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Algèbre multilinéaire

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Algèbre multilinéaire : encyclopédie mathématique

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En mathématiques, l’algèbre multilinéaire étend les méthodes de l’algèbre linéaire. Tout comme l’algèbre linéaire est bâtie sur le concept d’un vecteur et développe la théorie des espaces vectoriels, l’algèbre multilinéaire est bâtie sur le concept d’un tenseur et développe la théorie des espaces tensoriels. Dans les applications, de nombreux types de tenseurs surviennent. La théorie se veut exhaustive et comprend un certain nombre d'espaces et l'exposé de leurs relations.

Sommaire

[modifier] Historique de l’approche vers l’algèbre multilinéaire

L'algèbre multilinĂ©aire a des racines variĂ©es plongeant dans ce qui a Ă©tĂ© appelĂ© au XIXe siècle l’analyse tensorielle ou le « calcul tensoriel des champs tensoriels Â». Elle s’est dĂ©veloppĂ©e Ă  partir de l’utilisation des tenseurs dans la gĂ©omĂ©trie diffĂ©rentielle, la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale et dans de nombreuses branches des mathĂ©matiques appliquĂ©es. Vers le milieu du XXe siècle, l’étude des tenseurs est reformulĂ©e plus abstraitement. Le traitĂ© du groupe Bourbaki, l’Algèbre multilinĂ©aire, est particulièrement influent — en fait le terme algèbre multilinĂ©aire a probablement Ă©tĂ© inventĂ© lĂ .

Une des raisons de cette nouvelle formulation est une nouvelle aire d’application, l’algèbre homologique. Le dĂ©veloppement de la topologie algĂ©brique durant les annĂ©es 40 donne une incitation additionnelle au dĂ©veloppement d’un traitement purement algĂ©brique du produit tensoriel. Le calcul des groupes homologiques du produit de deux espaces topologiques utilise le produit tensoriel ; mais c'est seulement dans les cas les plus simples, tel que celui d’un tore, que les groupes homologiques peuvent ĂŞtre calculĂ©s directement de cette façon (voir thĂ©orème de KĂĽnneth). Les phĂ©nomènes topologiques, assez subtils, sont Ă  la source d’une nouvelle rĂ©flexion sur les concepts fondamentaux du calcul tensoriel.

Le matériel à organiser est dense, incluant des idées allant jusqu’à Hermann Günther Grassmann, les idées venant de la théorie des formes différentielles qui avaient mené à la cohomologie de De Rham, ainsi qu’à des notions plus élémentaires telles que le produit extérieur qui généralise le produit vectoriel.

La description qui rĂ©sulte du travail de Bourbaki, plutĂ´t abstraite, rejette entièrement l'approche vectorielle (utilisĂ©e par exemple dans la construction des quaternions), c’est-Ă -dire, dans le cas gĂ©nĂ©ral, la relation entre les espaces tensoriels et les groupes de Lie. Les mathĂ©maticiens de Bourbaki suivent au lieu de cela une approche nouvelle basĂ©e sur la thĂ©orie des catĂ©gories, dans laquelle l’approche du groupe de Lie est vue comme une description secondaire. Puisque cela mène Ă  un traitement beaucoup plus propre, il n’y aura probablement plus de retour en arrière en termes mathĂ©matiques. (Strictement, l’approche de la propriĂ©tĂ© universelle fut invoquĂ©e ; ceci est un peu plus gĂ©nĂ©ral que la thĂ©orie des catĂ©gories, et la relation entre les deux moyens alternatifs peut aussi ĂŞtre clarifiĂ©e, en mĂŞme temps.)

En effet, ce qui a été fait est presque précisément pour expliquer que les espaces tensoriels sont les constructions requises dans le but de réduire les problèmes multilinéaires à des problèmes linéaires. Cette attaque purement algébrique ne transfère aucune intuition géométrique.

Le bienfait de cette formalisation est qu’en rĂ©exprimant des problèmes en termes d’algèbre multilinĂ©aire, il y a une « meilleure solution Â» claire et bien dĂ©finie : les contraintes que la solution exercent sont exactement celles dont on a besoin en pratique. En gĂ©nĂ©ral il n’y a pas de besoin d’invoquer une quelconque construction ad hoc, idĂ©e gĂ©omĂ©trique ou recours pour coordonner des systèmes. Dans le jargon catĂ©goriel-thĂ©orique, tout est entièrement naturel.

[modifier] Conclusion sur l’approche abstraite

En principe l’approche abstraite peut recouvrir tout ce qui est fait via l’approche traditionnelle. En pratique cela peut ne pas sembler si simple. D’autre part la notion de naturel est compatible avec le principe de la covariance générale de la relativité générale. Ce dernier fait affaire aux champs tensoriels (les tenseurs variant de point en point sur une variété, mais la covariance affirme que le langage des tenseurs est essentiel à la formulation propre de la relativité générale.

Quelques décennies plus tard le point de vue plutôt abstrait venant de la théorie des catégories fut noué avec l’approche qui avait été développée dans les années 1930 par Hermann Weyl (dans son livre célébré et difficile Les groupes classiques). D’une façon cela amena la théorie à pleins bords, reliant une fois encore le contenu des points de vue anciens et nouveaux.

[modifier] Contenu de l’algèbre multilinéaire

Le contenu de l’algèbre multilinĂ©aire a changĂ© bien moins que la prĂ©sentation, Ă  travers les ans. Voici d’autres pages qui y sont centralement pertinentes :

[modifier] Du point de vue des applications

Consultez ces articles pour certains moyens dans lesquels les concepts de l’algèbre multilinĂ©aire sont appliquĂ©s, dans diverses guises :

Articles d'algèbre linéaire générale
vecteur • scalaire • combinaison linĂ©aire • espace vectoriel
famille de vecteurs sous-espace

colinĂ©aritĂ© • indĂ©pendance linĂ©aire
famille libre ou liĂ©e • rang
famille gĂ©nĂ©ratrice • base
théorème de la base incomplète

somme • somme directe
supplémentaire
dimension • codimension
droite • plan • hyperplan

morphismes et notions relatives

application linĂ©aire • noyau • conoyau •  lemme des noyaux
pseudo-inverse•  thĂ©orème de factorisation • thĂ©orème du rang
Ă©quation linĂ©aire • système • Ă©limination de Gauss-Jordan
forme linĂ©aire • espace dual • orthogonalitĂ© • base duale
endomorphisme • valeur, vecteur, espace propres • spectre
projecteur • symĂ©trie • diagonalisable • nilpotent

en dimension finie

trace • dĂ©terminant • polynĂ´me caractĂ©ristique
polynĂ´me d'endomorphisme • thĂ©orème de Cayley-Hamilton
polynĂ´me minimal • invariants de similitude
rĂ©duction • rĂ©duction de Jordan • dĂ©composition de Dunford

matrice
enrichissements de structure

norme • produit scalaire • forme quadratique • topologie
orientation • multiplication • crochet de Lie • diffĂ©rentielle

développements

thĂ©orie des matrices • thĂ©orie des reprĂ©sentations
analyse fonctionnelle • algèbre multilinĂ©aire
module sur un anneau

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