Bonjour à tous ,
j'ai étudié les formules de la somme de Riemann et effectué divers exercices. Je pense avoir bien compris le concept , cependant je suis tombé sur une autre formule dans une vidéo qui est la suivante :
si f continue sur [0,1] alors lim en +inf de avec a compris entre 0 et 1 =
J'ai recherché pas mal de temps des explications de cette formule trouvée sur cette vidéo (sans quelle me donne les réponses souhaitées).
En effet , j'aurai voulu savoir 2 choses sur ce théorème :
on l'applique sur [0,1] mais est-il valable sur un autre intervalle ?
Y-a-t-il un rapport entre que le fait qu'alpha soit compris entre 0 et 1 et que l'intégrale soit comprise aussi entre 0 et 1 ?
Ce théorème est très peu présent dans les sources d'ailleurs c'est curieux et c'est pour cela que je m'en remets à vous.En vous remerciant d'avance de vos retours ! Bon courage à tous !
Bonjour,
ce « théorème » me semble faux.
Par exemple en prenant pour f la fonction constante 1 on arrive à
.
Tu as sans doute oublié un coefficient devant la somme.
En rajoutant le coefficient manquant on obtient une somme de Riemann où l'on prend un point intérieur du segment
Ta formule est fausse, il manque une facteur devant
.
Le résultat que tu connais est généralisable à n'importe quel intervalle (compact), du moment que f y est intégrable.
L'idée c'est de prendre un intervalle [a,b] et de lui donner une suite de subdivisions marquées de plus en plus fines. C'est à dire la donnée de
- un découpage de en
où
. Ca ne se voit pas dans les notations mais chaque
a le droit de dépendre de n.
- une valeur associée à chaque intervalle . On peut prendre par exemple
, ou
, ou encore
. Chaque choix correspond à la construction d'une théorie de l'intégration différente, mais dans le cas simple des fonctions en escalier/continues par morceaux sur un segment, ça ne change pas grand chose car toutes coincident
Je te passe les détails sur les notions de jauge, et compagnie. Ce qu'il faut retenir, c'est que si le pas de la subdivision tend vers 0 lorsque n tend vers l'infini, alors la somme de Riemann
converge vers un réel qui ne dépend pas de la suite de subdivisions, et qu'on note
.
La suite de subdivisions qu'on retrouve 99.9% du temps est la subdivision , de pas constant
avec marquage
.
Ca donne lieu à la formule .
Dans cette formule tu peux faire partir la somme de n'importe quel de ton choix tant que cet indice est négligeable devant n quand n tend vers l'infini et de même tu peux faire s'arrêter la somme où tu veux tant que la borne finale reste du même ordre que n.
Et enfin, si tend vers
alors
tend aussi vers
pour n'importe quelle fonction phi strictement croissante. Tu peux donc remplacer n par phi(n) dans la formule encadrée à condition de le faire partout.
Dans le résultat que tu cherches à prouver, on a pris [a,b] = [0,1], une subdivision à pas constant, et un marquage (désolé, j'utilise le nom a pour deux choses différentes, j'espère que tu ne confonds pas).
Ca converge vers la même limite parce qu'on a bien , et c'est grâce au fait que
.
Comme je le disais plus haut tu peux prendre n'importe quel marquage avec
sans changer la limite
merci pour vos retours !
oui j'ai oublié le 1/n au début bien sûr! j'étais focalisé sur les formules latex du coup j'ai oublié cela.
la fonction affine transforme l'intervalle [0, 1] en l'intervalle .... ?
de plus elle est bijective puisque affine non constante donc inversible ...
ce qui répond à la première question : application du théorème à g o f si f est définie sur l'intervalle [0, 1] ou a g-1 o f si f est définie sur l'intervalle [a, b]
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