Suite géométrique : encyclopédie mathématiques
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2 ; 16 ; 128 ; 1024 ; 8192 ; …
Suite géométrique croissante, de premier terme 2 de raison 8
2 ; 1 ; 0,5 ; 0,25 ; 0,125 ; …
Suite géométrique décroissante, de premier terme 2 de raison 0,5
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En mathématiques, une suite géométrique est une suite de nombres dans laquelle chaque terme permet de déduire le suivant par multiplication par un coefficient constant appelé raison. Ainsi, une suite géométrique a la forme suivante :
La définition peut s'écrire sous la forme d'une relation de récurrence, c'est-à -dire que pour chaque entier naturel n :
Cette relation est caractéristique de la progression géométrique qui se retrouve par exemple dans l'évolution d'un compte bancaire à intérêts composés ou la composition des intervalles musicaux. Elle permet aussi de modéliser une croissance exponentielle (dans laquelle la variation est proportionnelle à la quantité) par un processus en temps discret.
Les suites géométriques satisfont une formule générale pour le calcul des termes ainsi que pour la série associée. Elles peuvent aussi servir à calculer des solutions particulières pour les relations de récurrence linéaires.
Sommaire |
La suite géométrique est l'outil privilégié pour l'étude de phénomènes à croissance ou décroissance exponentielle, ou encore l'étude de populations dont la taille double ou diminue de moitié dans un intervalle de temps constant (période).
On la retrouve aussi dans le système bancaire avec le calcul des intérêts composés.
On la retrouve enfin, en musicologie, dans la suite des quintes (gamme pythagoricienne)
Elle est l'équivalent discret d'une fonction exponentielle.
Si E est un corps commutatif et si est une suite géométrique de E de raison
alors, pour tout
:
Plus généralement, si la suite est définie sur et si n et p appartiennent à A et si q est non nul, alors :
Une suite géométrique est donc entièrement déterminée par la donnée de son premier terme et par sa raison q.
Réciproquement, une suite définie sur par
est une suite géométrique de raison q.
On supposera et q non nul.
Ce paragraphe concerne les suites géométriques à valeurs dans .
Dans
Dans
On considère ici des suites à valeurs dans .
On démontre que, pour tout entier n et tout réel t positif, . Cette inégalité permet d'affirmer qu'une suite géométrique de raison 1 + t et de premier terme a croît plus vite qu'une suite arithmétique de raison a×t. Cependant, en pratique, pour de petites valeurs de t et des valeurs raisonnables de n, les deux suites sont quasiment confondues. Cette approximation se justifie mathématiquement par le développement limité à l'ordre 1 lorsque t tend vers 0 : (1 + t)n = 1 + nt + o(t) qui fournit l'approximation :
.
Illustration avec a = 1 000 et t = 0,004, soit une raison a×t = 4 :
| n | suite arithmétique | suite géométrique |
| 0 | 1 000 | 1 000 |
| 1 | 1 004 | 1 004 |
| 2 | 1 008 | 1 008,016 |
| 3 | 1 012 | 1 012,048 |
| 4 | 1 016 | 1 016,096 |
| 5 | 1 020 | 1 020,161 |
| 6 | 1 024 | 1 024,241 |
| 7 | 1 028 | 1 028,338 |
| 8 | 1 032 | 1 032,452 |
| 9 | 1 036 | 1 036,581 |
| 10 | 1 040 | 1 040,728 |
| 11 | 1 044 | 1 044,891 |
| 12 | 1 048 | 1 049,070 |
Cette approximation permet aux financiers d'utiliser comme taux d'intérêt mensuel le 12e du taux annuel t, au lieu de prendre la valeur exacte ; elle est d'autant meilleure que le taux est faible.
La valeur de la somme des termes d'une suite géométrique est démontrée dans le Livre IX des Éléments d'Euclide.
Si ou
(ou n'importe quel autre corps commutatif) et si
est une suite géométrique de raison q de E alors, pour tout
et pour tout
:
ou plus simplement (somme des premiers termes) :
Diverses variantes de la démonstration sont présentées dans l'article Série géométrique, dans la section Terme général.
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