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Topologie


Topologie : encyclopédie mathématiques

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un ruban de Möbius est une surface fermée dont le bord se réduit à un cercle. De tels objets sont des sujets étudiés par la topologie.

La topologie est une branche des mathématiques concernant l'étude des déformations spatiales par des transformations continues (sans arrachages ni recollement des structures). Pour la structure formelle de topologie, voir Espace topologique.

Sommaire

[modifier] Étymologie

Le mot « topologie Â» vient de la contraction des noms grecs topos et logos qui signifient respectivement « lieu Â» et « Ă©tude Â». LittĂ©ralement, la topologie signifie l'« Ă©tude du lieu Â». Elle s’intĂ©resse donc Ă  dĂ©finir ce qu’est un lieu (appelĂ© aussi « espace Â») et quelles peuvent en ĂŞtre les propriĂ©tĂ©s. Une ancienne dĂ©nomination fut analysis situs, c'est-Ă -dire « l'Ă©tude du lieu Â».

La topologie s’intĂ©resse plus prĂ©cisĂ©ment aux espaces topologiques et aux applications qui les lient, dites « continues Â».

Elle permet de classer ces espaces, notamment les nœuds, entre autres par leur dimension (qui peut être aussi bien nulle qu’infinie).

Elle s’intéresse aussi à leurs déformations.

En analyse, grâce aux informations qu’elle fournit sur l’espace considéré, elle permet d’obtenir un certain nombre de résultats (existence et/ou unicité de solutions d’équations différentielles, notamment).

Les espaces métriques ainsi que les espaces vectoriels normés sont des exemples d’espaces topologiques.

[modifier] Principes fondateurs

Le concept central en topologie est la notion de limite. Prenons l'exemple d'une surface fermĂ©e, un disque par exemple. D'un strict point de vue ensembliste, il y a les points qui sont dans le disque et ceux qui ne sont pas dedans. Pourtant, ce point de vue n'est pas satisfaisant gĂ©omĂ©triquement. Les points qui sont sur le cercle dĂ©limitant le disque ont un statut particulier, ils sont Ă  la limite. D'ailleurs, au moment de la dĂ©finition d'un disque, on a un choix Ă  faire : Quand on parle du disque, considère-t-on l'ensemble des points dont la distance au centre est infĂ©rieure ou Ă©gale au rayon ou considère-t-on l'ensemble des points dont la distance au centre est strictement infĂ©rieure au rayon ? Dans le premier cas, on dit que le disque est fermĂ©, dans le second cas, on dira que le disque est ouvert. Plus gĂ©nĂ©ralement, on dira qu'une surface est fermĂ©e lorsqu'elle contient tous ses points limites et qu'elle est ouverte si elle n'en contient aucun.

Cette idĂ©e de limite est très visuelle. La topologie cherche Ă  formaliser cette notion. Il y a plusieurs moyens d'y parvenir. La façon la plus simple est de dĂ©finir une distance. Dans notre exemple, on utilise simplement la distance euclidienne. Les points limites sont ceux qui sont proches (c'est-Ă -dire Ă  une distance aussi faible que dĂ©sirĂ©e) Ă  la fois de points dans notre surface et de points qui ne sont pas dedans. DĂ©finir une distance sur un ensemble lui confère une structure d'espace mĂ©trique. Cette façon de voir est suffisante pour rĂ©soudre de nombreux problèmes. Cependant, utiliser une distance passe par l'intermĂ©diaire des nombres rĂ©els et introduit donc une contrainte qu'il a fallu dĂ©passer. Pour cela, on a Ă©tĂ© amenĂ© Ă  dĂ©finir le concept de proximitĂ© de façon plus abstraite, sans faire appel Ă  un argument numĂ©rique, c'est le concept de voisinage. Pour des raisons techniques, il est Ă©quivalent et plus simple de dĂ©finir directement les ouverts avant les voisinages, c'est donc ainsi que l'on dĂ©finit usuellement une topologie : en dĂ©cidant quelles sont les parties ouvertes.

La notion de limite n'est pas seulement statique mais aussi dynamique. La topologie permet d'apprĂ©hender les limites de fonctions ou de suites. Regardons la suite des inverses des nombres entiers Ă  partir de 1 : 1/2, 1/3, 1/4, ... , 1/n, ...~ . A la limite, cette suite va tendre vers 0. Cela rejoint plus ou moins le fait que 0 est un point limite de l'ensemble des 1/n~.

Il est important de noter que la plupart des notions de topologie, notamment la continuité sont des conséquences de la notion de limite. C'est le cas notamment de la notion de dérivée qui se conçoit comme limite du taux d'acroissement, de la tangente qui est la limite des cordes.

La topologie est donc une thĂ©orie très unificatrice : elle explique avec très peu d'axiomes initiaux un grand nombre de phĂ©nomènes.

[modifier] Branches de la topologie

La topologie générale étudie les notions fondamentales de la topologie. On y recherche la plus grande simplicité et la plus grande généralité. Cela oblige à une certaine abstraction.

Pour comprendre les notions abstraites de la topologie générale, il est nécessaire de connaitre déjà de nombreux exemples issus de la géométrie ou de l'analyse. Limite d'une suite, limite d'une fonction, convexité, distance sont des notions qui permettent d'entrer dans la théorie.

  • Topologie algĂ©brique

L'idée de la topologie algébrique consiste à associer à différents espaces des invariants de manière à pouvoir les classifier. Les premiers invariants découverts étaient numériques. Aujourd'hui ces invariants sont des structures algébriques, groupes, anneaux, le plus souvent. Les correspondances entre espaces et objets sont des foncteurs et la théorie des catégories simplifie parfois la compréhension de celles-ci.

Citons entre autres, le groupe fondamental et l'homologie singulière.

  • GĂ©omĂ©trie diffĂ©rentielle

La géométrie différentielle étudie les variétés différentielles ainsi que leurs plongements dans des espaces euclidiens.

[modifier] Histoire

Leonhard Euler, en 1736, étudia le problème des sept ponts de Königsberg. Ce fut le point de départ de la topologie moderne.

L’origine de la topologie est l’étude de la géométrie dans les cultures antiques. Le travail de Leonhard Euler datant de 1736 sur le problème des sept ponts de Königsberg est considéré comme l’un des premiers résultats de géométrie qui ne dépend d’aucune mesure, c’est-à-dire l’un des premiers résultats topologiques.

Henri Poincaré publia Analysis Situs en 1895, introduisant les concepts d'homotopie et d'homologie.

Maurice Fréchet, unifiant les travaux sur les espaces de fonctions de Cantor, Volterra, Arzelà, Hadamard, Ascoli et d’autres, introduit le concept d'espace métrique en 1906.

En 1914, Felix Hausdorff, en gĂ©nĂ©ralisant la notion d’espace mĂ©trique, inventa le terme d'« espace topologique Â» et dĂ©finit ce qui s'appelle aujourd'hui l'espace sĂ©parĂ© ou espace de Hausdorff.

Finalement, une autre légère généralisation en 1922, par Kuratowski, donna le concept actuel d'espace topologique.

Le terme « topologie Â», fut introduit en allemand en 1847 par Johann Benedict Listing dans Vorstudien zur Topologie.

[modifier] Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Glossaire

Voir l’article annexe : Glossaire topologique.

[modifier] Articles connexes

  • Heiner Zieschang
  • Espace topologique
  • Espace mĂ©trique
  • Topologie algĂ©brique
  • Topologie faible
  • Topologie de rĂ©seau
  • Topologie de l'Univers

[modifier] Liens externes

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