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Augustin Louis Cauchy


Augustin Louis Cauchy : encyclopédie mathématiques

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Augustin Louis Cauchy.

Augustin Louis, baron Cauchy, nĂ© Ă  Paris le 21 aoĂ»t 1789 et mort Ă  Sceaux (Hauts-de-Seine) le 23 mai 1857, est un mathĂ©maticien français, membre de l’AcadĂ©mie des sciences et professeur Ă  l’École polytechnique. Catholique fervent, il est le fondateur de nombreuses Ĺ“uvres chrĂ©tiennes, dont l’Œuvre des Écoles d’Orient. Royaliste lĂ©gitimiste, il s’exila volontairement lors de l'avĂ©nement de Louis-Philippe, après les Trois Glorieuses. Sa position politique et ecclĂ©siastique lui valut nombre d’oppositions.

Il fut l'un des mathĂ©maticiens les plus prolifiques, derrière Leonhard Euler, avec près de 800 parutions et sept ouvrages ; sa recherche couvre l’ensemble des domaines mathĂ©matiques de l’époque. On lui doit notamment en analyse l’introduction des fonctions holomorphes et des critères de convergence des sĂ©ries et des sĂ©ries entières. Ses travaux sur les permutations furent prĂ©curseurs de la thĂ©orie des groupes. En optique, on lui doit des travaux sur la propagation des ondes Ă©lectromagnĂ©tiques.

Son Ĺ“uvre a fortement influencĂ© le dĂ©veloppement des mathĂ©matiques au XIXe siècle. La nĂ©gligence dont fit preuve Cauchy envers les travaux d'Évariste Galois et de Niels Abel, perdant leurs manuscrits, a cependant entachĂ© son prestige.

Sommaire

[modifier] Biographie

Pierre-Simon Laplace

NĂ© le 21 aoĂ»t 1789 Ă  Paris, Augustin Louis Cauchy est le fils aĂ®nĂ© de Louis François Cauchy (1760-1848) et de Marie-Madeleine Desestre (1767- ?)[1]. Son père fut premier commis du Lieutenant gĂ©nĂ©ral de police de Paris Louis Thiroux de Crosne en 1789; suite Ă  l’excĂ©cution de ce dernier en avril 1794, Louis François se retira Ă  Arcueil pour fuir la dĂ©nonciation et la Terreur. Sa famille subit nĂ©anmoins la loi du maximum et connut la famine. Il retourna occuper des postes administratifs divers en juillet[2] et fut nommĂ© secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du SĂ©nat conservateur le 1er janvier 1800. Il obtint un appartement de fonction au palais du Luxembourg sous l'Empire. Il fut proche du ministre de l’IntĂ©rieur et mathĂ©maticien Pierre-Simon Laplace (1749-1827) et du sĂ©nateur et mathĂ©maticien Joseph-Louis Lagrange (1736-1813).

Augustin Louis reçoit une première Ă©ducation chrĂ©tienne de son père ; il apprend le latin, la littĂ©rature et la science. Il frĂ©quente ensuite l’École centrale du PanthĂ©on et se voit dĂ©cerner en 1803 et en 1804 divers prix dans les Ă©preuves littĂ©raires du Concours gĂ©nĂ©ral[3]. Il frĂ©quente le lycĂ©e NapolĂ©on et a notamment pour professeur Jacques Binet. Ă€ 16 ans, en 1805, il est reçu deuxième Ă  l'École polytechnique ; il est interrogĂ© par Jean-Baptiste Biot. Des amis de la famille, Berthollet, Lagrange, et Laplace, l'ont soutenu durant ses Ă©tudes secondaires.

[modifier] Sous le Premier Empire

Statue de Napoléon à Cherbourg

Il est reçu premier au corps prestigieux de l'École nationale des ponts et chaussées en 1807. Devenu aspirant ingénieur, il est appelé à participer à la construction du canal de l'Ourcq puis du pont de Saint-Cloud. L’ingénierie apparaissait alors comme le domaine naturel d’application des mathématiques. Le 18 janvier 1810, il est nommé pour s’occuper du chantier du port de Cherbourg, qui devait devenir une position militaire stratégique du Premier Empire. Cauchy quitte ce poste en mars. Pendant son séjour à Cherbourg, il commence ses premiers travaux en mathématiques durant son temps libre, indépendamment des institutions académiques. Après qu’un premier écrit est égaré par Gaspard de Prony(1755-1839)[4], il publie, encouragé par Lagrange, ses deux premiers mémoires, portant sur les polyèdres, en février 1811 et en janvier 1812. Il donne aussi des heures officieuses d’enseignement pour préparer des étudiants aux examens d’entrée, et se passionne pour l’histoire naturelle[5].

Siméon Denis Poisson

Durant une grave maladie (dont les causes peuvent ĂŞtre attribuĂ©es Ă  un surmenage[6] ou aux sĂ©quelles de la famine qu’il connut durant son enfance), il retourne en automne 1812 Ă  Paris, et prend quelques mois de congĂ©s. Après qu'un poste de professeur-adjoint lui est refusĂ©, il est appelĂ© par son ancien professeur Pierre-Simon Girard Ă  participer de nouveau en mars 1813 au chantier de l'Ourcq. Ă€ cette Ă©poque, sous l’influence de Lagrange et de Laplace, il exprime le souhait d’abandonner ses travaux d’ingĂ©nieur pour se consacrer aux mathĂ©matiques[7]. Deux demandes auprès de l'AcadĂ©mie des sciences, appelĂ©e alors l'Institut, furent appuyĂ©es par Laplace et SimĂ©on Denis Poisson (1741-1840), en mai 1813 et en novembre 1814 après la mort de Lagrange et de LĂ©vĂŞque ; mais elles furent toutes deux rejetĂ©es[8]. Cauchy reçoit temporairement un poste Ă  la SociĂ©tĂ© philomatique en dĂ©cembre 1814. En 1816, il remporte le prix des mathĂ©matiques pour des travaux sur la propagation des ondes.

Membre de la CongrĂ©gation de la Sainte-Vierge depuis ses Ă©tudes Ă  Polytechnique[9], Cauchy peut bĂ©nĂ©ficier de l'importance que prend ce mouvement dès le dĂ©but de la Seconde Restauration. Il devient professeur assistant Ă  l’École polytechnique en novembre 1815, puis professeur d'analyse et de mĂ©canique en dĂ©cembre. Suite Ă  une ordonnance du 21 mars 1816 rĂ©tablissant les AcadĂ©mies, il intĂ©gre l'acadĂ©mie des sciences sous nomination royale, parallèlement au renvoi d'importants mathĂ©maticiens connus pour leurs positions rĂ©publicaines et libĂ©rales, Lazare Carnot (1753-1823) et Gaspard Monge (1746-1818)[10]. Cauchy est durement accusĂ© par ses pairs : « Il accepta sans hĂ©siter, non par intĂ©rĂŞt, jamais il ne fut sensible Ă  un motif pareil, mais par conviction.[11] Â»

En 1818, il épouse Aloïse de Bure[12], avec laquelle il aura deux filles, Alicia (1819) et Mathilde (1823).

Il donnĂ© chaque annĂ©e Ă  l'École polytechnique un cours d'analyse jusqu'en 1830. Des confrontations avec ses collègues, François Arago (1786-1853) et Alexis ThĂ©rèse Petit 1791-1820), surviennent, ayant pour objet l'insuffisance supposĂ©e de ses cours d'analyse, et il est aussi critiquĂ© par certains Ă©lèves pour la surcharge horaire de ses cours[13]. InvitĂ© Ă  les rĂ©diger, il publie divers traitĂ©s durant cette pĂ©riode : une première partie des notes de cours sous le titre Analyse algĂ©brique en 1821 ; puis les notes complètes sous le titre Leçons sur le calcul diffĂ©rentiel en 1829, sans tenir compte des exigences de ses collègues et du ministère.

[modifier] Exil

À l'issue des Trois glorieuses (juillet 1830), son cléricalisme revendiqué et sa position antilibérale le contraignent à l'exil. En effet, royaliste dévoué à Charles X, il refuse de prêter serment au nouveau roi Louis-Philippe comme l'exige la loi du 30 août 1830. En conséquence, il perd son poste à l’École polytechnique en novembre. À cause de son attachement à la dynastie des Bourbons et par réaction au soutien des étudiants de l’École polytechnique à la Révolution, Cauchy s'exile volontairement à Fribourg en Suisse en septembre 1830, sa femme et ses enfants restant à Paris[14]. Il tente vainement d'y fonder une Académie où les savants émigrés pourraient enseigner[15]. Sur invitation du roi de Piémont, Charles-Albert, il occupe la chaire nouvellement créée de physique sublime à l'université de Turin en janvier 1832. Il effectue un voyage à Rome et est reçu par le pape Grégoire XVI. Après l’enlèvement de son frère cadet Amédée Cauchy à 26 ans, Augustin fait deux voyages consécutifs à Paris.

Refusant de rentrer en France malgré les demandes réitérées de sa famille, il accepte l’invitation du roi en exil Charles X de devenir le précepteur du duc de Bordeaux Henri d'Artois (1820-1883). Il est choisi pour ses connaissances scientifiques et son attachement à la religion. Il s’installe en 1833 à Prague, bientôt rejoint par sa femme en 1834. Devenu membre de l’Académie de Prague, il séjourne en 1835 à Toeplitz, puis en 1836 à Budweitz, Kirchberg, et Gloritz. En remerciement pour son dévouement, Charles X le crée baron en 1839.

[modifier] Retour en France

Il regagne Paris fin 1838, souhaitant rester politiquement neutre, et reprend sa place Ă  l'AcadĂ©mie. Toutefois, il ne rĂ©cupère pas son poste d’enseignant Ă  l’École polytechnique. Alors qu'il avait peu publiĂ© durant son sĂ©jour en Allemagne, il publie près d’un article par semaine de 1839 Ă  fĂ©vrier 1848, exceptĂ© en 1844. En novembre 1839, il est Ă©lu pour succĂ©der Ă  Gaspard de Prony au Bureau des longitudes. Mais, parce qu'il refuse de prĂŞter serment, sa nomination est officiellement rejetĂ©e par le gouvernement en 1843. Il rend l’affaire publique en dĂ©cembre. La mĂŞme annĂ©e, il est candidat Ă  la chaire de mathĂ©matiques du Collège de France, laissĂ©e vacante après la mort de Sylvestre-François Lacroix (1765-1843) ; il se la voit refuser au profit du comte Libri.

L’insurrection en février 1848 conduit à la suppression temporaire du serment politique. Après la fuite du comte Libri pour poursuites judiciaires pour vols et vente illégale de livres, Cauchy postule à nouveau à la chaire de mathématiques du Collège de France, mais se retire au profit de Joseph Liouville (1809-1822), finalement élu en janvier 1851. En 1849, Cauchy devient, après Urbain Le Verrier (1811-1877), titulaire de la chaire d'astronomie mathématique à la Faculté des sciences de Paris. Victor Puiseux, un de ses amis et élèves, lui succèdera à sa mort. Il prend aussi une chaire à la Sorbonne.

Cauchy refuse de prêter serment à Napoléon III (1808-1873), rétabli en 1852. Il n'en est cependant pas moins maintenu dans ses fonctions, grâce à l'intervention d’Hippolyte Fortoul (1811-1856)[16].

En 1857, ont lieu des querelles sur la mĂ©canique impliquant Cauchy. Le 23 mai vers 4 h du matin heure locale, il meurt d'un rhume dans la maison familiale de sa femme Ă  Sceaux. Il est enterrĂ© au cimetière de Sceaux[17]. Son dernier vĹ“u fut que son Ĺ“uvre fasse l'objet d'une publication intĂ©grale[18]. Durant sa vie, il avait publiĂ© plus de 800 mĂ©moires.

[modifier] Position

[modifier] Engagement ecclésiastique

Franz Joseph Gall

ChrĂ©tien convaincu, proche des JĂ©suites, Augustin Cauchy s’engagea dans une confrĂ©rie, la CongrĂ©gation de la Sainte-Vierge, lors de ses Ă©tudes. Il fut critiquĂ© dès son sĂ©jour Ă  Cherbourg pour son usage de prier matin et soir : « On dit que ma dĂ©votion me fera tourner la tĂŞte.[19] Â» De retour Ă  Paris, il utilisa Ă  plusieurs reprises sa position Ă  l’AcadĂ©mie pour promulguer sa pensĂ©e. Il dĂ©fendait ouvertement le crĂ©ationnisme. En 1824, il condamna les recherches en neurologie de Franz Joseph Gall (1758-1828). Sa prise de position fut considĂ©rĂ©e comme non scientifique et fortement condamnĂ©e dans la presse Ă©crite par Stendhal (1783-1842) dans deux articles successifs.

Il Ă©prouvait une antipathie pour les idĂ©es libĂ©rales issues du XVIIIe siècle. Cependant, il s’engagea pour la libertĂ© d’enseignement en dĂ©fendant les Ă©coles des jĂ©suites dès son retour en France en 1838. SupprimĂ©es en 1772 et rĂ©tablies sous la Restauration, elles furent remises en cause sous la Monarchie de Juillet. EngagĂ© aux cĂ´tĂ©s de Xavier de Ravignan, prĂŞtre de Notre-Dame, Cauchy fit appel Ă  l’Institut : « Catholique, je ne peux rester indiffĂ©rent aux intĂ©rĂŞts de la religion ; gĂ©omètre, je ne peux rester indiffĂ©rent aux intĂ©rĂŞts de la Science. […] Vous ne considĂ©rez pas comme des ennemis de la civilisation, ceux-lĂ  mĂŞme qui ont Ă©clairĂ© et civilisĂ© tant de peuples divers.[20] Â» Pierre-Antoine Berryer (1790-1868), Charles de Montalembert (1810-1870) et de VatismĂ©nil le soutinrent dans sa dĂ©marche. Il est probable que les raisons pour lesquelles il ne put entrer au Collège de France en 1843 soient son engagement aux cĂ´tĂ©s des jĂ©suites et la forte opposition du comte Libri[21]. Seuls certains Ă©tablissements des jĂ©suites furent finalement fermĂ©s en 1845. L’affaire prit fin en 1848 : la Deuxième RĂ©publique assura l’indĂ©pendance de l’enseignement.

Cauchy fonda diverses Ĺ“uvres chrĂ©tiennes :

  • Il apporta un soutien actif dès 1838 Ă  la SociĂ©tĂ© de Saint-Vincent-de-Paul, Ĺ“uvre chrĂ©tienne fondĂ©e en 1833 pour apporter une aide aux dĂ©munis.
  • Il fonda en 1842 l’Institut catholique, ou Centre du Luxembourg, dont il prĂ©sida la section scientifique.
  • Il proposa en 1843 un opuscule sur la prĂ©vention des crimes envoyĂ© Ă  Alexis de Tocqueville (1805-1859).
  • Sous une demande signĂ©e par l’Institut, fut fondĂ©e en 1846 l’œuvre d’Irlande visant Ă  combattre la famine en Irlande.
  • En 1854, il fonda l’œuvre pour l’observation du dimanche, demandant la fermeture des commerces le dimanche.
  • En 1855, Cauchy est l’un des fondateurs de l’œuvre des Écoles d’Orient, dont l’objectif est de consolider l’émancipation par l’éducation. Lenormant et Cauchy devinrent les vice-prĂ©sidents de l’œuvre. Le premier prĂ©sident Ă©tait le contre-amiral Mathieu, collègue de Cauchy au Bureau des longitudes.

[modifier] Engagement politique

Ampère

Cauchy est un monarchiste antilibĂ©ral, proche d'AndrĂ©-Marie Ampère (1775-1836). Il utilisa sa position Ă  l'AcadĂ©mie pour promouvoir la pensĂ©e royaliste[22], et s’exila volontairement en 1830 pour s’opposer au nouveau rĂ©gime. Il considĂ©rait la dynastie des Bourbons comme « les soutiens de la religion et de la civilisation chrĂ©tienne, les dĂ©fenseurs des idĂ©es et des principes auxquels il avait vouĂ© de bonne heure son âme et son cĹ“ur.[23] Â»

Son engagement politique lui valut de fortes oppositions au sein de l'Institut, puis de l'Académie, venant notamment de Poinsot ou d'Arago. Cependant, Arago apporta son soutien en 1839 à Cauchy pour sa candidature au Bureau des longitudes[24]. Il connut aussi des oppositions avec les ministères, par son refus réitéré de prêter un serment de fidélité à chaque nouveau régime.

[modifier] Position scientifique

Le gĂ©nie de Cauchy fut reconnu dès son plus jeune âge. Dès 1801, Lagrange eut ce commentaire : « Vous voyez ce petit homme, eh bien ! Il nous remplacera tous tant que nous sommes de gĂ©omètres.[25] Â» La prĂ©dominance de Cauchy en sciences s’explique par la multitude de ses domaines d’études : ses travaux « embrassent Ă  peu près toutes les branches des sciences mathĂ©matiques, depuis la thĂ©orie des nombres et la gĂ©omĂ©trie pure jusqu’à l’astronomie et l’optique.[26] Â»

Bien que ses talents de mathématicien aient été applaudis, les faveurs dont il bénéficia durant la Seconde Restauration ne furent pas appréciées. Critiquant ouvertement Laplace et Poisson, il connut rapidement des conflits avec ses anciens appuis à qui il devait ses premières publications. Ses rapports avec Poisson se dégradèrent avec le temps et une rivalité entre eux s’installa. Ses votes à l’Académie étaient considérés comme orientés. Malgré l’influence de Cauchy sur les nouvelles générations, ses dernières années furent obscurcies par une querelle de priorité en mécanique, où il refusa de reconnaître son erreur.

En tant que membre de l’AcadĂ©mie, Cauchy devait lire et corriger les articles envoyĂ©s. Il commit une nĂ©gligence envers les travaux de Niels Henrik Abel (1802-1829) et d'Évariste Galois (1811-1832). Son avis sur le mĂ©moire d'Abel tarda et le rapport fourni en juin 1829 fut finalement dĂ©favorable ; les recherches de Galois lui avaient Ă©tĂ© soumises en mai et n'eurent aucune rĂ©ponse. Une telle attitude lui a Ă©tĂ© violemment reprochĂ©e. Dans sa biographie, Valson donne une explication : « On doit l’excuser de n’avoir pas toujours eu le temps de s’occuper des publications d’autrui, quand il n’a pas trouvĂ© dans le cours de sa propre vie le loisir nĂ©cessaire pour relier et classer ses travaux personnels.[27] Â»

[modifier] Travaux

L’ensemble des travaux de Cauchy furent publiés de 1882 à 1974 chez Gauthier-Villars, dans les Œuvres complètes en 27 tomes qui rassemblent environ 800 articles couvrant l’analyse, l’algèbre, la mécanique et les probabilités[28]. Lors de la préparation de ses cours et conférences, Cauchy réfléchit sur les fondements de l’analyse et introduisit des définitions rigoureuses de notions seulement intuitivement utilisées avant lui[29]. Une partie importante de ses travaux concerne l’introduction des fonctions holomorphes et les séries convergentes[30].

[modifier] Analyse

Avant les travaux de Cauchy en analyse, les sĂ©ries et sĂ©ries de fonctions Ă©taient couramment utilisĂ©es dans les calculs, sans qu’un formalisme prĂ©cis ne soit dĂ©veloppĂ©. Des erreurs courantes Ă©taient commises : les mathĂ©maticiens ne se posaient pas de question sur l'Ă©ventuelle divergence des sĂ©ries utilisĂ©es, ce qui fut mentionnĂ© par Cauchy. Dans son Cours d’Analyse, il dĂ©finit rigoureusement la convergence des sĂ©ries, et Ă©tudie en particulier les sĂ©ries Ă  termes positifs : les sommes partielles convergent si et seulement si elles sont bornĂ©es. Il donne des rĂ©sultats de comparaison de sĂ©ries. Il dĂ©duit de la convergence des sĂ©ries trigonomĂ©triques un critère de convergence qui porte aujourd’hui son nom, le critère de Cauchy : si la limite supĂ©rieure de la suite | an | 1 / n est infĂ©rieure Ă  1, la sĂ©rie de terme gĂ©nĂ©ral an converge. IntĂ©ressĂ© par les sĂ©ries entières (appelĂ©es alors sĂ©ries de puissances), il met en Ă©vidence l'existence d'un rayon de convergence (qu’il appelle cercle de convergence), et en donne une mĂ©thode de calcul, consĂ©quence de son critère de convergence. Il dĂ©montre que sous certaines hypothèses, le produit des sommes de deux sĂ©ries convergentes peut s’obtenir comme la somme d’une sĂ©rie, appelĂ©e par la suite produit de Cauchy. Il en donne une version pour les sĂ©ries entières.

Une fonction rĂ©gulière Ă©tait Ă  tort considĂ©rĂ©e comme la somme de sa sĂ©rie de MacLaurin : autrement dit, on pensait Ă  tort qu'une fonction indĂ©finiment dĂ©rivable Ă©tait dĂ©terminĂ©e par la suite de ses dĂ©rivĂ©es successives en un point. Cauchy relève deux problèmes : d’une part, le rayon de convergence de cette sĂ©rie entière peut ĂŞtre nul, et d’autre part, sur l’intersection des domaines de dĂ©finition, la fonction et la somme de sa sĂ©rie de MacLaurin ne sont pas nĂ©cessairement Ă©gales. Cependant des solutions d’équations diffĂ©rentielles linĂ©aires avaient Ă©tĂ© exprimĂ©es sous forme de sĂ©ries entières sans aucune justification. Après avoir exhibĂ© des exemples de fonctions plates, Cauchy s’intĂ©resse de près au dĂ©veloppement de Taylor, et Ă©value le reste sous forme de la dĂ©termination principale. Il donne ainsi des conditions suffisantes pour obtenir des rĂ©ponses positives aux questions soulevĂ©es.

Toujours dans son Cours d’Analyse, il Ă©nonce et dĂ©montre le thĂ©orème des valeurs intermĂ©diaires[31], dĂ©monstration finalisĂ©e par Bolzano. Il prĂ©cise les notions de limite ; et formalise en termes de limites la continuitĂ© et la dĂ©rivabilitĂ©. Il est arrĂŞtĂ© dans ses travaux par une nuance qu'il ne perçoit pas : la diffĂ©rence entre convergence simple et convergence uniforme[32]. Pourtant, la convergence simple (convergence d'une suite de fonctions en chaque point d'Ă©valuation) n'est pas une condition suffisante pour prĂ©server la continuitĂ© par passage Ă  la limite. Il est le premier Ă  donner une dĂ©finition sĂ©rieuse de l’intĂ©gration. Il dĂ©finit l’intĂ©grale d’une fonction d’une variable rĂ©elle sur un intervalle comme une limite d’une suite de sommes de Riemann prises sur une suite croissante de subdivisions de l’intervalle considĂ©rĂ©. Sa dĂ©finition permet d'obtenir une thĂ©orie de l’intĂ©gration pour les fonctions continues. Dans son Analyse algĂ©brique, il dĂ©finit les logarithmes et les exponentielles comme uniques fonctions continues vĂ©rifiant respectivement les Ă©quations fonctionnelles f(x + y) = f(x)f(y) et f(xy) = f(x) + f(y). Bien qu'il se soit efforcĂ© de donner des bases rigoureuses Ă  l'analyse, il ne s'est pas interrogĂ© sur l’existence du corps des nombres rĂ©els, Ă©tablie plus tard par Georg Cantor.

Dans son cours de Polytechnique, Leçon de calcul différentiel et intégral, il apporte clarté et rigueur aux résolutions des équations différentielles linéaire d'ordre un [33] et s'intéressa aux équations au dérivées partielles (théorème de Cauchy-Lipschitz).

[modifier] Analyse complexe

On doit à Cauchy l'introduction des fondements de l'analyse complexe. Sous l’influence de Laplace, il présente dans le mémoire Sur les intégrales définies (1814) la première écriture des équations de Cauchy-Riemann comme condition d'analycité pour une fonction d'une variable complexe. Dans cet article, il s’intéresse à l’intégration d’une fonction analytique d’une variable complexe sur le contour d’un rectangle, donne la définition de résidu, et fournit un premier calcul de résidu. Dans Sur les intégrales définies prises entre des limites imaginaires (1825), il donne la première définition d'intégrale curviligne, démontre l'invariance par homotopie (formulée en termes d'analyse), et énonce précisément le théorème des résidus pour les fonctions analytiques comme outil pour le calcul d'intégrales.

En 1831, Cauchy propose une expression du nombre de racines complexe d’un polynĂ´me dans une rĂ©gion du plan complexe. Si F et P sont des polynĂ´mes, il dĂ©montre :

\int_{\partial U}F(z).\frac{P'(z)}{P(z)}dz= \sum F(z_i),

où l'intégrale est prise sur le contour du domaine U, et où la somme porte sur les racines de P appartenant au domaine U.

Durant son séjour à Turin, il déduit de la formule de Cauchy précédemment énoncée une expression des coefficients de la série de Taylor d'une fonction analytique d'une variable complexe comme intégrales. Il en déduit les inégalités dites de Cauchy et des résultats sur la convergence des fonctions analytiques d’une variable complexe. Ses travaux seront publiés en 1838 et poursuivis par Laurent, qui fournit comme généralisation des séries entières les séries de Laurent.

Vers 1845, Cauchy s'inspire des travaux des mathĂ©maticiens allemands sur les nombres imaginaires, et en particulier l'Ă©criture trigonomĂ©trique. Il repousse dans un premier temps cet aspect gĂ©omĂ©trique pour ensuite l'utiliser dans ses propres travaux. Il dĂ©finit la notion de dĂ©rivĂ©e d'une fonction d'une variable complexe ; il Ă©tablit ensuite l'Ă©quivalence entre dĂ©rivabilitĂ© et analycitĂ©, fondant ainsi la dĂ©finition des fonctions holomorphes. Tous ses rĂ©sultats prĂ©cĂ©dents sur le sujet concernent les fonctions holomorphes ; la formule de Cauchy devint un outil central dans l’étude des fonctions holomorphes, et il Ă©tudie alors Ă  nouveau les Ă©quations de Cauchy-Riemann.

[modifier] Algèbre

Lagrange avait dĂ©montrĂ© que la rĂ©solution d’une Ă©quation algĂ©brique gĂ©nĂ©rale de degrĂ© n passe par l’introduction d’une Ă©quation intermĂ©diaire : sa rĂ©solvante dont le degrĂ© est le nombre de fonctions Ă  n variables obtenues par permutation des variables dans l’expression d’une fonction polynomiale. Ce nombre est un diviseur de n! : ce rĂ©sultat est aujourd’hui vu comme une consĂ©quence de l’actuel thĂ©orème de Lagrange. En 1813, Cauchy amĂ©liore cette estimation et dĂ©montre que ce nombre est supĂ©rieur au plus petit diviseur premier de n. Son rĂ©sultat fut gĂ©nĂ©ralisĂ© ensuite en l’actuel thĂ©orème de Cauchy.

Il fut le premier Ă  rĂ©aliser une Ă©tude des permutations comme des objets (appelĂ©s alors substitutions). Il introduit les Ă©critures encore utilisĂ©es aujourd’hui pour noter les permutations ; il dĂ©finit le produit, l’ordre, et Ă©tablit l’existence et l’unicitĂ© de la dĂ©composition des permutations en produit de cycles (substitutions circulaires) Ă  supports disjoints. Les travaux de Cauchy et de Lagrange sur le sujet sont considĂ©rĂ©s comme prĂ©curseurs de la thĂ©orie des groupes. Cependant, Cauchy ne connaissait pas la thĂ©orie des groupes et donna sans le savoir une première Ă©tude du groupe symĂ©trique.

En algèbre linéaire, il écrivit un traité sur le déterminant[34] contenant l'essentiel des propriétés de cette application. Il étudia la diagonalisation des endomorphismes symétriques réels et qu'il démontra en dimension deux et trois[35] et dans le cas où le polynôme caractéristique ne possède aucune racine multiple[36]. Enfin, il formalisa la notion de polynôme caractéristique[37].

[modifier] Géométrie

Le dodécaèdre, un polyèdre régulier convexe

En 1811, il s’intéresse dans son premier mémoire à l’égalité de polyèdres convexes dont les faces sont égales. Il propose une démonstration du théorème de Descartes-Euler, concernant les nombres de sommets, de faces et d'arêtes d'un polyèdre convexe. Sa preuve consiste à projeter le polyèdre en un graphe planaire suivant ce qui est aujourd’hui appelé une projection stéréographique. Cependant, Cauchy commit une erreur, en ne faisant pas d’hypothèse claire sur les polyèdres étudiés.

Dans son second mémoire en 1812, il donna des formules pour calculer les angles diédraux.

[modifier] Mécanique et optique

En mécanique, Cauchy proposa pour décrire la matière d’opposer à la continuité de la matière un système de points matériels dont les mouvements sont continus. Selon Cauchy, les forces entre ces particules doivent devenir négligeables sur les distances estimables. Cauchy énonça des lois sur les variations de tension, de condensation et de dilatation. Il fit une étude sur l’élasticité des corps.

S’intéressant à la variation des molécules d’éther, Cauchy établit les équations de propagation de la lumière en 1829. Il établit les modes de polarisation des ondes planes, mises en évidence par des travaux antérieurs de Fresnel. S’intéressant aux conditions limites au niveau d’une interface, Cauchy démontra les lois de la réflexion et de la réfraction de la lumière. Il retrouva les résultats de Brewster sur la variation de l’angle de polarisation lors d’une réflexion ou d’une réfraction. Enfin, il démontra l’existence d’ondes évanescentes, vérifiée expérimentalement par Jasmin.

Sous l’influence de Coriolis, Cauchy étudia la dispersion de la lumière. Ses travaux sur les ombres rejetèrent une des objections à la théorie ondulatoire de la lumière. Il mit en évidence le phénomène de diffraction.

En astronomie, sa recherche sur les sĂ©ries lui permit de rĂ©viser la thĂ©orie des perturbations mise en place par Lagrange, Laplace, et Poisson pour Ă©tudier la stabilitĂ© du système solaire. Cauchy s’intĂ©ressa de plus près aux calculs astronomiques Ă  partir de son Ă©lection au Bureau des Longitudes en 1839. En 1842, il proposa des mĂ©thodes de calculs de primitives d’expressions rationnelles en cosinus et sinus ; ces mĂ©thodes furent motivĂ©es par le dĂ©veloppement de la fonction perturbative. En 1845, le mĂ©moire de Le Verrier sur la planète Pallas est vĂ©rifiĂ© en quelques heures par Cauchy.

[modifier] Probabilités

Les travaux de Cauchy sur le principe du minimax permirent de dĂ©velopper la thĂ©orie de la dĂ©cision statistique. En 1853, il Ă©tudia une famille de distributions paires via leurs fonctions caractĂ©ristiques rĂ©pondant Ă  un problème variationel[38] ; parmi ces lois doivent ĂŞtre mentionnĂ©es la loi normale et la loi de Cauchy, dĂ©couverte par Poisson. Faisant usage des fonctions caractĂ©ristiques, il publia une preuve du thĂ©orème central limite.

[modifier] Principales publications

  • Cours d'analyse (1821)
  • Leçons sur les applications du calcul infinitĂ©simal Ă  la gĂ©omĂ©trie (1826)
  • Exercices de mathĂ©matiques (1827)
  • Ĺ’uvres complètes (28 volumes, 1882-1974) Texte complet en ligne
Mémoires
  • ThĂ©orie des ondes
  • MĂ©moires sur la polarisation de la lumière
  • ThĂ©orie des nombres

[modifier] Hommages

  • Son nom est inscrit sur la tour Eiffel ;
  • Une rue porte son nom dans le 15e arrondissement de Paris.

[modifier] Notes et références

  1. ↑ Valson, Tome I, pp. 3-5.
  2. ↑ Bruno Belhoste, Cauchy, un mathématicien légitimiste au XIXe siècle [détail des éditions] , p. 14-15.
  3. ↑ Valson, Tome I, pp. 19-20.
  4. ↑ Valson, Tome I, p. 43.
  5. ↑ Valson, Tome I, pp. 27-31.
  6. ↑ Bruno Belhoste, Cauchy, un mathématicien légitimiste au XIXe siècle [détail des éditions] , p. 33.
  7. ↑ Valson, Tome I, p. 42.
  8. ↑ Bruno Belhoste, Cauchy, un mathématicien légitimiste au XIXe siècle [détail des éditions] , pp. 47-53.
  9. ↑ Bruno Belhoste, Cauchy, un mathématicien légitimiste au XIXe siècle [détail des éditions] , pp. 59-62
  10. ↑ Jacques Bouveresse, Jean Itard, Émile Sallé, Histoire des mathématiques [détail des éditions] , p 164, biographie de Cauchy
  11. ↑ Lettre de Biot à de Falloux. Le Correspondant, 1857.
  12. ↑ Valson, Tome I, pp. 67-69
  13. ↑ Bruno Belhoste, Cauchy, un mathématicien légitimiste au XIXe siècle [détail des éditions] , p. 78.
  14. ↑ Bruno Belhoste, Cauchy, un mathématicien légitimiste au XIXe siècle [détail des éditions] , p. 124.
  15. ↑ (en) Bruno Belhoste, Augustin-Louis Cauchy: A Biography [détail des éditions] , p. 149-150.
  16. ↑ Bruno Belhoste, Cauchy, un mathématicien légitimiste au XIXe siècle [détail des éditions] , pp. 207-208.
  17. ↑ Valson, Tome I, p. 267.
  18. ↑ Bruno Belhoste, Cauchy, un mathématicien légitimiste au XIXe siècle [détail des éditions] , p. 213.
  19. ↑ Lettre de Cauchy à sa mère, rapportée dans Valson, Tome I, p. 38.
  20. ↑ Valson, Tome I, pp. 108-121.
  21. ↑ (en) Bruno Belhoste, Augustin-Louis Cauchy: A Biography [détail des éditions] , pp. 184-187.
  22. ↑ Bruno Belhoste, p. 114.
  23. ↑ Valson, Tome I, p. 71.
  24. ↑ Bruno Belhoste, p. 157.
  25. ↑ Valson, Tome I, p. 20.
  26. ↑ Valson, Tome II, Introduction.
  27. ↑ Valson, Tome I, p. 251.
  28. ↑ (en) Bruno Belhoste, Augustin-Louis Cauchy: A Biography [détail des éditions] , chaps. 6, 7 et 12.
  29. ↑ Jean Dieudonné (dir.), Abrégé d'histoire des mathématiques 1700-1900 [détail des éditions] , vol. 1, pp. 341-344
  30. ↑ Jean Dieudonné (dir.), Abrégé d'histoire des mathématiques 1700-1900 [détail des éditions] , vol. 1, pp. 141-149.
  31. ↑ Nicolas Bourbaki, Éléments d'histoire des mathématiques [détail des éditions], p. 192.
  32. ↑ Nicolas Bourbaki, Éléments d'histoire des mathématiques [détail des éditions], p. 257.
  33. ↑ Nicolas Bourbaki, Éléments d'histoire des mathématiques [détail des éditions], p. 81.
  34. ↑ Cauchy Mémoire sur les fonctions qui ne peuvent obtenir que deux valeurs égales et des signes contraires par suite des transpositions opérées entre les variables qu'elles renferment adressé en 1812 et publié dans le Journal de l'Ecole Poytechnique, XVIIe Cahier, Tome X, Paris 1815 lire sur Gallica
  35. ↑ Augustin Louis Cauchy Mémoire sur l’équation qui a pour racines les moments d’inertie principaux d’un corps solide et sur diverses équations du même genre Mémoires de l'Académie des sciences, t. IX, p. 111; présenté en 1826 et publié en 1830
  36. ↑ Augustin Louis Cauchy L’équation qui a pour racines les moments d’inertie principaux d’un corps solide, et sur diverses équations du même genre Mem. Acad. des Sci. Paris 1830
  37. ↑ Augustin Louis Cauchy Méthode générale propre à fournir les équations de condition relatives aux limites des corps dans les problèmes de physique mathématique Comptes rendus Acad. Sci. 8 Paris pp 79-81 1940 lu en 1939
  38. ↑ Sur les résultats moyens d’observations de même nature, et sur les résultats les plus probables, 1853.

[modifier] Bibliographie

  • Claude-Alphonse Valson, La vie et les travaux du Baron Cauchy, Paris, Gauthier-Villars, 1868
  • Bruno Belhoste, Cauchy, un mathĂ©maticien lĂ©gitimiste au XIXe siècle [dĂ©tail des Ă©ditions]
  • (en) Bruno Belhoste, Augustin-Louis Cauchy: A Biography [dĂ©tail des Ă©ditions]


[modifier] Liens internes

  • Suite de Cauchy
  • Règle de Cauchy
  • Loi de Cauchy
  • Formule de Binet-Cauchy
  • Formule intĂ©grale de Cauchy
  • Équations de Cauchy-Riemann
  • InĂ©galitĂ© de Cauchy
  • InĂ©galitĂ© de Cauchy-Schwarz
  • ThĂ©orème de Cauchy IcĂ´ne d’homonymie
    • ThĂ©orème de Cauchy-Lipschitz
    • ThĂ©orème intĂ©gral de Cauchy
    • ThĂ©orème de Cauchy-Peano-ArzelĂ 
    • ThĂ©orème de Cauchy-KovalevskaĂŻa
    • ThĂ©orème de Cauchy (thĂ©orie des groupes)
    • ThĂ©orème de la moyenne de Cauchy

[modifier] Liens externes

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