Soit la fonction définie sur par .
On admet que est deux fois dérivable sur et on note la dérivée de la fonction .
On note la courbe représentative de dans un repère orthonormé du plan.
Affirmation 1.Pour tout réel , on a . Affirmation vraie
La fonction est dérivable sur .
Pour tout réel ,
L'affirmation 1 est donc vraie.
Affirmation 2. La fonction est une solution sur de l'équation différentielle : . Affirmation vraie
Montrons que pour tout réel .
En effet, pour tout réel ,
L'affirmation 2 est donc vraie.
Affirmation 3. La fonction est convexe sur . Affirmation fausse
La convexité de dépend du signe de la dérivée seconde
Pour tout réel ,
Puisque l'exponentielle est strictement positive sur , le signe de est le signe de .
D'où pour tout réel .
Nous en déduisons que sur l'intervalle , la fonction est concave.
L'affirmation 3 est donc fausse.
Affirmation 4. L'équation admet une unique solution sur . Affirmation vraie
Étudions d'abord les variations de la fonction sur .
Déterminons le signe de sur
Puisque l'exponentielle est strictement positive sur , le signe de est le signe de .
Déduisons-en les variations de .
Quelques calculs préliminaires avant le tableau de variations de .
Calculons .
Calculons .
Calculons .
Nous pouvons alors dresser le tableau de variations de .
Montrons que l'équation admet une solution unique dans l'intervalle .
La fonction est continue et strictement croissante sur l'intervalle .
De plus,
Par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, il existe un unique réel tel que .
Par conséquent, l'équation admet une solution unique dans l'intervalle .
Montrons que l'équation n'admet pas solution dans l'intervalle .
Nous observons par le tableau de variations de que la fonction est strictement positive sur l'intervalle .
Dès lors, l'équation ne peut pas admettre de solution dans l'intervalle .
En conclusion, l'équation admet une unique solution sur .
L'affirmation 4 est donc vraie.
Affirmation 5. L'aire du domaine délimité par la courbe , l'axe des abscisses et les droites d'équations et est égale à . Affirmation vraie
Pour tout .
Donc l'aire demandée est donnée par : .
Calculons , soit par parties.
L'affirmation 5 est donc vraie.
5 points
exercice 2
On considère un cube de côté une unité.
L'espace est muni du repère .
On note le milieu du segment et le milieu du segment .
1. Nous devons donner sans justification les coordonnées des points et .
Les coordonnées demandées sont :
2. a) Nous devons déterminer une représentation paramétrique de la droite .
Un vecteur directeur de la droite est le vecteur .
Déterminons ses coordonnées.
Nous obtenons alors :
Par conséquent, une représentation paramétrique de la droite est
2. b) Nous devons montrer qu'une représentation paramétrique de la droite est :
Déterminons une représentation paramétrique de la droite
Un vecteur directeur de est le vecteur
Le point appartient à la droite
D'où, une représentation paramétrique de la droite est :
soit
2. c) Nous devons démontrer que les droites et sont sécantes en un point de coordonnées
Nous allons démontrer qu'il existe
Par conséquent, le point d'intersection des droites et est de paramètre dans la représentation paramétrique de et dans la représentation paramétrique de .
Les coordonnées de sont alors
3. a) Nous devons montrer que le vecteur est normal au plan .
Montrons que est orthogonal aux deux vecteurs non colinéaires et du plan
Nous obtenons :
Dès lors, le vecteur est orthogonal aux deux vecteurs non colinéaires et du plan
Par conséquent, le vecteur est orthogonal au plan
3. b) Nous devons en déduire une équation cartésienne du plan .
Nous savons que le vecteur est un vecteur normal au plan
D'où l'équation du plan est de la forme où est un nombre réel.
Nous savons que appartient à ce plan
Donc soit
Par conséquent, une équation cartésienne du plan est
3. c) On admet qu'une représentation paramétrique de la droite de vecteur directeur et passant par le point de coordonnées est :
Nous devons montrer que cette droite coupe le plan en un point de coordonnées .
Résolvons le système .
Nous obtenons :
Par conséquent, la droite coupe le plan en un point de coordonnées .
3. d) Nous devons montrer que le point est équidistant des points et .
Nous en déduisons que le point est équidistant des points et .
4. Nous devons montrer que le triangle est rectangle en .
En effet,
Dès lors, les vecteurs et sont orthogonaux.
Par conséquent, le triangle ABG est rectangle en .
5. a) Nous devons identifier le centre du cercle circonscrit, le centre de gravité et l'orthocentre du triangle .
Le centre du cercle circonscrit au triangle :
Nous avons montré que le point est équidistant des points et .
Donc le centre du cercle circonscrit au triangle est le point .
Le centre de gravité du triangle :
Le centre de gravité d'un triangle est le point d'intersection des médianes de ce triangle.
Or et sont deux médianes du triangle se coupant en .
Donc le centre de gravité du triangle est le point .
L'orthocentre du triangle :
L'orthocentre d'un triangle est le point d'intersection des hauteurs de ce triangle.
Or et sont deux hauteurs du triangle se coupant en .
Donc l'orthocentre du triangle est le point .
5. b) Nous devons montrer par un calcul que ces trois points sont alignés.
Montrons que les vecteurs et sont colinéaires.
Donc les vecteurs et sont colinéaires.
Nous en déduisons que les points et sont alignés.
4,75 points
exercice 3
Dominique répond à un QCM comportant 10 questions.
Pour chaque question, il est proposé 4 réponses dont une seule est exacte.
Dominique répond au hasard à chacune des 10 questions en cochant, pour chaque question, exactement une case parmi 4.
Pour chacune des questions, la probabilité qu'il réponde correctement est donc .
On note la variable aléatoire qui compte le nombre de bonnes réponses à ce QCM.
1. Nous devons déterminer la loi suivie par la variable aléatoire et donner les paramètres de cette loi.
Lors de cette expérience, on répète 10 fois des épreuves identiques et indépendantes.
Chaque épreuve comporte deux issues :
Succès : '' la réponse à la question posée est correcte '' dont la probabilité est ;
Echec : '' la réponse à la question posée est incorrecte '' dont la probabilité est .
La variable aléatoire compte le nombre de bonnes réponses à ce QCM, soit le nombre de succès à la fin de la répétition des épreuves.
D'où la variable aléatoire suit une loi binomiale .
Cette loi est donnée par :
2. Nous devons déterminer la probabilité que Dominique obtienne exactement 5 bonnes réponses, soit .
3. Nous devons calculer l'espérance de la variable aléatoire et interpréter le résultat.
Cela signifie qu'en répondant au hasard comme Dominique, il y a aura en moyenne 2,5 bonnes réponses.
4. On suppose dans cette question qu'une bonne réponse rapporte un point et qu'une mauvaise réponse fait perdre 0,5 point. La note finale peut donc être négative.
On note la variable aléatoire qui donne le nombre de points obtenus.
4. a) Nous devons calculer , on donnera la valeur exacte du résultat.
signifie que Dominique a obtenu 10 points et par suite, il a répondu correctement aux 10 questions.
Dès lors,
4. b) Déterminons à partir de combien de bonnes réponses la note finale de Dominique est positive.
Supposons que Dominique a répondu correctement à questions, ce qui lui a fait gagner points.
Dans ce cas, il a donné mauvaises réponses et a donc perdu points.
Nous devons déterminer le plus petit entier naturel vérifiant l'inéquation : .
Donc le plus petit entier naturel vérifiant l'inéquation est .
Par conséquent, la note finale de Dominique est positive à partir de 4 bonnes réponses.
4. c) Nous devons calculer .
En nous aidant de la question précédente, nous obtenons : .
La calculatrice nous donne : .
D'où .
4. d) Nous devons montrer que .
Supposons que Dominique a répondu correctement à questions, ce qui lui a fait gagner points.
Dans ce cas, il a donné mauvaises réponses et a donc perdu points.
Nous obtenons ainsi :
4. e) Nous devons l'espérance de la variable aléatoire .
5,25 points
exercice 4
Soit un entier naturel non nul.
Dans le cadre d'une expérience aléatoire, on considère une suite d'événements et on note la probabilité de l'événement .
Pour les parties A et B de l'exercice, on considère que :
Si l'événement est réalisé alors l'événement est réalisé avec une probabilité 0,3. Si l'événement n'est pas réalisé alors l'événement est réalisé avec une probabilité 0,7.
On suppose que .
Partie A :
1. Arbre des probabilités complété.
2. Nous devons montrer que .
Les événements et forment une partition de l'univers.
En utilisant la formule des probabilités totales, nous obtenons :
3. Nous devons calculer la probabilité conditionnelle .
Partie B :
Dans cette partie, on étudie la suite avec .
1. Arbre des probabilités complété.
2. a) Nous devons montrer que pour tout entier
Les événements et forment une partition de l'univers.
En utilisant la formule des probabilités totales, nous obtenons :
On considère la suite , définie pour tout entier naturel non nul par : .
2. b) Nous devons montrer que est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.
Pour tout entier naturel non nul,
D'où est une suite géométrique de raison et de premier terme .
2. c) Nous devons en déduire l'expression de , puis de en fonction de .
Le terme général de la suite est .
Donc, pour tout [tex[\overset{{\white{.}}}{n\in\N^*,\quad\boxed{u_n=0,5\times(-0,4)^{n-1}}}[/tex]
De plus,
2. d) Nous devons déterminer la limite de la suite .
Partie C :
Soit .
On suppose que .
On rappelle que .
1. Nous devons montrer que pour tout entier naturel non nul, .
Représentons la situation par un arbre pondéré.
Les événements et forment une partition de l'univers.
En utilisant la formule des probabilités totales, nous obtenons :
2. Nous devons démontrer par récurrence sur que pour tout entier naturel non nul :
Initialisation : Montrons que la propriété est vraie pour , soit que : .
C'est une évidence puisque
Donc l'initialisation est vraie.
Hérédité : Montrons que si pour un nombre naturel non nul fixé, la propriété est vraie au rang , alors elle est encore vraie au rang .
Montrons donc que si pour un nombre naturel non nul fixé, , alors nous avons : .
En effet,
Donc l'hérédité est vraie.
Puisque l'initialisation et l'hérédité sont vraies, nous avons montré par récurrence que, pour tout entier naturel non nul,
3. Nous devons montrer que la suite est convergente et donner sa limite.
Par conséquent, la suite est convergente et sa limite est égale à .
Merci à Hiphigenie et malou pour l'élaboration de cette contribution.
Publié par malou
le
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