L'utilisation d'une calcultrice est autorisée.
La qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
Coefficient : 7 (ou 9 pour les candidats ayant choisis l'enseignement de spécialité) Durée de l'épreuve : 4 heures
Exercice 1 - Commun à tous les candidats (4 points)
Partie A : Restitution organisée de connaissances
Prérequis : On rappelle les deux résultats suivants :
i. Si z est un nombre complexe non nul, on a l'équivalence suivante :
ii. Pour tous nombres réels a et b :
Soient z1 et z2 deux nombres complexes non nuls.
Démontrer les relations :
|z1 z2| = |z1| |z2| et à 2 près.
Partie B
Pour chaque proposition, indiquer si elle est vraie ou fausse et proposer une démonstration pour la réponse indiquée. Dans le cas d'une proposition fausse, la démonstration consistera à fournir un contre-exemple. Une réponse sans démonstration ne rapporte pas de point.
On rappelle que si z est un nombre complexe, désigne le conjugué de z et |z| désigne le module de z.
1. Si z = , alors z4 est un nombre réel.
2. Si z + = 0, alors z = 0.
3. Si z + = 0, alors z = i ou z = -i.
4. Si |z| = 1 et si |z + z'| = 1, alors z' = 0.
Exercice 2 - Candidats n'ayant pas suivi l'enseignement de spécialité (5 points)
On lance un dé tétraédrique dont les quatre faces portent les nombres 1, 2, 3 et 4.
On lit le nombre sur la face cachée.
Pour k {1 ; 2 ; 3 ; 4), on note pi la probabilité d'obtenir le nombre k sur la face cachée.
Le dé est déséquilibré de telle sorte que les nombres p1, p2, p3 et p4 dans cet ordre, forment une progression arithmétique.
1. Sachant que p4 = 0,4 démontrer que p1 = 0,1, p2 = 0,2 et p3 = 0,3.
2. On lance le dé trois fois de suite. On suppose que les lancers sont deux à deux indépendants.
a) Quelle est la probabilité d'obtenir dans l'ordre les nombres 1, 2, 4 ?
b) Quelle est la probabilité d'obtenir trois nombres distincts rangés dans l'ordre croissant ?
3. On lance 10 fois de suite le dé. On suppose les lancers deux à deux indépendants. On note X la variable aléatoire qui décompte le nombre de fois où le chiffre 4 est obtenu.
a) Pour 1 i 10, exprimer en fonction de i la probabilité de l'événement
(X = i).
b) Calculer l'espérance mathématique de X. Interpréter le résultat obtenu.
c) Calculer la probabilité de l'événement (X 1). On donnera une valeur arrondie au millième.
4. Soit n un entier naturel non nul. On lance n fois le dé, les lancers étant encore supposés indépendants deux à deux.
On note Un la probabilité d'obtenir pour la première fois le nombre 4 au n-ième lancer.
a) Montrer que (Un) est une suite géométrique et qu'elle est convergente.
b) Calculer Sn = puis étudier la convergence de la suite (Sn).
c) Déterminer le plus petit entier n tel que Sn > 0,999.
Exercice 2 - Candidats ayant suivi l'enseignement de spécialité (5 points)
Le but de l'exercice est d'étudier certaines propriétés de divisibilité de l'entier 4n - 1, lorsque n est un entier naturel.
On rappelle la propriété connue sous le nom de petit théorème de Fermat : « si p est un nombre entier et a un entier naturel premier avec p, alors ap-1 - 1 0 mod p ».
Partie A : Quelques exemples
1. Démontrer que, pour tout entier naturel n, 4n est congru à 1 modulo 3.
2. Prouver à l'aide du petit théorème de Fermat, que 428 - 1 est divisible par 29.
3. Pour 1 n 4, déterminer le reste de la division de 4n par 17. En déduire que,
pour tout entier k, le nombre 44k - 1 est divisible par 17.
4. Pour quels entiers naturels n le nombre 4n - 1 est-il divisible par 5 ?
5. À l'aide des questions précédentes déterminer quatre diviseurs premiers de 428 - 1.
Partie B : Divisibilité par un nombre premier
Soit p un nombre premier différent de 2.
1. Démontrer qu'il existe un entier n 1 tel que 4n 1 mod p.
2. Soit n 1 un entier naturel tel que 4n 1 mod p. On note b le plus petit entier strictement positif tel que 4b 1 mod p et r le reste de la division euclidienne de n par b.
a) Démontrer que 4r 1 mod p. En déduire que r = 0.
b) Prouver l'équivalence : 4n - 1 est divisible par p si et seulement si n est multiple de b.
c) En déduire que b divise p -1.
Exercice 3 - Commun à tous les candidats (6 points)
On désigne par la fonction définie sur l'ensemble des nombres réels par .
On note la courbe représentative de dans un repère orthonormal , (unité graphique : 5 cm).
Partie A : Etude de la fonction
1. Vérifier que pour tout nombre réel : .
2. Déterminer les limites de en - et en +. Interpréter graphiquement les
résultats obtenus.
3. Calculer pour tout nombre réel . En déduire les variations de sur .
4. Dresser le tableau des variations de .
5. Tracer la courbe et ses asymptotes éventuelles dans le repère .
Partie B : Quelques propriétés graphiques
1. On considère les points M et M' de la courbe d'abscisses respectives et -. Déterminer les coordonnées du milieu A du segment [MM']. Que représente le point A pour la courbe ?
2. Soit n un entier naturel. On désigne par Dn le domaine du plan limité par la droite d'équation y = 1, la courbe et les droites d'équations = 0 et = n, désigne l'aire du domaine Dn exprimée en unité d'aire.
a) Calculer .
b) Etudier la limite éventuelle de , lorsque n tend vers +.
Partie C : Calcul d'un volume
Soit un réel positif, on note l'intégrale .
On admet que est une mesure, exprimée en unité de volume, du volume engendré par la rotation autour de l'axe des abscisses, de la portion de la courbe obtenue pour .
1. Déterminer les nombre réels a et b tels que :
pour tout nombre réel :
2. Exprimer en fonction de .
3. Déterminer la limite de lorsque tend vers +.
Exercice 4 - Commun à tous les candidats (5 points)
ABCDEFGH est le cube d'arête 1 représenté en annexe qui sera complétée et rendue avec la copie. L’espace est rapporté au repère orthonormal .
Partie A : Un triangle et son centre de gravité
1. Démontrer que le triangle BDE est équilatéral.
2. Soit I le centre de gravité du triangle BDE.
a) Calculer les coordonnées de I.
b) Démontrer que . Que peut-on en déduire pour les points A, I, G ?
3. Prouver que I est le projeté orthogonal de A sur le plan (BDE).
Partie B : Une droite particulière
Pour tout nombre réel k, on définit deux points Mk et Nk, ainsi qu'un plan de la façon suivante :
Mk est le point de la droite (AG) tel que ;
est le plan passant par Mk et parallèle au plan (BDE);
Nk est le point d'intersection du plan et de la droite (BC).
1. Identifier , et en utilisant des points déjà définis. Calculer la distance .
2. Calcul des coordonnées de Nk.
a) Calculer les coordonnées de Mk dans le repère .
b) Déterminer une équation du plan dans ce repère.
c) En déduire que le point Nk a pour coordonnées (1 ; 3k - 1 ; 0).
3. Pour quelles valeurs de k la droite (MkNk) est-elle orthogonale à la fois aux droites (AG) et (BC) ?
4. Pour quelles valeurs de k la distance MkNk est-elle minimale ?
5. Tracer sur la figure donnée en annexe, la section du cube par le plan .
Tracer la droite sur la même figure.