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Théorie des catégories


Théorie des catégories : encyclopédie mathématiques

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La théorie des catégories étudie les structures mathématiques et les relations qu'elles entretiennent.

Les catĂ©gories sont utilisĂ©es dans la plupart des branches mathĂ©matiques et dans certains secteurs de l'informatique thĂ©orique et en mathĂ©matiques de la physique. Elles forment une notion unificatrice. Cette thĂ©orie a Ă©tĂ© mise en place par Samuel Eilenberg et Saunders Mac Lane en 1942-1945, en lien avec la topologie algĂ©brique, et propagĂ©e dans les annĂ©es 1960-1970 en France par Alexandre Grothendieck, qui en fit une Ă©tude systĂ©matique. Ă€ la suite des travaux de William Lawvere, la thĂ©orie des catĂ©gories est utilisĂ©e depuis 1969 pour dĂ©finir la logique et la thĂ©orie des ensembles ; elle peut donc, comme cette dernière, ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme fondement des mathĂ©matiques.

Sommaire

[modifier] Éléments de base

[modifier] Morphismes

L'étude des catégories, très abstraite, fut motivée par l'abondance de caractéristiques communes à diverses classes liées à des structures mathématiques.

Voici un exemple. La classe Grp des groupes comprend tous les objets ayant une « structure de groupe Â». Plus prĂ©cisĂ©ment, Grp comprend tous les ensembles G munis d'une opĂ©ration qui satisfait un certain ensemble d'axiomes (associativitĂ©, inversibilitĂ©, Ă©lĂ©ment neutre). Des thĂ©orèmes peuvent ainsi ĂŞtre prouvĂ©s en effectuant des dĂ©ductions logiques Ă  partir de cet ensemble d'axiomes. Par exemple, ils apportent la preuve directe que l'Ă©lĂ©ment identitĂ© d'un groupe est unique.

Au lieu d'étudier simplement l'objet seul (les groupes) qui possède une structure donnée, comme les théories mathématiques l'ont toujours fait, la théorie des catégories met l'accent sur les morphismes et les processus qui préservent la structure entre deux objets. Il apparaît qu'en étudiant ces morphismes l'on est capable d'en apprendre plus sur la structure des objets.

Dans notre exemple, les morphismes Ă©tudiĂ©s sont les homomorphismes de groupes. Un homomorphisme de groupe entre deux groupes prĂ©serve la structure de groupe d'une manière très prĂ©cise ; c'est un processus qui Ă  un groupe en associe un autre, tout en prĂ©servant toutes les informations sur la structure du premier groupe au sein du second groupe. Ainsi :

  • Ă  chaque Ă©lĂ©ment x du groupe de dĂ©part est associĂ© un Ă©lĂ©ment f(x) du groupe d'arrivĂ©e ;
  • Ă  chaque opĂ©ration x \bullet y du groupe de dĂ©part est associĂ©e une opĂ©ration f(x \bullet y) = f(x) \star f(y) du groupe d'arrivĂ©e.

Une manière Ă©quivalente de dĂ©crire cette prĂ©servation de structure est de dire que toutes les manières d'aller du couple d'Ă©lĂ©ments quelconques (x, y) Ă  f(x) \star f(y) mènent au mĂŞme rĂ©sultat :

  • on peut d'abord aller de (x, y) Ă  x \bullet y par la loi de composition \bullet, puis de x \bullet y Ă  f(x \bullet y) par le morphisme f ;
  • ou bien l'on peut aller d'abord de (x, y) Ă  (f(x), f(y)) par le morphisme f, puis de (f(x), f(y)) Ă  f(x) \star f(y) par la loi de composition \star.

Pour dire que tous ces chemins mènent au même résultat, on peut énoncer que le diagramme qui les représente est commutatif, ou que f(x \bullet y) = f(x) \star f(y).

L'étude des homomorphismes de groupe fournit un outil pour étudier les propriétés générales des groupes et les conséquences des axiomes relatifs aux groupes.

Il en est de même dans de nombreuses théories mathématiques. Une catégorie est une formulation axiomatique qui relie des structures mathématiques aux fonctions qui les préservent. Une étude systématique des catégories permet de prouver des résultats généraux à partir des axiomes d'une catégorie.

[modifier] Foncteurs

Article dĂ©taillĂ© : Foncteur.

Une catégorie est elle-même un type de structure mathématique, pour laquelle il existe des processus préservant sa structure. De tels processus sont appelés foncteurs. Un foncteur associe à chaque objet d'une catégorie un objet d'une autre catégorie, et à chaque morphisme d'une catégorie un morphisme dans l'autre catégorie.

On dĂ©finit ainsi une catĂ©gorie des catĂ©gories et foncteurs : les objets sont des catĂ©gories, et les morphismes sont des foncteurs.

L'Ă©tude des catĂ©gories et des foncteurs n'est pas seulement celle d'une classe de structures mathĂ©matiques et des morphismes qui les relient : elle porte Ă©galement sur les relations entre diverses classes de structures mathĂ©matiques. Cette idĂ©e fondamentale apparut d'abord en topologie algĂ©brique : certains problèmes topologiques complexes peuvent ĂŞtre traduits en questions algĂ©briques, qui sont souvent plus faciles Ă  rĂ©soudre. Certaines constructions basiques, telles que le groupe fondamental ou le groupoĂŻde fondamental d'un espace topologique, peuvent ainsi ĂŞtre exprimĂ©es comme des foncteurs fondamentaux vers la catĂ©gorie des groupoĂŻdes, ce qui permet de gĂ©nĂ©raliser le concept dans l'algèbre et dans ses applications.

[modifier] Transformations naturelles

Par un nouvel effort d'abstraction, les constructions sont souvent « reliĂ©es naturellement Â». C'est pourquoi l'on dĂ©finit le concept de transformation naturelle, qui est une manière d'envoyer un foncteur sur un foncteur. Si le foncteur est un morphisme de morphismes, la transformation naturelle est un morphisme de morphismes de morphismes. On peut ainsi Ă©tudier de nombreuses constructions mathĂ©matiques. La « naturalitĂ© Â», comme le principe de relativitĂ© en physique, est un principe plus profond qu'il n'en a l'air au premier regard. Saunders MacLane, coinventeur de la thĂ©orie des catĂ©gories, a ainsi dĂ©clarĂ© : « je n'ai pas inventĂ© les catĂ©gories pour Ă©tudier les foncteurs ; je les ai inventĂ©es pour Ă©tudier les transformations naturelles Â».

Par exemple, il existe un isomorphisme entre un espace vectoriel de dimension finie et son espace dual, mais cet isomorphisme n'est pas « naturel Â», dans le sens oĂą sa dĂ©finition requiert d'avoir choisi une base, dont elle dĂ©pend Ă©troitement. En revanche, il existe un isomorphisme naturel entre un espace vectoriel de dimension finie et son espace bidual (le dual de son dual), c'est-Ă -dire en l'occurrence indĂ©pendant de la base choisie. Cet exemple est, historiquement, le premier formulĂ© dans l'article fondateur de Samuel Eilenberg et Saunders MacLane en 1945.

Autre exemple : il existe plusieurs manières de relier les espaces topologiques Ă  la thĂ©orie des groupes : homologie, cohomologie, homotopie... L'Ă©tude des transformations naturelles permet d'examiner comment ces connexions sont elles-mĂŞmes reliĂ©es l'une Ă  l'autre.

[modifier] Définition

Composition des morphismes
Associativité de la composition

Une catĂ©gorie \mathcal C, dans le langage de la thĂ©orie des classes, est la donnĂ©e de quatre Ă©lĂ©ments :

  • Une classe dont les Ă©lĂ©ments sont appelĂ©s objets ;
  • Un ensemble \mathrm{Hom}\big(A,B \big), pour chaque paire d'objets \quad A   et  \quad B, dont les Ă©lĂ©ments \quad f sont appelĂ©s morphismes (ou flèches) entre \quad A et \quad B, et sont parfois notĂ©s f:A\rightarrow\; B ;
  • Un morphisme \mathrm{id}_A:A\rightarrow\;A, pour chaque objet \quad A, appelĂ© identitĂ© sur \quad A ;
  • Un morphisme g\circ f:A\rightarrow\;C pour toute paire de morphismes f:A\rightarrow\;B  et g:B\rightarrow\;C, appelĂ© composĂ©e de \quad f et \quad g, tel que :
  • la composition est associative : pour tous morphismes f:c\rightarrow\;d, g:b\rightarrow\;c   et   h:a\rightarrow\;b,
(f\circ g)\circ h=f\circ(g\circ h) ;
  • les identitĂ©s sont des Ă©lĂ©ments neutres de la composition : pour tout morphisme f:A\rightarrow\;B,
\mathrm{id}_B\circ f=f=f\circ\mathrm{id}_{A}.

On demande aussi que : \mathrm {Hom} (A, B) \cap \mathrm {Hom} (C, D) = \varnothing   si  \big(A, B\big)\neq \big(C, D\big).

Lorsqu'une catĂ©gorie est courante, certains lui donnent comme nom l'abrĂ©viation du nom de ses objets, entre parenthèses, pour signaler qu'il s'agit de leur catĂ©gorie ; nous suivrons ici cette convention.

Une sous-catégorie de \mathcal C est une catégorie dont les objets sont des objets \mathcal C et dont les flèches sont des flèches (mais pas nécessairement toutes les flèches) de \mathcal C entre deux objets de la sous-catégorie.

[modifier] Exemples

  • La catĂ©gorie \mathcal(Ens), dont les objets sont les ensembles, et les flèches les applications, avec la composition usuelle des applications. En particulier, on voit que les objets d'une catĂ©gorie ne forment pas forcĂ©ment un ensemble !
  • La catĂ©gorie \mathcal (Top), dont les objets sont les espaces topologiques, et les flèches les applications continues, avec la composition usuelle.
  • La catĂ©gorie \mathcal(Met), dont les objets sont les espaces mĂ©triques, et les flèches les applications uniformĂ©ment continues, avec la composition usuelle.
  • La catĂ©gorie \mathcal(Mon), dont les objets sont les monoĂŻdes et les flèches les morphismes, avec la composition usuelle.
  • La catĂ©gorie \mathcal(Grp), dont les objets sont les groupes et les flèches les morphismes, avec la composition usuelle.
  • La catĂ©gorie \mathcal(Ab), dont les objets sont les groupes abĂ©liens et les flèches les morphismes, avec la composition usuelle.
  • La catĂ©gorie \mathcal(ACU), dont les objets sont les anneaux commutatifs unitaires et les flèches les morphismes, avec la composition usuelle.
  • La catĂ©gorie \mathcal(Ord), dont les objets sont les ensembles ordonnĂ©s et les flèches les applications croissantes.

Les exemples prĂ©cĂ©dents ont une propriĂ©tĂ© en commun : les objets sont des ensembles munis d'une structure supplĂ©mentaire, et les flèches sont toujours des applications entre les ensembles sous-jacents. Ce sont des catĂ©gories concrètes (en), c'est-Ă -dire des catĂ©gories munies d'un foncteur fidèle vers la catĂ©gorie des ensembles (dans les cas prĂ©sents, il s'agit du foncteur oubli, qui fait abstraction des structures considĂ©rĂ©es pour ne retenir que leur ensemble de base ; par exemple, appliquer le foncteur d'oubli au groupe (\Z, +) donne l'ensemble \Z). Toute petite catĂ©gorie (i. e. dont les objets forment un ensemble) est concrète, comme les deux suivantes :

  • On se donne un monoĂŻde (M,*,e)\,, et on dĂ©finit la catĂ©gorie M\, ainsi :
  • objets : un seul
  • flèches : les Ă©lĂ©ments du monoĂŻde, elles partent toute de l'unique objet pour y revenir ;
  • composition : donnĂ©e par la loi du monoĂŻde (l'identitĂ© est donc la flèche associĂ©e Ă  e\,).
  • objets : les Ă©lĂ©ments de l'ensemble ;
  • flèches : pour tous objets e\, et f\,, il existe une flèche de e\, vers f\, si et seulement si eRf\, (et pas de flèche sinon) ;
  • composition : la composĂ©e de deux flèches est la seule flèche qui rĂ©unit les deux extrĂ©mitĂ©s (la relation est transitive) ; l'identitĂ© est la seule flèche qui relie un objet Ă  lui-mĂŞme (la relation est rĂ©flexive).
Cet exemple est particulièrement intĂ©ressant dans le cas suivant : l'ensemble est l'ensemble des ouverts d'un espace topologique, et la relation est l'inclusion ; cela permet de dĂ©finir les notions de prĂ©faisceau et de faisceau, via les foncteurs.
  • Un exemple de catĂ©gorie non concrète : la catĂ©gorie homotopique (en) hTop, dont les objets sont les espaces topologiques et dont les morphismes sont les classes d'homotopie d'applications continues.

[modifier] Catégorie duale

À partir d'une catégorie \mathcal C, on peut définir une autre catégorie \mathcal C^{op} (ou \mathcal C ^ o), dite opposée ou duale, en prenant les mêmes objets, mais en inversant le sens des flèches.

Plus prĂ©cisĂ©ment : Hom_{\mathcal C^{op}}(A,B)=Hom_{\mathcal C}(B,A), et la composition de deux flèches opposĂ©es est l'opposĂ©e de leur composition :

f^{op}\circ g^{op}=(g\circ f)^{op}

Il est clair que la catĂ©gorie duale de la catĂ©gorie duale est la catĂ©gorie de dĂ©part : (\mathcal C^{op})^{op}=\mathcal C.

Cette dualisation extrêmement simple permet de symétriser la plupart des énoncés, ce qui peut être douloureux pour les débutants...

[modifier] Propriétés des flèches

[modifier] Définitions

Isomorphisme

Une flèche f:A\rightarrow\; B est dite un monomorphisme lorsqu'elle vĂ©rifie la propriĂ©tĂ© suivante : pour tout couple g,h de flèches E\rightarrow\; A (et donc aussi pour tout E), si f\circ g=f\circ h, alors g=h.

Une flèche f:A\rightarrow\; B est dite un Ă©pimorphisme lorsqu'elle vĂ©rifie la propriĂ©tĂ© suivante : pour tout couple g,h de flèches B\rightarrow\; E (et donc aussi pour tout E), si g\circ f=h\circ f, alors g=h.

Les notions de monomorphisme et d'Ă©pimorphisme sont duales l'une de l'autre : une flèche est un monomorphisme si et seulement si elle est un Ă©pimorphisme dans la catĂ©gorie duale.

Une flèche f:A\rightarrow\; B est dite un isomorphisme s'il existe une flèche g:B\rightarrow\; A telle que g\circ f=I_A et f\circ g=I_B. Cette notion est autoduale.

[modifier] Exemples

  • Dans la catĂ©gorie des ensembles, les monomorphismes sont les injections, les Ă©pimorphismes sont les surjections et les isomorphismes sont les bijections.
  • Un contre-exemple important en thĂ©orie des catĂ©gories : un morphisme peut Ă  la fois ĂŞtre un monomorphisme et un Ă©pimorphisme, sans ĂŞtre pour autant un isomorphisme ; pour voir ce contre-exemple, il faut se placer dans la catĂ©gorie des anneaux commutatifs unitaires, et considĂ©rer la flèche (unique !) \mathbb Z\rightarrow\mathbb Q : elle est un monomorphisme car provient d'une application injective, un Ă©pimorphisme par localisation, mais n'est clairement pas un isomorphisme!
  • On trouve aussi de tels Ă©pimorphisme-monomorphisme non isomorphiques dans la catĂ©gories des espaces topologiques : toute injection y est un monomorphisme, toute surjection est un Ă©pimorphisme, les isomorphismes sont les homĂ©omorphismes, mais il y a des fonctions continues Ă  la fois injectives et surjectives qui ne sont pas des homĂ©omorphismes : par exemple l'identitĂ© sur un ensemble muni de deux topologies diffĂ©rentes, l'une plus grossière que l'autre.
  • Dans la catĂ©gorie des ensembles ordonnĂ©s les isomorphismes sont les bijections croissantes (elles sont nĂ©cessairement strictement croissantes).

[modifier] Somme et produit d'une famille d'objets en théorie des catégories

La somme d'une famille (X_i)i\in I est la donnĂ©e d'un objet \quad X de \mathcal C et pour tout i d'une flèche \phi_i: X_i \rightarrow\; X vĂ©rifiant la propriĂ©tĂ© universelle :

quels que soient l'objet \quad Y et les flèches f_i:X_i\rightarrow\;Y de \mathcal C il existe une unique flèche f:X \rightarrow\;Y telle que pour tout i le diagramme :
Coproduct-02.png

soit commutatif. C'est-Ă -dire que f_i=f\circ \phi_i.

le produit d'une famille (X_i)i\in I est la donnĂ©e d'un objet \quad X de \mathcal C et pour tout i d'une flèche \pi_i: X \rightarrow\; X_i vĂ©rifiant la propriĂ©tĂ© universelle :

quels que soient l'objet \quad Y et les flèches f_i:Y\rightarrow\;X_i de \mathcal C il existe une unique flèche f:Y\rightarrow\;X telle que pour tout i le diagramme :
CategoricalProduct-01.png

soit commutatif. C'est-Ă -dire que f_i=\pi_i\circ f.

S'ils existent, les sommes et les produits sont uniques aux isomorphismes près[1].

On permute ces dĂ©finitions en inversant les flèches des diagrammes : une somme (respectivement un produit) dans \mathcal C est un produit (respectivement une somme) dans sa duale.

[modifier] Remarques

  • Il arrive parfois que l'on oublie les objets d'une catĂ©gorie et que l'on ne s'intĂ©resse plus qu'aux flèches, en substituant la flèche identitĂ© Ă  l'objet.
  • Il existe la catĂ©gorie des petites catĂ©gories, oĂą la classe des objets est un ensemble, ainsi que la catĂ©gorie des foncteurs d'une petite catĂ©gorie Ă  une autre : les morphismes sont les transformations naturelles. On voit ici le rĂ´le jouĂ© par la thĂ©orie des classes NBG.
  • Une catĂ©gorie cartĂ©sienne est une catĂ©gorie munie d'un objet final et du produit binaire. Une catĂ©gorie cartĂ©sienne fermĂ©e est une catĂ©gorie cartĂ©sienne munie de l'exponentiation.

[modifier] Notes et références

  1. ↑ M. Zisman, Topologie algébrique élémentaire, Armand Colin, 1972, p. 10.

[modifier] Voir aussi

  • Foncteur
  • Produit fibrĂ©
  • Lemme de Yoneda
  • CatĂ©gorie abĂ©lienne

[modifier] Bibliographie

Ouvrage de base : (en) Saunders Mac Lane, Categories for the Working Mathematician (en) [dĂ©tail des Ă©ditions]

[modifier] Liens externes

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