de la bande de valence à la bande de conduction, on apporte une énergie thermique ou lumineuse. Dans un semi-conducteur, ΔE est assez faible pour autoriser, à température ambiante, le passage d'un petit nombre d'électrons de la bande de valence vers la bande de conduction.

La conduction électrique

Si nous considérons le modèle quantique des bandes d'énergie, les électrons occupent des niveaux d'énergie. Ces niveaux d'énergie sont discrets dans l'atome et de part les interactions entre atomes dans un cristal, s'étendent à des bandes d'énergie permises séparées par des bandes interdites. Dans les isolants, les bandes d'énergie les plus faibles sont remplies. Du fait d'une grande bande interdite (~ 5 eV), il n'y a pas de niveaux d'énergie accessibles et donc aucune conduction. Dans les conducteurs, la dernière bande est partiellement occupé, il existe donc beaucoup de niveaux d'énergie disponibles, d'où une bonne conduction. Dans les semi-conducteurs, la dernière bande se trouve peu ou très occupée et la bande interdite est faible (~ 1 eV). Il y aura donc une conduction faible.

Conduction par électron et par trou

Le trou est une lacune qui va être comblée par un électron voisin libéré par l'agitation thermique et qui va à son tour laisser un trou. Aux électrons (masse positive, charge négative) correspondent des trous (masse négative, charge positive). Les trous et les électrons constituent les porteurs libres intrinsèques dont le nombre est fonction de la température. Pour avoir une neutralité électrique, on impose le même nombre de trous et d'électrons.

Semi-conducteurs dopés

Type N : On introduit dans la matrice du semi-conducteurs des atomes d'impuretĂ©. Chacun de ses atomes apporte un Ă©lectron de valence supplĂ©mentaire. Cet Ă©lectron est peu liĂ© au noyau et passe aisĂ©ment dans la bande de conduction. La conduction dite de type N est assurĂ©e par les Ă©lectrons. Les Ă©lectrons sont les porteurs majoritaires. La conductivitĂ© extrinsèque devient très supĂ©rieure Ă  celle du matĂ©riau pur, Ă  cause du taux de dopage. Les atomes donneurs deviennent des ions positifs après passage des Ă©lectrons excĂ©dentaires dans la bande de conduction.

Type P : On introduit dans le rĂ©seau une impuretĂ© trivalente telle que le bore, l'aluminium, le gallium ou encore l'indium. Il manque Ă  cette dernière un Ă©lectron de valence pour assurer les quatre liaisons avec l'atome de silicium voisin. Une faible Ă©nergie suffit Ă  ce qu'une impuretĂ© capte l'Ă©lectron d'un silicium voisin. Les atomes trivalents, appelĂ©s accepteurs, deviennent ainsi des ions nĂ©gatifs. Il y a formation d'un trou peu liĂ© et donc mobile. Ces trous, porteurs majoritaires, assurent la conduction des semi-conducteurs dits de type P.

[modifier] Céramiques et verres

[modifier] Les céramiques

Article dĂ©taillĂ© : cĂ©ramique industrielle.

Celles-ci sont composées d'éléments métalliques et non métalliques. Elles sont généralement des oxydes, des nitrures, ou des carbures. Le groupe des céramiques englobe une vaste gamme de matériaux, comme les ciments, les verres, les céramiques traditionnelles faites d'argile, etc.

La structure cristalline des céramiques est plus complexe que celle des métaux, car au moins deux éléments chimiques différents sont présents. Il existe des céramiques ioniques, composées d'un métal et d'un non-métal (par exemple: NaCl, MgO...) et les céramiques covalentes, composées de deux non métaux ou d'éléments purs (diamant, carbure de silicium, etc.). La structure des joints de grain est également plus complexe car des interactions électrostatiques entraînent des contraintes d'équilibre supplémentaires. Les ions de signes contraires ne doivent donc pas se toucher. C'est pourquoi la céramique présente une certaine porosité (environ 20% en volume).

Les cĂ©ramiques ont de nombreux avantages :

  • propriĂ©tĂ©s mĂ©caniques : elles prĂ©sentent, comme les mĂ©taux, un module d'Young bien dĂ©fini, c'est-Ă -dire que le module reste constant pendant l'application d'une charge (contrairement au polymère dont l'Ă©lasticitĂ© n'est pas linĂ©aire). De plus, elles ont la plus grande duretĂ© de tous les matĂ©riaux, et sont d'ailleurs utilisĂ©es comme abrasifs pour couper (ou polir) les autres matĂ©riaux ;
  • rĂ©sistance aux chocs thermiques en raison d'un faible coefficient de dilatation ;
  • bonne rĂ©sistance chimique ;
  • rĂ©sistance Ă  la corrosion ;
  • isolation thermique et Ă©lectrique.

Par contre, leur principale faiblesse est d'ĂŞtre prĂ©disposĂ©es Ă  rompre brutalement, sans dĂ©formation plastique en traction (caractère fragile) ; les porositĂ©s « affaiblissent Â» le matĂ©riau en entraĂ®nant des concentrations de contrainte Ă  leur voisinage. La fragilitĂ© des cĂ©ramiques rend impossible les mĂ©thodes de laminage ou de forgeage utilisĂ©es en mĂ©tallurgie.

La plupart des céramiques sont mises en forme à partir de poudre compactée puis chauffée à haute température, c'est ce qu'on appelle le frittage. On utilisera surtout des poudres de granulométrie très faible afin de réduire la porosité.

[modifier] Les verres

Articles dĂ©taillĂ©s : histoire du verre et verre.

Les verres sont essentiellement des solides obtenus par figeage de liquide surfondu. Ce sont des silicates non cristallins qui contiennent d'autres oxydes (CaO, par exemple) qui en modifient les propriétés. La transparence du verre est l'une des ses propriétés les plus importantes. Ceci est dû à sa structure amorphe et à l'absence de défauts de taille supérieure à la fraction de microns. L'indice de réfraction d'un verre est d'environ 1,5. Pour ce qui est de leurs propriétés mécaniques, les verres sont des matériaux fragiles, mais des traitements thermiques ou chimiques peuvent y remédier.

Il existe quatre principales mĂ©thodes de formage pour la fabrication des verres : le pressage, le soufflage, l'Ă©tirage et le fibrage.

[modifier] Composites

Un matĂ©riau composite est un mĂ©lange de deux matĂ©riaux de base, distincts Ă  l'Ă©chelle macroscopique, ayant des propriĂ©tĂ©s physiques et mĂ©caniques diffĂ©rentes. Le mĂ©lange est effectuĂ© de manière Ă  avoir des propriĂ©tĂ©s optimales, diffĂ©rentes et en gĂ©nĂ©ral supĂ©rieures Ă  celles de chacun des constituants. Un composite est constituĂ© au moins d'une matrice (liant) et d'un renfort. Les matrices peuvent ĂŞtre d'origine :

  • Organique : polymères thermoplastiques ou thermodurcissables (polyesters, Ă©poxydes, phĂ©noliques, polyimides, silicones...)
  • MinĂ©rale : carbone, cĂ©ramique, bĂ©ton.
  • MĂ©tallique : Al, Mg

Des charges et additifs sont presque toujours incorporĂ©s Ă  la matrice. Les renforts sont sous forme :

  • fibres courtes ou longues : ces dernières sont orientĂ©es dans le sens des sollicitations (fibres de verre, de carbone, d'aramide, de bore)
  • particules : gravier (additionnĂ© au ciment=bĂ©ton), sable, particule de verre

Le renfort peut ĂŞtre seul au sein d'une matrice (composite homogène) ou associĂ© Ă  un renfort de nature diffĂ©rente (composite hybride). Ces renforts donnent au matĂ©riau de nombreuses qualitĂ©s : rigiditĂ©, rĂ©sistance mĂ©canique, tenue Ă  la fatigue, rĂ©sistance Ă  la corrosion, Ă©tanchĂ©itĂ©, tenue aux chocs, au feu, isolations thermique et Ă©lectrique, allègement des structures, conception de formes complexes...

RĂ´les jouĂ©s par chaque constituant :

  • la matrice est un liant, protège les fibres et transmet Ă©galement les sollicitations aux fibres,
  • les fibres apportent la tenue mĂ©canique (haute rĂ©sistance, haute rĂ©sistivitĂ©) et supportent les sollicitations,
  • les charges et additifs abaissent souvent le coĂ»t de la matière et amĂ©liorent les propriĂ©tĂ©s du matĂ©riau (rĂ´le des ignifugeants, anti UV, fongicides, antioxydants, etc.)
Image:Composite coque bateau.JPG
Coque de bateau en composite

La mise en œuvre des composites est soit automatisée (moulage sous vide, RTM, etc. ), soit artisanale pour des pièces à hautes performances (moulage au contact, etc.) Les matériaux composites à base de fibres et de polymères en constituent la classe la plus importante (90% de l'ensemble des composites fabriqués actuellement). Les matériaux composites sont grandement utilisés dans les domaines aéronautique, automobile, ferroviaire...

[modifier] Biomatériaux

Article dĂ©taillĂ© : BiomatĂ©riau.

Un biomatériau est essentiellement un matériau qui est utilisé et adapté pour les applications médicales. Il peut être d'origine vivante, minérale ou chimique. Les biomatériaux sont aujourd'hui un des secteurs qui se développe le plus rapidement dans le domaine des matériaux en raison de la demande en matériaux novateurs et stériles aussi bien pour les diverses prothèses que pour le matériel médical.

Il faut faire la disctinction entre la vision médicale du biomatériau et la vision d'un professionnel des matériaux en ce qui concerne la biocompatibilité des matériaux et du corps humain. En effet, un médecin aura tendance à demander un matériel répondant parfaitement à tous les problèmes qu'il veut solutionner tandis que le spécialiste des matériaux verra lui les compromis qu'il faut utiliser pour obtenir la meilleure alternative matériel à un problème médical. L'un et l'autre doivent travailler en collaboration mais il n'est pas possible qu'un médecin concoive le matériel qu'il veut utiliser et qu'un spécialiste des matériaux utilise le matériel qu'il a concu.

[modifier] L'industrie des matériaux

Toutes les industries qui produisent des biens matériels font appel à des matériaux, la science des matériaux y trouve donc naturellement sa place.

[modifier] Mise en forme des matériaux

Article dĂ©taillĂ© : mise en forme des matĂ©riaux.

Les techniques de mise en forme des matériaux ont pour objectif de donner une forme déterminée au matériau tout en lui imposant une certaine microstructure, afin d'obtenir un objet ayant les propriétés souhaitées. C'est un travail qui nécessite de maîtriser au mieux les paramètres expérimentaux (composition, température, vitesse de refroidissement, etc.). Les techniques diffèrent selon les matériaux et les objets à fabriquer. Toutes ces techniques bénéficient de la compréhension apportée par la science des matériaux.

[modifier] Applications

Voici quelques applications des grandes classes de matĂ©riaux :

  • Les polymères : bouteilles d'eau en polyĂ©thylène tĂ©rĂ©phtalate (PET), CD en polycarbonate (PC), vĂŞtements en polyĂ©thylène (PE), RILSAN, Gore-tex, bouteilles de lait, canalisations en polyĂ©thylène haute densitĂ© (PEHD), pièces mĂ©caniques en Nylon, mousses d'isolation en polyurĂ©thane (PU), sacs biodĂ©gradables en acide polylactique (PLA)...
  • Les matĂ©riaux de la micro-Ă©lectronique : AsGa, InP, Si, SiC, Ge, AlInP sont utilisĂ©s dans la conception des diodes, transistors, diodes lasers, photodĂ©tecteurs...
  • Les cĂ©ramiques et les verres : vitres, disques de frein en carbone-cĂ©ramique, outils de machine-outil en carbure de tungstène, pot catalytique en Zircone...
  • Les composites : coques de bateaux, pales d'hĂ©licoptères, aubes de turbine, casques de moto, skis, surfs, planches Ă  voile, arbres de transmission...
  • Les mĂ©taux : mobilier urbain en acier galvanisĂ©, tĂ´les en acier, filtres, Ă©lectrodes de batterie, coupe-flammes en mousse mĂ©tallique...

Le développement de la protection de l'environnement et du recyclage encourage les entreprises à rechercher de nouveaux matériaux, comme les matériaux biodégradables. L'acide polylactique, extrait de végétaux comme la betterave ou le maïs, en est un bon exemple. Il est actuellement utilisé pour les fils de suture résorbables, pour remplacer les sacs plastiques, ou encore pour les boîtes plastiques.

[modifier] Aspects économiques et environnementaux

Certains aspects économiques et environnementaux nous amènent à revoir notre façon d'utiliser les matériaux. Le recyclage des matériaux est amené à se développer[5]. Par exemple, dans le domaine de la microélectronique, les fabricants d'écrans plats ont été confrontés à la flambée du cours de l'indium[6] et il devient intéressant de le recycler. Autre exemple, l'épuisement progressif des ressources pétrolières pose problème pour la production future de polymères. Il faut donc chercher des solutions alternatives (bioplastiques).

Mais certains matériaux très couramment utilisés ne sont toujours pas recyclables et constituent un vrai problème environnemental. On pense notamment au caoutchouc et à ses dérivés qui sont aujourd'hui encore les principaux constituants des pneus. Il faut donc soit mettre au point de nouveaux procédés de recyclage, soit mettre au point des matériaux alternatifs plus écologiques.

[modifier] Caractérisation des matériaux

Article dĂ©taillĂ© : caractĂ©risation des matĂ©riaux.

Il est indispensable pour étudier et comprendre un matériau de le caractériser à l'aide des techniques de caractérisation appropriées. On peut les classer en techniques dites destructives, c'est-à-dire qui endommagent le matériau et en techniques de contrôle non destructif, qui n'endommagent pas le matériau et donc l'objet étudié. Ces techniques de caractérisation bénéficient des apports de la science des matériaux et réciproquement aide à son développement.

[modifier] Prix Nobel

Un certain nombre de prix Nobel de physique et chimie sont relatifs Ă  la science des matĂ©riaux :

  • Albert Fert et Peter GrĂĽnberg qui ont obtenu le prix Nobel de physique 2007 pour leur dĂ©couverte simultanĂ©e du phĂ©nomène de magnĂ©torĂ©sistance gĂ©ante, très utilisĂ©e dans les tĂŞtes de lecture des disques durs modernes.
  • Pierre-Gilles de Gennes, prix Nobel de physique 1991 pour ses travaux sur les cristaux liquides et les polymères.
  • les prix Nobel de physique 2003 (supraconducteurs, superfluides), 2000 (hĂ©tĂ©rostructures semi-conductrices), 1998 (effet Hall quantique fractionnaire), 1994 (cristaux), 1987, 1986, 1985, 1982.[prĂ©cision nĂ©cessaire]
  • les prix Nobel de chimie 2000 (polymères conducteurs), 1996 (fullerène).

[modifier] Notes et références

  1. ↑ (en) Jonathan Wood, Â« The top ten advances in materials science Â», dans Materials Today, 19 dĂ©cembre 2007, 11, p. 40-45 [texte intĂ©gral]
  2. ↑ (en) Les 100 dates les plus importantes en science des matériaux
    • A partir de 1842 - L'Allemand August Wöhler, qui donne le premier cours de RDM, permet de caractĂ©riser cette toute nouvelle "science des matĂ©riaux"
  3. ↑ Acier : production prĂ©vue en hausse de 5,4% en 2007
  4. ↑ Aluminium : production record en mai
  5. ↑ Site officiel d´eco-emballages
  6. ↑ Le grand avenir des "petits métaux", prisés par les industries high-tech

[modifier] Bibliographie

  • (fr) Pablo Jensen, Entrer en matière, les atomes expliquent-ils le monde ?, Editions du Seuil, fĂ©vrier 2001.
  • (fr) D.Bellet et J.J Barrau, Cours d’ElasticitĂ©, Cepadues Editions, 1990 (ISBN 2854282566).
  • (en) Alan Windle, A first course in Crystallography , Editions HarperCollins, 172 p., 1978 (ISBN 0713518863).
  • Charles Kittel (trad. Nathalie Bardou, Évelyne Kolb), Physique de l'Ă©tat solide (Solid state physics), 1998 [dĂ©tail des Ă©ditions] 
  • (fr) Bernard Michel, MĂ©tallurgie GĂ©nĂ©rale, Philibert Talbot, Editions Masson (ISBN 2225823472).
  • (fr) G. ChrĂ©tien , D. Hatat, Initiation Aux plastiques et aux composites, Lavoisier Tech et Doc.
  • (fr) J.P Mercier, E.Marechal, TraitĂ© des matĂ©riaux (vol.13) Chimie des polymères : Synthèses, RĂ©actions, DĂ©gradations, Presses Polytechniques et Universitaires Romanes, Tec et Doc Lavoisier.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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