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Informatique



Informatique : encyclopédie mathématiques

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L'informatique est le domaine d'activitĂ© scientifique, technique et industriel concernant le traitement automatique de l'information via l’exĂ©cution de programmes informatiques par des machines : des systèmes embarquĂ©s, des ordinateurs, des robots, des automates, etc.

Ces champs d'application peuvent être séparés en deux branches, l'une, de nature théorique, qui concerne la définition de concepts et modèles, et l'autre, de nature pratique, qui s'intéresse aux techniques concrètes d'implantation et de mise en œuvre sur le terrain. Certains domaines de l'informatique peuvent être très abstraits, comme la complexité algorithmique, et d'autres peuvent être plus proches d'un public profane. Ainsi, la théorie des langages demeure un domaine davantage accessible aux professionnels formés (description des ordinateurs et méthodes de programmation), tandis que les métiers liés aux interfaces homme-machine sont accessibles à un plus large public.


Sommaire

DĂ©finitions[modifier | modifier le code]

Le terme « informatique Â» rĂ©sulte de la combinaison des trois premières syllabes du terme « information Â» et des deux dernières syllabes du terme « automatique Â» ; il dĂ©signe Ă  l'origine l'ensemble des activitĂ©s liĂ©es Ă  la conception et Ă  l'emploi des ordinateurs pour traiter des informations. Dans le vocabulaire universitaire amĂ©ricain, il dĂ©signe surtout l'informatique thĂ©orique : un ensemble de sciences formelles qui ont pour objet d'Ă©tude la notion d'information et des procĂ©dĂ©s de traitement automatique de celle-ci, l'algorithmique. Par extension, la mise en application de mĂ©thodes informatiques peut concerner des problĂ©matiques annexes telles que le traitement du signal, la calculabilitĂ© ou la thĂ©orie de l'information.

« La science informatique n'est pas plus la science des ordinateurs que l'astronomie n'est celle des tĂ©lescopes[1]. Â»

— Hal Abelson

Par ses applications, la mise en pratique de mĂ©thodes issues de l'informatique a donnĂ© naissance, dans les annĂ©es 1950, au secteur d'activitĂ© des technologies de l'information et de la communication. Ce secteur industriel et commercial est liĂ© Ă  la fois aux procĂ©dĂ©s (logiciel, architectures de systèmes) et au matĂ©riel (Ă©lectronique, tĂ©lĂ©communication). Le secteur fournit Ă©galement de nombreux services liĂ©s Ă  l'utilisation de ses produits : dĂ©veloppement, maintenance, enseignement, assistance, surveillance et entretien.

Étymologie[modifier | modifier le code]

En 1957, le terme « Informatik Â» est crĂ©Ă© par l'ingĂ©nieur allemand Karl Steinbuch dans son essai intitulĂ© « Informatik: Automatische Informationsverarbeitung Â», pouvant ĂŞtre rendu en français par « Informatique : traitement automatique de l'information Â»[2].

En mars 1962, le terme « Informatique Â» est utilisĂ© pour la première fois, en France, par Philippe Dreyfus, ancien directeur du Centre national de calcul Ă©lectronique de Bull[3], pour son entreprise SociĂ©tĂ© d'Informatique AppliquĂ©e (SIA). Ce nĂ©ologisme est formĂ© par la combinaison du terme « information Â», rĂ©duit Ă  « infor Â», et du terme « automatique Â», rĂ©duit Ă  « matique Â»[4],[5].

Le mĂŞme mois[Quand ?], Walter Bauer inaugure la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine Informatics Inc., qui dĂ©pose son nom et poursuit toutes les universitĂ©s qui utilisent ce mot pour dĂ©crire la nouvelle discipline, les forçant Ă  se rabattre sur computer science, bien que les diplĂ´mĂ©s qu'elles forment soient pour la plupart des praticiens de l'informatique plutĂ´t que des scientifiques au sens propre. L’Association for Computing Machinery, la plus grande association d'informaticiens au monde, approche mĂŞme Informatics Inc. afin de pouvoir utiliser le mot informatics en remplacement de l'expression computer machinery, mais l'entreprise dĂ©cline la proposition. La sociĂ©tĂ© Informatics Inc., achetĂ©e par Sterling Software[rĂ©f. nĂ©cessaire], cesse ses activitĂ©s en 1986.

En 1966, en France, l'usage officiel du mot est consacrĂ© par l'AcadĂ©mie française pour dĂ©signer la « science du traitement de l'information Â», et largement adoptĂ© dès cette Ă©poque dans la presse, l'industrie et le milieu universitaire.

En juillet 1968, le ministre fĂ©dĂ©ral de la Recherche scientifique d'Allemagne, Gerhard Stoltenberg, prononce le mot « Informatik Â» lors d'un discours officiel sur la nĂ©cessitĂ© d'enseigner cette nouvelle discipline dans les universitĂ©s de son pays ; on emploie ce mĂŞme terme pour nommer certains cours dans les universitĂ©s allemandes[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Le mot informatica fait alors son apparition en Italie et en Espagne, de mĂŞme qu’informatics au Royaume-Uni.

Le mot « informatique Â» est ensuite repris par la Compagnie GĂ©nĂ©rale d'Informatique (CGI), crĂ©Ă©e en 1969[6].

Évolution sémantique[modifier | modifier le code]

Dans l'usage contemporain, le substantif « informatique Â» devient un mot polysĂ©mique qui dĂ©signe autant le domaine industriel en rapport avec l'ordinateur (au sens de calculateur fonctionnant avec des algorithmes), que la science du traitement des informations par des algorithmes.

Les expressions « science informatique Â», « informatique fondamentale Â» ou « informatique thĂ©orique Â» sont utilisĂ©es pour dĂ©signer sans ambiguĂŻtĂ© la science, tandis que « technologies de l'information Â» ou « technologies de l'information et de la communication Â» dĂ©signent le secteur industriel et ses produits. Au niveau des utilisateurs, la manipulation des appareils est parfois assimilĂ©e Ă  de la conduite automobile, comme veut le faire entendre l'expression European Computer Driving License (traduction littĂ©rale : « permis de conduire un ordinateur Â»)[7],[8].

Équivalents en anglais[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs termes en anglais pour dĂ©signer l'informatique :

  • informatics (en), surtout en tant que domaine scientifique
  • computer science (en), l'informatique fondamentale ou science des calculateurs, une branche de la science en rapport avec le traitement automatique d'informations ;
  • electronic data processing (en), le traitement des donnĂ©es Ă  l'aide de machines automatiques ;
  • le substantif « computing Â», qui qualifie les activitĂ©s largement automatisĂ©es (exemples : dans « cloud computing Â» ou « decision support computing Â»).

Le mot « information Â» est Ă©galement souvent utilisĂ© pour dĂ©signer le secteur industriel des technologies de l'information (en anglais Information technology (en))[9].

En anglais, l'expression computer science (en) est utilisĂ©e pour dĂ©signer Ă  la fois la science fondamentale (informatique) et la science appliquĂ©e (ainsi que l'Ă©tude de sa mise en Ĺ“uvre)[10],[11],[12], par opposition Ă  « Information technology Â» (autrefois « data processing Â»), qui regroupe toutes les techniques permettant de traiter les informations.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Histoire des ordinateurs.

Depuis des millénaires, l'Homme a créé et utilisé des outils l'aidant à calculer (abaque, boulier…). Pour réaliser des calculs complexes, il a également mis au point des algorithmes. Parmi les algorithmes les plus anciens, on compte des tables datant de l'époque d'Hammourabi (environ -1750).

Si les machines Ă  calculer Ă©voluent constamment depuis l'AntiquitĂ©, elles ne permettent pas de traiter un algorithme : c'est l'homme qui doit exĂ©cuter les sĂ©quences de l'algorithme, au besoin en s'aidant de machines de calculs (comme pour rĂ©aliser les diffĂ©rentes Ă©tapes d'une division euclidienne). En 1642, Blaise Pascal imagine une machine Ă  calculer[13], la Pascaline, qui fut commercialisĂ©e et dont sept exemplaires existent dans des musĂ©es comme celui des arts et mĂ©tiers[14] et dont deux sont dans des collections privĂ©es (IBM en possède une)[15]. Mais il faudra attendre la dĂ©finition du concept de programmation (illustrĂ©e en premier par Joseph Marie Jacquard avec ses mĂ©tiers Ă  tisser Ă  cartes perforĂ©es, suivi de Boole et Ada Lovelace pour ce qui est d'une thĂ©orie de la programmation des opĂ©rations mathĂ©matiques) pour disposer d'une base permettant d'enchaĂ®ner des opĂ©rations Ă©lĂ©mentaires de manière automatique.

MĂ©canographie[modifier | modifier le code]

Une autre phase importante fut celle de la mĂ©canographie. Dans les annĂ©es 1880, Herman Hollerith, futur fondateur d'IBM, invente une machine Ă©lectromĂ©canique destinĂ©e Ă  faciliter le recensement en stockant les informations sur une carte perforĂ©e[16]. Les trieuses et les tabulatrices furent utilisĂ©es Ă  grande Ă©chelle pour la première fois par les AmĂ©ricains lors du recensement de 1890 aux États-Unis, Ă  la suite de l'afflux des immigrants dans ce pays dans la seconde moitiĂ© du XIXe siècle.

La première entreprise européenne qui a développé et commercialisé des équipements mécanographiques a été créée par l'ingénieur norvégien Fredrik Rosing Bull dans les années 1930 qui s'est installé en Suisse, avant de venir en France pour s'attaquer au marché français des équipements mécanographiques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, René Carmille utilisait des machines mécanographiques Bull.

Les Allemands Ă©taient Ă©quipĂ©s de machines mĂ©canographiques dĂ©jĂ  avant la Seconde Guerre mondiale. Ces Ă©quipements Ă©taient installĂ©s par ateliers composĂ©s de trieuses, interclasseuses, perforatrices, tabulatrices et calculatrices connectĂ©es Ă  des perforateurs de cartes. Les traitements Ă©taient exĂ©cutĂ©s Ă  partir de techniques Ă©lectromĂ©caniques utilisant aussi des lampes radio comme les triodes. La chaleur dĂ©gagĂ©e par ces lampes attirait les insectes, et les bugs (terme anglais pour insectes, francisĂ© en « bogue Â») Ă©taient une cause de panne courante. Ce n'est qu'Ă  la suite de l'invention du transistor en 1947 et son industrialisation dans les annĂ©es 1960, que l'informatique moderne a pu Ă©merger.

Naissance de l'informatique moderne[modifier | modifier le code]

L'informatique moderne commence avant la Seconde Guerre mondiale, lorsque le mathĂ©maticien Alan Turing pose les bases d'une thĂ©orisation de ce qu'est un ordinateur, avec son concept de machine universelle de Turing. Turing pose dans son article les fondements thĂ©oriques de ce qui sĂ©pare la machine Ă  calculer de l'ordinateur : la capacitĂ© de ce dernier Ă  rĂ©aliser un calcul en utilisant un algorithme.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'invention du transistor, puis du circuit intégré permettront de remplacer les relais électromécaniques et les tubes à vide qui équipent les machines à calculs pour les rendre à la fois plus petites, plus complexes, plus économiques et plus fiables. Des dizaines de sociétés électroniques émergent financées par le capital-risque.

Avec l'architecture de von Neumann, mise en application de la machine universelle de Turing, les ordinateurs dépassent la simple faculté de calculer et peuvent commencer à accepter des programmes plus évolués, de nature algorithmique.

Dans les années 1970, l'informatique a débuté un flirt avec les télécommunications, avec Arpanet, le réseau Cyclades et la Distributed System Architecture de réseau en couches, qui donnera naissance en 1978 au modèle OSI, appelé aussi "OSI-DSA", puis aux protocoles TCP-IP dans les années 1990, grâce à la baisse des prix des microprocesseurs. Les concepts de datagramme[17] et d'informatique distribuée, d'abord jugés risqués, s'imposeront en fait grâce à l'Internet.

DĂ©veloppement des applications informatiques[modifier | modifier le code]

La série de livres The Art of Computer Programming de Donald Knuth, publiée à partir des années 1960, fait ressortir les aspects mathématiques de la programmation informatique[18]. Edsger Dijkstra, Niklaus Wirth et Christopher Strachey travaillent et publient dans le même sens. Ces travaux préfigurent d'importants développements en matière de langage de programmation.

L'amélioration de l'expressivité des langages de programmation a permis la mise en œuvre d'algorithmes toujours plus sophistiqués, appliqués à des données de plus en plus variées. La miniaturisation des composants et la réduction des coûts de production, associées à une augmentation de la demande en traitements des informations de toutes sortes (scientifiques, financières, commerciales, etc.), ont eu pour conséquence une diffusion de l'informatique dans toutes les couches de l'économie ainsi que dans la vie quotidienne des individus.

Des études en psychologie cognitive et en ergonomie réalisées dans les années 1970 par Xerox ont amené les outils informatiques à être équipés d'interfaces graphiques en vue de simplifier leur utilisation.

La démocratisation de l'utilisation d'Internet – réseau basé sur ARPANET – depuis 1995, a amené les outils informatiques à être de plus en plus utilisés dans une logique de réseau[19] comme moyen de télécommunication, à la place des outils tels que la poste ou le téléphone. Elle s'est poursuivie avec l'apparition des logiciels libres [20] puis des réseaux sociaux et des outils de travail collaboratif (dont Wikipédia n'est qu'un des nombreux exemples). Face à la demande pour numériser photos, musique, les capacités de stockage, de traitement et de partage des données explosent et les sociétés qui ont parié sur la croissance la plus forte l'emportent le plus souvent, en profitant d'une énorme bulle spéculative sur les sociétés d'informatique.

En France, l'informatique n'a commencé à vraiment se développer que dans les années 1960, avec le Plan Calcul. Depuis lors, les gouvernements successifs ont mené des politiques diverses en faveur de la Recherche scientifique, l'Enseignement, la tutelle des Télécommunications, la nationalisation d'entreprises clés.

Science informatique[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Informatique thĂ©orique.

La science informatique est une science formelle, dont l'objet d'étude est le calcul[21] au sens large, c'est-à-dire non pas exclusivement arithmétique, mais en rapport avec tout type d'information que l'on peut représenter de manière symbolique par une suite de nombres. Ainsi, par exemple, textes, séquences d'ADN, images, sons ou formules logiques peuvent faire l'objet de calculs. Selon le contexte, on parle d'un calcul, d'un algorithme, d'un programme, d'une procédure, etc.

Calculabilité[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : CalculabilitĂ©.

Un algorithme est une manière systĂ©matique de procĂ©der pour arriver Ă  calculer un rĂ©sultat[22]. Un des exemples classiques est l'algorithme d'Euclide du calcul du « Plus grand commun diviseur Â» (PGCD) qui remonte au moins Ă  300 ans av. J.-C., mais il s'agit dĂ©jĂ  d'un calcul complexe. Avant cela, le simple fait d'utiliser un abaque demande d'avoir rĂ©flĂ©chi Ă  un moyen systĂ©matique (et correct) d'utiliser cet outil pour rĂ©aliser des opĂ©rations arithmĂ©tiques.

Des algorithmes existent donc depuis l'AntiquitĂ©, mais ce n'est que depuis les annĂ©es 1930, avec les dĂ©buts de la thĂ©orie de la calculabilitĂ©, que les scientifiques se sont posĂ© les questions « qu'est-ce qu'un modèle de calcul ? Â» et « est-ce que tout est calculable ? Â» et ont tentĂ© d'y rĂ©pondre formellement.

Il existe de nombreux modèles de calcul, mais les deux principaux sont la « machine de Turing Â» et le « lambda calcul Â». Ces deux systèmes formels dĂ©finissent des objets qui peuvent reprĂ©senter ce qu'on appelle des procĂ©dures de calcul, des algorithmes ou des programmes. Ils dĂ©finissent ensuite un moyen systĂ©matique d'appliquer ces procĂ©dures, c'est-Ă -dire de calculer.

Le résultat le plus important de la calculabilité est probablement la thèse de Church[23], qui postule que tous les modèles de calcul ont la même puissance. C'est-à-dire qu'il n'existe pas de procédure que l'on pourrait exprimer dans un modèle mais pas dans un autre.

Un deuxième résultat fondamental est l'existence de fonctions incalculables, une fonction étant ce que calcule une procédure ou un algorithme (ceux-ci désignant plutôt comment faire le calcul). On peut montrer qu'il existe des fonctions, bien définies, pour lesquelles il n'existe pas de procédure pour les calculer. L'exemple le plus connu étant probablement le problème de l'arrêt, qui montre qu'il n'existe pas de machine de Turing calculant si une autre machine de Turing donnée s'arrêtera (et donc donnera un résultat) ou non.

Selon la thèse de Church-Turing, tous les modèles de calcul sont équivalents, par conséquent ce résultat s'applique aussi aux autres modèles, ce qui inclut les programmes et logiciels que l'on peut trouver dans les ordinateurs courants. Il existe un lien très fort entre les fonctions que l'on ne peut pas calculer et les problèmes que l'on ne peut pas décider (voir Décidabilité).

Algorithmique[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Algorithmique.

L'algorithmique est l'Ă©tude comparative des diffĂ©rents algorithmes. Tous les algorithmes ne se valent pas : le nombre d'opĂ©rations nĂ©cessaires pour arriver Ă  un mĂŞme rĂ©sultat diffère d'un algorithme Ă  l'autre. Ce nombre d'opĂ©rations, appelĂ© la complexitĂ© algorithmique est le sujet de la thĂ©orie de la complexitĂ© des algorithmes, qui constitue une prĂ©occupation essentielle en algorithmique.

La complexitĂ© algorithmique sert en particulier Ă  dĂ©terminer comment le nombre d'opĂ©rations nĂ©cessaires Ă©volue en fonction du nombre d'Ă©lĂ©ments Ă  traiter (la taille des donnĂ©es) :

  • soit l'Ă©volution peut ĂŞtre indĂ©pendante de la taille des donnĂ©es, on parle alors de complexitĂ© constante ;
  • soit le nombre d'opĂ©rations peut augmenter selon un rapport logarithmique, linĂ©aire, polynomial ou exponentiel (dans l'ordre dĂ©croissant d'efficacitĂ© et pour ne citer que les plus rĂ©pandues) ;
    • une augmentation exponentielle de la complexitĂ© aboutit très rapidement Ă  des durĂ©es de calcul dĂ©raisonnables pour une utilisation en pratique,
    • tandis que pour une complexitĂ© polynomiale (ou meilleure), le rĂ©sultat sera obtenu après une durĂ©e de calcul rĂ©duite, mĂŞme avec de grandes quantitĂ©s de donnĂ©es.

Nous arrivons maintenant Ă  un problème ouvert fondamental en informatique : « P est-il Ă©gal Ă  NP ? Â»[24]. En simplifiant beaucoup : P est « l'ensemble des problèmes pour lesquels on connaĂ®t un algorithme efficace Â» et NP « l'ensemble des problèmes pour lesquels on connaĂ®t un algorithme efficace pour vĂ©rifier une solution Ă  ce problème Â». Et en simplifiant encore plus : existe-t-il des problèmes difficiles ? Des problèmes pour lesquels il n'existe pas d'algorithme efficace ?

Cette question est non seulement d'un grand intérêt théorique mais aussi pratique. En effet un grand nombre de problèmes courants et utiles sont des problèmes que l'on ne sait pas résoudre de manière efficace. C'est d'ailleurs un des problèmes du prix du millénaire et le Clay Mathematical Institute s'est engagé à verser un million de dollars aux personnes qui en trouveraient la solution.

C'est un problème ouvert, donc formellement il n'y a pas de rĂ©ponse reconnue. Mais, en pratique, la plupart des spĂ©cialistes[rĂ©f. nĂ©cessaire] s'accordent pour penser que P≠NP, c'est-Ă -dire qu'il existe effectivement des problèmes difficiles qui n'admettent pas d'algorithme efficace.

Cryptologie[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Cryptologie.

Ce type de problème de complexité algorithmique est directement utilisé en cryptologie. En effet les méthodes de cryptologie modernes reposent sur l'existence d'une fonction facile à calculer qui possède une fonction réciproque difficile à calculer. C'est ce qui permet de chiffrer un message qui sera difficile à décrypter (sans la clé).

La plupart des chiffrements (méthode de cryptographie) reposent sur le fait que la procédure de Décomposition en produit de facteurs premiers n'a pas d'algorithme efficace connu. Si quelqu'un trouvait un tel algorithme il serait capable de décrypter la plupart des cryptogrammes facilement. On sait d'ailleurs qu'un calculateur quantique en serait capable, mais ce genre d'ordinateur n'existe pas, en tout cas pour le moment.

Autre[modifier | modifier le code]

Plus rĂ©cemment[Quand ?], et Ă  la frontière avec la logique mathĂ©matique : la correspondance de Curry-Howard a jetĂ© un pont entre le monde des dĂ©monstrations formelles et celui des programmes.

Article dĂ©taillĂ© : Traitement automatique du langage naturel.

Citons aussi l'étude de la mécanisation des procédés de calcul et de pensée qui a permis de mieux comprendre la réflexion humaine, et apporté des éclairages en psychologie cognitive et en linguistique, par exemple à travers la discipline du traitement automatique du langage naturel[25],[26].

Technologies de l'information et de la communication[modifier | modifier le code]

Le terme technologies de l'information et de la communication désigne un secteur d'activité et un ensemble de biens qui sont des applications pratiques des connaissances scientifiques en informatique ainsi qu'en électronique numérique, en télécommunication, en sciences de l'information et de la communication et en cryptologie.

  • Le matĂ©riel informatique est un ensemble d'Ă©quipements (pièces dĂ©tachĂ©es) servant au traitement des informations.
  • Un logiciel contient des suites d'instructions qui dĂ©crivent en dĂ©tail les algorithmes des opĂ©rations de traitement d'information ainsi que les informations relatives Ă  ce traitement (valeurs clĂ©s, textes, images, etc.).

Le système de numération binaire est utilisé aujourd'hui dans tous les appareils en électronique numérique pour représenter l'information sous une forme qui peut être manipulée par des composants électroniques.

Les appareils informatiques sont équipés de quatre unités qui servent respectivement à entrer des informations, les stocker, les traiter puis les faire ressortir de l'appareil, selon les principes de la machine de Turing et l'architecture de von Neumann. Les informations circulent entre les pièces des différentes unités par des lignes de communication – les bus. Le processeur est la pièce centrale qui anime l'appareil en suivant les instructions des programmes qui sont enregistrés à l'intérieur.

Appareils informatiques[modifier | modifier le code]

Logiciel d'ordinateur dans un distributeur de billets.
Article dĂ©taillĂ© : Appareil informatique.

Il existe aujourd'hui une gamme étendue d'appareils capables de traiter automatiquement des informations. De ces appareils, l'ordinateur est le plus connu, le plus ouvert, le plus complexe et un des plus anciens. L'ordinateur est une machine modulable et universelle qui peut être adaptée à de nombreuses tâches par ajout de matériel et/ou de logiciel.

Un système embarqué est un appareil équipé de matériel et de logiciel informatique, et assigné à une tâche bien précise.

Exemples d'appareils :

  • la console de jeu est un appareil destinĂ© au jeu vidĂ©o, une activitĂ© que l'on peut aussi exercer avec un ordinateur ;
  • le NAS (acronyme de l'anglais network attached storage, littĂ©ralement « mĂ©moire attachĂ©e Ă  un rĂ©seau Â») est un appareil destinĂ© Ă  garder des informations en mĂ©moire et Ă  les mettre Ă  disposition via un rĂ©seau informatique ;
  • le distributeur de billets : un automate qui distribue sur demande des billets de banque ou des tickets de transport public ; les distributeurs sont souvent des ordinateurs effectuant un nombre limitĂ© de tâches ;
  • le rĂ©cepteur satellite : les Ă©missions de tĂ©lĂ©vision par satellite se font en numĂ©rique et sont captĂ©es et dĂ©codĂ©es par des appareils informatiques ;
  • les appareils d’avionique sont des appareils Ă©lectroniques et informatiques placĂ©s dans les avions et les vĂ©hicules spatiaux ; ils servent Ă  la navigation, la prĂ©vention des collisions et la tĂ©lĂ©communication ;
  • le GPS : un appareil qui affiche une carte gĂ©ographique, et se positionne sur la carte grâce Ă  un rĂ©seau de satellites; les cartes gĂ©ographiques sont des informations crĂ©Ă©es par ordinateur ;
  • le tĂ©lĂ©phone mobile : initialement simple appareil analogique, le tĂ©lĂ©phone portable a Ă©voluĂ©, et il est maintenant possible de l'utiliser pour jouer, visionner des vidĂ©os, des images. Les smartphones sont des tĂ©lĂ©phones particulièrement Ă©voluĂ©s ;
  • les systèmes d'arme sont des dispositifs informatiques qui permettent l'organisation et le suivi des opĂ©rations militaires : positionnement gĂ©ographique, calcul des tirs, guidage des appareils et des vĂ©hicules ;
  • les robots sont des appareils Ă©lectromĂ©caniques qui effectuent des tâches Ă  la place des humains, de manière autonome ; l'autonomie est assurĂ©e par un appareil informatique placĂ© Ă  l'intĂ©rieur ou Ă  l'extĂ©rieur du robot.

Matériel informatique[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : MatĂ©riel informatique.

Le matĂ©riel informatique (« hardware Â» en anglais) est l'ensemble des pièces « Ă©lectroniques Â» nĂ©cessaires au fonctionnement des appareils informatiques. Les appareils comportent gĂ©nĂ©ralement un boĂ®tier dans lequel se trouvent les pièces centrales (par exemple le processeur), et des pièces pĂ©riphĂ©riques servant Ă  l'acquisition, au stockage, Ă  la restitution et la transmission d'informations. L'appareil est un assemblage de pièces qui peuvent ĂŞtre de diffĂ©rentes marques. Le respect des normes industrielles par les diffĂ©rents fabricants assure le fonctionnement de l'ensemble.

Carte mère[modifier | modifier le code]

La carte mère est un circuit imprimé constituant le support principal des éléments essentiels d'un ordinateur etc.[27]

Boîtier et périphériques[modifier | modifier le code]

L'intérieur du boîtier d'un appareil informatique contient un ou plusieurs circuits imprimés sur lesquels sont soudés des composants électroniques et des connecteurs. La carte mère est le circuit imprimé central, sur lequel sont connectés tous les autres équipements.

Un bus est un ensemble de lignes de communication qui servent aux échanges d'information entre les composants de l'appareil informatique. Les informations sont transmises sous forme de suites de signaux électriques. Le plus petit élément d'information manipulable en informatique correspond à un bit. Les bus transfèrent des bytes d’informations composés de plusieurs bits en parallèle.

Les périphériques sont par définition les équipements situés à l'extérieur du boîtier.

Équipements d'entrée[modifier | modifier le code]

le boîtier avec la carte mère, le ventilateur du processeur, l'alimentation et la mémoire
Carte interchangeable, circuit imprimé assurant support et liaison pour les composants numériques

Les périphériques d'entrée servent à commander l'appareil informatique ou à y envoyer des informations.

L'envoi des informations se fait par le procédé de numérisation. La numérisation est le procédé de transformation d'informations brutes (une page d'un livre, les listes des éléments périodiques…) en suites de nombres binaires pouvant être manipulées par un appareil informatique. La transformation est faite par un circuit électronique. La construction du circuit diffère en fonction de la nature de l'information à numériser.

L'ensemble des dispositifs de commande et les périphériques de sortie directement associés forment une façade de commande appelée interface homme-machine.

Stockage d'information[modifier | modifier le code]

Une mémoire est un dispositif électronique (circuit intégré) ou électromécanique destiné à conserver des informations dans un appareil informatique.

  • Une mĂ©moire de masse est un dispositif de stockage de grande capacitĂ©, souvent Ă©lectromagnĂ©tique (bandes magnĂ©tiques, disques durs), destinĂ© Ă  conserver longtemps une grande quantitĂ© d'informations.
    • Un disque dur est une mĂ©moire de masse Ă  accès direct, de grande capacitĂ©, composĂ©e d'un ou de plusieurs disques rigides superposĂ©s et magnĂ©tiques. L'IBM Ramac 305, le premier disque dur, a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© en 1956. Le disque dur est une des mĂ©moires de masse les plus utilisĂ©es en informatique.
  • Une mĂ©moire morte (« Read Only Memory Â» en anglais, ou ROM) est une mĂ©moire composĂ©e de circuits intĂ©grĂ©s oĂą les informations ne peuvent pas ĂŞtre modifiĂ©es. Ce type de mĂ©moire est toujours installĂ© par le constructeur et utilisĂ© pour conserver dĂ©finitivement des logiciels embarquĂ©s.
  • Une mĂ©moire vive est une mĂ©moire composĂ©e de circuits intĂ©grĂ©s oĂą les informations peuvent ĂŞtre modifiĂ©es. Les informations non enregistrĂ©es sont souvent perdues Ă  la mise hors tension.

Processeur[modifier | modifier le code]

Processeur

Un processeur est un composant électronique qui exécute des instructions.

Un appareil informatique contient un processeur, voire deux, quatre, ou plus. Les ordinateurs géants contiennent des centaines, voire des milliers de processeurs.

L'acronyme CPU (pour l'anglais Central Processing Unit) désigne le ou les processeurs centraux de l'appareil. L'exécution des instructions par le ou les CPU influence tout le déroulement des traitements.

Un microprocesseur multi-cœur réunit plusieurs circuits intégrés de processeur dans un seul boîtier. Un composant électronique construit de cette manière effectue le même travail que plusieurs processeurs.

Équipements de sortie[modifier | modifier le code]

Les équipements de sortie servent à présenter les informations provenant d'un appareil informatique sous une forme reconnaissable par un humain.

  • Un convertisseur numĂ©rique-analogique (en anglais Digital to Analog Converter ou DAC) est un composant Ă©lectronique qui transforme une information numĂ©rique (une suite de nombres gĂ©nĂ©ralement en binaire) en un signal Ă©lectrique analogique. Il effectue le travail inverse de la numĂ©risation, exemple un lecteur de CD audio.
  • Un Ă©cran est une surface sur laquelle s'affiche une image (par exemple des fenĂŞtres de dialogue et des documents). Les images Ă  afficher sont gĂ©nĂ©rĂ©es par un circuit Ă©lectronique convertisseur numĂ©rique-analogique en sortie des cartes vidĂ©os pour l'affichage sur les Ă©crans analogiques. De plus en plus souvent l'Ă©tape du DAC est supprimĂ©e grâce Ă  la connexion HDMI avec les Ă©crans interprĂ©tant directement les images numĂ©rique.
  • Un moniteur est un Ă©cran utilisant les mĂŞmes techniques que celles utilisĂ©es par les tĂ©lĂ©viseurs, qui affiche des graphiques et des textes provenant de l'appareil informatique.
  • Une imprimante est un Ă©quipement servant Ă  produire des informations non volatiles, sous forme d'impression sur papier. Il peut s'agir de textes, de tableaux, de graphiques, de schĂ©mas, de photos, etc.
  • Un haut-parleur, un « jack » ou l'on peut brancher un casque, un système d'enceintes amplifiĂ©es, ou tout système audio, afin de reproduire les sons dans le spectre audible par les humains, fabriquĂ©s ou passant par la carte son, cette dernière utilisant aussi un DAC mais aussi ADC permettant de digitaliser les signaux analogiques provenant de microphones ou de tout appareil Ă©lectronique de reproduction sonore que l'on connecte au connecteur mic ou line.
Transmission par câbles

Équipements de réseau[modifier | modifier le code]

Les équipements de réseau servent à la communication d'informations entre des appareils informatiques, en particulier à l'envoi d'informations, à la réception, à la retransmission, et au filtrage.

Les communications peuvent se faire par câble, par onde radio, par satellite, ou par fibre optique.

Un protocole de communication est une norme industrielle relative à la communication d'informations. La norme établit autant le point de vue électronique (tensions, fréquences) que le point de vue informationnel (choix des informations, format) ainsi que le déroulement des opérations de communication (qui initie la communication, comment réagit le correspondant, combien de temps dure la communication, etc.).

Selon le modèle OSI – qui comporte sept niveaux –, une norme industrielle (en particulier un protocole de communication) d'un niveau donné peut être combinée avec n'importe quelle norme industrielle d'une couche située en dessus ou en dessous.

Une carte réseau est un circuit imprimé qui sert à recevoir et envoyer des informations conformément à un ou plusieurs protocoles.

Un modem est un équipement qui sert à envoyer des informations sous forme d'un signal électrique modulé, ce qui permet de les faire passer sur une ligne de communication analogique telle une ligne téléphonique.

Logiciel informatique[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Logiciel.

Un logiciel est un ensemble d'informations relatives Ă  un traitement automatisĂ© qui correspond Ă  la « procĂ©dure Â» d'une Machine de Turing, la mĂ©canique de cette machine correspondant au processeur. Le logiciel peut ĂŞtre composĂ© d'instructions et de donnĂ©es. Les instructions mettent en application les algorithmes en rapport avec le traitement d'information voulu. Les donnĂ©es incluses dans un logiciel sont les informations relatives Ă  ce traitement ou exigĂ©es par lui (valeurs clĂ©s, textes, images, etc.).

Le logiciel peut prendre une forme exĂ©cutable (c'est-Ă -dire directement comprĂ©hensible par le micro-processeur) ou source, c'est-Ă -dire dont la reprĂ©sentation est composĂ©e d'une suite d'instructions directement comprĂ©hensible par un individu. Ainsi donc, on peut considĂ©rer le logiciel comme une abstraction qui peut prendre une multitude de formes : il peut ĂŞtre imprimĂ© sur du papier, conservĂ© sous forme d'un fichier fichiers informatiques ou encore stockĂ© dans une mĂ©moire (une disquette, une clĂ© USB).

Catégories de logiciels

Un appareil informatique peut contenir de très nombreux logiciels, organisĂ©s en trois catĂ©gories :

  • logiciel applicatif : un logiciel applicatif contient les instructions et les informations relatives Ă  une activitĂ© automatisĂ©e. Un ordinateur peut stocker une panoplie de logiciels applicatifs, correspondant aux très nombreuses activitĂ©s pour lesquelles il est utilisĂ© ;
  • logiciel système : un logiciel système contient les instructions et les informations relatives Ă  des opĂ©rations de routine effectuĂ©es par les diffĂ©rents logiciels applicatifs ;
    • système d'exploitation : le système d'exploitation est un logiciel système qui contient l'ensemble des instructions et des informations relatives Ă  l’utilisation commune du matĂ©riel informatique par les logiciels applicatifs ;
  • micrologiciel (firmware en anglais) : lors d'une utilisation d'un Ă©quipement matĂ©riel dĂ©terminĂ© – lors d'une opĂ©ration de routine. Un micrologiciel contient les instructions et les informations relatives au dĂ©roulement de cette opĂ©ration sur l'Ă©quipement en question. Un appareil informatique peut contenir de nombreux micrologiciels. Chaque micrologiciel contient les instructions et les informations relatives Ă  tous les traitements qui peuvent ĂŞtre effectuĂ©s par les Ă©quipements d'une sĂ©rie ou d'une marque dĂ©terminĂ©e.

Un logiciel embarquĂ©, un logiciel libre, un logiciel propriĂ©taire font rĂ©fĂ©rence Ă  une manière de distribuer le logiciel. Voir « MarchĂ© de l'informatique Â».

Logiciel applicatif[modifier | modifier le code]

Un logiciel applicatif ou application informatique contient les instructions et les informations relatives Ă  une activitĂ© automatisĂ©e par un appareil informatique (informatisĂ©e). Il peut s'agir d'une activitĂ© de production (exemple : activitĂ© professionnelle), de recherche, ou de loisir.

  • Par exemple, une application de gestion est un logiciel applicatif servant au stockage, au tri et au classement d'une grande quantitĂ© d'informations. Les traitements consistent en la collecte et la vĂ©rification des informations fraĂ®chement entrĂ©es, la recherche d'informations et la rĂ©daction automatique de documents (rapports).
  • Un autre exemple, un jeu vidĂ©o est un logiciel applicatif servant Ă  jouer. Les traitements consistent en la manipulation d'images et de sons, la crĂ©ation d'images par synthèse, ainsi que l'arbitrage des règles du jeu.
Domaines d'activités informatisées[modifier | modifier le code]

Lire en ligne : IEEE Computer Society - Keywords[28].

  • Manipulation d'informations administratives : commerciales, financières, lĂ©gales, industrielles et comptables depuis 1962.
  • IngĂ©nierie : conception assistĂ©e par ordinateur et fabrication assistĂ©e par ordinateur dans les domaines de l'aĂ©ronautique, l'astronautique, la mĂ©canique, la chimie, l'Ă©lectronique et l'informatique.
  • Sciences de la vie : biologie, santĂ©.
  • Sciences sociales : psychologie, sociologie, Ă©conomie.
  • Design et artisanat : architecture, littĂ©rature, musique.
  • Malware ou logiciel malveillant : espionnage, vol d'informations, usurpation d'identitĂ©.

Logiciel système[modifier | modifier le code]

Un logiciel système contient les instructions et les informations relatives à des opérations de routine susceptibles d'être exécutées par plusieurs logiciels applicatifs. Un logiciel système sert à fédérer, unifier et aussi simplifier les traitements d'un logiciel applicatif. Les logiciels systèmes contiennent souvent des bibliothèques logicielles.

Lorsqu'un logiciel applicatif doit effectuer une opération de routine, celui-ci fait appel au logiciel système par un mécanisme appelé appel système. La façade formée par l'ensemble des appels systèmes auquel un logiciel système peut répondre est appelée Interface de programmation ou API (acronyme de l'anglais Application programming Interface).

Un logiciel applicatif effectue typiquement un grand nombre d'appels système, et par conséquent peut fonctionner uniquement avec un système d'exploitation dont l'interface de programmation correspond. Le logiciel est alors dit compatible avec ce système d'exploitation, et inversement.

Système d'exploitation[modifier | modifier le code]
Article dĂ©taillĂ© : Système d'exploitation.

Le système d'exploitation est un logiciel système qui contient l'ensemble des instructions et des informations relatives à l’utilisation commune du matériel informatique par les logiciels applicatifs.

Les traitements effectuĂ©s par le système d'exploitation incluent : rĂ©partition du temps d'utilisation du processeur par les diffĂ©rents logiciels (multitâche), rĂ©partition des informations en mĂ©moire vive et en mĂ©moire de masse. En mĂ©moire de masse, les informations sont groupĂ©es sous formes d'unitĂ©s logiques appelĂ©es fichiers.

Les traitements effectués par le système d'exploitation incluent également les mécanismes de protection contre l'utilisation simultanée par plusieurs logiciels applicatifs d'équipements de matériel informatique qui par nature ne peuvent pas être utilisés de manière partagée (voir Exclusion mutuelle).

POSIX est une norme industrielle d'une interface de programmation qui est appliquée dans de nombreux systèmes d'exploitation, notamment la famille UNIX.

Environnement graphique[modifier | modifier le code]
Environnement graphique

L’environnement graphique est le logiciel système qui organise automatiquement l'utilisation de la surface de l'écran par les différents logiciels applicatifs et redirige les informations provenant des dispositifs de pointage (souris). L'environnement graphique est souvent partie intégrante du système d'exploitation.

Système de gestion de base de données[modifier | modifier le code]

Une base de données est un stock structuré d'informations enregistré dans un dispositif informatique.

Un système de gestion de base de donnĂ©es (sigle : SGBD) est un logiciel système dont les traitements consistent Ă  l'organisation du stockage d'informations dans une ou plusieurs bases de donnĂ©es. Les informations sont disposĂ©es de manière Ă  pouvoir ĂŞtre facilement modifiĂ©es, triĂ©es, classĂ©es, ou supprimĂ©es. Les automatismes du SGBD incluent Ă©galement des protections contre l'introduction d'informations incorrectes, contradictoires ou dĂ©passĂ©es[29].

Micrologiciel[modifier | modifier le code]

Puce contenant un micrologiciel
  • Dans un Ă©quipement informatique : lors d'une utilisation d'un Ă©quipement matĂ©riel dĂ©terminĂ© - lors d'une opĂ©ration de routine. Un micrologiciel contient les instructions et les informations relatives au traitement de cette opĂ©ration sur l'Ă©quipement en question. Chaque micrologiciel contient les informations relatives Ă  tous les traitements de routine qui peuvent ĂŞtre effectuĂ©s par les Ă©quipements d'une sĂ©rie ou d'une marque dĂ©terminĂ©e.
    • BIOS (acronyme de l'anglais Basic Input Output System) est le nom du micro-logiciel incorporĂ© Ă  la carte mère d'un ordinateur et est dĂ©veloppĂ© spĂ©cifiquement pour celle-ci. Il contient toutes les routines spĂ©cifiques : boot ou dĂ©marrage du système d'exploitation, gestion des entrĂ©es-sorties, gestion de l'Ă©nergie et du refroidissement, etc. C'est Ă  lui que s'adresse le système d'exploitation pour effectuer une grande diversitĂ© de taches.
  • Dans un appareil Ă©lectronique : les micrologiciels sont utilisĂ©s dans de nombreux appareils Ă©lectroniques pour rĂ©aliser des automatismes difficiles Ă  rĂ©aliser avec uniquement des circuits Ă©lectroniques. Par exemple dans des appareils Ă©lectromĂ©nagers (lave-linge, lave-vaisselle) ou les moteurs (calcul de la durĂ©e d'injection).

Le micrologiciel est souvent distribué sur une puce de mémoire morte faisant partie intégrante du matériel en question. Il peut être mis à jour soit en changeant la ROM ou pour les systèmes les plus récents en réécrivant la mémoire flash.

Utilisations et domaines d'activités[modifier | modifier le code]

Article connexe : Application informatique.

Le traitement de l'information s'applique Ă  tous les domaines d'activitĂ© et ceux-ci peuvent se trouver associĂ©s au mot « informatique Â», comme dans « informatique mĂ©dicale Â», oĂą les outils informatiques sont utilisĂ©s dans l'aide au diagnostic (ce champ d'activitĂ© se rapportera plutĂ´t Ă  l'informatique scientifique dĂ©crite ci-dessous), ou dans « informatique bancaire Â», dĂ©signant des systèmes d'information bancaire qui relèvent plutĂ´t de l'informatique de gestion, de la conception et de l'implantation de produits financiers qui relève plutĂ´t de l'informatique scientifique et des mathĂ©matiques, ou encore de l'automatisation des salles de marchĂ© qui en partie relève de l'informatique temps rĂ©el.

Les grands domaines d'utilisation de l'informatique sont :

  • Informatique de gestion : informatique en rapport avec la gestion de donnĂ©es, Ă  savoir le traitement en masse de grandes quantitĂ©s d'information. L'informatique de gestion a de nombreuses applications pratiques dans les entreprises : manipulation des informations relatives aux employĂ©s, commandes, ventes, statistiques commerciales, journaux de comptabilitĂ© gĂ©nĂ©rale y compris, en son temps, le calcul du dĂ©calage pour les dĂ©clarations de TVA Ă  rĂ©cupĂ©rer et gestion de la production et des approvisionnements, gestion de stocks et des inventaires… Ce domaine est de loin celui qui reprĂ©sente la plus forte activitĂ©.
  • Informatique scientifique : elle consiste Ă  aider les ingĂ©nieurs de conception dans les domaines de l'ingĂ©nierie industrielle Ă  concevoir et dimensionner des Ă©quipements Ă  l'aide de programmes de calcul : rĂ©acteurs nuclĂ©aires, avions, automobiles (langages souvent employĂ©s : historiquement le Fortran, de plus en plus concurrencĂ© par C et C++). L'informatique scientifique est surtout utilisĂ©e dans les bureaux d'Ă©tude et les entreprises d'ingĂ©nierie industrielle car elle permet de simuler, par la recherche opĂ©rationnelle ou par itĂ©ration, des scĂ©narios de façon rapide et fiable. Par exemple, l'Ă©curie italienne de Formule 1 Scuderia Ferrari s'est Ă©quipĂ©e en 2006 avec un des plus puissants calculateurs du monde afin de permettre les essais numĂ©riques de sa monoplace et accĂ©lĂ©rer la mise au point de ses prototypes ;
  • Informatique embarquĂ©e : elle consiste Ă  dĂ©finir les logiciels destinĂ©s Ă  ĂŞtre embarquĂ©s dans des dispositifs matĂ©riels autonomes interagissant avec leur environnement physique. L'informatique embarquĂ©e assure alors parfois le pilotage de systèmes Ă©lectromĂ©caniques plus ou moins complexes. Elle est ainsi Ă  rapprocher de la production de systèmes informatiques temps rĂ©el tant le temps devient une prĂ©occupation clef lorsque l'informatique est acteur du monde rĂ©el. Elle trouve aussi ses domaines d'applications dans de nombreux objets de notre vie quotidienne en enrichissant les performances et les fonctionnalitĂ©s des services proposĂ©s. Historiquement d'abord liĂ©s Ă  l'aĂ©ronautique, le spatial, l'armement, le nuclĂ©aire, on en trouve aujourd'hui de nombreuses illustrations dans notre vie quotidienne : automobile, machine Ă  laver, tĂ©lĂ©phone portable, carte Ă  puce, domotique, etc. ;
  • IngĂ©nierie des connaissances (en anglais « knowledge management Â») : il s'agit d'une forme d'ingĂ©nierie informatique qui consiste Ă  gĂ©rer les processus d'innovation, dans tous les domaines, selon des modèles assez diffĂ©rents de ceux jusqu'alors employĂ©s en informatique de gestion. Cette forme d'ingĂ©nierie permettra peut-ĂŞtre de mieux mettre en cohĂ©rence les trois domaines gestion, temps rĂ©el, et scientifique dans l'organisation des entreprises. Elle s'intĂ©resse plus au contenu et Ă  la qualitĂ© des bases de donnĂ©es et de connaissances qu'Ă  l'automatisation des traitements. Elle se dĂ©veloppe dĂ©jĂ  beaucoup aux États-Unis ;
  • il faut enfin citer les applications du renseignement Ă©conomique et stratĂ©gique (« intelligence Â» en anglais), qui font appel aux techniques de l'information, notamment dans l'analyse du contexte, pour la recherche d'informations (moteurs de recherche). D'autre part, dans une optique de dĂ©veloppement durable, il est nĂ©cessaire de structurer les relations avec les parties prenantes, ce qui fait appel Ă  d'autres techniques telles les protocoles d'Ă©change et les moteurs de règles.

Exemples de domaines d'utilisation[modifier | modifier le code]

  • Automatique : appareils de rĂ©gulation tels le pilote automatique.
  • Bio-informatique : outils d'aide dans la recherche en biologie.
  • Bureautique : outils d'aide au travail de bureau : rĂ©daction de documents commerciaux et correspondance.
  • Calcul parallèle : pour des applications qui demandent de nombreux calculs : prĂ©visions mĂ©tĂ©o ou image de synthèse.
  • Cryptographie : dĂ©chiffrage d'informations chiffrĂ©es par un code secret.
  • Domotique : commande d'appareils domestiques et systèmes d'alarme.
  • Exploration de donnĂ©es : extraction automatique de connaissances.
  • Gestion de contenu : collecte des documents Ă©lectroniques d'une entreprise : mail, fax, contrats.
  • HypermĂ©dias : manipulation de documents de prĂ©sentation contenant des vidĂ©os, des images et du son.
  • Imagerie informatique : crĂ©ation ou manipulation d'images : images de synthèse, traitement d'images, jeux vidĂ©o, simulateurs de vol.
  • Informatique dĂ©cisionnelle : analyses et statistiques en vue d'aide Ă  la dĂ©cision pour les responsables d'entreprise.
  • Informatique de gestion : manipulation en masse de grandes quantitĂ© d'informations : listes de clients, des fournisseurs, de produits.
  • Informatique industrielle : utilisation dans des chaĂ®nes de fabrication industrielles.
  • Informatique mĂ©dicale : manipulations d'images mĂ©dicales (scanner, Ă©chographies), dossiers mĂ©dicaux.
  • Informatique musicale : composition musicale.
  • Instrumentation : collecte d'informations provenant de capteurs, lors d'expĂ©riences scientifiques.
  • Linguistique informatique : correction d'orthographe, traduction automatique.
  • Logiciels malveillants : logiciels mal intentionnĂ©s qui s'installent et agissent Ă  l'insu de l'utilisateur : vol d'informations, falsification, usurpation d'identitĂ©.
  • Nanotechnologie : aide Ă  la recherche en nanotechnologie.
  • Publication assistĂ©e par ordinateur : outils de crĂ©ation de la presse et du livre.
  • Robotique : pilotage des machines autonomes que sont les robots.
  • TĂ©lĂ©communications : transmission d'informations.

Terminologie de l'informatique[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Terminologie informatique.

L'informatique est un secteur d'activité scientifique et industriel important aux États-Unis, en Europe et au Japon. Les produits et services de cette activité s'échangent dans le monde entier. Les produits immatériels tels que les connaissances, les normes, les logiciels ou les langages de programmation circulent très rapidement par l'intermédiaire des réseaux informatiques et de la presse spécialisée, et sont suivis par les groupes de veille technologique des entreprises et des institutions. Les matériels informatiques peuvent être conçus sur un continent et construits sur un autre.

L'anglais international est la langue véhiculaire du secteur d'activité. Il est enseigné dans les écoles[30]. C'est la langue des publications scientifiques ainsi que de nombreux ouvrages techniques. La grande majorité des langages de programmation utilisent le vocabulaire anglais comme base. Les termes peuvent provenir des instituts de recherche, des entreprises, ou des organismes de normalisation du secteur. De nombreux néologismes sont des abréviations ou des mots-valise basés sur des mots en anglais. Le grand nombre d'anglicismes reflète la domination actuelle des États-Unis sur ce marché[31].

L'usage d'abréviations joue le même rôle que celui des formules chimiques: L'ébauche d'une nomenclature internationale qui facilite l'accès des lecteurs non anglophones à la littérature informatique. Il existe en outre un phénomène d'emprunt lexical réciproque entre les langages de programmation – dont le lexique est basé sur l'anglais –, et le jargon informatique[32].

Marché de l'informatique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Terminologie de la distribution informatique.

On trouve dans le monde environ un milliard de micro-ordinateurs[33], trois cent mille stations de travail, quelques dizaines de milliers de mainframes, et deux mille superordinateurs en Ă©tat de marche.

On ne connaît pas avec certitude la part de marché occupée par l'industrie des systèmes embarqués, mais on estime que l'informatique représente le tiers du coût d'un avion ou d'une voiture[34].

La distribution des produits informatiques est faite sous la forme de multiples canaux de distribution, parmi lesquels on compte la vente directe, le e-commerce, les chaînes de revendeurs, les groupements de revendeurs, la vente par correspondance.

Les grossistes informatiques ont un rôle clef dans la distribution informatique et sont un point de passage quasi obligé pour les sociétés qui ont choisi la vente indirecte (par un réseau de revendeurs). Les grossistes, qu'ils soient généralistes ou spécialisés, adressent la multitude de petits points de vente ou les sociétés de service pour lesquelles l'activité de négoce représente un volume d'activité faible.

Aujourd'hui la plupart des constructeurs sont spécialisés soit dans le matériel, soit dans le logiciel, soit dans les services.
Apple et Oracle (Sun) sont parmi les seuls constructeurs spécialisés à la fois dans le matériel et le logiciel. IBM et HP sont parmi les seuls constructeurs spécialisés à la fois dans le matériel et les services.

Dans le sultanat d'Oman entre 2002 et 2005, 16 % des ventes concernaient du logiciel, 30 % concernait des ordinateurs, 28 % concernait des services, et 25 % concernait des Ă©quipements de transmission[35].

En Autriche, en 2007, 21 % des ventes concernent le logiciel, 34 % concernent le matĂ©riel, et 45 % concernent des services[36].

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, le matĂ©riel informatique Ă©tait distribuĂ© par les grands constructeurs qui traitaient en direct avec leurs clients ; la plupart de ceux-ci Ă©tant de grandes entreprises ou des organismes publics. Les logiciels Ă©taient crĂ©Ă©s par les clients. Les constructeurs fournissaient uniquement un système d'exploitation, et assistaient leurs clients par l'organisation de cours de programmation Ă  la formation des analystes programmeurs. Au fur et Ă  mesure de la baisse des prix des systèmes, le marchĂ© s'est Ă©largi, obligeant plusieurs constructeurs Ă  se structurer pour mieux diffuser leur produit et Ă  s'appuyer sur des partenaires.

Ces partenaires étaient au départ mono-marque et travaillaient souvent sous la forme d'agent semi-exclusif, puis ils se sont transformés au fil du temps en revendeurs indépendants multi-marques.

Dans les années 1980, en même temps que les premiers micro-ordinateurs, sont apparus les premiers éditeurs spécialisés dans le logiciel.

Depuis 1987, le marché du micro-ordinateur est le principal secteur du marché informatique, et les micro-ordinateurs, initialement utilisés à des fins domestiques, sont désormais largement utilisés dans les entreprises et les institutions, où ils tendent à remplacer les stations de travail et les mainframes.

Du fait de la croissance très rapide du marché, vecteur de forte concurrence, de nombreuses sociétés ont disparu dans les années 1980. Des quatorze grands fabricants de l'époque, en 1997 il n'en reste plus que deux (Intel et AMD)[37].

Marché du matériel[modifier | modifier le code]

L'ordinateur est un appareil modulable, construit par assemblage de composants de différentes marques.
Le dĂ©veloppement et la construction des composants est le fait de quelques marques très spĂ©cialisĂ©es. La majoritĂ© des constructeurs d'ordinateurs sont des assembleurs : un assembleur est une sociĂ©tĂ© qui vend des ordinateurs construits par assemblage de composants provenant d'autres marques, y compris de concurrents.

Loi de Moore[modifier | modifier le code]

Alignement Ă  la loi de Moore

En 1965, Gordon Earle Moore, cofondateur d'Intel, un grand fabricant de microprocesseurs, émettait la Loi de Moore. Cette loi, basée sur l'observation, prédit que la complexité des microprocesseurs devrait doubler tous les deux ans. Quarante ans plus tard, cette observation se confirme toujours. Selon le magazine Ligne de crédit, l'alignement à la Loi de Moore n'est pas le fait du hasard, mais une volonté de l'industrie informatique[38].

Offre en matériel[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste de constructeurs informatiques.

Le matĂ©riel informatique est aujourd'hui produit par diverses multinationales, majoritairement du Japon et de TaĂŻwan. Exemples :

En Autriche par exemple, les principales marques d'ordinateur sont, en 2007 : Hewlett-Packard (Palo Alto, États-Unis), Dell, (Round Rock, États-Unis), Fujitsu (Japon), Siemens (Berlin, Allemagne), Sony (Tokyo, Japon) et Acer (TaĂŻwan)[36].

Les principales marques de consoles de jeux sont en 2007 : Sony (Tokyo, Japon), Nintendo (Kyoto, Japon), et Microsoft (Redmond, États-Unis)[39].

Marché du logiciel[modifier | modifier le code]

La fabrication d'un logiciel (développement) demande très peu de moyens techniques, et par contre beaucoup de temps et de savoir-faire.

Il existe aujourd'hui un très grand nombre d'auteurs de logiciels, il peut s'agir de multinationales comme Microsoft, de petites entreprises locales, voire de particuliers ou de bénévoles.

Les grosses entreprises, utilisant du matériel informatique pour leurs propres besoins, ont souvent des équipes spécialisées, qui créent des logiciels sur mesure pour les besoins de l'entreprise. Ces logiciels ne seront jamais mis sur le marché. Un progiciel est un logiciel prêt-à-porter et générique prévu pour répondre à un besoin ordinaire. Par opposition à un logiciel développé sur mesure en vue de répondre à un besoin spécifique (tel qu'un logiciel développé par l'équipe spécialisée d'une entreprise).

Dans des secteurs industriels comme l'aviation, des équipes créent des logiciels pour les systèmes embarqués de ce secteur. Ces logiciels ne sont jamais mis sur le marché séparément.

Un logiciel étant un ensemble d'informations, il peut être transmis par les moyens de télécommunications. Le téléchargement est l'opération qui consiste à utiliser un réseau de télécommunication pour récupérer un logiciel en provenance d'un autre appareil. Le e-commerce est l'activité qui consiste à vendre des logiciels (ou d'autres biens) en les distribuant par des réseaux de télécommunication comme Internet.

Types de logiciels[modifier | modifier le code]

On peut distinguer quatre grands types de logiciels : libres, propriĂ©taires, shareware, freeware, en fonction du type de contrat de licence qui rĂ©git leur distribution, utilisation et copie.

  • Un logiciel libre (ou open source) est un logiciel que l'on peut utiliser, Ă©tudier, modifier et redistribuer librement. Un tel logiciel peut ĂŞtre soumis au droit d'auteur (sous une certaine licence) ou non (dans le domaine public). Les logiciels libres sont souvent distribuĂ©s gratuitement.
  • Un logiciel propriĂ©taire peut ĂŞtre utilisĂ©, mais ne peut pas ĂŞtre ni Ă©tudiĂ©, ni modifiĂ©, ni redistribuĂ© librement. Ces logiciels sont le plus souvent distribuĂ©s par l'intermĂ©diaire de rĂ©seaux de vente et, pour certains d'entre eux, associĂ©s de manière plus ou moins licite, Ă  la vente d'un micro-ordinateur.
  • Un gratuiciel (en anglais freeware) est un logiciel qui peut ĂŞtre distribuĂ© gratuitement. L'auteur se rĂ©serve le droit exclusif de le modifier.
  • Un partagiciel (ou shareware) est un logiciel propriĂ©taire qui est gratuit pendant une pĂ©riode d'essai et payant ensuite. De nombreuses variantes de shareware existent, selon le paiement demandĂ© (qui est parfois un don Ă  une organisation caritative, l'envoi d'une carte postale Ă  l'auteur…) et le fonctionnement du logiciel Ă  la fin de la pĂ©riode d'essai (le logiciel peut tomber en panne, ou alors il reste utilisable mais importune l'utilisateur en l'avertissant de façon rĂ©pĂ©tĂ©e qu'il doit acheter le produit…).
  • Un micrologiciel (ou firmware) est un logiciel incorporĂ© dans un matĂ©riel informatique, et indissociable de celui-ci.

Terminologie de la distribution de logiciels[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Terminologie de la distribution informatique.

Offre générale en logiciels[modifier | modifier le code]

Il existe aujourd'hui une offre très large de logiciels, de tous les types : libres, propriĂ©taires, shareware et freeware.

L'industrie du logiciel est un des principaux secteurs Ă©conomiques en Europe et aux États-Unis. De nombreux constructeurs de logiciels sont aux États-Unis. La crĂ©ation de logiciels applicatifs reprĂ©sente 52 % de l'activitĂ©[40].

Si le Japon est un des pays les mieux équipés en matériel informatique, on y trouve les plus grands fabricants de matériel, il n'en va pas de même pour le logiciel, et de nombreux logiciels posent des problèmes pour l'écriture de textes en utilisant l'alphabet japonais[41].

Il existe en 2008 environ quatre-vingts systèmes d'exploitation diffĂ©rents. Le marchĂ© est largement occupĂ© par la famille Windows : cette famille de systèmes d'exploitation, propriĂ©tĂ© de Microsoft (Redmond, États-Unis) occupe environ 90 % du marchĂ© des systèmes d'exploitation pour ordinateurs personnels. La sociĂ©tĂ© Microsoft a fait l'objet de divers procès pour monopolisation du marchĂ©[42].

Offre en logiciels libres[modifier | modifier le code]

GNU est un projet de système d'exploitation lancĂ© en 1985, entièrement basĂ© sur des produits open source. Linux est un système d'exploitation open source, Ă©crit par une Ă©quipe de plus de 3 200 bĂ©nĂ©voles. La valeur de revente de Linux est estimĂ©e Ă  plus de 1,4 milliard de dollars[43].

L'offre en logiciels libres consiste notamment en des ensembles qui contiennent à la fois des produits GNU et Linux. Ils sont distribués avec des magazines, ou mis à disposition pour le téléchargement.

Aujourd'hui la majoritĂ© des tĂ©lĂ©phones portable sont basĂ©s sur des systèmes d'exploitation libres : OS X a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© Ă  partir de Free BSD, Android est quant Ă  lui basĂ© sur un système Linux classique. Ce qui fait des système Open Source linux et free BSD les systèmes les plus rĂ©pandus sur le marchĂ© du tĂ©lĂ©phone portable.

Piratage[modifier | modifier le code]

Vendeur pirate

Le piratage consiste Ă  utiliser ou Ă  mettre Ă  disposition tout ou partie d'un logiciel alors que sa licence ne l'autorise pas.
La licence d'utilisation s'apparente à un contrat (dont la valeur juridique varie selon les pays) accepté implicitement par tout acheteur d'un logiciel (ou explicitement lors de l'installation ou du premier lancement de celui-ci).

Par une licence propriétaire, l'éditeur octroie le droit, généralement exclusif et non transmissible, à l'acheteur d'utiliser le logiciel. Si une copie de ce logiciel est mise à disposition d'autrui, l'utilisation par autrui est alors une violation des clauses du contrat de licence et la mise à disposition est considérée comme un acte de contrefaçon.

La vente de licences d'utilisation est la première source de revenus de nombreux éditeurs logiciels et le piratage représente pour eux un important manque à gagner. Le piratage touche le marché du logiciel comme les marchés d'autres biens immatériels tels que la musique ou la vidéo.

Les éditeurs vendent souvent leur logiciel accompagné de services tels que garantie et mises à jour, des services qui ne sont, la plupart du temps, disponibles que sur les logiciels légalement utilisés.

Le nombre de copies de logiciels vendues par des pirates est plus ou moins Ă©levĂ© selon les pays. Selon la Business Software Alliance, en AlgĂ©rie 85 % des logiciels vendus en 2008 seraient issus du piratage[44]. Toujours selon la Business Software Alliance, au Luxembourg, ce taux aurait Ă©tĂ© de 21 % en 2007, ce qui serait le taux le plus bas du monde[45].

Marché des services[modifier | modifier le code]

Le passage d'un marché industriel[46] de produits à un marché des services est relativement récent et en forte progression[47]. Le commerce de services consiste principalement en la vente et l'exécution de mandats concernant des modifications sur des systèmes d'information d'entreprises ou de collectivités.

Les systèmes d'information des entreprises sont parfois composés de centaines d'ordinateurs, sur lesquels sont exécutés des centaines de logiciels de manière simultanée. Il existe de nombreux liens entre les différents logiciels et les différents ordinateurs, et le simple fait d'arrêter un seul des éléments risque de déranger des milliers d'usagers, voire de provoquer le chômage technique de l'entreprise.

Selon le cabinet Gartner Dataquest, les services informatiques ont gĂ©nĂ©rĂ© 672,3 milliards de dollars dans le monde en 2006. Soit un marchĂ© en augmentation de 6,4 % par rapport Ă  2005[48].

Un consultant est une personne chargée d'une mission de services.

Offre en services[modifier | modifier le code]

  • Une SSII (abrĂ©viation de SociĂ©tĂ© de Service en IngĂ©nierie Informatique) est une sociĂ©tĂ© qui met Ă  disposition des spĂ©cialistes pour des missions de service sur des systèmes informatiques.

De nombreuses SSII se trouvent aux États-Unis et en Inde. Parmi les leaders du marché on trouve IBM – la plus ancienne société d'informatique encore en activité –, ainsi que EDS, Accenture et Hewlett-Packard, toutes originaires des États-Unis.

Les principaux sujets des mandats sont la création de logiciels sur mesure, la mise en place de progiciels et la modification des fichiers de configuration en fonction des besoins, des opérations de réglage, d'expertise et de surveillance du système informatique. En France la majorité des constructeurs de logiciels sont des SSII.

  • SAP dĂ©signe par abus de langage un progiciel de gestion intĂ©grĂ© pour les entreprises, construit par la sociĂ©tĂ© SAP AG (Walldorf, Allemagne). L'adaptation aux besoins des entreprises de ce logiciel riche et multi-fonctionnel est une activitĂ© courante des SSII.

Métiers et activités[modifier | modifier le code]

L'informaticien est d'une manière générale une personne qui travaille dans le secteur de l'informatique. Il existe dans ce secteur diverses activités qui sont orientées vers la création de logiciels ou la maintenance d'un système informatique – matériel et logiciels.

Le secteur dépend également des activités des fabricants de semi-conducteurs et de pièces détachées, des assembleurs, ainsi que des fournisseurs de télécommunications et des services d'assistance.

Maintenance d'un système informatique[modifier | modifier le code]

La maintenance d'un système informatique consiste à la préparation d'ordinateurs tels que serveurs, ordinateurs personnels, ainsi que la pose d'imprimantes, de routeurs ou d'autres appareils. L'activité consiste également au dépannage des machines, à l'adaptation de leur configuration, l'installation de logiciels tels que systèmes d'exploitation, systèmes de gestion de base de données ou logiciels applicatifs, ainsi que divers travaux de prévention des pannes, des pertes ou des fuites d'informations telles que l'attribution de droits d'accès ou la création régulière de copies de sauvegarde (backup en anglais).

Le directeur informatique décide des évolutions du système informatique dans les grandes lignes, conformément à la politique d'évolution de la société qui l'emploie. Il sert d'intermédiaire entre les fournisseurs et les clients (employés de l'entreprise), ainsi que la direction générale. Il propose des budgets, des évolutions, puis mandate des fournisseurs pour des travaux.

L'ingĂ©nieur système travaille Ă  la mise en place et l'entretien du système informatique : la pose de matĂ©riel informatique, l'installation de logiciels tels que systèmes d'exploitation, systèmes de gestion de base de donnĂ©es ou logiciels applicatifs, et le rĂ©glage des paramètres de configuration des logiciels.

L'administrateur de bases de données est chargé de la disponibilité des informations contenues dans des bases de données et la bonne utilisation des systèmes de gestion de base de données – les logiciels qui mettent à disposition les informations et qui occupent une place stratégique dans de nombreuses entreprises. Il s'occupe des travaux de construction, d'organisation et de transformation des bases de données, ainsi que du réglage des paramètres de configuration du système de gestion de base de données et de l'attribution de droit d'accès sur le contenu des bases de données.

Le responsable d'exploitation veille à la disponibilité constante du système informatique. Il effectue des tâches de sauvegarde régulière en vue de prévenir la perte irrémédiable d'informations, organise les travaux de transformation du système informatique en vue de limiter la durée des mises hors service et attribue des droits d'accès en vue de limiter les possibilités de manipulation du système informatique au strict nécessaire pour chaque usager – ceci en vue de prévenir des pertes ou des fuites d'information.

Création de logiciels[modifier | modifier le code]

Le développement de logiciels consiste à la création de nouveaux logiciels ainsi que la transformation et la correction de logiciels existants. En font partie la définition d'un cahier des charges pour le futur logiciel, l'écriture du logiciel dans un ou l'autre langage de programmation, le contrôle du logiciel créé, la planification et l'estimation du budget des travaux.

Dans une équipe d'ingénieurs, le chef de projet est chargé d'estimer la durée des travaux, d'établir un planning, de distribuer les tâches entre les différents membres de l'équipe, puis de veiller à l'avancée des travaux, au respect du planning et du cahier des charges. Le chef de projet participe également à la mise en place du logiciel chez le client et récolte les avis des usagers.

L'analyste-programmeur est chargé d'examiner le cahier des charges du futur logiciel, de déterminer la liste de les toutes les tâches de programmation nécessaire pour mettre en œuvre le logiciel. Il est chargé de déterminer les automatismes les mieux appropriés en fonction du cahier des charges et des possibilités existantes sur le système informatique. L'analyste-programmeur est ensuite chargé d'effectuer les modifications nécessaires dans le logiciel, de rédiger ou de modifier le code source du logiciel et de vérifier son bon fonctionnement.

L'architecte des systèmes d'informations est chargé de déterminer, d'organiser et de cartographier les grandes lignes de systèmes informatiques ou de logiciels. Il réalise des plans d'ensemble, détermine les composants (logiciel et matériel) principaux de l'ensemble, ainsi que les flux d'informations entre ces composants. Lors de la création de nouveaux logiciels il est chargé de découper le futur logiciel en composants, puis d'organiser et de cartographier le logiciel et les produits connexes.

Sous-traitance, infogérance, intégration[modifier | modifier le code]

Les entreprises et les institutions qui ont un système informatique de grande ampleur ont souvent une équipe d'informaticiens qui travaillent à la maintenance du système ainsi qu'à la création de logiciels pour le compte de l'entreprise. Cette équipe, dirigée par le directeur informatique peut faire appel à des éditeurs de logiciel ou des sociétés de services en ingénierie informatique (abréviation SSII) pour certains travaux. Par exemple, lorsque l'équipe interne est trop peu nombreuse ou ne possède pas les connaissances nécessaires. Les entreprises peuvent également faire appel à des consultants – des employés d'une société tierce – pour prêter main forte ou conseiller leur équipe sur un sujet précis.

L'infogĂ©rance consiste Ă  dĂ©lĂ©guer toute la maintenance du système d'information Ă  une sociĂ©tĂ© de services. Ces services sont parfois rĂ©alisĂ©s offshore : des Ă©quipes dĂ©localisĂ©es (parfois situĂ©es dans un pays lointain) pilotent les ordinateurs Ă  travers les rĂ©seaux informatiques (tĂ©lĂ©maintenance).

L'intégration verticale consiste pour une société informatique à non seulement créer un logiciel, mais également travailler sur des opérations antérieures et postérieures au développement du logiciel en question, tels que le management du système d'information, l'aide à la décision de la direction des systèmes d'information, les opérations de migration ou les services d'assistance.

Informatique et développement durable[modifier | modifier le code]

Article dĂ©taillĂ© : Informatique et dĂ©veloppement durable.

On applique souvent l'adjectif « virtuel Â» ou « immatĂ©riel Â» aux produits de l'informatique, ce qui pourrait laisser croire que l'informatique est peu consommatrice de ressources naturelles. Jean-Marc Jancovici montre que la dĂ©matĂ©rialisation, souvent prĂ©sentĂ©e comme une solution pour le dĂ©veloppement durable de l'Ă©conomie, ne s'est pas accompagnĂ©e d'une diminution des flux physiques par rapport aux flux d'information[49]. En pratique, dans les annĂ©es 2010, les directions des systèmes d'information sont gĂ©nĂ©ralement tenues Ă  l'Ă©cart des programmes de dĂ©veloppement durable des entreprises.

On se rend compte aujourd'hui, avec les premières Ă©tudes des experts en informatique verte, que l'informatique serait directement Ă  l'origine de 5 % des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre de la France[50]. L'informatique gĂ©nĂ©rerait Ă©galement une forte consommation d'Ă©lectricitĂ©.

L'application des principes de dĂ©veloppement durable Ă  l'informatique se dĂ©compose en plusieurs Ă©tapes principales[51]. Très schĂ©matiquement :

  • la première Ă©tape, dĂ©signĂ©e par informatique verte en France (le terme anglo-amĂ©ricain est Green IT 1.0) dĂ©signe l'ensemble des mĂ©thodes qui rĂ©duisent l'impact de l'informatique sur l'environnement par une dĂ©marche Ă©coresponsable (Ă©coconception, Ă©conomies d'Ă©nergie, gestion des dĂ©chets). Elle s'applique principalement au matĂ©riel informatique, ainsi qu'aux mĂ©thodes de dĂ©veloppement logiciel qui diminuent l'impact sur la consommation Ă©lectrique ;
  • la deuxième Ă©tape, dĂ©signĂ©e par Ă©coinformatique (ou Ă©coTIC, ou Green IT 2.0 en anglo-amĂ©ricain), dĂ©signe la rĂ©duction de l’empreinte Ă©cologique de la sociĂ©tĂ© grâce aux technologies de l'information et de la communication : c'est l'utilisation des TIC pour rĂ©organiser et optimiser les processus mĂ©tiers en fonction de leur empreinte Ă©cologique grâce l’analyse du cycle de vie (ACV). Elle analyse et Ă©change des informations environnementales ;
  • la troisième Ă©tape est celle des TIC durables, et englobe les trois piliers du dĂ©veloppement durable (environnement, social, Ă©conomique).

À terme, le développement durable devrait faire évoluer les modèles employés en informatique. Il est, en effet, nécessaire d'expliciter la sémantique des données, documents ou modèles, ce qui relève de la branche de l'informatique appelée représentation des connaissances. Plusieurs projets en écoinformatique se déroulent dans le cadre d'initiatives telles que le web sémantique[52].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ↑ En anglais : Computer science is no more about computers than astronomy is about telescopes. Cette citation est souvent attribuĂ©e Ă  Edsger W. Dijkstra, mais il n'en est rien. (en) Voir la page Edsger W. Dijkstra sur Wikiquote en anglais.
  2. ↑ [PDF] (en) Karl Steinbuch, Bernard Widrow, Reiner Hartenstein, Robert Hecht-Nielsen.
  3. ↑ dans les années 1950
  4. ↑ Michel Volle - étymologie du mot informatique, sur le site volle.com.
  5. ↑ Histoire de l'informatique, sur le site snv.jussieu.fr, consulté le 13 novembre 2012
  6. ↑ Compagnie Générale d'Informatique, Livret d'accueil des jeunes embauchés, 1981.
  7. ↑ (en) « European Computer Driving License Foundation Â»
  8. ↑ « L'informatique, Science, Technique et outil. Â»
  9. ↑ « EntrĂ©e « information technology Â» Â», sur Grand dictionnaire terminologique, Office quĂ©bĂ©cois de la langue française (consultĂ© le 15 juillet 2012)
  10. ↑ (en) « Computer science is the study of information Â» Department of Computer and Information Science, Gutenberg Information Technologies.
  11. ↑ (en) « Computer science is the study of computation. Â» Computer Science Department, College of Saint Benedict, Saint John's University.
  12. ↑ (en) « Computer Science is the study of all aspects of computer systems, from the theoretical foundations to the very practical aspects of managing large software projects. Â» Massey University.
  13. ↑ Jean Marguin, p. 48 (1994) Citant René Taton (1963)
  14. ↑ Description de la machine des Arts et métiers
  15. ↑ Guy Mourlevat, p.43-44 (1988)
  16. ↑ L'invention de la mécanographie
  17. ↑ "Bull et les communications", par Claude Rolland, sur FEB Patrimoine
  18. ↑ (en) Donald Knuth, The Art of Computer Programming, tome 1 (fundamental algorithms), tome 2 (seminumerical algorithms), tome 3 (sorting and searching), tome 4 (combinatorial algorithms).
  19. ↑ D. Foray, 1990, « Exploitation des externalitĂ©s de rĂ©seau versus Ă©volution des normes : les formes d’organisation face au dilemme de l’efficacitĂ©, dans le domaine des technologies de rĂ©seau Â», Revue d’économie Industrielle n°51, 1er Trimestre, pp.113-140.
  20. ↑ N. Jullien, 2001, Impact du logiciel libre sur l’industrie informatique, Thèse de Doctorat en Sciences Économiques
  21. ↑ Jean-Louis Giavitto, « Le calcul, une notion difficile Ă  attraper Â»,‎ 2009
  22. ↑ Philippe Flajolet et Étienne Parizot, « Qu'est-ce qu'un algorithme ? Â»,‎ 2004
  23. ↑ Jean-Gabriel Ganascia, « Alan Turing : du calculable Ă  l'indĂ©cidable Â»,‎ 2004
  24. ↑ Jean-Paul Delahaye, « P = NP, un problème Ă  un million de dollars ? Â»,‎ 2007
  25. ↑ « Sciences et informatique. le donnant-donnant Â»
  26. ↑ « Sciences cognitives et informatique - opposition et convergence Â»
  27. ↑ définition provenant du site ordinateur.com
  28. ↑ (en) « Associated Computer Machinery Taxonomy Â»
  29. ↑ (en) « Database functionality Â»
  30. ↑ « Initiation Ă  l'anglais informatique Â»
  31. ↑ Pierre Guerlain,Miroirs transatlantiques : la France et les États-Unis entre passions et indiffĂ©rences,Éditions L'Harmattan - 1996,(ISBN 978-2-7384-4044-0)
  32. ↑ Pierre J. L. Arnaud, Philippe Thoiron, UniversitĂ© de Lyon II. Centre de recherche en terminologie et traduction, Aspects du vocabulaire, Presses Universitaires de Lyon, 1993, (ISBN 978-2-7297-0465-0)
  33. ↑ « PC Adoption Worlwide Â»
  34. ↑ [PDF] « L'industrie du logiciel Â»
  35. ↑ [PDF] « Le marchĂ© informatique en Oman Â»
  36. ↑ a et b « Le marchĂ© informatique autrichien Â»
  37. ↑ « Futur et Ă©volution de la micro-informatique Â» 1997 !
  38. ↑ « Loi de moore j-10 ans Â»
  39. ↑ « Consoles et parts de marchĂ© Â»
  40. ↑ [PDF] « Ă‰tude de l'industrie du logiciel Â»
  41. ↑ « L'informatique au Japon Â»
  42. ↑ « L'UE s'inquiète des parts de marchĂ© de Microsoft Â»
  43. ↑ « L'Ă©cosystème linux Â»
  44. ↑ « L'AlgĂ©rie premier pays du monde arabe dans le piratage Â»
  45. ↑ « Le piratage de logiciels en baisse Â»
  46. ↑ Drean G., 1996, L’industrie Informatique. Structure, économie, perspectives, Collection Stratégies et Systèmes d’Information, Éditions Masson.
  47. ↑ Eurostaff, 2000, L’informatique : le passage d’une logique de produit Ă  une logique de services, Eurostaf Ă©ditions.
  48. ↑ « Les services informatique en augmentation Â»
  49. ↑ La croissance Ă©conomique « fait-elle de l'effet de serre ? Â», paragraphe Que peut-on espĂ©rer de la « dĂ©matĂ©rialisation de l'Ă©conomie ? Â»
  50. ↑ Rapport TIC et développement durable du gouvernement français
  51. ↑ Green IT : tentative de dĂ©finition
  52. ↑ Un exemple d'une telle initiative

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Volle, De l'Informatique : savoir vivre avec l'automate, Economica 2006, (ISBN 978-2-7178-5219-6)
  • David Fayon, L'informatique, Vuibert, 1999, (ISBN 978-2-7117-6903-2)
  • Martin Campbell-Kelly, Une histoire de l'industrie du logiciel : des rĂ©servations aĂ©riennes Ă  Sonic le HĂ©risson, Vuibert, 2003, (ISBN 978-2-7117-4818-1)
  • Mourlevat, Guy, Les machines arithmĂ©tiques de Blaise Pascal, La Française d'Édition et d'Imprimerie, Clermont-Ferrand,‎ 1988
  • Marguin, Jean, Histoire des instruments et machines Ă  calculer, trois siècles de mĂ©canique pensante 1642-1942, Hermann,‎ 1994 (ISBN 978-2-7056-6166-3)
  • Pierre Mounier-Kuhn, L'informatique en France, de la seconde guerre mondiale au Plan Calcul. L'Ă©mergence d'une science, Paris, PUPS, 2010. (ISBN 978-2-84050-654-6)
  • Taton, RenĂ©, Le calcul mĂ©canique. Que sais-je ?, Presses universitaires de France,‎ 1963
  • (en) Paul E. Ceruzzi, A History of Modern Computing, MIT Press, 2003, (ISBN 978-0-262-53203-7)
  • (en) Tracy Kidder, The Soul of a New Machine (en), Atlantic-Little, 1981, (ISBN 978-0-316-49197-6)
  • (en) Harold Abelson et Gerald Jay Sussman, Structure and Interpretation of Computer Programs, MIT Press, 2001, (ISBN 978-0-262-51087-5)
  • (en) John von Neumann, The Computer and the Brain, Yale Nota Bene, 2000, (ISBN 978-0-300-08473-3)
  • (en) Donald Knuth, The Art of Computer Programming, Addison Wesley, 1997, (ISBN 978-0-201-48541-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Instrument de calcul
  • AbrĂ©viations en informatique
  • Enseignement de l'informatique au lycĂ©e
  • Hello world
  • Informathèque
  • Informatique et dĂ©veloppement durable
  • Musique et informatique
  • Ontologie (informatique)
  • Ordinateur quantique
  • Liste d'informaticiens et prĂ©curseurs de l'informatique
  • Liste de revues informatiques sur papier
  • SĂ©curitĂ© du système d'information
  • CohĂ©rence du langage naturel
  • Commission nationale de l'informatique et des libertĂ©s (CNIL)
  • Green computing (informatique verte ou Ă©cologique)
  • Informatique dans les nuages
  • RĂ©volution informatique
  • Sciences du NumĂ©rique
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