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Relation binaire


Relation binaire : encyclopédie mathématiques

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En mathĂ©matiques, une relation binaire entre deux ensembles E et F (ou simplement relation entre E et F) est caractĂ©risĂ©e par un sous-ensemble du produit cartĂ©sien E × F, soit une collection de couples dont la premiĂšre composante est dans E et la seconde dans F. Cette collection est dĂ©signĂ©e par le graphe de la relation. Les composantes d'un couple appartenant au graphe d'une relation R sont dits en relation par R. Une telle relation binaire est parfois appelĂ©e correspondance entre les deux ensembles.

Par exemple, en gĂ©omĂ©trie plane, la relation d'incidence entre un point et une droite du plan « le point A est sur la droite d Â» est une relation binaire entre l'ensemble des points et l'ensemble des droites du plan. Les fonctions ou applications d'un ensemble E dans un ensemble F peuvent ĂȘtre vues comme des cas particuliers de relations binaires entre E et F.

Lorsque F = E, l'ordre des deux composantes d'un couple a son importance. Par exemple, la relation « â€Š est strictement infĂ©rieur Ă  
 Â», notĂ©e « < Â», sur l'ensemble N des entiers naturels est une relation sur N ; on note n < p pour indiquer que n et p sont en relation. Le couple (1, 2) est un Ă©lĂ©ment du graphe, contrairement au couple (2, 1).

La notion de relation peut ĂȘtre gĂ©nĂ©ralisĂ©e Ă  plus de deux arguments, voir relation (mathĂ©matiques).

Sommaire

[modifier] Introduction

De maniĂšre informelle, une relation entre deux ensembles est une proposition qui lie certains Ă©lĂ©ments du premier ensemble avec d’autres Ă©lĂ©ments du second ensemble.

Sur un ensemble F constituĂ© de filles et un ensemble G constituĂ© de garçons, par exemple, on pourrait dĂ©finir une relation « Alice aime Bernard Â», ou une autre relation « BĂ©atrice connaĂźt Paul Â»â€Š On peut donc voir la relation comme Ă©tant des fils reliant des Ă©lĂ©ments de deux ensembles.

Exemple de représentation sagittale.

Dans le cas d’un ensemble fini, on peut alors tenter de reprĂ©senter la relation par un diagramme. Si F = {Lucie, BĂ©atrice, Delphine, Alice} et si G = {Bernard, Antoine, Paul, Charles}, la relation aime peut ĂȘtre schĂ©matisĂ©e par le diagramme joint (un tel diagramme est dit diagramme sagittal).

On peut Ă©galement reprĂ©senter cette relation, par un tableau Ă  deux entrĂ©es, avec en premiĂšre colonne la liste des Ă©lĂ©ments de l’ensemble de dĂ©part F, et en premiĂšre ligne celle des Ă©lĂ©ments de l’ensemble d’arrivĂ©e G. Les couples sont reprĂ©sentĂ©s par des croix dans les cases Ă  l’intersection de la ligne de la premiĂšre composante et de la colonne de la seconde composante.

Exemple de représentation matricielle.
. Bernard Antoine Paul Charles
Lucie X X X .
Béatrice . X . .
Delphine . . . .
Alice X . X .


On pourra dĂ©plorer le fait que Delphine n’aime personne, que Lucie ait un cƓur gĂ©nĂ©reux et que Charles puisse se sentir seul.

On peut aussi tenter de faire la liste des couples ainsi en relation (pour plus de commodité, on ne conservera que les deux premiÚres lettres du prénom):

Gr = {(Lu,Be) , (Lu, An) , (Lu, Pa) , (BĂ©, An) , (Al, Pa) , (Al, Be)}

En mathĂ©matique, un « couple Â» est formĂ© de deux Ă©lĂ©ments mis entre parenthĂšses dans un ordre particulier. La relation est dĂ©finie en premiĂšre approche comme un ensemble de couples, c’est-Ă -dire que si deux Ă©lĂ©ments sont reliĂ©s entre eux, alors le couple est un Ă©lĂ©ment de l’ensemble relation. Si l’on appelle F l’ensemble des filles, et G l’ensemble des garçons, alors l’ensemble de tous les couples possibles est appelĂ© « produit cartĂ©sien de F par G Â» et est notĂ© F×G et la relation aime est alors dĂ©finie par l’ensemble F, l’ensemble G et un sous-ensemble de F×G.

[modifier] Définition formelle

Une relation binaire R d’un ensemble E vers un ensemble F est dĂ©finie par une partie G de E×F.

Si (x,y) ∈ G on dit que x est en relation avec y et on note « x R y Â» (notation infixe), « R(x,y) Â», « R x y Â» ... (notations prĂ©fixes).

  • Dans le cas particulier oĂč E = F on dit que R est une relation binaire dĂ©finie sur E ou dans E.

On remarquera qu’il est nĂ©cessaire, pour une relation binaire, de prĂ©ciser l’ensemble E (appelĂ© ensemble de dĂ©part), l’ensemble F (appelĂ© ensemble d’arrivĂ©e) et la partie G de E×F appelĂ©e le graphe de la relation.

[modifier] Composition et réciproque

[modifier] Composition

Si \mathcal{R} est une relation de E dans F et \mathcal{S} de F dans G, on peut dĂ©finir une relation \mathcal{S}\circ \mathcal{R} de E dans G par :

 \mathcal{G}_{\mathcal{S} \circ \mathcal{R}} = \left\{ ( x , y ) \in E \times G \, | \, \exists z \in F /\, ( x , z ) \in \mathcal{G}_{R} \and ( z , y ) \in \mathcal{G}_{S} \right\} \,

Plus simplement, on peut dire que S\circ R\subseteq X\times Z est défini par la rÚgle qui dit que (x,z)\in S\circ R si et seulement s'il existe un élément y\in Y tel que x\,R\,y\,S\,z (i.e. (x,y)\in R et (y,z)\in S).

Notation: si \mathcal{R} est une relation sur un ensemble E et n un entier naturel, on note \mathcal{R}^n la composition de \mathcal{R} avec elle-mĂȘme n fois, avec la convention que \mathcal{R}^0 dĂ©note la relation d’égalitĂ© sur E.

[modifier] Réciproque

Si \mathcal{R} est une relation de E sur F, on peut dĂ©finir une relation de F sur E dite relation inverse, ou rĂ©ciproque, par :

 \mathcal{G}_{\mathcal{R}^{-1}} = \left\{ ( x , y ) \in F \times E \, | \, ( y , x ) \in \mathcal{G}_{\mathcal{R}} \right\} \,.

Exemples :

« plus petit que Â» et « plus grand que Â» sont des relations rĂ©ciproques l’une de l’autre ;
« aime Â» et « est aimĂ© par Â» sont aussi rĂ©ciporques l’une de l’autre.

La reprĂ©sentation d'une relation rĂ©ciproque se dĂ©duit simplement de celle de la correspondance de dĂ©part :

  • pour la reprĂ©sentation sagittale, en changeant le sens des liens (vu de la gauche vers la droite sur le schĂ©ma) ;
  • pour une reprĂ©sentation matricielle, en Ă©changeant lignes et colonnes et en prenant la matrice symĂ©trique par rapport Ă  la diagonale principale.

[modifier] Relation fonctionnelle

Article dĂ©taillĂ© : fonction (mathĂ©matiques).

Lorsque, pour tout Ă©lĂ©ment x de E, x n’est en relation qu’avec 0 ou 1 Ă©lĂ©ment y de F, on dit que la relation est fonctionnelle. C’est une façon Ă©lĂ©mentaire de dĂ©finir la notion de fonction. En langage formel, la propriĂ©tĂ© prĂ©cĂ©dente s’écrit :

 \forall x \in E, \forall y \in F, \forall z \in F , [ ( x , y ) \in \mathcal{G}_{\mathcal{R}} \and ( x , z ) \in \mathcal{G}_{\mathcal{R}} ] \Rightarrow  ( y = z ).

Exemple important :

La diagonale de E est dĂ©finie par :
 \Delta_E = \left\{ ( x , x ) \, | \, x \in E \right\} \,.
C’est le graphe de la relation d’égalitĂ© sur E, notĂ©e « =E Â», ou « = Â» en l’absence d’ambiguĂŻtĂ© sur l’ensemble concernĂ©.
Cette relation est aussi une fonction, l’identitĂ© de E, notĂ©e « idE Â».

[modifier] Relation sur (ou dans) un ensemble

Si E = F, on parlera de relation sur (ou dans) E.

[modifier] Propriétés liées à la réflexivité

Article dĂ©taillĂ© : relation rĂ©flexive.

[modifier] Relation réflexive

La relation  \mathcal{R} sur E est rĂ©flexive si tout Ă©lĂ©ment de E est en relation avec lui-mĂȘme, c’est-Ă -dire si :

 \forall x \in E , x \mathcal{R} x \,

Une relation est donc rĂ©flexive si et seulement si son graphe contient la diagonale de E, c’est-Ă -dire si et seulement si :

 \Delta_E \subseteq \mathcal{G}_{\mathcal{R}} \,

En d’autres termes, l’intersection du graphe de la relation avec la diagonale de E est Ă©gale Ă  cette diagonale.

Exemples :

  • la relation d’inclusion entre ensembles est rĂ©flexive : tout ensemble est inclus dans lui-mĂȘme ;
  • dans un ensemble de nombres, la relation « est un diviseur de Â» est rĂ©flexive : tout nombre est son propre diviseur ;
  • dans un ensemble de personnes, la relation « est de la mĂȘme famille que Â» est rĂ©flexive.

La clĂŽture rĂ©flexive, notĂ©e «  \mathcal{R}^{refl} \, Â», d’une relation  \mathcal{R} sur un ensemble E est la relation sur E dont le graphe est l’union de celui de  \mathcal{R} et de la diagonale de E :

 \mathcal{G}_{\mathcal{R}^{refl}} = \mathcal{G}_{\mathcal{R}} \cup \Delta_E \,

[modifier] Relation irréflexive

La relation  \mathcal{R} sur E est irrĂ©flexive ou antirĂ©flexive si aucun Ă©lĂ©ment de E n'est en relation avec lui-mĂȘme, c’est-Ă -dire si :

 \forall x \in E , x \cancel{\mathcal R} x \,

Une relation est donc irrĂ©flexive ou antirĂ©flexive si et seulement si son graphe est disjoint de la diagonale de E, c’est-Ă -dire si :

 \Delta_E \cap \mathcal{G}_{\mathcal{R}} = \empty \,

L’intersection du graphe de la relation avec la diagonale de E se rĂ©duit donc Ă  l’ensemble vide.

Exemples :

  • l’inĂ©galitĂ© stricte sur les entiers relatifs est un exemple de relation irrĂ©flexive : aucun entier n’est strictement infĂ©rieur Ă  lui-mĂȘme ;
  • dans un ensemble de personnes, la relation « est enfant de Â» est irrĂ©flexive : personne n’est son propre enfant ;
  • dans un polyĂšdre, la relation « a un et un seul cĂŽtĂ© commun avec Â» est une relation irrĂ©flexive entre ses faces : aucune face n’a qu’un seul cĂŽtĂ© commun avec elle-mĂȘme (une face a au moins 3 cĂŽtĂ©s en commun avec elle-mĂȘme).

Une relation sur un ensemble d'au moins deux Ă©lĂ©ments peut bien entendu n'ĂȘtre ni rĂ©flexive, ni irrĂ©flexive, il suffit qu'un Ă©lĂ©ment soit en relation avec lui-mĂȘme et l'autre non.

[modifier] Propriétés liées à la symétrie

[modifier] Relation symétrique

La relation  \mathcal{R} sur E est symĂ©trique si et seulement si lorsqu’un premier Ă©lĂ©ment de E est en relation avec un second Ă©lĂ©ment de E, le second Ă©lĂ©ment est lui aussi en relation avec le premier, c’est-Ă -dire si :

 \forall ( x , y ) \in E^2 , ( x \mathcal{R} y ) \Rightarrow ( y \mathcal{R} x ) \,

Une relation est donc symĂ©trique si et seulement si son graphe se confond avec celui de sa relation inverse, c’est-Ă -dire si :

 \mathcal{G}_{\mathcal{R}} = \mathcal{G}_{\mathcal{R}^{-1}} \,

En d'autres termes, une relation symĂ©trique est une relation qui se confond avec sa rĂ©ciproque :

 \mathcal{R}^{-1} = \mathcal{R} \,

L'Ă©galitĂ© entre graphes ci-dessus peut encore s'Ă©crire :

 \mathcal{G}_{\mathcal{R}} \cap \mathcal{G}_{\mathcal{R}^{-1}} = \mathcal{G}_{\mathcal{R}} \,.

Exemples :

  • dans un ensemble de personnes, la relation « est de la mĂȘme famille que Â» est symĂ©trique;
  • dans un polyĂšdre, la relation « a un et un seul cĂŽtĂ© commun avec Â» est une relation symĂ©trique entre ses faces : si une face a un cĂŽtĂ© commun avec une autre face, cette derniĂšre a le mĂȘme cĂŽtĂ© commun avec la premiĂšre face;
  • parmi les entiers naturels, la relation « forme un produit pair avec Â» est symĂ©trique, car la multiplication des entiers est commutative.

La clĂŽture symĂ©trique, notĂ©e «  \mathcal{R}^{sym} \, Â», d’une relation  \mathcal{R} sur un ensemble E est la relation sur E dont le graphe est l’union de celui de  \mathcal{R} et de sa rĂ©ciproque (ou inverse) :

 \mathcal{G}_{\mathcal{R}^{sym}} = \mathcal{G}_{\mathcal{R}} \cup \mathcal{G}_{\mathcal{R}^{-1}} \,

Cette clĂŽture symĂ©trique est d’ailleurs universelle parmi les relations symĂ©triques contenant  \mathcal{R} (ce qui ici, sans entrer dans des considĂ©rations catĂ©goriques, signifie que c’est la plus petite !).

[modifier] Relation antisymétrique

La relation  \mathcal{R} sur E est antisymĂ©trique ou faiblement antisymĂ©trique si et seulement si lorsque deux Ă©lĂ©ments de E sont en relation mutuelle, ils sont en fait confondus, c’est-Ă -dire si :

 \forall ( x , y ) \in E^2 , [ ( x \mathcal{R} y ) \wedge ( y \mathcal{R} x ) ] \Rightarrow ( x = y ) \,

Une relation est donc faiblement antisymĂ©trique si et seulement si l'intersection de son graphe avec celui de sa rĂ©ciproque est incluse dans la diagonale de E, c'est-Ă -dire si :

 \mathcal{G}_{\mathcal{R}} \cap \mathcal{G}_{\mathcal{R}^{-1}} \subseteq \Delta_E \,.

Exemples :

  • la relation « plus grand que (ou Ă©gal Ă ) Â» ainsi que la relation « plus petit que (ou Ă©gal Ă ) Â» sur les entiers naturels ou sur les rĂ©els ;
  • la relation « divise Â» dans l’ensemble des entiers naturels.

Quand une relation est Ă  la fois antisymĂ©trique et irrĂ©flexive, on dit parfois qu'elle est fortement antisymĂ©trique (on lit asymĂ©trique dans certains ouvrages). On peut alors simplifier la dĂ©finition : la relation  \mathcal{R} sur E est fortement antisymĂ©trique si et seulement si lorsqu’un premier Ă©lĂ©ment de E est en relation avec un second Ă©lĂ©ment de E, le second Ă©lĂ©ment n’est pas en relation avec le premier, autrement dit :

 \forall ( x , y ) \in E^2 , ( x \mathcal{R} y ) \Rightarrow ( y \not \!\,\mathcal{R} x ) \,

Une relation est donc fortement antisymĂ©trique si et seulement si l’intersection de son graphe avec celui de sa rĂ©ciproque est vide, c’est-Ă -dire si :

 \mathcal{G}_{\mathcal{R}} \cap \mathcal{G}_{\mathcal{R}^{-1}} = \empty \,.

Exemples :

  • les relations d'ordre strict, comme la relation « est strictement plus grand que Â» sur les entiers ou les rĂ©els, ou la relation d'inclusion stricte sont fortement antisymĂ©triques.
  • dans un ensemble de personnes, la relation « est enfant de Â» est asymĂ©trique : personne n’est son propre enfant, ni a fortiori l’enfant de ses enfants


Pour une relation dont on sait par ailleurs qu'elle est irréflexive, l'antisymétrie forte et l'antisymétrie sont équivalentes, et donc la plupart du temps on parle simplement d'antisymétrie.

Les seules relations symétriques et fortement antisymétriques sont les relations vides. Par contre l'égalité sur n'importe quel ensemble est une relation à la fois symétrique et antisymétrique.

Une relation peut n'ĂȘtre ni symĂ©trique ni antisymĂ©trique, comme la relation de divisibilitĂ© sur les entiers relatifs.

[modifier] Transitivité

La relation  \mathcal{R} sur E est transitive si lorsqu’un premier Ă©lĂ©ment de E est en relation avec un deuxiĂšme Ă©lĂ©ment lui-mĂȘme en relation avec un troisiĂšme, le premier Ă©lĂ©ment est aussi en relation avec le troisiĂšme, c’est-Ă -dire si :

 \forall ( x , y , z ) \in E^3 , [ ( x \mathcal{R} y ) \wedge ( y \mathcal{R} z ) ] \Rightarrow ( x \mathcal{R} z ) \,

Une relation  \mathcal{R} est donc transitive si et seulement si son graphe contient celui de sa composĂ©e avec elle-mĂȘme, c'est-Ă -dire si :

 \mathcal{G}_{\mathcal{R} \circ \mathcal{R}} \subseteq \mathcal{G}_{\mathcal{R}} \,

Exemple :

  • la relation \leq sur les entiers naturels est transitive.

On appelle clĂŽture transitive, ou fermeture transitive[1] de \mathcal{R} la relation

\bigcup_{n\geq 1}\mathcal{R}^n

elle est universelle parmi les relations transitives contenant  \mathcal{R}. Elle est notĂ©e « \mathcal{R}^{trans} Â».

[modifier] Relation totale

La relation  \mathcal{R} sur E est totale si pour toute paire d'Ă©lĂ©ments de E, elle institue au moins un lien entre les deux Ă©lĂ©ments considĂ©rĂ©s, c'est-Ă -dire si :

 \forall ( x , y ) \in E^2 , ( x \mathcal{R} y ) \vee ( y \mathcal{R} x ) \,

La relation est donc totale si et seulement si l'union de son graphe avec celui de sa rĂ©ciproque est Ă©gale au carrĂ© cartĂ©sien de E, c'est-Ă -dire si :

 \mathcal{G}_{\mathcal{R}} \cup \mathcal{G}_{\mathcal{R}^{-1}} = E^2 \,

Exemple : la relation \leq sur l'ensemble des rĂ©els est une relation totale.

Contre-exemple : la relation « divise Â» sur l'ensemble des entiers naturels n'est pas totale.

[modifier] Relation d'équivalence

Article dĂ©taillĂ© : relation d'Ă©quivalence.

Une relation d'équivalence est une relation réflexive, transitive et symétrique. L'exemple le plus simple de relation d'équivalence est l'égalité. En arithmétique la relation de congruence modulo un entier donné est une relation d'équivalence.

[modifier] Relation d’ordre

Article dĂ©taillĂ© : relation d'ordre.

Une relation d’ordre est une relation rĂ©flexive, transitive et antisymĂ©trique.

Si la relation est totale alors on dit que l’ordre est total. C’est le cas de la relation « plus grand que Â» sur les entiers naturels. Tous les Ă©lĂ©ments ne sont pas forcĂ©ment comparables par une relation d’ordre ; par exemple deux entiers naturels ne sont pas forcĂ©ment comparables par divisibilitĂ©. On dit alors que la divisibilitĂ© est un ordre partiel sur N.

[modifier] Relation bien fondée

Article dĂ©taillĂ© : relation bien fondĂ©e.

[modifier] Exemples

  • La relation d’appartenance sur E \times \mathcal{P}(E) ;
  • la relation d’inclusion sur \mathcal{P}(E) (relation d'ordre) ;
  • la relation infĂ©rieur ou supĂ©rieur sur ℝ (relation d'ordre) ;
  • la relation « est un diviseur de Â» sur ℕ (relation d'ordre) ;
  • la relation d’égalitĂ© (congruencielle ou non) sur E (relation d'Ă©quivalence).

[modifier] Nombre de relations binaires sur des ensembles finis

ConsidĂ©rons un ensemble E fini de cardinal n et un ensemble F fini de cardinal p. Il y a autant de relations binaires de E sur F que d’applications de E×F dans { 0 , 1 } , ce qui donne 2 np relations.

En particulier, si E = F , on trouve 2^{n^2} \, relations binaires sur E, dont

  • 2^{n(n - 1)} \, relations rĂ©flexives
  • 2^{n(n + 1)/2} \, relations symĂ©triques
  • Pour le nombre de relations transitives, il n’y a toujours pas actuellement de formule « fermĂ©e Â»

Le nombre de relations d’équivalence est Ă©gal au nombre de partitions d’un ensemble, c’est-Ă -dire le nombre de Bell.

[modifier] Note et références

  1. ↑ Jiƙí MatouĆĄek (de) et Jaroslav NeĆĄetƙil (en), Introduction aux MathĂ©matiques DiscrĂštes, Springer, 2004 (ISBN 978-2-28720010-6), p. 43
  • N. Bourbaki, ÉlĂ©ments de mathĂ©matique : ThĂ©orie des ensembles [dĂ©tail des Ă©ditions] 
  • Paul Halmos, Introduction Ă  la thĂ©orie des ensembles [dĂ©tail des Ă©ditions]
  • (en) Yiannis Moschovakis (de), Notes on Set Theory [dĂ©tail des Ă©ditions] 

[modifier] Article connexe

Théorie des graphes

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