L'usage de la calculatrice avec mode examen actif est autorisé.
L'usage de la calculatrice sans mémoire, "type collège" est autorisé.
Le candidat doit traiter les quatre exercices proposés.
Le candidat est invité à faire figurer sur la copie toute trace de recherche, même
incomplète ou non fructueuse, qu'il aura développée.
La qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements seront prises en
compte dans l'appréciation de la copie. Les traces de recherche, même incomplètes
ou infructueuses seront valorisées.
À partir d'un échantillon de données, on considère une première modélisation :
chaque année, la probabilité que le phénomène El Niño soit dominant est égale à 0,4; la survenue du phénomène El Niño se fait de façon indépendante d'une année sur l'autre.
On note la variable aléatoire qui, sur une période de 10 ans, associe le nombre d'années où El Niño est dominant.
1. Nous devons justifier que suit une loi binomiale et préciser les paramètres de cette loi.
Lors de cette expérience, on répète 10 fois des épreuves identiques et indépendantes.
Chaque épreuve comporte deux issues :
Succès : '' El Niño est dominant '' dont la probabilité est ;
Echec : '' El Niño n'est pas dominant '' dont la probabilité est .
La variable aléatoire compte le nombre d'années où El Niño est dominant, soit le nombre de succès à la fin de la répétition des épreuves.
D'où la variable aléatoire suit une loi binomiale .
Cette loi est donnée par :
2. a) Nous devons calculer la probabilité que, sur une période de 10 ans, le phénomène El Niño soit dominant exactement 2 années.
Nous devons donc calculer
D'où la probabilité que, sur une période de 10 ans, le phénomène El Niño soit dominant exactement 2 années est environ égale à 0,1209.
2. b) Nous devons calculer .
Donc la probabilité que, sur une période de 10 ans, le phénomène El Niño soit dominant au plus 2 années est environ égale à 0,1673.
3. Nous devons calculer .
Nous pouvons donc estimer qu'en moyenne, sur une période de 10 ans, El Niño est dominant pendant 4 ans.
Partie B - Second modèle
Si le phénomène El Niño est dominant une année, alors la probabilité qu'il le soit
encore l'année suivante est 0,5 Par contre, si le phénomène El Niño n'est pas dominant une année, alors la probabilité qu'il soit dominant l'année suivante est 0,3.
On considère que l'année de référence est 2023.
On note pour tout entier naturel : l'événement '' le phénomène El Niño est dominant l'année ''; la probabilité de l'événement .
En 2023, El Niño n'était pas dominant. On a ainsi .
1. Arbre pondéré complété.
2. Nous devons justifier que .
Nous savons que , soit que .
Dès lors, .
Nous obtenons ainsi l'arbre de probabilité suivant :
Les événements et forment une partition de l'univers.
En utilisant la formule des probabilités totales, nous obtenons :
Par conséquent, nous obtenons :
3. Nous devons montrer que pour tout entier naturel , on a : .
Aidons-nous de l'arbre pondéré de la Partie B - question 1.
Les événements et forment une partition de l'univers.
En utilisant la formule des probabilités totales, nous obtenons :
D'où, nous obtenons :
4. a) Nous devons conjecturer les variations et la limite éventuelle de la suite .
Calculons les premiers termes de la suite .
Et d'autres valeurs au hasard...
La suite semble être croissante et sa limite serait égale à 0,375.
4. b) Nous devons montrer par récurrence que, pour tout entier naturel , on a : .
Initialisation : Montrons que la propriété est vraie pour , soit que .
C'est une évidence car
Donc l'initialisation est vraie.
Hérédité : Montrons que si pour un nombre naturel fixé, la propriété est vraie au rang , alors elle est encore vraie au rang
Montrons donc que si pour un nombre naturel fixé, , alors .
En effet, soit ,
L'hérédité est vraie.
Puisque l'initialisation et l'hérédité sont vraies, nous avons montré par récurrence que pour tout entier naturel nous avons : .
4. c) Nous devons déterminer le sens de variation de la suite .
Soit .
Par conséquent, la suite est croissante.
4. d) Nous devons en déduire la convergence de la suite .
Nous avons montré que la suite est croissante et majorée par .
Selon le théorème de convergence monotone, nous en déduisons que la suite est convergente.
5. Soit la suite définie par pour tout entier naturel .
5. a) Nous devons montrer que la suite est géométrique de raison et préciser son premier terme.
Pour tout entier naturel ,
Nous en déduisons que la suite est géométrique de raison et de premier terme .
5. b) Nous devons montrer que, pour tout entier naturel , on a : .
Le terme général de la suite est .
Donc, pour tout
De plus,
5. c) Nous devons calculer la limite de la suite .
5. d) Nous devons interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
Plus le nombre d'années augmente, plus la probabilité d'un phénomène El Niño dominant se rapprochera de , soit de .
5 points
exercice 2
1. Dans une classe de 24 élèves, il y a 14 filles et 10 garçons. Affirmation 1 : Il est possible de constituer 272 groupes différents de quatre élèves composés de deux filles et deux garçons. Affirmation vraie.
Le nombre de groupes de 2 filles choisies parmi 14 filles est égal à .
Le nombre de groupes de 2 garçons choisis parmi 10 garçons est égal à .
Donc le nombre total de groupes différents de quatre élèves composés de deux filles et deux garçons est égal à .
Puisque 4095 est supérieur à 272, il est donc possible de constituer 272 groupes différents de quatre élèves composés de deux filles et deux garçons. L'affirmation 1 est vraie.
2. Soit la fonction définie sur par et sa courbe représentative dans un repère donné. Affirmation 2 : Une équation de la tangente à au point d'abscisse est . Affirmation vraie.
Une équation de la tangente à au point d'abscisse est de la forme
Dès lors, une équation de la tangente à au point d'abscisse est : , soit . L'affirmation 2 est vraie.
3. On considère la fonction définie sur par . Affirmation 3 : La fonction est une primitive de la fonction définie sur par . Affirmation fausse.
La fonction est dérivable sur .
Pour tout ,
Montrons que .
Donnons une valeur à dans les expressions de et .
Soit
Dans ce cas,
Par conséquent, la dérivée de n'est pas égale à .
D'où la fonction n'est pas une primitive de la fonction . L'affirmation 3 est fausse.
4. On considère la fonction définie sur par . Affirmation 4 : La fonction est l'unique solution de l'équation différentielle vérifiant . Affirmation fausse.
La fonction est dérivable sur .
Pour tout ,
Nous obtenons ainsi :
D'où la fonction n'est pas solution de l'équation . L'affirmation 4 est fausse.
5. On considère l'équation différentielle : où est une fonction positive de la variable réelle , définie et dérivable sur et la fonction dérivée de la fonction . Affirmation 5 : Les solutions de l' équation sont des fonctions convexes sur . Affirmation vraie.
La concavité d'une fonction dépend du signe de sa dérivée seconde.
Nous savons que pour tout réel .
Nous obtenons alors :
Or .
Puisque pour tout réel , nous en déduisons que est convexe. L'affirmation 5 est vraie.
4 points
exercice 3
On considère la fonction définie sur ]0 ; 8] par
Soit la représentation graphique de la fonction dans un repère orthonormé .
Partie A
1. Nous devons résoudre dans l'inéquation .
Etudions le signe du polynôme du second degré .
Le discriminant de ce polynôme est
Les racines du polynôme sont :
Le coefficient principal du polynôme est égal à -1 < 0.
Nous obtenons ainsi le tableau de signe de .
Nous en déduisons que
Par conséquent, l'ensemble des solutions de l'inéquation est
2. Nous devons en déduire que pour tout , on a .
En utilisant la question 1., nous déduisons que pour tout ,
3. Graphiquement ce résultat signifie que la courbe est située au-dessus de l'axe des abscisses sur l'intervalle
Partie B
La courbe est représentée ci-dessous.
Soit le point de d' abscisse avec .
On appelle et les projetés orthogonaux du point respectivement sur l' axe des abscisses et sur l'axe des ordonnées.
Dans cette partie, on s' intéresse à l' aire du rectangle .
1. Nous devons donner les coordonnées des points et en fonction de .
Le point est un point de d' abscisse .
Ses coordonnées sont donc .
Nous obtenons donc les coordonnées demandées : et .
2. Nous devons montrer que pour tout appartenant à l'intervalle ]0 ; 8],
Pour tout appartenant à l'intervalle ]0 ; 8],
3. Nous devons déterminer s'il existe une position du point pour laquelle l'aire du rectangle est maximale.
La fonction est dérivable sur .
Pour tout appartenant à l'intervalle ,
Nous avons montré dans la Partie A que pour tout ,
Le signe de est donc le signe de .
D'où le tableau de signes de et de variation de sur
Nous observons que la fonction admet un maximum en .
Par conséquent, l'aire du rectangle est maximale si l'abscisse du point est égale à .
Partie C
On considère un réel strictement positif .
On souhaite déterminer la plus petite valeur de , approchée au dixième, appartenant à [3,5 ; 8] pour laquelle l'aire devient inférieure ou égale à .
1. Algorithme complété.
2. Nous devons déterminer quel nombre renvoie l'instruction .
En exécutant l'algorithme, l'instruction renvoie la valeur 4,6.
3. Que se passe-t-il lorsque ?
Soit .
Alors
Dans ce cas, l'instruction n'est pas réalisée.
De ce fait, l'algorithme s'arrête et la valeur renvoyée par est la valeur initiale de , soit .
5 points
exercice 4
L'espace est rapporté à un repère orthonormé .
On considère les points et .
1. a) Nous devons vérifier que les points ne sont pas alignés.
Montrons que les vecteurs et ne sont pas colinéaires.
Nous observons que car .
Les vecteurs et ne sont donc pas colinéaires.
Par conséquent, les points et ne sont pas alignés.
On admet qu'une équation cartésienne du plan est : .
1. b) Déterminons si les points sont coplanaires.
Cherchons si les coordonnées du point vérifient l'équation du plan .
Puisque les coordonnées du point ne vérifient pas l'équation du plan , les points ne sont pas coplanaires.
L'objectif de cet exercice est de déterminer le point se situant à égale distance des quatre
points .
2. Soit le plan médiateur du segment .
2. a) Nous devons déterminer les coordonnées du milieu du segment .
Soit le milieu du segment .
Déterminons les coordonnées de .
D'où les coordonnées de sont .
2. b) Nous devons en déduire qu'une équation cartésienne de est : .
Rappelons que le plan médiateur d'un segment est le plan passant par le milieu de ce segment et orthogonal à la droite portant ce segment.
Selon cette définition, un vecteur normal à est le vecteur .
Dès lors, une équation cartésienne du plan est de la forme avec .
Or le point appartient à .
Donc les coordonnées de vérifient l'équation de .
Dès lors,
Par conséquent, une équation cartésienne du plan est , soit .
3. Soit le plan médiateur du segment .
3. a) Soit un point du plan de coordonnées .
Nous devons exprimer et en fonction des coordonnées de et en déduire qu'une équation cartésienne du plan est : .
Nous devons en déduire qu'une équation cartésienne du plan est : .
Rappelons que le plan médiateur d'un segment est l'ensemble des points équidistants des extrémités de ce segment.
Puisque et ont des valeurs positives, nous avons : .
Dès lors, nous obtenons :
Par conséquent, une équation cartésienne du plan est : .
3. b) Justifions que les plans et sont sécants.
Nous avons montré dans la question 2. b) qu'un vecteur normal à est le vecteur .
Nous savons également qu'une équation cartésienne du plan est : et par suite qu'un vecteur normal à est le vecteur .
Nous observons que car .
Les vecteurs et ne sont donc pas colinéaires.
Cela signifie que les plans et ne sont pas parallèles.
Nous en déduisons alors que les plans et sont sécants.
4. Soit la droite dont une représentation paramétrique est :
Nous devons démontrer que est la droite d'intersection de et .
Démontrons que tous les points de appartiennent au plan .
Pour tout réel ,
L'équation de est vérifiée par les coordonnées de tout point de .
Il s'ensuit que la droite est incluse au plan .
Démontrons que tous les points de appartiennent au plan .
Pour tout réel ,
L'équation de est vérifiée par les coordonnées de tout point de .
Il s'ensuit que la droite est incluse au plan .
Les plans et sont sécants (voir question 3. b).
Par conséquent, la droite est la droite d'intersection de et .
On note le plan médiateur du segment .
On admet qu'une équation cartésienne du plan est : .
5. Nous devons démontrer que la droite et le plan sont sécants.
Un vecteur normal au plan est la vecteur
La représentation paramétrique de nous indique qu'un vecteur directeur de est
Nous observons que :
Nous en déduisons que la droite n'est ni parallèle au plan , ni incluse dans ce plan.
Par conséquent, la droite et le plan sont sécants.
6. Nous devons justifier que le point d'intersection entre et est le point .
Le point d'intersection entre et appartient ainsi à qui est la droite d'intersection de et de .
Donc ce point d'intersection entre et appartient aux plans et , respectivement plans médiateurs des segments et .
Nous en déduisons que ce point est équidistants des points et .
Par conséquent, ce point est le point dont question dans l'objectif de l'exercice.
Merci à Hiphigenie et malou pour l'élaboration de cette contribution.
Publié par malou
le
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