Surjection : encyclopédie mathématiques
Cet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.Une surjection est une application surjective. Une application est surjective si et seulement si tout élément de son ensemble d'arrivée a au moins un antécédent, c'est-à -dire est image d'au moins un élément de son ensemble de départ, ou encore si tout élément de son ensemble d'arrivée fait partie de son ensemble image, donc si son ensemble d'arrivée se confond avec son ensemble image.
On peut remarquer que, dans cette définition, on n'impose pas de condition aux éléments de l'ensemble de départ. La définition de la surjectivité peut ainsi être étendue sans problème aux fonctions (et même aux correspondances), mais une fonction surjective n'est une surjection que si c'est une application, c'est-à -dire si elle est définie en tout point de son ensemble de départ.
Lorsque est une surjection dont l'ensemble de départ est
et dont l'ensemble d'arrivée est
, on parle souvent de surjection de
sur
au lieu d'application de
dans
.
Quand X et Y sont tous les deux égaux à la droite réelle , alors une fonction surjective
a un graphe qui intercepte toute droite horizontale.
Si une surjection est aussi une injection, alors on l'appelle une bijection. En fait une bijection est une surjection injective, ou une injection surjective.
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Soit f une fonction de X dans Y. La fonction f est dite surjective si et seulement si tout élément de l'ensemble d'arrivée Y a au moins un antécédent par f, c'est-à -dire si :
C'est-à -dire : pour tout élément y de Y, il existe au moins un élément x de X tel que f(x) = y.
Définition équivalente : f est surjective si et seulement si son ensemble image se confond avec son ensemble d'arrivée.
On considère le cas d'une station de vacances où un groupe de touristes doit être logé dans un hôtel. Chaque façon de répartir ces touristes dans les chambres de l'hôtel peut être représentée par une application de l'ensemble des touristes, X, vers l'ensemble des chambres ,Y, (à chaque touriste est associée une chambre).
rem: ici X représente l'ensemble des touristes et Y celui des chambres de l'hôtel
La fonction définie par
n'est pas surjective, car certains réels ne possèdent pas d'antécédent. Par exemple, il n'y a pas de réel x tel que f(x) = − 4,. Mais, si on change la définition de f en donnant comme ensemble d'arrivée R+, alors elle le devient car chaque élément y de l'ensemble d'arrivée possède au moins un antécédent, : 0 possède exactement un antécédent ,0, tous les autres réels y strictement positifs en possèdent deux et
.
La fonction définie par
est surjective, puisque pour tout réel arbitraire y, il existe des solutions à l'équation y = 2x + 1 d'inconnue x; une solution est x = (y − 1)/2.
La fonction définie par
n'est pas surjective car les réels strictement plus grands que 1 ou strictement plus petits que -1 n'ont pas d'antécédent.
Mais la fonction définie par
qui possède la même expression que g, mais avec un ensemble d'arrivée qui a été restreint à l'ensemble des nombres réels compris entre -1 et 1, est surjective. En effet,, pour tout réel arbitraire y de l'intervalle [-1, 1], il existe des solutions à l'équation y = cos xd'inconnue x : ce sont les réels pour tout entier relatif k
Sur ces quelques exemples, on voit qu'il est toujours possible de transformer une fonction non surjective en fonction surjective à condition de réduire la taille de son ensemble d'arrivée.
Si f est une fonction de X dans Y , si Df est l'ensemble de définition de f et si on note Y' l'image de Df par f alors l'application
En d'autres termes, soient :
Alors :
En résumé, le point important est que si on réduit l'ensemble d'arrivée d'une application à son ensemble image, elle devient une surjection. Il s'agit de l'action duale de la réduction de l'ensemble de départ d'une fonction à son ensemble de définition, cette dernière devenant ainsi une application.
Théorème — Si la fonction f de X dans Y est surjective et si B est un sous-ensemble de Y, alors f ( f −1( B )) = B.
Ainsi, on remarque que B peut se retrouver à partir de l'image directe de f −1( B )
Soit f: X → Y une application surjective.
Soit B un sous-ensemble de Y.
On a donc prouvé la double inclusion :
Donc : f(f −1(B))= B
Les deux propriétés précédentes permettent de dire :
Soit f une application de X dans Y.
Soient X, Y et Z trois ensembles et f : X→Y , g : Y→Z telles que soit surjective.
Soit z un élément de Z, puisque est surjective , il existe un élément x appartenant à X tel que : z=g[ f(x) ]
En posant y = f(x), on a bien y est un élément de Y et z=g(y)
D'où, g est surjective.
Soient X, Y et Z trois ensembles et f:X→Y , g:Y→Z telles que f et g soient surjectives.
Soit z un élément de Z.
Alors, z=g[ f(x) ]
Il existe donc un élément x de X tel que
D'où, est surjective.
La composée de deux surjections est encore une surjection.
Toute application f: X → Z peut être décomposée comme où s est une surjection et i une injection . Cette décomposition est unique à un isomorphisme près
Si f: X → Y est une fonction surjective, alors l'ensemble X a au moins autant d'éléments que l'ensemble Y, au sens des cardinaux. Cette affirmation nécessite d'admettre l'axiome du choix.
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