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Chiffre


Chiffre : encyclopédie mathématiques

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Bien qu'appelés communément "chiffres arabes", les Indiens connaissaient et utilisaient déjà un système décimal proche de celui que nous connaissons aujourd'hui. Ce n’est que bien plus tard, à la suite de conquêtes en Asie, que les mathématiciens musulmans découvrirent ce système. De même, le concept du zéro, en tant qu'élément neutre de l'addition et élément absorbant de la multiplication, était déjà utilisé par la pensée mathématique indienne.

Sommaire

[modifier] Histoire, étymologie et définition

Les chiffres de 1 à 9 ont été inventés en Inde. Ils apparaissent dans des inscriptions de Nana Ghât au 3e siècle av.J.-C. La numération de position avec un zéro (un simple point à l’origine), a été développée au cours du 5e siècle. Dans un traité de cosmologie en sanscrit de 458, on voit apparaître le nombre 14 236 713 écrit en toute lettres. On y trouve aussi le mot “sunya†(le vide), qui représente le zéro. C’est à ce jour le document le plus ancien faisant référence à cette numération.

Au Xe siècle, le moine français Gerbert d’Aurillac apprit la nouvelle numération et, grâce aux chaires qu’il occupait dans les établissement religieux d’Europe, put introduire le nouveau système en Occident. En 999, il fut élu pape sous le nom de Sylvestre II, ce qui lui conféra l’autorité nécessaire pour implanter la numération indo-arabe.

Les dix chiffres en écriture décimale positionnelle

Un chiffre est un symbole employé pour représenter des nombres. Le mot « chiffre Â» vient de l'arabe sifr (أَلصÙÙ‘Ùْر ʾaá¹£-á¹£ifr), utilisé pour « zéro Â» et signifiant « le vide Â», le "rien"[1].

Les chiffres arabes font partie des écritures de type logographique. C'est-à-dire le symbole « 1 Â» se prononce de façon différente dans chaque langue, mais représente le même élément abstrait et reste donc compréhensible sous sa forme écrite.

Dans un système de numération donné, si la base est un nombre entier, le nombre de chiffres requis est toujours égal à la valeur absolue de la base.

Il arrive parfois qu'on confonde chiffre et nombre. Pour bien comprendre la différence entre les deux, on peut faire l'analogie avec l'écriture d'une langue en affirmant que les chiffres sont des lettres et que les nombres sont des mots. Ainsi, 13 (treize) est un nombre qui s'écrit avec les chiffres « 1 Â» et « 3 Â». Comme un mot peut être constitué d'une seule lettre, tel que le mot « a Â» (le verbe « avoir Â» conjugué à la troisième personne de l'indicatif présent), un chiffre est également un nombre (le nombre 4 (quatre) s'écrit avec seulement le chiffre « 4 Â»).

En système décimal, les dix chiffres sont : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9

Numérations selon les cultures
Numération arabo-indienne
arabe
khmer
indienne
mongole
thaï
Numérations à l’origine chinoise
chinoise
japonaise
à bâtons
suzhou
Numérations alphabétiques
arménienne
cyrillique
d'Âryabhata
éthiopienne
hébraïque
grecque
tchouvache
Autres systèmes :
attique
brahmi
champs d'urnes
colombienne
égyptienne
étrusque
forestière
inuite
maya
mésopotamienne
romaine
Notations positionnelles par base
Décimal (10)
2, 4, 8, 16, 32, 64
1, 3, 6, 9, 12, 20, 24, 30, 36, 60, plus…
v Â· d Â· m


[modifier] Vue d'ensemble

Dans un système numérique de base, un nombre s'écrit comme une séquence de chiffres qui peut être de différentes longueurs. Chaque position dans la séquence a une valeur, tout comme chaque chiffre. La valeur totale du chiffre est calculée en multipliant chaque chiffre dans la séquence par la valeur sa position, et en additionnant les résultats.

Par exemple, dans le nombre 153, le chiffre 3 occupe la première position, qui a pour valeur 1. Le chiffre 5 est en deuxième place, qui a pour valeur 101 = 10 (car nous sommes en base 10). Et le chiffre 1 occupe la troisième position, qui a pour valeur 102 = 100.

153 vaut donc

3 * 1 + 5 * 10 + 1 * 100 = 3 + 50 + 100 = 153

[modifier] Valeurs numériques

Chaque chiffre dans un système de numération représente un nombre entier. Par exemple, dans le système de numération indo-arabe, le chiffre 1 représente le nombre un, et dans le système hexadécimal, le chiffre A représente le nombre dix. Un système de numération utilisant la notation positionnelle doit avoir un chiffre qui représente chaque entier de zéro jusqu'à la base du système de numération, celle-ci étant exclue. Par exemple, en base 10, le nombre 10 n'est pas un chiffre.

[modifier] Mathématiques

En mathématiques, on utilise ordinairement les dix chiffres arabo-indiens, dits « arabes Â», pour représenter les nombres, comme les entiers naturels ou les nombres réels. Pour une base n, on utilise usuellement n chiffres. Si n est inférieur à dix, on utilise les n premiers chiffres, à partir de 0. Si n est strictement supérieur à 10, on utilise les chiffres de 0 à 9, et on poursuit généralement avec les n-10 lettres de l'alphabet latin à partir de A.

  • Le système décimal est le système par défaut, pour lequel les dix chiffres suivants sont employés :
0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9.
  • Dans le système binaire, il n'existe que deux chiffres, qui sont représentés par les caractères 0 et 1.
Le système binaire est souvent utilisé pour représenter des valeurs telles que « vrai Â» et « faux Â», « tout Â» et « rien Â», « marche Â» et « arrêt Â». Il convient notamment pour représenter le fonctionnement de l'électronique numérique utilisée dans les ordinateurs, d'où son usage en informatique.
  • Les chiffres du système hexadécimal sont
0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C, D, E, F
et valent respectivement, dans le système décimal, 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15.
  • Les chiffres romains sont les lettres I(=1), V (=5), X(=10), L(=50), C(=100), D(=500), M(=1000), exemple type de système où les nombres de 0 à 9 ne sont pas représenté par un unique chiffre.

Cependant, il existe aussi des systèmes balancés, employant des chiffres signés.

  • Le système trinaire balancé utilise les chiffres 1, 0, 1.
Il est adapté pour représenter les booléens dont les valeurs sont « vrai Â», « faux Â» et « indéterminé Â», et est pratique pour l'informatique, car il évite l'ajout d'un chiffre supplémentaire pour indiquer le signe d'un nombre. Dans un tel système, les nombres positifs et négatifs bénéficient de la même représentation.

[modifier] Musique

En musique, les chiffres servent au chiffrage de la mesure. Ils composent le nombre indicateur, qui indique la mesure. C'est la fraction placée au début d'un morceau dans une partition musicale. Son numérateur indique le nombre de temps de la mesure, et son dénominateur, la valeur de la note. Par exemple, 2/4 signifie « une mesure à deux noires Â» ; 3/2, « une mesure à trois blanches Â» ; 6/8, « une mesure à six croches Â», etc.

On parle aussi de chiffrage. Il y a deux possibilités :

  1. Une note avec un chiffre (ou deux selon les règles du chiffrage) écrit en dessous, donne l'accord qui doit être construit à partir de cette note. Cela s'appelle une basse chiffrée. Ce sont souvent les clavecinistes et les organistes qui utilisent ce système dans la musique baroque. Les élèves qui apprennent l'harmonie, se servent aussi de basses chiffrées pour apprendre à composer un texte musical à partir de ces données, et selon certaines règles très précises.
    Ainsi, un « 5 Â» indique un accord de quinte. Un « 7 Â» indique un accord de septième. Un « 6 Â» au-dessus d'un « 4 Â» indique un accord de quarte et sixte. Un « 7 Â» barré d'une barre oblique, indique une septième diminuée. Seule la tierce n'est pas représentée par un « 3 Â» car elle est sous-entendue.
  2. En analyse musicale, on chiffre les accords pour faciliter la construction d'une œuvre.

Ce système s'apprend en cours de solfège, maintenant rebaptisé formation musicale.

Les chiffres servent aussi à doigter les notes d'une partition, c'est-à-dire que le chiffre placé au-dessus d'une note indique le doigt utilisé pour réaliser la note. Ainsi, au violon le « 1 Â» représente l'index, le « 2 Â» le majeur, le «3» l'annulaire et le «4» l'auriculaire. Au piano, le « 1 Â» représente le pouce, le « 2 Â» l'index, ainsi de suite.

[modifier] Annexes

[modifier] Blocs de caractères Unicode contenant des chiffres ou nombres

  • Table des caractères Unicode - commandes C0 et latin de base
  • Table des caractères Unicode - commandes C1 et supplément latin-1
  • Table des caractères Unicode - arabe
  • Table des caractères Unicode - n’ko
  • Table des caractères Unicode - dévanâgarî
  • Table des caractères Unicode - bengalî
  • Table des caractères Unicode - gourmoukhî
  • Table des caractères Unicode - goudjarâtî
  • Table des caractères Unicode - oriyâ
  • Table des caractères Unicode - tamoul
  • Table des caractères Unicode - télougou
  • Table des caractères Unicode - kannara
  • Table des caractères Unicode - malayâlam
  • Table des caractères Unicode - thaï
  • Table des caractères Unicode - laotien
  • Table des caractères Unicode - tibétain
  • Table des caractères Unicode - birman
  • Table des caractères Unicode - éthiopien
  • Table des caractères Unicode - khmer
  • Table des caractères Unicode - mongol
  • Table des caractères Unicode - limbou
  • Table des caractères Unicode - nouveau taï-lü
  • Table des caractères Unicode - symboles khmers
  • Table des caractères Unicode - balinais
  • Table des caractères Unicode - exposants et indices
  • Table des caractères Unicode - formes numérales
  • Table des caractères Unicode - alphanumériques entourés
  • Table des caractères Unicode - casseau
  • Table des caractères Unicode - ponctuation CJC
  • Table des caractères Unicode - kanboun
  • Table des caractères Unicode - lettres et mois CJC entourés
  • Table des caractères Unicode - compatibilité CJC
  • Table des caractères Unicode - formes de demie ou pleine chasse
  • Table des caractères Unicode - phénicien

[modifier] Articles connexes

  • Nombre
  • Système de numération
  • Chiffre significatif
  • Chiffre arabo-indien
  • Chiffres japonais
  • Chiffres romains
  • Chiffres grecs
  • Symbolique des chiffres

[modifier] Notes et références

  1. ↑ Étymologie donnée par le Robert des collèges.

[modifier] Liens externes

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