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Symétrie (transformation géométrique)


Symétrie (transformation géométrique) : encyclopédie mathématiques

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Une symĂ©trie gĂ©omĂ©trique est une transformation gĂ©omĂ©trique qui est involutive : lorsqu'on l'applique deux fois Ă  un point ou Ă  une figure on retrouve la figure de dĂ©part. Parmi les symĂ©tries courantes, on peut citer la rĂ©flexion, la symĂ©trie centrale, etc.

Une symĂ©trie gĂ©omĂ©trique est un cas particulier de symĂ©trie. Il existe plusieurs sortes de symĂ©tries dans le plan ou dans l’espace.

Remarque : Le terme de symĂ©trie possĂšde aussi un autre sens en mathĂ©matiques. Dans l'expression groupe de symĂ©trie, une symĂ©trie dĂ©signe une isomĂ©trie quelconque. Ce terme dĂ©signe soit une translation, soit un automorphisme orthogonal, soit la composĂ©e des deux.

Sommaire

[modifier] Symétrie dans le plan

[modifier] Symétrie par rapport à un point

[modifier] Présentation

La symétrie de centre O est la transformation qui, à tout point M, associe le point M' tel que O soit le milieu de [MM'].

Symcentre.png
Construction : Tracez la droite (d) passant par A et O. Prolongez la au-delĂ  de O. Avec un compas pointĂ© en O et un Ă©cartement Ă©gal Ă  OA, recoupez (d) en A'.

Le seul point invariant de cette symétrie est le point O.

Une symĂ©trie de centre O est aussi une rotation d’angle plat et une homothĂ©tie de centre O et de rapport -1

[modifier] Centre de symétrie

Une figure possÚde un centre de symétrie C si elle est invariante par la symétrie de centre C.

Exemples de centre de symĂ©trie :

  • Les lettres N, S et Z possĂšdent un centre de symĂ©trie. D’autres lettres possĂšdent un centre de symĂ©trie car elles possĂšdent deux axes de symĂ©trie, on les dĂ©couvrira dans le chapitre des symĂ©trie orthogonale dans un plan.
  • Un parallĂ©logramme possĂšde pour centre de symĂ©trie le point d’intersection de ses diagonales. Cette propriĂ©tĂ© est caractĂ©ristique des parallĂ©logrammes : un quadrilatĂšre ABCD possĂ©dant cette propriĂ©tĂ© est nĂ©cessairement un parallĂ©logramme.

Parallélogramme.svg

  • L’hexagone est un polygone qui admet l’intersection de ses diagonales comme centre de symĂ©trie.
  • Le cercle admet son centre comme centre de symĂ©trie.
  • En analyse, une courbe d’équation y = f(x) possĂšde un centre de symĂ©trie C(a ; b) si et seulement si, pour tout rĂ©el h tel que a + h appartienne au domaine de dĂ©finition de f, on a
    • a - h appartient au domaine de dĂ©finition
    • f(a + h) + f(a - h) = 2b
Lorsque le centre de symĂ©trie est Ă  l’origine du repĂšre, la fonction est dite impaire. Dans ce cas l'expression prĂ©cĂ©dente se simplifie en : f(- h) = - f(h).

[modifier] Groupe des symétries centrales-translations

La composée de deux symétries de centres O et O', sO' o sO est une translation de vecteur 2\overrightarrow{OO'}

Symetrie centre comp.png
Le théorÚme des milieux permet de remarquer que \overrightarrow{MM''}=2\overrightarrow{OO'}

Cette propriĂ©tĂ© permet de dĂ©finir un premier groupe de transformations du plan : celui des symĂ©tries centrales-translations. En effet, en composant deux symĂ©tries centrales ou translations, on obtient une symĂ©trie centrale ou une translation. Et, pour obtenir l’application identique, il suffit de composer une translation de vecteur u par la translation de vecteur -u, ou de composer une symĂ©trie centrale par elle-mĂȘme.

La symĂ©trie centrale conserve les distances et les angles orientĂ©s. C’est donc une isomĂ©trie positive ou dĂ©placement. Le groupe dĂ©fini prĂ©cĂ©demment est donc un sous-groupe du groupe des dĂ©placements.

[modifier] Symétrie orthogonale par rapport à une droite

[modifier] Présentation

On les appelle aussi des rĂ©flexions d’axe (d). La rĂ©flexion d’axe (d) est la transformation du plan qui laisse tous les points de (d) invariants et qui, Ă  tout point M non situĂ© sur (d), associe le point M' tel que (d) soit la mĂ©diatrice de [MM']. Comme il existe deux dĂ©finitions Ă©quivalentes de la mĂ©diatrice, on connaĂźt ainsi deux constructions Ă©quivalentes du point M'.

[modifier] Construction

DonnĂ©es : l'axe de symĂ©trie (d), le point A.

Objectif : construire A' symĂ©trique de A par la symĂ©trie orthogonale d'axe (d).

  • PremiĂšre mĂ©thode :
Tracez une droite perpendiculaire Ă  (d) passant par A. Cette droite coupe l'axe en un point H.
Avec le compas pointé en H et écarté jusqu'à A, recouper la droite (AH) en A'
  • DeuxiĂšme mĂ©thode :
Le point B Ă©tant donnĂ©, on cherche le point B' tel que l'axe (d) doit ĂȘtre la mĂ©diatrice de [BB'].
Pour construire le point B' nous allons utiliser la propriĂ©tĂ© suivante :Tout point d'une mĂ©diatrice d’un segment est Ă©quidistant des extrĂ©mitĂ©s de ce segment.
Nous choisissons deux points quelconques c1 et c2 de (d) et nous allons déterminer un point B' tel que c1B=c1B' et c2B=c2B'.
Ainsi nous sommes certains que (c1c2), c’est-Ă -dire d, est la mĂ©diatrice de [BB'].
Choisissez c1 et c2 sur (d).
Placez la pointe sÚche du compas sur c1 et écartez l'autre branche jusqu'à B. Tracez un arc.
ExĂ©cutez la mĂȘme chose avec la pointe sĂšche en c2.
Les deux arcs se coupent en B et en B'.

Symetrie axe.png

[modifier] Axe de symétrie

Une figure possĂšde un axe de symĂ©trie (d) si et seulement si elle est invariante par la rĂ©flexion d’axe (d)

Exemples de figures usuelles :

  • Les lettres A, B, C, c, D, E, K, l, M, T, U, V, v, W, w possĂšdent gĂ©nĂ©ralement un axe de symĂ©trie dans nombre de polices de caractĂšres simples (non cursives et non italiques).
  • Le cercle possĂšde une infinitĂ©s d’axes de symĂ©trie : tous ses diamĂštres. Ce peut ĂȘtre parfois le cas des lettres O et o Ă©largies (non cursives et non italiques).
  • Un angle quelconque a toujours un axe de symĂ©trie : sa bissectrice. Ce peut ĂȘtre parfois le cas de la lettre L Ă©largie (non cursives et non italiques).
  • Le triangle isocĂšle possĂšde un axe de symĂ©trie : sa bissectrice principale. C’est gĂ©nĂ©ralement le cas de la lettre grecque delta majuscule Δ (non cursive et non italique).
  • Le triangle Ă©quilatĂ©ral possĂšde 3 axes de symĂ©trie : ses 3 bissectrices.
  • Le losange en possĂšde 2 : ses 2 diagonales.
  • Le rectangle en possĂšde 2 : ses 2 mĂ©dianes.
  • Le carrĂ© en possĂšde 4 : ses 2 diagonales (puisque c’est aussi un losange) et ses 2 mĂ©dianes (puisque c’est aussi un rectangle).
  • En analyse,
    une courbe d’équation y = f(x) possĂšde un axe de symĂ©trie d’équation x = a si et seulement si, pour tout h tel que (a + h) appartient au domaine de dĂ©finition de f, on a :
    • (a − h) appartient au domaine de dĂ©finition, et
    • f(a + h) = f(a − h) ;
    lorsque l’axe de symĂ©trie est l’axe (Oy), c’est-Ă -dire ici l’axe d’équation x = 0 (donc avec a = 0), la fonction est dite paire : f(h) = f(−h)

Une figure possĂ©dant deux axes de symĂ©trie perpendiculaires a pour centre de symĂ©trie le point d’intersection des deux droites. Par exemple, les lettres H, I, O, X dans des polices de caractĂšre simples (non cursives et non italiques) possĂšdent souvent deux axes de symĂ©trie perpendiculaires, donc aussi un centre de symĂ©trie, de mĂȘme le rectangle, le losange et le carrĂ©.

[modifier] Réflexion et groupe des isométries

La rĂ©flexion conserve les distances et les angles. C’est donc une isomĂ©trie. Mais elle ne conserve pas l’orientation (voir chiralitĂ©). On dit que c’est un antidĂ©placement.

Composition des réflexions

La composĂ©e de deux rĂ©flexions d’axes parallĂšles est une translation, de distance Ă©gale Ă  deux fois la distance entre ces axes.

Dans l’image ci-contre, les propriĂ©tĂ©s vectorielles des milieux permettent de dire que
\overrightarrow{MM''} = 2 \overrightarrow{HH'} = 2 \vec{u}

Symetrie axe comp1.png

La composĂ©e de deux rĂ©flexions d’axes sĂ©cants est une rotation, d’angle Ă©gal au double de l’angle formĂ© entre les deux axes.

Dans l’image ci-contre, les propriĂ©tĂ©s sur les bissectrices permettent de dire que
\left(\overrightarrow{OM}, \overrightarrow{OM''}\right) = 2 \left(\overrightarrow{OH}, \overrightarrow{OH'}\right) = 2 \alpha

Symetrie axe comp2.png

On remarque alors que l’ensemble des rĂ©flexions gĂ©nĂšre tout l’ensemble des isomĂ©tries.

[modifier] Symétrie oblique

La symétrie par rapport à une droite (d) suivant une direction (d') (non parallÚle à (d)) est la transformation qui laisse tous les points de (d) invariants et qui, à tout point M non situé sur (d) associe le point M' tel que la droite (MM') soit parallÚle à (d') et le milieu de [MM'] soit sur (d)

Symetrie oblique.png

Cette symĂ©trie est bien involutive : le symĂ©trique de M’ est bien M. Elle offre moins d’intĂ©rĂȘt que ses cousines car elle ne conserve pas les distances: elle dĂ©forme les figures. Cependant, elle conserve les barycentres et fait donc partie des transformations affines.

[modifier] SymĂ©trie dans l’espace

[modifier] Symétrie centrale

Symetrie centrale espace2.png

On retrouve la mĂȘme dĂ©finition et les mĂȘmes propriĂ©tĂ©s que pour la symĂ©trie centrale dans le plan, Ă  ceci prĂšs qu’une symĂ©trie centrale ne conserve pas l’orientation dans l’espace.



Le bonhomme lĂšve la main droite et son image lĂšve la main gauche.




[modifier] Symétrie orthogonale par rapport à une droite

Symetrie axe espace.png

On retrouve la mĂȘme dĂ©finition que dans le plan. Une symĂ©trie orthogonale par rapport Ă  une droite est aussi une rotation d’axe (d) et d’angle plat.

Contrairement Ă  ce qui se passe dans le plan, une telle symĂ©trie dans l’espace conserve l’orientation.


Le bonhomme lĂšve la main droite et son image lĂšve la main droite.


[modifier] Symétrie orthogonale par rapport à un plan

Symplan.png

La symĂ©trie orthogonale par rapport au plan (P) est la transformation qui laisse tous les points de (P) invariants et qui, Ă  tout point M non situĂ© sur (P), associe le point M’ tel que (P) soit le plan mĂ©diateur de [MM']


Une telle symétrie conserve les distances et les angles mais ne conserve pas l'orientation. C'est la raison pour laquelle, quand vous levez la main droite devant votre miroir, votre image lÚve sa main gauche.

On démontre que l'ensemble des symétries par rapport à des plans génÚre par composition tout l'ensemble des isométries de l'espace

[modifier] Les symétries obliques

On peut tout aussi bien dĂ©finir des symĂ©tries d’axe (d) selon la direction (P) ou des symĂ©tries par rapport Ă  (P) suivant la direction (d), Ă  condition que tout sous-espace Ă©gal ou parallĂšle Ă  (P) ne contienne pas entiĂšrement (d) ni ne soit entiĂšrement contenu dans (d) et que leur intersection se rĂ©duise Ă  un seul point (sinon ces transformations ne sont pas des symĂ©tries mais des projections).

Mais ces transformations ne sont pas des isomĂ©tries si (d) et (P) ne sont pas orthogonaux. Ces transformations (de mĂȘme que les projections) conservent cependant les barycentres et sont des cas particuliers de transformations affines de l’espace.

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