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kaiser kaiser 
Bonjour et merci à tous d'avoir répondu
Je suis d'accord avec vous que l'application bête et méchante de cette "formule" sortie de nulle part discutable.
Avec un peu de bonne volonté, je me suis dit : OK, on va laisser passer (difficilement).
Mon réel problème, et je n'ai pas forcément été clair sur ce coup, c'est lorsque l'on essaie d'estimer une proportion et que l'on applique directement cette formule alors que p, qui est inconnue, pourrait très bien se trouver en dehors de l'intervalle [0,2;0,8].
Plus frappant encore : je sais que les manuels scolaires ne sont pas forcément des références, mais j'ai eu affaire à l'exercice suivant ainsi qu'à sa correction qui m'a pour le moins rendu perplexe.
Voici l'exercice :
Citation :
Lors d'une élection, un sondage portant sur 1000 personnes donne 400 votants pour le candidat A. Avec un risque d'erreur de 5%, quelles informations peut-on obtenir sur la proportion de votants pour ce candidat dans la population ?
Voici la correction proposée :
Citation :La fréquence des votants pour la candidat A dans cet échantillon est

.
Puisque

et

, au seuil 95%, p appartient à l'intervalle de confiance [0,36;0,44] car

.
On peut estimer, avec un risque d'erreur de 5%, que le candidat A obtiendra entre 36% et 44% des voix.
Ici, on voit que f vérifie l'inégalité que p doit normalement vérifier pour pouvoir appliquer le formule. En quoi est-ce légitime ? Bref, j'ai l'impression qu'on fait passer quelque chose sous silence, à savoir que p est susceptible de vérifier cette double inégalité car n est suffisamment grand et f vérifie cette double inégalité (on utilise en grand le fait que les fréquences se stabilisent sans en faire mention, ce qui me paraît très limite et sournois).
Kaiser