Symétrie (transformation géométrique) : encyclopédie mathématiques
Cet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.Une symĂ©trie gĂ©omĂ©trique est une transformation gĂ©omĂ©trique qui est involutive : lorsqu'on l'applique deux fois Ă un point ou Ă une figure on retrouve la figure de dĂ©part. Parmi les symĂ©tries courantes, on peut citer la rĂ©flexion, la symĂ©trie centrale, etc.
Une symĂ©trie gĂ©omĂ©trique est un cas particulier de symĂ©trie. Il existe plusieurs sortes de symĂ©tries dans le plan ou dans lâespace.
Remarque : Le terme de symétrie possÚde aussi un autre sens en mathématiques. Dans l'expression groupe de symétrie, une symétrie désigne une isométrie quelconque. Ce terme désigne soit une translation, soit un automorphisme orthogonal, soit la composée des deux.
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La symétrie de centre O est la transformation qui, à tout point M, associe le point M' tel que O soit le milieu de [MM'].

Construction : Tracez la droite (d) passant par A et O. Prolongez la au-delà de O. Avec un compas pointé en O et un écartement égal à OA, recoupez (d) en A'.
Le seul point invariant de cette symétrie est le point O.
Une symĂ©trie de centre O est aussi une rotation dâangle plat et une homothĂ©tie de centre O et de rapport -1
Une figure possÚde un centre de symétrie C si elle est invariante par la symétrie de centre C.
Exemples de centre de symétrie :
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La composée de deux symétries de centres O et O', sO' o sO est une translation de vecteur

Le théorÚme des milieux permet de remarquer que
Cette propriĂ©tĂ© permet de dĂ©finir un premier groupe de transformations du plan : celui des symĂ©tries centrales-translations. En effet, en composant deux symĂ©tries centrales ou translations, on obtient une symĂ©trie centrale ou une translation. Et, pour obtenir lâapplication identique, il suffit de composer une translation de vecteur u par la translation de vecteur -u, ou de composer une symĂ©trie centrale par elle-mĂȘme.
La symĂ©trie centrale conserve les distances et les angles orientĂ©s. Câest donc une isomĂ©trie positive ou dĂ©placement. Le groupe dĂ©fini prĂ©cĂ©demment est donc un sous-groupe du groupe des dĂ©placements.
On les appelle aussi des rĂ©flexions dâaxe (d). La rĂ©flexion dâaxe (d) est la transformation du plan qui laisse tous les points de (d) invariants et qui, Ă tout point M non situĂ© sur (d), associe le point M' tel que (d) soit la mĂ©diatrice de [MM']. Comme il existe deux dĂ©finitions Ă©quivalentes de la mĂ©diatrice, on connaĂźt ainsi deux constructions Ă©quivalentes du point M'.
Données : l'axe de symétrie (d), le point A.
Objectif : construire A' symétrique de A par la symétrie orthogonale d'axe (d).

Une figure possĂšde un axe de symĂ©trie (d) si et seulement si elle est invariante par la rĂ©flexion dâaxe (d)
Exemples de figures usuelles :
Une figure possĂ©dant deux axes de symĂ©trie perpendiculaires a pour centre de symĂ©trie le point dâintersection des deux droites. Par exemple, les lettres H, I, O, X dans des polices de caractĂšre simples (non cursives et non italiques) possĂšdent souvent deux axes de symĂ©trie perpendiculaires, donc aussi un centre de symĂ©trie, de mĂȘme le rectangle, le losange et le carrĂ©.
La rĂ©flexion conserve les distances et les angles. Câest donc une isomĂ©trie. Mais elle ne conserve pas lâorientation (voir chiralitĂ©). On dit que câest un antidĂ©placement.
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La composĂ©e de deux rĂ©flexions dâaxes parallĂšles est une translation, de distance Ă©gale Ă deux fois la distance entre ces axes. Dans lâimage ci-contre, les propriĂ©tĂ©s vectorielles des milieux permettent de dire que |
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La composĂ©e de deux rĂ©flexions dâaxes sĂ©cants est une rotation, dâangle Ă©gal au double de lâangle formĂ© entre les deux axes. Dans lâimage ci-contre, les propriĂ©tĂ©s sur les bissectrices permettent de dire que |
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On remarque alors que lâensemble des rĂ©flexions gĂ©nĂšre tout lâensemble des isomĂ©tries.
La symétrie par rapport à une droite (d) suivant une direction (d') (non parallÚle à (d)) est la transformation qui laisse tous les points de (d) invariants et qui, à tout point M non situé sur (d) associe le point M' tel que la droite (MM') soit parallÚle à (d') et le milieu de [MM'] soit sur (d)

Cette symĂ©trie est bien involutive : le symĂ©trique de Mâ est bien M. Elle offre moins dâintĂ©rĂȘt que ses cousines car elle ne conserve pas les distances: elle dĂ©forme les figures. Cependant, elle conserve les barycentres et fait donc partie des transformations affines.

On retrouve la mĂȘme dĂ©finition et les mĂȘmes propriĂ©tĂ©s que pour la symĂ©trie centrale dans le plan, Ă ceci prĂšs quâune symĂ©trie centrale ne conserve pas lâorientation dans lâespace.
Le bonhomme lĂšve la main droite et son image lĂšve la main gauche.

On retrouve la mĂȘme dĂ©finition que dans le plan. Une symĂ©trie orthogonale par rapport Ă une droite est aussi une rotation dâaxe (d) et dâangle plat.
Contrairement Ă ce qui se passe dans le plan, une telle symĂ©trie dans lâespace conserve lâorientation.
Le bonhomme lĂšve la main droite et son image lĂšve la main droite.

La symĂ©trie orthogonale par rapport au plan (P) est la transformation qui laisse tous les points de (P) invariants et qui, Ă tout point M non situĂ© sur (P), associe le point Mâ tel que (P) soit le plan mĂ©diateur de [MM']
Une telle symétrie conserve les distances et les angles mais ne conserve pas l'orientation. C'est la raison pour laquelle, quand vous levez la main droite devant votre miroir, votre image lÚve sa main gauche.
On démontre que l'ensemble des symétries par rapport à des plans génÚre par composition tout l'ensemble des isométries de l'espace
On peut tout aussi bien dĂ©finir des symĂ©tries dâaxe (d) selon la direction (P) ou des symĂ©tries par rapport Ă (P) suivant la direction (d), Ă condition que tout sous-espace Ă©gal ou parallĂšle Ă (P) ne contienne pas entiĂšrement (d) ni ne soit entiĂšrement contenu dans (d) et que leur intersection se rĂ©duise Ă un seul point (sinon ces transformations ne sont pas des symĂ©tries mais des projections).
Mais ces transformations ne sont pas des isomĂ©tries si (d) et (P) ne sont pas orthogonaux. Ces transformations (de mĂȘme que les projections) conservent cependant les barycentres et sont des cas particuliers de transformations affines de lâespace.
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