Arithmétique : encyclopédie mathématiques
Cet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.L'arithmétique est une branche des mathématiques qui comprend la partie de la théorie des nombres qui utilise des méthodes de la géométrie algébrique et de la théorie des groupes[réf. nécessaire]. On l'appelle plus généralement la « science des nombres ». Son étymologie provient du mot grec « ἀριθμός » qui signifie « nombre ».
Autrefois, l'arithmétique se limitait à l'étude des propriétés des entiers naturels, des entiers relatifs, et des nombres rationnels (sous forme de fractions), et aux propriétés des opérations sur ces nombres.
Les opérations arithmétiques traditionnelles sont l'addition, la division, la multiplication, et la soustraction.
Cette discipline fut ensuite élargie par l'inclusion de l'étude d'autres nombres comme les réels (sous forme de développement décimal illimité), ou même de concepts plus avancés, comme l'exponentiation ou la racine carrée.
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Dans l'école pythagoricienne (Pythagore de Samos), à la deuxième moitié du VIe siècle avant J.-C., l'arithmétique était, avec la géométrie, l'astronomie et la musique, une des quatre sciences quantitatives ou mathématiques (Mathemata). Celles-ci furent regroupées au sein des sept arts libéraux par Martianus Capella (Ve siècle), et plus précisément désignées sous le nom de quadrivium par Boèce. Les trois autres disciplines étaient littéraires (grammaire, rhétorique, dialectique) et firent l'objet des travaux de Cassiodore et, plus tard, Alcuin qui leur donna le nom de trivium.
L'expression arithmétique élémentaire désigne parfois la forme la plus basique des mathématiques, apprise à l’école élémentaire. Il s’agit essentiellement de l’étude des nombres, et des opérations élémentaires (soustraction, addition, division, multiplication).
Ce terme désigne aussi les rudiments des techniques de l'arithmétique. Les outils utilisés sont la division euclidienne, le lemme d'Euclide, le théorème de Bachet-Bézout ou encore le théorème fondamental de l'arithmétique. Il permet de démontrer des théorèmes comme celui de Wilson ou encore le petit théorème de Fermat.
Cette deuxième acception du terme est traitée dans l'article détaillé.
Carl Friedrich Gauss (1777 - 1855) étudie l'ensemble des congruences sur les entiers, c'est-à-dire celui composé des restes de la division euclidienne par un nombre entier donné. Cet ensemble est naturellement muni d'une addition et d'une multiplication.
L'étude de cette structure porte le nom d'arithmétique modulaire. Elle permet de généraliser les résultats de l'arithmétique élémentaire. Le théorème d'Euler, correspondant à un résultat plus fort que celui du petit théorème de Fermat, illustre une généralisation.
L'arithmétique modulaire est utilisé en cryptologie ou pour la construction de codes correcteurs en informatique.
De nombreuses questions ne trouvent pas de réponse, même avec les techniques de l'arithmétique modulaire. Des exemples proviennent d'équations diophantiennes, c'est-à-dire d'équations dont les coefficients sont entiers et dont les solutions recherchées sont entières. Une méthode consiste à élargir l'ensemble des entiers à une nouvelle structure qualifiée d'anneau d'entiers algébriques, comme ceux des entiers de Gauss, d'Eisenstein ou ceux associés aux nombres de la forme a + b.√5 définissant une arithmétique du nombre d'or.
L'étude de cette structure, plus générale que celle de l'arithmétique modulaire qui se limite aux anneaux euclidiens, constitue le premier chapitre de la théorie algébrique des nombres.
L'étude de l'arithmétique, au sens des nombres entiers, suppose d'établir des théorèmes. Ces théorèmes se démontrent à l'aide de techniques qui ne se limitent pas aux nombres entiers. Il est possible de faire usage de la même démarche sur d'autres structures, comme par exemple celle des polynômes. À travers l'étude des polynômes cyclotomiques, Gauss parvient à trouver un nouveau polygone régulier constructible à la règle et au compas, de 17 côtés.
Sa démarche est de nature arithmétique, pour cette raison, on parle d'arithmétique des polynômes.
La totalité des nombres ont été regroupés dans des ensembles. Les plus connus sont :
Certains de ces ensembles sont des sous-ensembles des autres ; Tous les éléments de appartiennent aussi à
, par exemple. Mais à l'inverse, un élément de
n'est pas forcément élément de
. On peut représenter ces ensembles par des cercles concentriques: le plus petit est
, puis viennent
,
,
,
et
.
Il est possible de ne considérer qu'une partie d'un ensemble. Ainsi, on notera l'ensemble des nombres positifs de
. De même on notera
l'ensemble
privé de 0. On remarque entre autres que
et que
(il s'agit de
« privé de »
.).
De nombreux nombres entiers ont des propriétés particulières. Ces propriétés font l'objet d'une théorie appelée Théorie des nombres. Parmi ces nombres particuliers les nombres premiers sont sans doute les plus importants.
C'est le cas des nombres dits premiers. Ce sont des éléments de ℕ possédant uniquement deux diviseurs positifs distincts, à savoir 1 et eux-mêmes. Les premiers nombres premiers sont 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29 etc. 1 n'est pas premier car il n'a pas deux diviseurs distincts, mais un seul. Il existe une infinité de nombres premiers. En complétant une grille de taille 10 × 10 avec les 100 premiers entiers non nuls, et en rayant ceux qui ne sont pas premiers, on obtient les nombres premiers appartenant à { 1, … , 100 } par un procédé appelé un crible d'Ératosthène, du nom du savant grec qui l'inventa.
Les entiers naturels sont divisés en deux catégories bien connues des joueurs de roulette: les pairs et les impairs.
Un entier pair est un multiple de 2 et peut être noté
, avec
. Un nombre
impair n'est pas multiple de 2 et se note
, avec
.
On montre que tout entier est soit pair soit impair, et au moins l'un des deux, et ce pour un unique : on note
Les premiers entiers pairs sont 0, 2, 4, 6, 8, 10 ... Les premiers entiers impairs sont 1, 3, 5, 7, 9, 11 ...
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