1. Arbre pondéré modélisant la situation à ce stade de la résolution.
2. Nous devons montrer que
Donc la probabilité que la personne choisie soit de groupe sanguin B et ait un facteur rhésus positif est égale à 0,084.
On peut également dire que 8,4% de la population française est de groupe sanguin B et a un facteur rhésus positif.
3. On précise que
Nous devons montrer que
Les événements et forment une partition de l'univers.
En utilisant la formule des probabilités totales, nous obtenons :
Par conséquent, 83% des personnes étant du groupe O ont un facteur rhésus positif.
4. Un individu est ''donneur universel'' s'il est de groupe sanguin O de facteur rhésus négatif.
Nous devons montrer que la probabilité qu'un individu choisi au hasard dans la population française soit donneur universel est de 0,0714.
Nous devons donc montrer que
Donc la probabilité qu'un individu choisi au hasard dans la population française soit donneur universel est de 0,0714.
5. Soit la variable aléatoire qui à chaque échantillons de 100 personnes associe le nombre de donneurs universels dans cet échantillon.
5. a) Nous devons justifier que suit une loi binomiale dont les paramètres seront à déterminer.
Lors de cette collecte de sang, on répète 100 fois des épreuves identiques et indépendantes.
Chaque épreuve comporte deux issues :
Succès : « l'individu est un donneur universel » dont la probabilité est
Echec : « l'individu n'est pas un donneur universel » dont la probabilité est
La variable aléatoire compte le nombre de donneurs universels dans cet échantillon de 100 personnes, soit le nombre de succès à la fin de la répétition des épreuves.
D'où la variable aléatoire suit une loi binomiale .
5. b) Nous devons déterminer à 10-3 près la probabilité qu'il y ait au plus 7 donneurs universels dans cet échantillon.
À l'aide de la calculatrice, nous obtenons :
Par conséquent, la probabilité qu'il y ait au plus 7 donneurs universels dans cet échantillon est égale à 0,577 (valeur arrondie à 10-3 près)
5. c) Nous devons montrer que l'espérance de la variable aléatoire est égale à 7,14 et que sa variance est égale à 6,63 à 10-2 près.
Calculons l'espérance
Calculons la variance
6. a) Dans le contexte de l'exercice, la variable aléatoire représente la moyenne du nombre de donneurs universels dans les échantillons de 100 personnes.
6. b) Nous devons calculer l'espérance
6. c) Nous devons montrer que
6. d) Nous devons déterminer la plus petite valeur de telle que
Inégalité de Bienaymé-Tchebychev :
En posant nous obtenons :
Déterminons la plus petite valeur de telle que
Il faut déterminer la plus petite valeur de telle que
Par conséquent, la plus petite valeur entière vérifiant l'inégalité est et par suite, la plus petite valeur entière vérifiant l'inégalité est
6 points
exercice 2
On considère la fonction définie et deux fois dérivable sur l'intervalle
Dans un repère orthogonal, on a tracé ci-dessous :
la courbe représentative de la fonction sur l'intervalle la droite tangente à au point la droite tangente à au point
On précise par ailleurs que la tangente passe par le point
Partie A : Lectures graphiques
Les réponses aux questions suivantes sont basées uniquement sur le graphique.
1. Nous devons déterminer
est le coefficient directeur de la tangente passant par les points et
Dès lors, nous obtenons :
2. Le nombre de solutions de l'équation dans l'intervalle est donné par le nombre de tangentes à la courbe parallèles à l'axe des abscisses dans l'intervalle
Nous observons qu'il y a deux tangentes à vérifiant cette propriété : l'une au point de la courbe dont l'abscisse est environ 0,3 ; l'autre au point de la courbe dont l'abscisse est environ 1,6.
Par conséquent, l'équation admet deux solutions dans l'intervalle
3. Nous devons déterminer le signe de
La fonction paraît concave sur l'intervalle
Donc pour tout
Or
Par conséquent,
Partie B : Étude de la fonction
On admet que la fonction est définie sur l'intervalle par
1. Nous devons résoudre dans l'équation et en déduire que ne coupe pas l'axe des abscisses.
Résolvons dans l'équation
Discriminant :
Puisque le discriminant est strictement négatif, l'équation n'admet pas de solution dans .
Montrons que ne coupe pas l'axe des abscisses en montrant que l'équation n'admet pas de solution réelle.
Or nous savons que l'équation n'admet pas de solution dans .
Par conséquent, ne coupe pas l'axe des abscisses.
2. Nous devons déterminer la limite de en On admet que la limite de en est égale à
Nous observons que pour tout
Nous obtenons alors :
3. On admet que pour tout appartenant à
3. a) Nous devons montrer que pour tout appartenant à
Pour tout appartenant à
3. b) Nous devons étudier la convexité de la fonction sur l'intervalle et préciser la valeur exacte de l'abscisse du point d'inflexion.
Pour tout appartenant à
D'où le signe de est le signe de
Nous pouvons dresser le tableau de signes de sur
Par conséquent, la fonction est concave sur l'intervalle et est convexe sur l'intervalle
De plus, admet un point d'inflexion au point d'abscisse
3. c) Nous devons montrer que la courbe est au-dessus de la tangente sur l'intervalle
Or nous savons que la fonction est convexe sur l'intervalle
Donc la courbe est entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes sur l'intervalle et en particulier sur l'intervalle qui est inclus dans l'intervalle
Or
Par conséquent, la courbe est au-dessus de la tangente sur l'intervalle
Partie C
1. Nous devons justifier que la tangente a pour équation réduite
Nous devons donc déterminer l'équation réduite de la tangente à au point d'abscisse
L'équation de cette tangente est de la forme
Or
D'où une équation de la tangente au point d'abscisse est , soit
2. Montrons que
Calculons
3. On note l'aire du domaine hachuré sur la figure, délimité par la courbe la tangente et les droites d'équation et
On admet que
Nous devons en déduire la valeur exacte de en unité d'aire.
La fonction est continue.
Nous savons que la courbe est au-dessus de la tangente sur l'intervalle
Nous obtenons alors,
4 points
exercice 3
L'espace est muni d'un repère orthonormé
1. On considère les points et
Affirmation 1 : Une représentation paramétrique de la droite est : L'affirmation est vraie.
Déterminons une représentation paramétrique de la droite
Un vecteur directeur de est le vecteur
Nous pouvons également choisir comme vecteur directeur de le vecteur
Le point appartient à la droite
D'où, une représentation paramétrique de la droite est :
soit
L'affirmation 1 est donc vraie.
Affirmation 2 : Le vecteur est normal au plan L'affirmation est fausse.
Vérifions si le vecteur est orthogonal au vecteur et au vecteur
Le vecteur n'est pas orthogonal au vecteur
Par conséquent, le vecteur n'est pas normal au plan L'affirmation 2 est donc fausse.
2. On considère :
la droite de représentation paramétrique ;
la droite de représentation paramétrique .
Affirmation 3 : les droites et ne sont pas coplanaires. L'affirmation est fausse.
Les droites et ont pour vecteurs directeurs respectifs et
Manifestement, ces vecteurs directeurs ne sont pas colinéaires.
Dès lors, les droites et ne sont ni parallèles distinctes, ni confondues.
Elles sont donc soit sécantes, soit non coplanaires.
Pour le déterminer, résolvons le système
Le système admet une solution.
En remplaçant et par leurs valeurs respectives dans les représentations paramétriques de et , nous obtenons :
Nous en déduisons que les droites et se coupent au point de coordonnées
Par conséquent, les droites et sont coplanaires. L'affirmation 3 est donc fausse.
4. On considère le plan d'équation
Affirmation 4 : La distance du point au plan est égale à L'affirmation est vraie.
Nous savons que la distance d'un point de coordonnées au plan d'équation est donnée par la formule :
Dès lors la distance du point au plan est :
L'affirmation 4 est donc vraie.
5 points
exercice 4
Une équipe de biologistes étudie l'évolution de la superficie recouverte par une algue marine appelée posidonie.
La zone étudiée est d'une superficie totale de 20 hectares (ha), et au premier juillet 2024, la posidonie recouvrait 1 ha de cette zone.
Partie A : étude d'un modèle discret
Pour tout entier on note la superficie de la zone, en hectare, recouverte par la posidonie au premier juillet de l'année
Ainsi
Nous savons que
1. Nous devons calculer la superficie que devrait recouvrir la posidonie au premier juillet 2025.
Nous devons donc calculer
D'où selon ce modèle, au premier juillet 2025, la posidonie recouvre une zone de 1,28 hectare.
2. On note la fonction définie sur par
On admet que est croissante sur .
2. a Démontrons par récurrence que pour tout entier naturel
Initialisation : Montrons que la propriété est vraie pour n = 0, soit que
C'est une évidence car
Donc l'initialisation est vraie.
Hérédité : Montrons que si pour un nombre naturel fixé, la propriété est vraie au rang , alors elle est encore vraie au rang
Montrons donc que si pour un nombre naturel fixé, , alors
En effet, la suite est définie par la relation de récurrence :
Puisque la fonction est croissante sur [0 ; 20],
L'hérédité est vraie.
Puisque l'initialisation et l'hérédité sont vraies, nous avons montré par récurrence que pour tout entier naturel nous avons :
2. b Nous devons en déduire que la suite converge.
Nous avons montré dans la question 2. a) que la suite est croissante et majorée par 20. Cette suite est donc convergente.
Nous noterons sa limite.
2. c Nous devons justifier que
La fonction est continue sur
La suite est définie par la relation de récurrence :
Nous savons que la suite est convergente vers une limite notée .
Selon le théorème du point fixe, nous déduisons que vérifie la relation
Or et la suite est croissante.
Dès lors, la valeur est à rejeter.
D'où
3. a) Sans faire de calcul, nous devons justifier que, d'après ce modèle, la surface recouverte par la posidonie dépassera les 14 hectares.
signifie que est aussi proche que l'on veut de 15 pourvu que soit suffisamment grand.
Or la suite est croissante et
Dès lors, les valeurs de seront supérieures à 14 pour des valeurs de suffisamment grandes.
Nous en déduisons que la surface recouverte par la posidonie dépassera les 14 hectares.
3. b) L'algorithme suivant est complété pour qu'en fin d'exécution, il affiche au bout de combien de temps la surface recouverte par la posidonie dépassera les 14 hectares.
Partie B : étude d'un modèle continu
Dans le modèle continu, pour une durée , en année, écoulée à partir du premier juillet 2024, la superficie de la zone étudiée recouverte par la posidonie est donnée par , où est une fonction définie sur vérifiant :
ne s'annule pas sur est dérivable sur est solution sur de l'équation différentielle
On admet qu'une telle fonction existe.
1. Soit la fonction définie que par
Montrons que est solution de l'équation différentielle
La fonction est dérivable sur car est dérivable et ne s'annule pas sur
Nous obtenons alors :
Par conséquent, la fonction est solution de l'équation différentielle
2. Nous devons donner les solutions de l'équation différentielle
La solution générale d'une équation différentielle de la forme est
Dans ce cas, et
D'où la solution générale de l'équation différentielle est de la forme ,
soit
3. Nous devons en déduire que pour tout
Nous savons que et que la fonction est solution de l'équation différentielle
Dès lors, nous obtenons :
De plus, nous savons que
Nous en déduisons que :
4. Nous devons déterminer la limite de en
Par conséquent,
5. Nous devons résoudre dans l'intervalle l'inéquation
Par conséquent, l'ensemble des solutions dans l'intervalle de l'inéquation est
Interprétons le résultat dans le contexte de l'exercice.
Une valeur approchée au centième près de est
Or et
Donc, la surface recouverte par la posidonie commencera à dépasser les 14 hectares entre les années 2041 et 2042.
Merci à Hiphigenie et Malou pour avoir élaboré cette contribution.
Publié par malou
le
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