Calculatrice : encyclopédie mathématiques
Cet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.Une calculatrice, ou calculette, est une machine conçue pour simplifier, et fiabiliser, des opérations de calculs. D'abord mécanique, puis électromécanique la machine à calculer est devenue électronique dans les années 1960, avec l'introduction de la première machine à calculer électronique en 1961, suivi d'une miniaturisation accélérée des circuits intégrés, qui aboutira à l'invention du premier microprocesseur en 1971 et donc à une miniaturisation optimale (seulement limitée par la taille des touches et des boutons de commandes).
Les machines les plus simples, se limitent aux quatre Opérations arithmétiques usuelles, tandis que les calculatrices programmables les plus sophistiquées disposent d'une expressivité équivalente aux ordinateurs (voir Machine de Turing et Turing-complet).
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en 1645, la première machine à calculer, introduite au grand public, la Pascaline, fait son apparition. Inventée par Blaise Pascal, elle lance le développement des machines à calculer.
en 1673 Leibniz présente une machine où une partie mobile se décale à chaque fois d'un cran vers la gauche (comme pour une multiplication à la main) .
En 1820, Thomas de Colmar invente la première machine à calculer industrielle, l'Arithmomètre, et la commercialise en 1851.
Vers 1850, l'anglais Charles Babbage conçoit la Difference engine, prévue pour calculer des fonctions polynomiales et tabuler les résultats [1]. Toutefois, cette machine n'a pu être construite à l'époque en raison de problèmes mécaniques et financiers. Cependant,entre 1990 et la fin des années 2000[2] le Science Museum de Londres a construit deux exemplaires complètement fonctionnels de cette machine.
vers 1901, les premières machines à dix touches font leur apparition aux États-Unis .
Entre 1820 et 1940, des milliers de brevets[3] sont pris pour des machines mécaniques, actionnées manuellement ou grâce à un moteur électrique.
En 1948, est introduite la Curta (machine à calculer portative ayant l'ergonomie d'un moulin à poivre, et une manivelle de moulin à café) capable d'effectuer les quatre opérations de base[4] et les racines carrées.
Facit NTK (1954)
Triumphator CRN1 (1958)
Walther WSR160 (1960)
Olivetti Divisumma 24 (1964)
Nisa K
Facit GMBH
Contex 10
Curta
Friden Modèle 132 calculatrice dans la collection du Musée des enfants d'Indianapolis.
Le principal progrès de l’électricité dans les machines à calculer a été de remplacer la "manivelle" par un moteur électrique, ce qui permettait d’accélérer et de rendre moins pénible les calculs comme la multiplication qui nécessitait, avant, autant de tours de manivelle que la valeur du multiplicande.
Ces appareils, parfois appelés « calculettes » ont, maintenant, la particularité de tenir dans la poche.
Ils sont apparus au grand public au début des années 1970 lorsque la miniaturisation des composants (avec en particulier les premiers circuits intégrés) et la baisse de leur coût ont permis de fabriquer des machines à calculer de petites tailles alimentées par des piles ordinaires ou des batteries rechargeables.
En 1967, la société américaine Texas Instruments créa un premier prototype et en déposa le brevet. Le modèle fut repris en 1970 par la firme Canon Inc. qui commercialisa sous le nom de Pocketronic la première calculatrice, sans affichage mais avec une imprimante autonome.
En 1972, Hewlett-Packard introduit sa première calculatrice scientifique de poche, la HP-35.
L'affichage des résultats de calculs des premières calculatrices se faisait au moyen de tube Nixie puis avec des diodes électroluminescentes à raison de sept segments de diode par position de chiffre.
Les machines effectuaient les quatre opérations arithmétiques. La grande différence de ces machines électroniques avec les machines mécanique ou électromécaniques est l’exécution des opérations en silence et instantanément. Il fallait quelques minutes pour une multiplication et 10 à 20 minutes pour une division avec la très performante Olivetti Divi24 électromécanique !!! Peu de temps après, quelques unes surent effectuer des racines carrées. D'abord de bureau, avec ou sans mémoire(s) elles sont de taille importante; au moins 30X30 cm environ ( Casio, Friden, Sharp, Adler...) et équipées de tubes Nixie (12, 14 voire 16 tubes).
Dans les années 1970, elles se miniaturisent pour devenir portables grâce à l'affichage à sept segments (généralement des diodes) puis très vite elles deviennent de poche (Sanyo, Canon, Adler...) grâce à l'utilisation de pile ou d'accumulateur d’électricité.
Une autre avancée fut l'apparition du bloc d'impression Seiko qui équipera très longtemps la plupart des calculatrices électroniques de bureau.
Dès qu'elles respectèrent les priorités entre opérations et que les fonctions trigonométriques apparurent, on parla de calculatrices scientifiques.
De nos jours, les calculatrices graphiques disponibles au public sont parmi les plus performantes. Permettant d'afficher la représentation graphique d'une fonction, elles sont notamment produites par Texas Instruments, Casio, Hewlett-Packard et dans une moindre mesure par Sharp ou Brother.
Dès le milieu des années 1960, Hewlett-Packard optant pour la notation polonaise inverse[5] produit les calculatrices de bureau, de la série HP 98XX, dont l'efficacité et la précision dépassent sensiblement celles des autres marques. Dès l'introduction de sa première calculatrice de poche en 1972, la HP-35 (qui doit son nom au nombre de touches), la firme Hewlett-Packard s'impose dans la communauté scientifique et chez les étudiants.
Le prix des calculatrices basiques est aujourd'hui très faible (moins d'une heure de travail), mais il n'en a pas toujours été ainsi. Pour l'anecdote, au début des années 1970, les premières calculatrices scientifiques de poche Hewlett-Packard coûtaient à peu près la moitié du salaire mensuel d'un enseignant, Il était donc hors de question de les mettre sans protection à disposition d'un public d'étudiants, c'est pourquoi HP vendait également un « socle » destiné à recevoir ces machines[6]. Les calculatrices ne supplantèrent la règle à calcul qu'au milieu des années 1970.
On distingue les calculatrices simples « quatre opérations », les calculatrices financières, les calculatrices scientifiques, graphiques ou non, et les calculatrices formelles.
Les évolutions postérieures furent les suivantes :
Calculatrice scientifique Sanyo CZ-8127, affichage par LED vert (1977).
Calculatrice scientifique programmable HP-15C Ã notation polonaise inverse (1982).
Calculatrice solaire ultraplate (épaisseur ~2 mm), (1990).
Calculatrice électronique « basique »[7].
Calculatrice scientifique TI-83 Plus.
Calculatrice fantaisiste .
Calculatrice scientifique Famaprem CPC-400.
Une fonction calculatrice est également incluse dans les ordinateurs de bureau, portables ou non, dans tous les systèmes d'exploitations grand public, dans les assistants personnels et dans la quasi totalité des téléphones mobiles actuels.
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