Critères de dispersion : encyclopédie mathématiques
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La dispersion représente la variabilité ou l'étendue des différentes valeurs que peut prendre une variable. En statistiques, il existe différentes mesure de la dispersion. Les plus courantes sont : la variance, l'écart-type ou encore l'écart interquartile. À la dispersion, s'oppose la notion de position ou tendance centrale, mesurée par la moyenne ou la médiane.
En mesure physique (métrologie), cette dispersion est estimée par l'écart type, qui sert à calculer l'erreur de mesure. De manière plus générale, il est important de savoir si les valeurs sont groupées ou dispersées, autrement dit si la population est homogène ou hétérogène vis-à -vis du critère testé.
Sommaire |
L'étendue est la différence entre la valeur maximale et la valeur minimale du caractère statistique.
L'écart interquartile est la différence entre le troisième et le premier quartile.
L'écart interquartile correspond à l'étendue de la série statistique après élimination de 25 % des valeurs les plus faibles et de 25 % des valeurs les plus fortes. Cette mesure est plus robuste que l'étendue, qui est sensible aux valeurs extrêmes.
Après avoir calculé la moyenne, , on peut chercher à savoir de quelle façon les valeurs s'éloignent de cette moyenne. On crée alors une nouvelle série statistique : la série des écarts.
Le premier réflexe serait de calculer la moyenne de ces écarts. Mais les propriétés de la moyenne nous assurent que la moyenne des écarts est nulle. En effet, certains de ces écarts sont négatifs et d'autres sont positifs, la somme des écarts positifs compensant exactement la somme des écarts négatifs. Il faut donc s'abstraire du signe et calculer alors la moyenne de la valeur absolue des écarts. C'est ce que l'on appelle l'écart moyen.
L'utilisation des valeurs absolues est souvent une impasse en mathématique (parce que la fonction valeur absolue n'est pas dérivable). Pour rendre positifs les écarts, un autre outil est à notre disposition : la mise au carré. On ne va donc pas calculer la moyenne des écarts mais la moyenne des carrés des écarts. C'est ce qu'on appelle la variance :
La disparition des valeurs absolues permet des calculs plus simples. On démontre que la variance peut se calculer plus simplement par les formules suivantes :
Ces formules étaient surtout utiles dans le cadre de calculs à la main ; l'usage des ordinateurs les rend un peu obsolètes...
De par la mise au carré des écarts, l'unité de la variance est le carré de celle du caractère (si le caractère est en , sa moyenne est en
mais sa variance est en
) d'où l'impossibilité d'additionner la moyenne et la variance. On a donc défini l'écart type noté
. L'écart type est la racine de la variance (son unité est donc la même que celle de la moyenne). Cela a l'air anecdotique mais la possibilité d'additionner moyenne et écart type est fondamentale, en particulier pour le calcul d'intervalle de confiance (voir plus bas).
Pour comparer deux séries statistiques qui n'ont pas le même ordre de grandeur, il est parfois bon de comparer l'écart type et la moyenne en faisant le quotient, on obtient alors l'écart type relatif. .
Remarque : l'écart type relatif est aussi appelé coefficient de variation.
Lorsque le caractère statistique a une distribution normale gaussienne, grossièrement en forme de cloche, l'écart type prend tout son sens.
On appelle ces intervalles les plages de normalité à niveau de confiance de 68 %, 95 %, 99,7 %. Voir la règle 68-95-99,7 (en).
Lorsqu'on dispose d'un ensemble de points dans le plan (par exemple), on peut mesurer la dispersion des points en utilisant les distances
entre les couples de points différents. On appelle alors diamètre d'ordre r (ou r est un réel non nul) le coefficient
. Le diamètre d'ordre 0 est défini comme la limite, lorsque les
sont tous non nuls, de
, pour r tendant vers 0. Nicolas Gauvrit et Jean-Paul Delahaye ont montré que la meilleure valeur possible (parmi les diamètres d'ordre r) pour capturer la notion intuitive de dispersion est le diamètre d'ordre 0 : c'est celle qui correspond le mieux à ce que répondent des sujets adultes à qui on demande des estimations de dispersion[1] .
La médiane est la valeur qui rend minimum la fonction f définie par
La moyenne est la valeur qui rend minimum la fonction g définie par
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