Construction des nombres complexes : encyclopédie mathématiques
Cet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.Le but de cet article est de présenter, d'une part la construction des nombres complexes, et d'autre part la démonstration plus ardue qu'il s'agit bien d'un corps algébriquement clos.
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En tant que simple corps, les complexes sont aisés à définir; cela fait appel à la notion d'extension algébrique par adjonction de racines :
La classe de X est notée i (parfois, par exemple en électricité, les physiciens préfèrent utiliser j, et réservent la lettre i à une intensité). Elle vérifie comme on le souhaitait la relation: i2 = − 1.
Ceci définit une extension des nombres réels, de dimension 2 (on peut donc bien écrire de façon unique tout nombre complexe sous la forme a + bi où a et b sont des réels). On va la munir de la norme euclidienne la plus naturelle dans ce cadre: . Elle prolonge bien celle des réels, et en tant qu'espace vectoriel de dimension finie sur
, on a bien un espace complet.
On munit simplement de deux lois internes, notées + et
(ou l'absence de symbole) définies par:
On vérifie que est un corps commutatif.
L'application de dans
qui a tout réel x associe (x,0) est injective et est un morphisme de corps. Ainsi on identifie x et (x,0) ainsi que
avec
.
On note alors l'ensemble
.
On note i = (0,1), qui vérifie i2 = − 1 et on a donc:
On a bien que est un
-espace vectoriel de dimension 1, dont une base est 1. De plus c'est un
-espace vectoriel de dimension 2, dont la base est (1,i)
L'application de dans
qui a tout couple (x,y) de
associe x+iy est un morphisme de
-espace vectoriel.
On note ici l'ensemble des matrices carrées à coefficients réels; on suppose connues les propriétés et la structure de cet ensemble muni des lois d'addition et de multiplication.
On s'intéresse aux matrices carrées
et
On considère à présent l'ensemble
L'ensemble C apparait alors comme un sous-espace vectoriel de de dimension 2 ayant (I,J) pour base.
Le calcul habituel sur les matrices donne J2 = − I d'où
On vérifie très simplement que la multiplication laisse stable C et est commutative sur C. Observons de plus que I est l'élément neutre de la multiplication sur les matrices carrées à coefficients réels. L'ensemble C est donc un sous anneau commutatif de .
Tout élément non nul de C est inversible; en effet
Le corps apparait comme isomorphe à un sous corps de C; en identifiant tout réel μ à la matrice scalaire μI, et en posant i = J, on obtient le corps des complexes.
Remarques
Pour obtenir le conjugué d'un complexe, il suffit de transposer la matrice qui lui est associée
Le module est obtenu par l'extraction de la racine carrée du déterminant de la matrice qui lui est associée.
Les nombres complexes bénéficient de la propriétés suivantes :
Un corps commutatif possédant cette propriété est dit algébriquement clos. Ce résultat possède de nombreuses conséquences, elle garantit, par exemple en algèbre linéaire, l'existence d'une valeur propre pour tout endomorphisme sur un espace vectoriel complexe de dimension finie. En arithmétique, elle permet de montrer que tous corps de caractéristique nulle et pas trop vaste (de dimension finie en tant qu'espace vectoriel sur les nombres rationnels) s'identifie à un sous-corps des nombres complexes.
Trois démonstrations différentes sont proposés dans l'article détaillé.
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