Divise : encyclopédie mathématiques
Cet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.La division est une loi de composition qui à deux nombres associe le produit du premier par l'inverse du second. Si un nombre est non nul, la fonction "division par ce nombre" est la réciproque de la fonction "multiplication par ce nombre".
On distingue couramment la division "exacte" (celle dont on parle ici) de la division "avec reste" (la division euclidienne). Le résultat d'une division s'appelle le quotient.
Sommaire |
La division sert :
Le symbole actuel de la division est un trait horizontal séparant le numérateur (dividende) du dénominateur (diviseur). Par exemple, a divisé par b se note .
Le dénominateur donne la dénomination et le numérateur énumère : indique qu'il s'agit de quarts, et qu'il y en a trois → trois quarts
Diophante et les Romains, au IVe siècle écrivaient déjà des fractions sous une forme semblable, les Indiens également au XIIe siècle et la notation moderne fut adoptée par les Arabes.
Le symbole : a été plus tard utilisé par Leibniz.
Les fabricants de calculatrices impriment les symboles ÷ ou / sur la touche « opérateur division ». L'utilisation de ces symboles est plus ambiguë que la barre de fraction, puisqu'elle demande de définir des priorités, mais elle est pratique pour l'écriture « en ligne » utilisée en imprimerie ou sur un écran.
Aujourd'hui en France, en classe de 6e de collège, les notations ÷, :' et / sont utilisées, car la division a pour les élèves un statut d'opération. Une nuance de sens est communément admise :
Étant donné un anneau intègre (A, +, ×), la division sur A est la loi de composition : , notée par exemple « ÷ », telle que
, a ÷ b = c si et seulement si b × c = a.
L'intégrité de l'anneau assure que la division a bien un résultat unique. Par contre, elle n'est définie que sur si et seulement si A est un corps, et en aucun cas définie pour b = 0.
Si la division n'est pas définie partout, on peut étendre conjointement la division et l'ensemble A: Dans le cas commutatif, on définit sur une relation d'équivalence
par
et on écrit a ÷ b la classe de (a,b) dans l'anneau quotient. Cet anneau quotien est un corps dont le neutre est la classe 1 ÷ 1. C'est ainsi que l'on construit
en symétrisant
pour la multiplication (ou
à partir de
en symétrisant l'addition).
Cette définition ne recouvre pas celle de division euclidienne, qui se pose de manière analogue mais dont le sens est radicalement différent.
Dans l'idée, elle sert aussi à inverser la multiplication (dans a, combien de fois b). Le problème de définition ne se pose plus, puisque ,
est une partie de
non vide et majorée, qui admet donc un plus grand élément.
Cette division, fondamentale en arithmétique, introduit la notion de reste. Néanmoins, comme pour toutes les divisions, le b de la définition ne peut être zéro, en effet, une division par 0 donnerait un résultat infini.
La division n'était pas à proprement parler une opération (loi de composition interne, définie partout), ses "propriétés" n'ont pas d'implications structurelles sur les ensembles de nombres, et doivent être comprises comme des propriétés des nombres en écriture fractionnaire.
"Non-propriétés"
Remarques
Cet algorithme sert à déterminer une écriture décimale du quotient de deux nombres entiers, qui se généralise au quotient de deux nombres décimaux
Dans certains cas, la division "ne se termine pas", ce qui signifie que l'algorithme itère à l'infini.
Dans ce cas, le quotient est un rationnel non décimal, et on peut prouver que son développement décimal admet une période, dont la longueur est strictement inférieure au diviseur.
Dans une division non exacte ab (a et b étant deux nombres entiers, b non nul), si on note qp et rp respectivement le quotient et le reste obtenus après p en poussant les itérations jusqu'à obtenir p chiffres après la virgule du quotient, on obtient un encadrement ou une égalité :
à 10 − p près ou
![]()
et
Un nombre irrationnel (réel, sans être rationnel) ne peut s'écrire sous forme de fraction, par définition.
On peut diviser une entité en un nombre de parties dont l'addition donne cette entité, par un moyen implicite ou explicite.
Ainsi, on peut :
On peut également diviser par dichotomie ou par malice, mais diviser par 2 est un concept mathématique.
: « a divisé par b est égal à c ».
| Opération binaire | ||||
|---|---|---|---|---|
| numérique | fonctionnelle | en ensemble ordonné | structurelle | |
|
+ addition div quotient euclidien ( ) coefficient binomial |
∘ composition ∗ convolution |
∪ réunion min minimum ∧ borne inférieure |
× produit cartésien ⊕ somme directe ⊗ produit tensoriel |
∨ enracinement # somme connexe ∨ bouquet |
| vectorielle | ||||
| (.) produit scalaire ∧ produit vectoriel |
||||
| algébrique | ||||
| [,] crochet de Lie {,} crochet de Poisson ∧ produit extérieur |
||||
| homologique | ||||
| ∪ cup-produit • produit d'intersection |
séquentielle | |||
| + concaténation | ||||
| logique booléenne | ||||
| ∧ ET (conjonction) | ∨ OU (disjonction) | ⊕ OU exclusif | ⇒ IMP (implication) | ⇔ EQV (coïncidence) |
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