logo

Tableau périodique des éléments


Tableau périodique des éléments : encyclopédie physique

wikipediaCet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.
Vous pouvez consulter l'article ici ainsi que son historique.
Les textes et les images sont disponibles sous les termes de la Licence de documentation libre GNU.
Aller Ă  : Navigation, Rechercher
Pour les articles homonymes, voir Tableau.

Le tableau périodique des éléments, également appelé table de Mendeleïev, classification périodique des éléments (CPE), tableau de Mendeleïev ou simplement tableau périodique, représente tous les éléments chimiques, groupés par leur numéro atomique.

Sommaire

[modifier] Tableau

Ce tableau est la représentation la plus usuelle de la classification des éléments chimiques. Certains chimistes ont proposé d'autres façons de classer les éléments, mais celles-ci restent bornées au domaine scientifique.

Tableau périodique des éléments
> 1
I A
2
II A
3
III B
4
IV B
5
V B
6
VI B
7
VII B
8
VIII B
9
VIII B
10
VIII B
11
I B
12
II B
13
III A
14
IV A
15
V A
16
VI A
17
VII A
18
VIII A
V
1 1
H

2
He
2 3
Li
4
Be

5
B
6
C
7
N
8
O
9
F
10
Ne
3 11
Na
12
Mg

13
Al
14
Si
15
P
16
S
17
Cl
18
Ar
4 19
K
20
Ca
21
Sc
22
Ti
23
V
24
Cr
25
Mn
26
Fe
27
Co
28
Ni
29
Cu
30
Zn
31
Ga
32
Ge
33
As
34
Se
35
Br
36
Kr
5 37
Rb
38
Sr
39
Y
40
Zr
41
Nb
42
Mo
43
Tc
44
Ru
45
Rh
46
Pd
47
Ag
48
Cd
49
In
50
Sn
51
Sb
52
Te
53
I
54
Xe
6 55
Cs
56
Ba
*
72
Hf
73
Ta
74
W
75
Re
76
Os
77
Ir
78
Pt
79
Au
80
Hg
81
Tl
82
Pb
83
Bi
84
Po
85
At
86
Rn
7 87
Fr
88
Ra
**
104
Rf
105
Db
106
Sg
107
Bh
108
Hs
109
Mt
110
Ds
111
Rg
112
Uub
113
Uut
114
Uuq
115
Uup
116
Uuh
117
Uus
118
Uuo
 
* Lanthanides 57
La
58
Ce
59
Pr
60
Nd
61
Pm
62
Sm
63
Eu
64
Gd
65
Tb
66
Dy
67
Ho
68
Er
69
Tm
70
Yb
71
Lu
** Actinides 89
Ac
90
Th
91
Pa
92
U
93
Np
94
Pu
95
Am
96
Cm
97
Bk
98
Cf
99
Es
100
Fm
101
Md
102
No
103
Lr


Métaux alcalins Métaux alcalino-terreux Lanthanides Actinides Métaux de transition
Métaux pauvres Métalloïdes Non-métaux Halogènes Gaz nobles


Dans des conditions normales de tempĂ©rature et de pression (0°C, 1 atm) :

  • Les Ă©lĂ©ments dont le numĂ©ro atomique est rouge sont gazeux ;
  • Les Ă©lĂ©ments dont le numĂ©ro atomique est bleu sont liquides (il n'y en a que deux : le brome et le mercure);
  • Les Ă©lĂ©ments dont le numĂ©ro atomique est noir sont solides.

Dans la nature :

  • Les Ă©lĂ©ments avec une bordure continue grise peuvent ĂŞtre trouvĂ©s naturellement sur Terre, sous la forme d'un ou plusieurs isotopes stables.
  • Les Ă©lĂ©ments avec une bordure en tirets fins noirs apparaissent naturellement lors de la dĂ©sintĂ©gration d'autres Ă©lĂ©ments chimiques, mais n'ont pas d'isotopes plus anciens que la Terre.
  • Les Ă©lĂ©ments avec une bordure en pointillĂ©s fins bleus sont artificiels (Ă©lĂ©ments synthĂ©tiques).
  • Les Ă©lĂ©ments sans bordure n'ont pas encore Ă©tĂ© dĂ©couverts.

[modifier] Historique

En chimie gĂ©nĂ©rale, au dĂ©but du XIXe siècle, le problème qui se posa aux chimistes fut la classification des Ă©lĂ©ments. Le monde vivant ou minĂ©ral apparaĂ®t comme extrĂŞmement variĂ© et complexe. Partout les chimistes ont rĂ©ussi Ă  extraire des composĂ©s bien dĂ©finis qui se comptent aujourd'hui par millions. Cependant, tous ces composĂ©s sont constituĂ©s en dernier ressort d'un nombre restreint d'Ă©lĂ©ments qui permet de rĂ©aliser tous ces Ă©difices chimiques. Les chimistes remarquèrent des analogies entre certains Ă©lĂ©ments et eurent l'idĂ©e d'une classification.

La première véritable version du tableau périodique des éléments, incomplète car tous les éléments n'étaient pas encore connus, a été créée par le Russe Dimitri Ivanovich Mendeleïev en 1869. Une première classification avait déjà été réalisée auparavant par Lothar Meyer en 1864, mais celle-ci ne comportait que 28 éléments, ceux-ci n'étant classés que par leur valence. De plus, Meyer ne pensa pas à prédire d'autres éléments et à corriger le poids atomique des éléments à partir de son tableau.

Mendeleïev remarqua que certaines propriétés variaient de manière périodique avec la masse atomique. Ainsi, au lieu de classer tous les éléments sur une même colonne, il les classa sur cinq colonnes de dix-huit éléments[1], en laissant des cases vides, prévoyant que d'autres éléments seraient découverts plus tard.

En 1913, la classification Ă©volua : on s'aperçut que si on tient compte des propriĂ©tĂ©s chimiques des Ă©lĂ©ments naturels, les Ă©lĂ©ments ne doivent pas ĂŞtre classĂ©s selon leurs masses atomiques mais selon leurs numĂ©ros atomiques (nombre de protons de l'Ă©lĂ©ment).

[modifier] Autres présentations

L'inconvĂ©nient de ce tableau sont les colonnes vides : elles pourraient donner l'impression que deux Ă©lĂ©ments voisins ont des propriĂ©tĂ©s très diffĂ©rentes, comme par exemple l'hydrogène et l'hĂ©lium, alors que les propriĂ©tĂ©s dans une ligne varient de proche en proche. Certaines personnes ont proposĂ© d'autre types de prĂ©sentation, comme par exemple Fernando Dufour et son « arbre pĂ©riodique Â», une structure Ă  trois dimension ou les lignes sont des Ă©tages qui se superposent, ou encore Pierre Demers et son système du QuĂ©bĂ©cium [1].

[modifier] Note

Ce tableau est dit pĂ©riodique car tous les Ă©lĂ©ments situĂ©s dans une mĂŞme colonne (de 1 Ă  18), prĂ©sentent des propriĂ©tĂ©s chimiques proches. Par exemple : dans la colonne 1, le lithium Li et le sodium Na ont un comportement chimique proche.

L'explication de ce comportement repose sur le fait que le nombre d'électrons de leur couche de valence (tous les électrons présents en plus de la configuration du dernier gaz rare) est identique. Li et Na ont un seul électron de valence. C'est cet électron externe qui est disponible pour les réactions chimiques. D'où des propriétés chimiques proches et par conséquent leur regroupement dans une même famille d'éléments.

Les Ă©lĂ©ments sont groupĂ©s en :

  • mĂ©taux : Ă  gauche
  • non-mĂ©taux : Ă  droite
  • mĂ©talloĂŻdes : entre les deux prĂ©cĂ©dents (B, Si, Ge, As, Sb, Te, Po)
  • mĂ©taux pauvres entre les mĂ©talloĂŻdes et les mĂ©taux de transition (Al, Ga, In, Sn, Tl, Pb, Bi).
  • les mĂ©taux de transition (colonnes 3 Ă  12)
  • les lanthanides : Z = 57 Ă  71
  • les actinides : Z = 89 Ă  103

Certaines familles d'Ă©lĂ©ments d'une mĂŞme colonne ont reçu des noms :

  • 1 : mĂ©taux alcalins
  • 2 : mĂ©taux alcalino-terreux
  • 14 : cristallogènes
  • 15 : pnictogènes
  • 16 : chalcogènes
  • 17 : halogènes
  • 18 : gaz nobles

Plus le rapport N/Z (nombre de neutrons sur nombre de protons) est loin de la courbe de stabilitĂ©, plus le noyau est instable : il va Ă©mettre des particules pour se rapprocher des valeurs stables. On dit qu'il est radioactif.

Dans le tableau pĂ©riodique, les Ă©lĂ©ments dont aucun isotope n'est stable sont :

  • le technĂ©tium (Z=43);
  • le promĂ©thium (Z=61);
  • tous les Ă©lĂ©ments Ă  partir du polonium donc avec un numĂ©ro atomique Z supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  84.

Certains Ă©lĂ©ments prĂ©dits n'ont encore jamais Ă©tĂ© observĂ©s. Certaines de leurs propriĂ©tĂ©s sont inconnues, mais prĂ©sumĂ©es. C'est pourquoi la sĂ©rie chimique, reprĂ©sentĂ©e par des couleurs sur le tableau, peut apparaĂ®tre en plus clair. C'est le cas de :

  • Ununseptium

Les physiciens du noyau au GANIL de Caen, estiment qu'il existerait entre 5000 et 7500 noyaux dans l'univers. 2000 ont déjà été découverts. La plupart sont des noyaux lourds, très radio-actifs, dont la durée de vie est brève, voire très brève. Ils se formeraient lors des explosions de supernova. En effet la nucléosynthèse primordiale découverte en 1948 par Gamov et Alpher décrit comment le Big Bang a donné naissance à l'hydrogène (97%), l'hélium (2,9%) et des traces d'autres éléments légers (lithium, béryllium). En 1954, Fred Hoyle met au point la théorie de la nucléosynthése stellaire. Les éléments jusqu'au fer, sont transmutés dans les étoiles massives par combustion nucléaire successive. Le fer (56) qui compte 26 protons et 30 neutrons est le noyau le plus stable qui soit. Sa combustion consomme plus d'énergie qu'elle n'en produit. Les éléments plus lourds ne peuvent être transmutés dans les étoiles massives. Les éléments plus lourds que le fer naitraient dans les violentes explosions de supernova. Les éléments dispersés par l'explosion (oxygène, carbone, silicium, fer) sont bombardés de neutrons. Par radioactivité β, ces neutrons absorbés sont partiellement transformés en protons. Les noyaux s'enrichissent donc en neutrons et protons donnant naissance aux noyaux lourds. Le GANIL de Caen fait la chasse à ces noyaux lourds dans des accélérateurs à ions lourds. D'autres instituts participent à cette chasse aux États-Unis, Japon, Allemagne, Italie, Russie et Angleterre.

[modifier] Moyens mnémotechniques

Voir la section "Tableau périodique des éléments".

[modifier] Notes et références

  1. ↑ Son tableau était vertical, aujourd'hui il est horizontal, le nombre de lignes et de colonnes est donc inversé.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

  • Version Ă©tendue du tableau pĂ©riodique des Ă©lĂ©ments
  • Tableau pĂ©riodique des Ă©lĂ©ments dĂ©taillĂ©

[modifier] Liens externes

wikipediaCet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.
Vous pouvez consulter l'article ici ainsi que son historique.
Les textes et les images sont disponibles sous les termes de la Licence de documentation libre GNU.


haut de pagehaut Retrouvez cette page sur ilephysique l'île de la physique
© Tom_Pascal & Océane 2008