Posté par
Nakthor NakthorBonsoir,
concernant le possible futur manque de d'enseignant en mathématique, je pense que le problème dû au fait que l'EN n'est plus aussi attrayante qu'avant. D'autre conséquences visibles de ce phénomène sont la perte de motivation des élèves, des enseignants.
Il est regrettable que certaines personnes pensent que la démagogie est la parade à ce problème, or il me semble qu'avancer une leçon avec une forme ouvertement ludique n'est pas la solution. Un exemple : mettre en place des thèmes comme "la police scientifique" ne donne rien de bon concrètement, les élèves voient bien un exercice sous le verni miroitant qui ne correspond pas à leur espérances provenant des séries télés.
Pourquoi un désintérêt vis-à-vis de l'éducation ? Le savoir n'est pas valorisé. On dit partout qu'on peut très bien se débrouiller sans avoir son bac, qu'il existe plein de ponts pour rejoindre par des voies annexes certaines filières.
Il est également regrettable de voir des jeunes à leur premiers cours de philo cracher sur la matière, "l'amour de la sagesse" serait "prise de tête".
Une solution à envisager serait peut-être d'amener les connaissances comme un bienfait, et non comme une contrainte. J'ai en tête le moment où une de mes profs de Français nous a dit d'un air déprimé : "Mais pourtant la dissertation c'est pas dur, c'est un travail archi-mécanique, vous respectez les règles et il n'y a plus rien à faire !". J'aurais aimé entendre : "Voilà une méthode utilisé depuis des décennies pour apporter de façon structuré une argumentation solide !".
Concernant le fait indéniable que certains élèves prétextent que leur enseignant n'est pas bon pour ne pas faire leur travail, je saurais rien dire d'autre que les phrases relevant du corporatisme des plus extrême comme : "Il ne faut pas dire ça", "C'est toi qui ne comprend pas", "Aucuns profs n'est mauvais" ou encore "Tous les profs sont incompétents" sont aussi absurdes que fréquentes. De même, face à certaines difficulté d'abstraction, des élèves se réfugient derrière le fait que "le prof explique mal". Il faut faire des efforts du coté élève comme enseignant, mais je pense qu'il serait intéressant de présenter (en math par exemple) certaines notions en précisant qu'il s'agit d'abstraction, qu'il ne faut pas en avoir peur mais s'en délecter, comme d'un défi ou une énigme, mais ne pas les considérer en tant que tel.
Concernant le message de
clydes et son propos
Citation :
Pourquoi ne pas faire une these sur les fractales ou l'algèbre non commutative pour enseigner l'addition en 6eme !!!
, je l'approuve entièrement. Il me semble que le charisme n'est pas assez enseigné auprès des enseignants tout comme l'usage de traitement de texte décent. On s'apercois parait-il qu'en école d'ingénieur
les intervenants chercheurs n'arrivent que très rarement à communiquer convenablement leur recherches aux élèves. Cet exemple n'est certes pas un argument suffisant pour montrer que ce n'est pas le nombre année d'étude mais l'expérience de la pédagogie qui permettent un enseignement efficace.
Etant en math sup, j'ai été émerveillé de voir que les profs des sciences connaissent le programme des autres classes, alors qu'au lycée régnait un corporatisme des plus effroyables : on était amené à revoir 3 fois la même notion juste parce que les profs de math restait entre eux, les profs de physique aussi tout comme les profs de S.I.
Au risque d'être décrié par la profession, je trouve que les profs restent trop entre eux et ce à leur tord. Certains sont enfants de deux parents profs, deviennent profs, n'on d'amis que des profs, etc. L'enseignement se trouve (à mon sens) trop décalé de la vie sans être dans le monde de l'EN. J'ai eu certains profs qui ont été dans le monde professionnel, et ils se marrent bien en entendant leur collègues dire qu'ils font le métier le plus dur du monde. L'expérience professionnelle est selon moi une plus-value considérable pour la transmission du savoir.
Bonne année et désolé du pavé.