logo

Théorème de Pythagore


Théorème de Pythagore : encyclopédie mathématiques

wikipediaCet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.
Vous pouvez consulter l'article ici ainsi que son historique.
Les textes et les images sont disponibles sous les termes de la Licence de documentation libre GNU.
Triangle rectangle et relation algébrique entre les longueurs de ses cÎtés.
Relation entre les longueurs des cÎtés dans un triangle rectangle.

Le thĂ©orĂšme de Pythagore est un thĂ©orĂšme de gĂ©omĂ©trie euclidienne qui donne une formule reliant les longueurs des cĂŽtĂ©s dans un triangle rectangle : le carrĂ© de la longueur de l’hypotĂ©nuse est Ă©gal Ă  la somme des carrĂ©s des longueurs des deux autres cĂŽtĂ©s.

Ce thĂ©orĂšme permet notamment de calculer l’une de ces longueurs Ă  partir des deux autres. Il est nommĂ© d’aprĂšs Pythagore de Samos, mathĂ©maticien, philosophe et astronome de la GrĂšce antique, mĂȘme si le rĂ©sultat a vraisemblablement Ă©tĂ© dĂ©couvert indĂ©pendamment dans plusieurs autres cultures.

Les premiĂšres dĂ©monstrations historiques reposent en gĂ©nĂ©ral sur des mĂ©thodes de calcul d’aire par dĂ©coupage et dĂ©placement de figures gĂ©omĂ©triques. Inversement, la conception moderne de la gĂ©omĂ©trie euclidienne est fondĂ©e sur une notion de distance qui est dĂ©finie pour respecter ce thĂ©orĂšme.

Divers autres Ă©noncĂ©s gĂ©nĂ©ralisent le thĂ©orĂšme Ă  des triangles quelconques, Ă  des figures de plus grande dimension telles que les tĂ©traĂšdres, ou en gĂ©omĂ©trie non euclidienne comme Ă  la surface d’une sphĂšre.

Sommaire

[modifier] Vocabulaire et énoncés

Un triangle rectangle est un triangle admettant un angle droit (c’est-à-dire de mesure 90°).

Les deux cĂŽtĂ©s adjacents sont appelĂ©s cathĂštes et le cĂŽtĂ© opposĂ© est l’hypotĂ©nuse.

[modifier] ThéorÚme

Triangle rectangle muni de carrés formés sur chacun de ses cÎtés.
Une version gĂ©omĂ©trique du thĂ©orĂšme : l’aire du grand carrĂ© violet est la somme des aires des deux autres carrĂ©s.

La forme la plus connue du thĂ©orĂšme de Pythagore est la suivante :

ThĂ©orĂšme de Pythagore â€” Dans un triangle rectangle, le carrĂ© de la longueur de l’hypotĂ©nuse est Ă©gal Ă  la somme des carrĂ©s des longueurs des cĂŽtĂ©s de l’angle droit.

En particulier, la longueur de l’hypotĂ©nuse est donc toujours supĂ©rieure Ă  celle de chaque autre cĂŽtĂ©.

Le terme « longueur Â» est parfois omis, chaque cĂŽtĂ© Ă©tant assimilĂ© Ă  sa longueur. Toutefois l’élĂ©vation au carrĂ© (algĂ©brique), qui n’a de sens que pour une grandeur numĂ©rique comme la longueur, correspond Ă  la construction d’un carrĂ© (gĂ©omĂ©trique) sur chaque cĂŽtĂ© du triangle. Certaines dĂ©monstrations du thĂ©orĂšme s’appuient d’ailleurs sur une Ă©galitĂ© d’aires entre le carrĂ© construit sur l’hypotĂ©nuse et la rĂ©union des carrĂ©s construits sur les deux autres cĂŽtĂ©s.

En nommant les sommets du triangle, le thĂ©orĂšme peut se reformuler dans l’implication suivante :

ThĂ©orĂšme de Pythagore â€” Si un triangle ABC est rectangle en C, alors AB2 = AC2 + BC2.

Avec les notations usuelles AB = c, AC = b et BC = a (cf figure ci-dessous), la formule s’écrit encore : a2 + b2 = c2.

Triangle ABC rectangle en C avec les notations AB=c, AC=b et BC=a.

Par contraposĂ©e :

ThĂ©orĂšme â€” Si AB2 n’est pas Ă©gal Ă  AC2 + BC2 alors le triangle n’est pas rectangle en C.

[modifier] Réciproque

L’implication rĂ©ciproque est Ă©galement vraie :

RĂ©ciproque du thĂ©orĂšme de Pythagore â€” Si AB2 = AC2 + BC2 alors le triangle ABC est rectangle en C.

Pour une formulation sans notations des sommets, il faut Ă©viter d’utiliser le terme « hypotĂ©nuse Â», qui n’est pas d’usage pour un triangle quelconque.

RĂ©ciproque du thĂ©orĂšme de Pythagore â€” Si dans un triangle, le carrĂ© de la longueur du plus grand cĂŽtĂ© est Ă©gal Ă  la somme des carrĂ©s des longueurs des deux autres cĂŽtĂ©s, alors ce triangle est rectangle et l’angle droit est l’angle opposĂ© au plus grand cĂŽtĂ©, et le plus grand cĂŽtĂ© de ce triangle est son hypotĂ©nuse.

Par contraposĂ©e de la rĂ©ciproque :

ThĂ©orĂšme â€” Si un triangle ABC n’est pas rectangle en C, alors AB2 n’est pas Ă©gal Ă  AC2 + BC2.

[modifier] Applications

[modifier] Arpentage

Triangle de dimensions 3-4-5 avec les cĂŽtĂ©s graduĂ©s par des points symbolisant les nƓuds d’une corde.
Corde Ă  treize nƓuds disposĂ©e en triangle rectangle.
3^2+4^2 = 9+16\,
5^2 = 25\,
Vérification de la relation pour un triangle de longueurs de cÎté 3, 4 et 5.

D’aprĂšs la rĂ©ciproque du thĂ©orĂšme de Pythagore, si un triangle a des cĂŽtĂ©s de longueurs 3, 4 et 5 (par rapport Ă  une unitĂ© quelconque) alors il est rectangle.

Ce cas particulier de triplet pythagoricien justifie l’usage de la corde Ă  treize nƓuds, qui permettait de mesurer des distances mais aussi d’obtenir un angle droit sans Ă©querre rigide en rĂ©partissant les douze intervalles qui sĂ©parent les nƓuds sur les trois cĂŽtĂ©s d’un triangle de dimensions 3 - 4 - 5.

[modifier] Nature d'un triangle

Le thĂ©orĂšme (ou plutĂŽt sa contraposĂ©e) et sa rĂ©ciproque montrent que la relation donnĂ©e entre les longueurs des cĂŽtĂ©s est une propriĂ©tĂ© caractĂ©ristique des triangles rectangles, ce qui permet de l’utiliser comme test dans la dĂ©termination de la nature d’un triangle :

  • si AB2 = AC2 + BC2 alors le triangle est rectangle en C ;
  • si AB2 n’est pas Ă©gal Ă  AC2 + BC2 alors le triangle n’est pas rectangle en C.

En procédant au test pour chacun des trois sommets du triangle, on obtient un algorithme qui détermine si le triangle est rectangle ou non à partir des longueurs de ses cÎtés.

[modifier] Distance euclidienne

Dans le plan muni d’un repĂšre orthonormĂ©, la distance entre deux points s’exprime en fonction de leurs coordonnĂ©es cartĂ©siennes Ă  l’aide du thĂ©orĂšme de Pythagore par :

AB = \sqrt{(x_B-x_A)^2+(y_B-y_A)^2}.

Cette formule est analogue Ă  celle qui donne la norme d’un vecteur de coordonnĂ©es (x;y) dans une base orthonormĂ©e :

\lVert\vec u\rVert = \sqrt{x^2+y^2}.

Ces formules se généralisent en dimension plus grande.

[modifier] Relation trigonométrique

En considĂ©rant le cosinus et le sinus d’un angle α comme l'abscisse et l'ordonnĂ©e d’un point du cercle trigonomĂ©trique repĂ©rĂ© par cet angle, le thĂ©orĂšme de Pythagore permet d’écrire la relation suivante :

\cos^2\alpha + \sin^2\alpha=1.~

[modifier] Histoire

[modifier] Origines

Tablette munies d’inscriptions cunĂ©iformes disposĂ©es en lignes.
La tablette Plimpton 322.

Les plus anciennes traces de la relation entre les longueurs des cĂŽtĂ©s d’un triangle rectangle peuvent ĂȘtre envisagĂ©es dans l’inscription de triplets pythagoriciens. Il s’agit de triplets d’entiers (a, b, c) satisfaisant la relation a2+b2=c2. Ils ont Ă©tĂ© relevĂ©s sur des tablettes babyloniennes, notamment la tablette Plimpton 322 datant du XVIIIe siĂšcle av. J.‑C.), soit plus de 1 000 ans avant Pythagore. Certains prĂ©tendent mĂȘme en trouver sur des mĂ©galithes datant du XXVe siĂšcle av. J.‑C. en Grande-Bretagne[1].

Parmi ces triplets, le plus petit d’entre eux est le triplet 3-4-5. Il correspond aux dimensions d’un triangle rectangle dont Plutarque conjecture une interprĂ©tation symbolique dĂšs l’Égypte antique[2]. Ce triangle peut ĂȘtre formĂ© Ă  l’aide d’une corde Ă  treize nƓuds (voir plus haut) qui restera un outil des gĂ©omĂštres jusqu’à la fin du Moyen Âge[3].

Mais d’une part, l’utilisation de cette corde Ă  nƓuds n’indique pas forcĂ©ment la connaissance du fait que l’angle formĂ© est mathĂ©matiquement un angle droit ; d’autre part l’inventaire de triplets pythagoriciens a pu ĂȘtre entrepris dans un cadre arithmĂ©tique en dehors du contexte gĂ©omĂ©trique. Enfin, pour que le constat soit Ă©rigĂ© en thĂ©orĂšme, il faut que la relation soit dĂ©montrĂ©e, et pas seulement sur quelques cas particuliers.

[modifier] Formulations

Le thĂ©orĂšme, accompagnĂ© d’une dĂ©monstration, apparait au dĂ©but du IIIe siĂšcle av. J.‑C. dans les ÉlĂ©ments d’Euclide (proposition XLVII) sous la forme suivante[4] :

« Aux triangles rectangles, le carrĂ© du cĂŽtĂ© qui soutient l’angle droit, est Ă©gal aux carrĂ©s des deux autres cĂŽtĂ©s. Â»

Sa rĂ©ciproque est la proposition XLVIII[4] :

« Si le carrĂ© de l’un des cĂŽtĂ©s d’un triangle est Ă©gal aux carrĂ©s des deux autres cĂŽtĂ©s, l’angle soutenu par ces cĂŽtĂ©s est droit. Â»

Les commentaires de Proclos (autour de l’an 400) semblent indiquer qu’Euclide n’aurait fait que retranscrire une dĂ©monstration plus ancienne que Proclos attribue Ă  Pythagore. Cependant, les preuves historiques de la vie de Pythagore sont si rares qu’on ne peut lui attribuer avec certitude la paternitĂ© de cette dĂ©monstration.

ParallĂšlement au dĂ©veloppement des mathĂ©matiques grecques, le thĂ©orĂšme apparait en Chine dans le Zhoubi suanjing (« Le Gnomon des Zhou Â»), un des plus anciens ouvrages mathĂ©matiques chinois. Ce dernier, Ă©crit probablement durant la dynastie Han (-206 Ă  220), regroupe des techniques de calcul datant de la dynastie Zhou (Xe siĂšcle av. J.‑C. Ă  -256). Le thĂ©orĂšme ou procĂ©dure s’énonce de la maniĂšre suivante :

« En rĂ©unissant l’aire (mi) de la base (gou) et l’aire de la hauteur (gu) on engendre l’aire de l’hypotĂ©nuse. Â»

Mais la question se pose de savoir si ce thĂ©orĂšme ou procĂ©dure est alors muni ou non d’une dĂ©monstration. Sur ce point les avis sont partagĂ©s(Chemla Shuchun, p. 681). Le thĂ©orĂšme, sous le nom de Gougu (Ă  partir des mots « base Â» et « altitude Â»), est repris dans le Jiuzhang suanshu (Les neuf chapitres sur l'art mathĂ©matique, -100 Ă  50), avec une dĂ©monstration, utilisant un dĂ©coupage et une reconstitution, qui ne ressemble en rien Ă  celle d’Euclide et qui prouve l’originalitĂ© de la dĂ©marche chinoise.

En Inde, vers -300, on trouve la trace d’une dĂ©monstration numĂ©rique de la propriĂ©tĂ© (preuve effectuĂ©e sur des nombres particuliers mais qui peut se gĂ©nĂ©raliser aisĂ©ment).

De nombreuses autres dĂ©monstrations ont Ă©tĂ© recensĂ©es depuis, utilisant des outils mathĂ©matiques variĂ©s. LĂ©onard de Vinci et mĂȘme le prĂ©sident amĂ©ricain James Garfield en ont proposĂ©.

[modifier] Conséquences

Le thĂ©orĂšme de Pythagore pourrait avoir Ă©tĂ© Ă  l’origine de la notions de grandeurs incommensurables, prĂ©misse des nombres irrationnels. En effet, il montre[note 1] qu’un carrĂ© dont le cĂŽtĂ© sert d’unitĂ© a une diagonale dont le carrĂ© de la longueur vaut 2. Or aucune fraction d’entiers n’a de carrĂ© Ă©gal Ă  2. La construction gĂ©omĂ©trique d’un rapport « privĂ© de raison Â» allait Ă  l’encontre de la vision du monde de l’école pythagoricienne[5].

Portrait de Pierre de Fermat, peint au XVIIe siĂšcle.
Pierre de Fermat, inspiré par le problÚme des triplets pythagoriciens.

La recherche exhaustive des triplets pythagoriciens, motivĂ©e par la construction de triangles rectangles dont les longueurs de cĂŽtĂ© sont commensurables, s’est constituĂ©e en problĂšme arithmĂ©tique Ă  part entiĂšre. Elle ouvre la porte Ă  la recherche de triplets satisfaisant une Ă©quation plus gĂ©nĂ©rale : an + bn = cn, oĂč l’exposant n est un entier supĂ©rieur Ă  2. L’absence de solution lorsque l’exposant est supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  3 est la conjecture de Fermat, qui n’a Ă©tĂ© dĂ©finitivement dĂ©montrĂ©e que plus de trois siĂšcles plus tard par Andrew Wiles.

Enfin, il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© que le thĂ©orĂšme de Pythagore est Ă©quivalent Ă  l’axiome des parallĂšles[6].

[modifier] Validation physique

Le thĂ©orĂšme de Pythagore Ă©tant dĂ©rivĂ© des axiomes de la gĂ©omĂ©trie euclidienne, sa validitĂ© dans le monde rĂ©el a pu ĂȘtre remise en question avec le caractĂšre non euclidien de l’espace physique. Le mathĂ©maticien Carl Friedrich Gauss, ayant envisagĂ© cette hypothĂšse prĂšs d’un siĂšcle avant la naissance de la thĂ©orie de la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale, aurait selon une lĂ©gende[7] mesurĂ© les angles d’un triangle formĂ© par trois villes de la rĂ©gion de Hanovre afin de vĂ©rifier si la somme de leurs angles constituait effectivement un angle plat.

[modifier] Démonstrations

Plusieurs centaines de dĂ©monstrations diffĂ©rentes[8] ont Ă©tĂ© rĂ©pertoriĂ©es pour le thĂ©orĂšme de Pythagore. La plupart sont construites sur des Ă©galitĂ©s d’aire obtenues par dĂ©coupage et recollement, voire en utilisant des rapports d’aire de triangles semblables. La dĂ©finition du produit scalaire en gĂ©omĂ©trie repĂ©rĂ©e fournit aussi une dĂ©monstration purement algĂ©brique.

[modifier] Selon Euclide

La dĂ©monstration prĂ©sentĂ©e par Euclide dans les ÉlĂ©ments s’appuie d’une part sur le cas d’égalitĂ©[note 2] de deux triangles ayant un angle de mĂȘme mesure entre deux cĂŽtĂ©s de mĂȘmes longueurs, d’autre part sur la proposition XLI du livre Ier :

« Si un parallĂ©logramme et un triangle ont une mĂȘme base, et sont entre mĂȘmes parallĂšles ; le parallĂ©logramme sera [d’aire] double du triangle. Â»

Articles dĂ©taillĂ©s : Triangles isomĂ©triques et Aire d'un triangle.

La méthode utilisée permet de démontrer de façon analogue le théorÚme de Clairaut pour un triangle quelconque sur les cÎtés duquel sont construits des parallélogrammes.

[modifier] Par le puzzle de Gougu

GouguAnim.ogv
Animation du puzzle de Gougu

Le thĂ©orĂšme de Gougu[9],[10] de gou (base) et gu (hauteur)(Chemla Shuchun, chap. 9) est reconstituĂ© d’aprĂšs les commentaires du mathĂ©maticien chinois Liu Hui (IIIe siĂšcle apr. J.-C.) sur le JiuZhang SuanShu äčç« çź—èĄ“ « neuf chapitres d’ArithmĂ©tique Â» (206 av.–220 apr. J.-C.), et le Zhoubi Suanjian 摚髀矗經, « l’ombre des cycles, livre de calculs Â» (un livre d’astronomie). Le neuviĂšme chapitre du livre Les neuf chapitres, classique mathĂ©matique de la chine ancienne, s’ouvre sur un Ă©noncĂ© du thĂ©orĂšme de Pythagore avec le commentaire laconique : « la base multipliĂ©e par elle-mĂȘme fait un carrĂ© vermillon, la hauteur multipliĂ©e par elle mĂȘme un carrĂ© bleu-vert et l’on fait en sorte que ce qui entre et ce qui sort se compense l’un l’autre (...) alors (...) on engendre par rĂ©union l’aire du carrĂ© de l’hypotĂ©nuse Â». Cette preuve utilise le principe du puzzle : deux surfaces Ă©gales aprĂšs dĂ©coupage fini et recomposition ont mĂȘme aire. Euclide, dans sa propriĂ©tĂ© de cisaillement, utilise le mĂȘme principe.

L’absence d’illustration associĂ©e Ă  ce commentaire rĂ©duisent les historiens Ă  Ă©mettre des conjectures pour sa reconstitution. Le dessin ci-contre est proposĂ© par Jean-Claude Martzloff[11] d’aprĂšs une Ă©dition de 1892 des Neuf chapitres. Le triangle rectangle y est tracĂ© en gras, le carrĂ© de la hauteur a Ă©tĂ© tracĂ© Ă  l’extĂ©rieur du triangle, le carrĂ© de la base et celui de l’hypotĂ©nuse sont tournĂ©s vers le triangle. Les parties des carrĂ©s des cĂŽtĂ©s de l’angle droit qui dĂ©passent du carrĂ© de l’hypotĂ©nuse ont Ă©tĂ© dĂ©coupĂ©es et replacĂ©es Ă  l’intĂ©rieur de ce carrĂ©. Le triangle rouge est Ă©gal au triangle de dĂ©part. Le triangle jaune a pour grand cĂŽtĂ© de l’angle droit le petit cĂŽtĂ© du triangle de dĂ©part et a mĂȘmes angles que le triangle initial. Le triangle bleu a pour grand cĂŽtĂ© de l’angle droit, la diffĂ©rence des cĂŽtĂ©s du triangle initial et a mĂȘmes angles que le triangle initial.

Karine Chemla(Chemla Shuchun, p. 680) appuie plutĂŽt son raisonnement sur une figure fondamentale associĂ©e au texte du Zhoubi suanjing et formĂ©e d’un triangle 3 - 4 - 5 dans laquelle on peut lire de nombreuses relations liant les trois cĂŽtĂ©s du triangle rectangle. Elle interprĂšte le commentaire de Liu Hui comme une nouvelle lecture de la figure fondamentale avec dĂ©placement des 3 piĂšces 1 - 2 - 3 de l’extĂ©rieur du carrĂ© dans le carrĂ© de l’hypotĂ©nuse.

Figure de l’hypotĂ©nuse dans laquelle il est aisĂ© de lire[note 3]
cÂČ = 4 (ab)/2 +(b - a)ÂČ
ou bien aussi
(a + b)ÂČ - 4(ab)/2 = cÂČ
Les piÚces forment deux carrés dont les dimensions sont celles des cÎtés du triangle rectangle
Les piĂšces Ă  l’extĂ©rieur du carrĂ© de l’hypotĂ©nuse sont venues se placer Ă  l’intĂ©rieur

Quant Ă  Li Jimin[12], il attribue au Zhoubi Suanjian la paternitĂ© de la premiĂšre dĂ©monstration, il s’appuie lui aussi sur la figure fondamentale et fait pivoter les triangles (1-2) et 3 sur leur pointe pour les installer dans le carrĂ© de l’hypotĂ©nuse.

[modifier] Par soustraction d'aire

Carré de cÎté c inscrit dans un carré de cÎté a+b, tel que les quatre triangles constituant le complémentaire ont pour longueurs de cÎté a, b et c.

Pour un triangle rectangle donnĂ©, il est possible de l’inscrire en quatre exemplaires dans les coins d’un carrĂ© dont le cĂŽtĂ© a pour longueur la somme des longueurs des cathĂštes. Les quatre hypotĂ©nuses forment alors un carrĂ©, par Ă©galitĂ© de longueur et sachant que chacun de ses angles est supplĂ©mentaire des deux angles aigus du triangle.

Avec les notations usuelles, l’aire totale du grand carrĂ© vaut donc (a + b)2 et l’aire du carrĂ© intĂ©rieur vaut c2. La diffĂ©rence est constituĂ©e par quatre triangle d’aire (ab / 2) chacun.

La relation algĂ©brique s’écrit alors (a + b)2 = 4(ab / 2) + c2, c’est-Ă -dire a2 + 2ab + b2 = 2ab + c2, ce qui revient Ă  a2 + b2 = c2.

Juxtaposition de deux figures reprĂ©sentant un mĂȘme carrĂ© dans lequel s’inscrivent quatre copies d’un mĂȘme triangle rectangle, agencĂ©es Ă  gauche pour laisser deux carrĂ©s formĂ©s sur leurs cathĂštes, et Ă  droite pour laisser un carrĂ© formĂ© sur leurs hypotĂ©nuses.
DĂ©monstration du thĂ©orĂšme par soustraction d’aires Ă©gales d’un mĂȘme carrĂ©.

Avec une deuxiĂšme figure inscrite dans le mĂȘme grand carrĂ©, les deux carrĂ©s formĂ©s sur les cĂŽtĂ©s du triangle rectangle s’obtiennent eux aussi par soustraction de quatre copies du triangle initial.

[modifier] Par des triangles semblables

Triangle rectangle avec pied de la hauteur

Il n’y a pas trace de la dĂ©monstration qu’aurait conçue Pythagore et les historiens envisagent deux types de dĂ©monstrations : ou bien une dĂ©monstration fondĂ©e sur un dĂ©coupage comme celui de Gougu ou une dĂ©monstration utilisant les proportionnalitĂ©s des triangles dĂ©coupĂ©s par la hauteur issue de l’angle droit[13].

Si H est le pied de la hauteur issue de C, les triangles CAB, HAC et HCB sont semblables (par Ă©galitĂ©s des angles). Le rapport de similitude entre les triangles HAC et CAB est le rapport des hypotĂ©nuses AC/AB, de mĂȘme le rapport de la similitude entre les triangles HCB et CAB est CB/AB. Le rapport des aires est alors Ă©gal au carrĂ© du rapport de la similitude, soit : \dfrac{A_{HAC}}{A_{CAB}} = \dfrac{AC^2}{AB^2} et \dfrac{A_{HCB}}{A_{CAB}} = \dfrac{BC^2}{AB^2}.

Comme d’autre part la somme des aires des triangles HAC et HCB donne l’aire du triangle CAB, on peut Ă©crire : \dfrac{A_{HAC}}{A_{CAB}}+ \dfrac{A_{HCB}}{A_{CAB}} = \dfrac{AC^2}{AB^2}+ \dfrac{BC^2}{AB^2} = 1. Soit encore : AC2 + BC2 = AB2.CQFD

On peut Ă©galement proposer une variante plus Ă©lĂ©mentaire de cette dĂ©monstration afin de s’affranchir de la notion d’aire : Le rapport de similitude entre les triangles HAC et CAB implique \dfrac{AH}{AC} = \dfrac{AC}{AB} soit AH \cdot AB = AC^2. De mĂȘme, le rapport de similitude entre les triangles HCB et CAB implique \dfrac{HB}{CB} = \dfrac{CB}{AB} soit HB \cdot AB = BC^2 en additionnant, il vient (AH+HB) \cdot AB = AB^2 = AC^2 + BC^2. CQFD

Cette démonstration est à rapprocher de celle du théorÚme de Ptolémée en prenant un rectangle comme quadrilatÚre.

[modifier] Par le produit scalaire

Dans le plan muni d’un repĂšre orthonormĂ©, les vecteurs portĂ©s par les cĂŽtĂ©s d’un triangle ABC vĂ©rifient la relation de Chasles :

\overrightarrow{AB} = \overrightarrow{AC}+\overrightarrow{CB}

donc par bilinĂ©aritĂ© du produit scalaire, il vient :

AB^2 = \overrightarrow{AB} \cdot \overrightarrow{AB} = (\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{CB}) \cdot (\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{CB}) = AC^2 + CB^2 + 2 \overrightarrow{AC} \cdot \overrightarrow{CB}

donc la relation du thĂ©orĂšme est Ă©quivalente Ă  l’annulation du dernier produit scalaire, ce qui correspond prĂ©cisĂ©ment au cas oĂč les vecteurs sont orthogonaux, autrement dit lorsque les cĂŽtĂ©s [AC] et [BC] forment un angle droit.

[modifier] Généralisations

[modifier] Pour un triangle quelconque

Triangle ABC avec les notations AB=c, AC=b, BC=a, d’angle α en A, ÎČ en B et Îł en C
Notations usuelles dans un triangle quelconque.

Le thĂ©orĂšme d'Al-Kashi donne une formule faisant intervenir les longueurs des cĂŽtĂ©s et le cosinus d’un angle. L’angle de mesure Îł, le cĂŽtĂ© opposĂ© de longueur c et les deux autres cĂŽtĂ©s de longueurs respectives a et b sont reliĂ©s par la relation :

c^2 = a^2 + b^2 - 2\,a\,b\,\cos(\gamma).

Si l’angle Îł est droit, son cosinus est nul et la formule se rĂ©duit Ă  la relation du thĂ©orĂšme de Pythagore.

Cette formule est liĂ©e Ă  la bilinĂ©aritĂ© du produit scalaire. Elle permet de traiter des problĂšmes de calcul d’angles et de distances avec les autres relations mĂ©triques du triangle donnĂ©es par le thĂ©orĂšme de la mĂ©diane, la formule de l’aire et la loi des sinus.

[modifier] Avec d'autres figures formées sur les cÎtés

Euclide mentionne dans les ÉlĂ©ments[4] (proposition 31 du livre VI) :

Dans les triangles rectangles, la figure construite sur l’hypotĂ©nuse est Ă©quivalente Ă  la somme des figures semblables et semblablement construites sur les cĂŽtĂ©s qui comprennent l’angle droit.

Triangle rectangle avec les lunules formées sur les cathÚtes.
Propriété des lunules

En appliquant cette gĂ©nĂ©ralisation Ă  des demi-disques formĂ©s sur chaque cĂŽtĂ© d’un triangle rectangle, il en dĂ©coule le thĂ©orĂšme des deux lunules, selon lequel l’aire du triangle rectangle est Ă©gale Ă  la somme des aires des lunules dessinĂ©es sur chaque cĂŽtĂ© de l’angle droit.

Le théorÚme de Clairaut est une autre généralisation, valable sur un triangle quelconque, sur les cÎtés desquels sont construits des parallélogrammes.

[modifier] En plus grande dimension

L’hypotĂ©nuse d’un triangle rectangle pouvant se concevoir comme la diagonale d’un rectangle, une gĂ©nĂ©ralisation du thĂ©orĂšme en dimension supĂ©rieure peut s’énoncer comme suit :

Dans un pavé droit, le carré de la grande diagonale est égal à la somme des carrés des dimensions du pavé.

Ce rĂ©sultat est Ă©quivalent au calcul de la longueur d’un segment Ă  partir des coordonnĂ©es cartĂ©siennes de ses extrĂ©mitĂ©s dans un repĂšre orthonormĂ© :

AB = \sqrt{(x_B-x_A)^2+(y_B-y_A)^2+(z_B-z_A)^2}

ou, en dimension supĂ©rieure, si A est de coordonnĂ©es (xi) et B de coordonnĂ©es (x'i) :

AB = \sqrt{\sum_i(x'_i-x_i)^2}.

Cette derniĂšre formule est encore valable dans un espace de Hilbert de dimension infinie et aboutit notamment Ă  la formule de Parseval.

Le thĂ©orĂšme de Gua donne une autre gĂ©nĂ©ralisation du thĂ©orĂšme de Pythagore dans un espace euclidien : si un tĂ©traĂšdre a toutes ses arĂȘtes orthogonales en un sommet alors le carrĂ© de l’aire de la face opposĂ©e au coin est la somme des carrĂ©s des aires des trois autres faces.

[modifier] En géométrie non euclidienne

Le thĂ©orĂšme de Pythagore est Ă©quivalent Ă  l'axiome des parallĂšles, qui peut ĂȘtre rĂ©digĂ© ainsi :

Axiome des parallĂšles â€” Par un point, il passe une et une seule droite parallĂšle Ă  une droite donnĂ©e.

Cela signifie que, dans les axiomes de la gĂ©omĂ©trie euclidienne, on peut remplacer l'« axiome Â» des parallĂšles par le « thĂ©orĂšme Â» de Pythagore sans que les autres rĂ©sultats de la gĂ©omĂ©trie soient modifiĂ©s. Les statuts d'axiome et de thĂ©orĂšme de ces deux rĂ©sultats sont alors inversĂ©s : le « thĂ©orĂšme Â» de Pythagore devient un axiome (une vĂ©ritĂ© de base, indĂ©montrable, sur laquelle s'appuie la thĂ©orie) et l'« axiome Â» des parallĂšles devient un thĂ©orĂšme, qui peut ĂȘtre dĂ©montrĂ© Ă  l'aide de Pythagore.

Dans d'autres géométries, l'axiome des parallÚles est remplacé par un autre, et le théorÚme de Pythagore n'est donc plus vrai.

Triangle formĂ© par trois grands cercles Ă  la surface d’une sphĂšre, se coupant deux Ă  deux Ă  angle droit.
Triangle trirectangle Ă  la surface d’une sphĂšre, pour lequel la relation du thĂ©orĂšme de Pythagore ne s’applique pas.

En gĂ©omĂ©trie sphĂ©rique, si un triangle est formĂ© par trois arcs de grands cercles Ă  la surface d’une sphĂšre de rayon R et si deux de ces arcs se croisent Ă  angle droit, la relation du thĂ©orĂšme de Pythagore n’est plus valable, comme dans le cas du triangle Ă©quilatĂ©ral trirectangle. Elle doit ĂȘtre remplacĂ©e par la formule :

 \cos \left(\dfrac{c}{R}\right) = \cos \left(\dfrac{a}{R}\right)\,\cos \left(\dfrac{b}{R}\right)

oĂč c est la longueur de l’arc opposĂ© Ă  l’angle droit.

Une relation similaire existe en gĂ©omĂ©trie hyperbolique pour une courbure constante Ă©gale Ă  −1 :

 \mathrm{ch} \left(\dfrac{c}{R}\right) = \mathrm{ch}\left(\dfrac{a}{R}\right)\,\mathrm{ch}\left(\dfrac{b}{R}\right)

oĂč ch dĂ©signe la fonction cosinus hyperbolique.

Dans les deux cas, un dĂ©veloppement limitĂ© Ă  l’ordre 2 redonne, pour des triangles de faible dimension, la relation du thĂ©orĂšme de Pythagore en gĂ©omĂ©trie plane.

Plus gĂ©nĂ©ralement, la propriĂ©tĂ© rĂ©siste mal au transfert dans d’autres gĂ©omĂ©tries Ă  cause de leur courbure :

  • si la courbure est positive : c2 < a2 + b2 ;
  • si la courbure est nĂ©gative : c2 > a2 + b2 ;
  • si la courbure est nulle : c2 = a2 + b2.

Dans le cadre de la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale, l’espace euclidien est remplacĂ© par un espace courbe oĂč les segments sont remplacĂ©s par des gĂ©odĂ©siques. La thĂ©orie de la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale soutient que la matiĂšre et l’énergie conduisent l’espace Ă  ĂȘtre non-euclidien et le thĂ©orĂšme ne s’applique donc pas strictement en prĂ©sence d’énergie. Cependant, la dĂ©viation par rapport Ă  l’espace euclidien est faible sauf auprĂšs d’imposantes sources gravitationnelles comme les trous noirs. DĂ©terminer si le thĂ©orĂšme est enfreint sur d’importantes Ă©chelles cosmologiques, c’est-Ă -dire mesurer la courbure de l’Univers, est un problĂšme ouvert pour la cosmologie.

[modifier] Culture

Le thĂ©orĂšme de Pythagore est mentionnĂ© dans La PlanĂšte des singes, de Pierre Boulle. Le narrateur, considĂ©rĂ© comme un animal dĂ©pourvu d’intelligence, dĂ©trompe en effet son interlocuteur en traçant une figure gĂ©omĂ©trique qui illustre le thĂ©orĂšme.

Le chansonnier Franc-Nohain a composĂ© un quatrain qui cite le thĂ©orĂšme[14] :

Le carrĂ© de l’hypotĂ©nuse
Est Ă©gal, si je ne m’abuse
À la somme des carrĂ©s
Construits sur les autres cÎtés.

[modifier] Notes et références

[modifier] Notes

  1. ↑ L’incommensurabilitĂ© du cĂŽtĂ© et de la diagonale du carrĂ© peut cependant se dĂ©montrer sans recourir au thĂ©orĂšme de Pythagore.
  2. ↑ L’expression est utilisĂ©e pour dĂ©signer des triangles isomĂ©triques.
  3. ↑ Le commentaire du Zhoubi suanjing consiste Ă  remarquer que le carrĂ© de l’hypotĂ©nuse est formĂ© de 4 triangles vermillon d’aire ab/2 et d’un carrĂ© jaune central d’aire (b-a)ÂČ

[modifier] Références

  1. ↑ Le mathĂ©maticien Van der Waerden Le problĂšme des objets dans la ... - Google Livres et l’ingĂ©nieur Alexander Thom Les mĂ©galithes, Ă©sotĂ©risme et rĂ©alitĂ© - Google Livres auraient dĂ©couvert des triplets pythagoriciens sur des sites mĂ©galithiques en Grande-Bretagne et Ă  Carnac, mais leurs analyses sont contestĂ©es par Kaveing et Keller [1].
  2. ↑ Voir le texte de Plutarque et les travaux de Jean Philippe Lauer relatĂ©s dans La gĂ©omĂ©trie Ă©gyptienne de ThĂ©ophile Obenga.
  3. ↑ AndrĂ© Demailly attribue dĂ©jĂ  cette compĂ©tence aux arpenteurs Ă©gyptiens dans Herbert Simon et les sciences de conception. C’est mĂȘme ainsi que Thomas Henri Martin imagine la diffusion de ce savoir aux Grecs et aux Chinois dans Les signes numĂ©raux chez les peuples de l’AntiquitĂ© et du Moyen Âge.
  4. ↑ a, b et c ÉlĂ©ments d’Euclide
  5. ↑ EntrĂ©e « Irrationnel Â» § III b dans (Baruk 1992).
  6. ↑ (en) Scott E. Brodie, « The Pythagorean Theorem is Equivalent to the Parallel Postulate Â», cut-the-knot
  7. ↑ Voir Renaissance de la gĂ©omĂ©trie non euclidienne entre 1860 et 1900, par Jean-Daniel Voelke, page 40 et suivantes ; Gauss a explicitement dĂ©clarĂ© que seules des mesures sur des distances « immensĂ©ment supĂ©rieures au rayon de la Terre Â» permettraient une telle vĂ©rification.
  8. ↑ Le site (en) Alexander Bogomolny, « Pythagorean theorem Â», cut-the-knot, propose 92 dĂ©monstrations diffĂ©rentes du thĂ©orĂšme mais cite The Pythagorean Proposition (par Elisha Scott Loomis, au dĂ©but du XXe siĂšcle) qui en rassemble 367.
  9. ↑ (en) Proof of Guogu or Pythagoras' Theorem sur chinapage.com
  10. ↑ Quelques exemples de dĂ©monstration en mathĂ©matiques chinoises, Jean-Claude Martzloff, in La dĂ©monstration mathĂ©matique dans l’histoire, Irem de Lyon
  11. ↑ Jean-Claude Martzloff, Une histoire des mathĂ©matiques chinoises, A history of chinese mathematics - Google Livres
  12. ↑ Karine Chemla dans (Chemla Shuchun) fait rĂ©fĂ©rence Ă  l’interprĂ©tation (1993) de cet historien p. 682.
  13. ↑ Eliane Cousquer, Le ThĂ©orĂšme de Pythagore[PDF]
  14. ↑ EntrĂ©e « Pythagore (thĂ©orĂšme de) Â» dans (Baruk 1992)

[modifier] Sources

  • Karine Chemla et Guo Shuchun, Neuf Chapitres. Le Classique de la Chine ancienne et ses commentaires. Édition critique. [dĂ©tail des Ă©ditions] ,
  • Stella Baruk, Dictionnaire de mathĂ©matiques Ă©lĂ©mentaires, 1992 [dĂ©tail de l’édition] 

[modifier] Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Articles connexes

Contexte
  • Livre I des ÉlĂ©ments d'Euclide
  • Formulaire de gĂ©omĂ©trie classique
ProblÚmes reliés
  • Racine carrĂ©e de deux
  • Triplet pythagoricien
  • Dernier thĂ©orĂšme de Fermat
Généralisations
  • ThĂ©orĂšme de Clairaut (gĂ©omĂ©trie), un cas plus gĂ©nĂ©ral, avec des parallĂ©logrammes autour d’un triangle quelconque
  • ThĂ©orĂšme d'Al-Kashi (Le thĂ©orĂšme de Pythagore gĂ©nĂ©ralisĂ©) avec un peu de trigonomĂ©trie
Ouverture
  • Courbure spatiale
Cet article est reconnu comme « article de qualitĂ© Â» depuis sa version du 17 dĂ©cembre 2005 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complĂ©mentaire, consulter sa page de discussion et le vote l’ayant promu.

wikipediaCet article est issu de l'encyclopédie libre Wikipedia.
Vous pouvez consulter l'article ici ainsi que son historique.
Les textes et les images sont disponibles sous les termes de la Licence de documentation libre GNU.


maths haut de pagehaut Retrouvez cette page sur ilemaths l'île des mathématiques
© Tom_Pascal & Océane 2012