Comme l'a dit Jamo ...
Mais, il y a aussi quelque chose qu'on n'apprend pas en général à l'école, c'est de "sentir" le résultat auquel on doit arriver.
On voit trop souvent des élèves donner, sans sourciller, des réponses qui ne peuvent manifestement pas être correctes
Un exemple simpliste:
En fin (ou en cours) de résolution d'un problème posé, l'élève trouve que monsieur X a couru un marathon (40 km environ) en 12 minutes.
Erreur de calculs ou de raisonnement, peu importe, l'idiotie de la réponse doit lui indiquer que c'est faux.
Il ne faut pas penser que ce genre de chose est évidente et que cela n'arrive pas souvent ...
Si on veut faire de bonnes études scientifiques, on doit connaître un tout bon ordre de grandeur de la réponse de chaque calcul avant de le confirmer avec une calculette.
En secondaire, on ne sanctionne guère l'erreur de calcul si le raisonnement est correct.
Plus tard, ce ne sera plus le cas. (Faut l'espérer).
Imagine un ingénieur qui dit, "Ah oui, la structure de l'aérogare que j'avais déterminée s'est écroulée et a tué 10 personnes, mais ce n'est pas vraiment ma faute, mon raisonnement était correct et j'ai juste fait une petite erreur en entrant les chiffres dans mon calculateur ce qui a entrainé une erreur de calcul".
Ca l'a fout mal.
En cours de mes études supérieures, il y avait un prof qui regardait la réponse finale trouvée par l'étudiant :
Réponse finale fausse : cote 0
Réponse finale correcte : Alors le prof examinait le raisonnement pour voir si des cas n'avaient pas été oubliés à explorer (même s'ils menaient à des impasses) ou si plusieurs erreurs ne se compensaient pas ou ... : Si une telle anomalie était présente : cote 0.
Si non, alors la cote était en fonction de la clarté du développement et ...
Certains pourraient trouver cela dur, mais il peuvent aller en souffler un mot aux familles de mon exemple plus haut (exemple imaginaire, va t-il sans dire).