Bonjour à tous (?)
Je ne pense pas qu'on réanimera le forum en exhumant de vieilles reliques . Un problème facile à comprendre et qui parait simple à résoudre mais il y a certainement une astuce cachée .
Soit un polynôme à coefficients rationnels et de degré strictement supérieur à 1 . Avec ce polynôme on a construit une suite
à partir d'un
de façon à ce que pour tout entier
on ait
.
Montrer qu'alors est périodique .
Comme toujours on s'amuse sans abuser du blankage
Imod
Bonjour.
J'imagine que la suite est à valeur dans
Si est quelconque la suite n'est pas périodique on a un exemple en prenant
et
.
Je suppose qu'il faut montrer que l'on peut choisir et une valeur judicieuse de
à chaque étape pour obtenir une suite périodique.
Non Verdurin , je n'ai pas été assez précis .
est dans
et la suite est construite n'importe comment à partir de
. Disons qu'il faut simplement que
soit un antécédent de
par la fonction
, etc .
Imod
Non, décidemment j'aurais dû prendre un moment avant de poster .
est une suite de rationnel
Je reprends ma question :
Soit un polynôme à coefficients rationnels et de degré strictement supérieur à 1 . Avec ce polynôme on a construit une suite
de rationnels de façon à ce que pour tout entier n on ait
.
Montrer qu'alors est périodique .
Imod
Une idée, dont je ne sais si elle est bonne.
On considère les suites définies par avec
En général elles ont une limite dans et donc pas de dernier terme. Ce qui veut dire qu'on ne peut pas les « remonter ».
Il reste à montrer que les suites de ce type qui n'ont pas de limite sont périodiques.
Bonjour,
Dès que l'ensemble {u_n : n ≥ 0} est fini, la relation P(u_{n + 1}) = u_n permet à P d'y induire une surjection, donc une permutation, d'où la périodicité de la suite.
Montrons donc la finitude de cet ensemble.
Comme P est de degré d ≥ 2 et que P(u_{n + 1}) = u_n, la suite (|u_n|) est nécessairement bornée. En effet, choisissons M ≥ |u_0| tel que |x| > M ⇒ |P(x)| > |x|. S'il existait un terme u_N tel que |u_N| > M, alors tous les termes précédents deviendraient successivement encore plus grands en valeur absolue : |u_0| > |u_1| > ⋯ > |u_N| > M ≥ |u_0|, ce qui est impossible.
Choisissons maintenant un entier m ≥ 1 tel que m × P(X) = a_d × X^d + ⋯ + a_0 soit à coefficients entiers, et écrivons u_n = p_n ∕ q_n sous forme irréductible, avec q_n > 0.
Or, pour toute fraction irréductible p ∕ q, dans la fraction m × P(p ∕ q), la partie de q^d pouvant se simplifier divise a_d^d ; par conséquent, dénominateur(P(p ∕ q)) ≥ q^d ∕ |a_d|^d.
On a donc q_{n − 1} ≥ q_n^d ∕ |a_d|^d et, comme d ≥ 2, le membre de droite est supérieur à q_n dès que q_n est assez grand. Le même raisonnement de remontée que précédemment montre donc que la suite (q_n) est bornée, ce qui implique que la suite (|p_n|) est également bornée.
Il n'existe alors qu'un nombre fini de fractions irréductibles p_n ∕ q_n possibles, et la suite (u_n) est périodique.
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