On remarque rapidement que le nombre de murs possibles est
.
Encore faut-il expliquer pourquoi.
Il y a deux étapes dans la construction d'un mur.
D'abord fixer le nombre de briques dans la base. (variant donc de 1 à n)
Ensuite il faut connaitre le nombre de manières de mettre les briques dessus, ce qui n'est pas pareil que la première étape puisque là on se permet de "séparer" les briques sur un support fini : le premier étage dont le nombre de briques dépend du choix dans la première étape.
Ainsi si on appelle M(n) le nombre de manières de construire un mur à n briques, et C(s,k) le nombre de manières de construire avec k briques sur un support fini de s briques on a :
(s briques étant utilisées dans la construction du premier étage, il en reste n-s)
Reste à calculer C(s,k) :
On remarque en fait que cela revient à calculer le nombre de manières dont k peut s'écrire selon la somme de s entiers.
En effet, à chaque emplacement (s en tout) correspond un certain nombre de briques à empiler. (voir schéma) Or la somme des briques sur chacun des empilements doit être égal à s, d'où la propriété.
Ce résultat est classique, on remarque dans un premier temps que, en fixant le nombre de briques sur le premier emplacement que
 = \sum_{i=0}^k C(s-1,i))
et par une récurrence on trouve que :
 = C_{k+s-1}^{s-1})
(je sais plus comment on fait les "parmi")
Voilà, ça s'est fait

, on injecte dans la première relation et on trouve grâce à la formule du binôme
 = 2^{n-1})
Tadaaaa!
