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Implication logique : encyclopédie mathématique
Cet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.En logique classique, l'expression « une proposition P implique logiquement une proposition Q » signifie « la proposition ¬P ∨ Q est vraie ». Formellement cela s'écrit P ⇒ Q.
En logique intuitionniste, P ⇒ Q signifie que si l'on a une démonstration de P alors on a une démonstration de Q.
Le symbole « ⇒ » s’appelle connecteur d’implication. « P ⇒ Q » s’appelle une implication logique.
Sommaire |
La table de vérité[1] de l’implication est donnée par le tableau :
| P | Q | ¬P | P ⇒ Q |
|---|---|---|---|
| vrai | vrai | faux | vrai |
| vrai | faux | faux | faux |
| faux | vrai | vrai | vrai |
| faux | faux | vrai | vrai |
Soient P, Q et R trois propositions.
Si l'implication était associative, les formules :
devraient prendre les mêmes valeurs de vérité pour P, Q et R. Or en prenant P fausse, Q vraie et R fausse, on a, d'une part, (P ⇒ Q) ⇒ R fausse et, d'autre part, P ⇒ (Q ⇒ R) vraie.
En effet,
Voici un exemple de relation d'implication : « il fait beau » ⇒ « je suis heureux ». Cette proposition est vraie si je suis toujours heureux quand il fait beau.
À ne pas confondre avec la relation d'équivalence qui elle implique que je ne sois heureux QUE lorsqu'il fait beau.
voir aussi : Propriété contraposée
En dépit de sa notation (⇒) qui pourrait laisser suggérer une relation de cause à effet, l'implication logique n'a pas, en logique classique, de caractère séquentiel comme l'ont une cause et un effet. Le temps ne joue pas de rôle et il faut donc le définir explicitement si l'on veut qu'il joue un rôle (voir logique temporelle). En revanche, c'est pour intégrer ce genre de préoccupation que les logiciens ont introduit des logiques constructives, comme la logique intuitionniste ou la logique linéaire.
La table de vérité de l'implication était connue dès la Grèce antique, notamment par les stoïciens : « Du vrai suit le vrai... Du faux suit le faux... Du faux suit le vrai... Mais du vrai, le faux ne peut s'ensuivre »[2].
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